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  • Anne

Le Poirier, l'arbre d'Hera




Étymologie :

  • POIRIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. a) 1150 perier bot. (Flore et Blancheflor, éd. J.-L. Leclanche, 2026) ; 1409 poirrier «id.» (Trésor des Chartes du Comté de Rethel, II, 589, 15 ds Morlet, p.30) ; xves. [ms.] poirier «id.» (Gloss. Lille, 38b ds T.-L.) ; b) α) 1260 perier «bois de poirier utilisé pour la confection des barils (de vin)» (Etienne Boileau, Métiers, 103 ds t.-L.) ; β) ébén. 1516 [éd.] boys de perier (Des Crescens, Le Livre des prouffitz champestres et ruraulx, Paris, J. Petit et M. Le Noir, fo59 ro) ; 1874 bibliothèque en poirier (Zola, loc. cit.). 2. ca 1200 faire lo perier (Poème moral, éd. A. Bayot, 2030). Dér. de poire* ; suff. -ier*.


Lire aussi la définition pour amorcer la réflexion symbolique.

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Toponymes et anthroponymes :


Le périer désigne un lieu planté de poiriers d'où les noms de famille les plus connus Périer et Perrier (même si pour ce dernier le lien avec la pierre est également possible).


Noms de lieux : Périer, quartier de Marseille (13208) ; Périer, Cénac-et-Sant-Julien (24250) ; Périer bord, Saint-Junien (87) ; Le Perier, Saint-André-de-Chalençon (43) ; (Le Périer (38302) ; Le Périer, Allas-Champagne (17500) ; Le Périer, Beaumontois-en-Périgord (24) ; Le Périer, Burzet (07) ; Le Périer, Cannes (06) ;Les Périers, La chapelle-Viel (61) ; Les Périers, Montmartin-sur-Mer (50) ; Les Périers, Saint-Priest-la-Plaine, (23) Les Périers, Tonnay-Charente (17) ; Les Périers, Venterol (04232) ; Périers (50394) ; Périers-en-Auge (14494) ; Périers-sur-le Dan (14495) ; Perrier (63) ; Perriers-en-Beauficel (50) ; Perriers-la-Campagne (27) ; Perriers-sur-Andelle (27) ; Le Perrier (85) ; Le Perrier, Aromas (39) ; Le Perrier, Bais (35) ; Le Perrier bas, Mansac (19) ; Le perrier, Beauregard-et-Bassac (24) ; Les Perriers, Ambert (63) ; Les Perriers, Bagnoles-de-l'Orne (61) ; Les Perriers, Boëge (74) ; Les Perriers, Bréau-et-Salagosse (30) ; Les Perriers, Chasselas (71).


Noms de famille : Payrier ; Peirier ; Peyrier ; Périée ; Perié ; Perier ; Périer ; Périers ; Perrié ; Perrier ; Perrière ; Pesrier ; Poierier ; Poirié ; Poirier ; Poiriez ; Poirrier ; Poyrier ; Porie ; Priée ; Prier ; Priez ; Priller ; Priyés.

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Expression populaire : Dans La Puce à l'oreille (Editions Balland, 2001) Claude Duneton revient sur l'expression "Entre la poire et le fromage" :


La poire a probablement été le fruit préféré de nos aïeux. A cause de son goût, bien sûr, de sa pulpe juteuse, qui a donné « la poire pour la soif ». Peut-être aussi parce que la saison en est longue et les variétés nombreuses, contrairement aux autres fruits de l'époque, succulents aussi, mais tellement éphémères ! Les poires les plus précoces étaient mûres en juillet, les plus tardives au début de l'hiver. Elles semblent avoir été le symbole de l'exquise douceur ; ne pas « promettre poires molles » voulait dire ne pas promettre un avenir tout rose, et lorsqu'il est question de partager une bonne chose avec quelqu'un, naturellement on coupe la poire en deux.

On mangeait les poires à la fin du repas, tout de suite avant le fromage autre délice, qui le terminait. Cela ne paraît une bizarrerie qu'à première vue ; c'était au contraire ne habitude assez logique dans des menus où les légumes brillaient pas leur absence, et où il semble, contrairement à une image répandue, que l'on buvait surtout après le repas, et non pendant. Au fond il était peut-être mal commode de manier la coupe ou le hanap avec les mains pleines de sauce ! C'est dans doute le sens de ce vieux proverbe : « La table ôtée doit-on laver et boire. »

Bref, les derniers rôtis de volaille ou de gibier avalés, la poire arrivait pour rincer agréablement la bouche, rafraîchir le palais et changer le goût des victuailles. En somme elle jouait le rôle de la salade dans notre gastronomie. Voici un menu typique de 1228, extrait du Guillaume de Dole de Jean Renart :


Si* s'en vont en la sale arriere ainsi

on li soupers ert attornez* était préparé

mout biaus de viandes assez :

faons de let, porciax farsiz

dont li ostex ert bien garniz,

et bons convins*, poulez lardez, lapins

(de ce estoit granz la plentez*) l'abondance

et poires et fromages viez.* vieux


Les poires et le fromage (abondant au Moyen Âge : on le faisait sécher au soleil pour le vieillir et le conserver) constituaient donc le dessert traditionnel de cas agapes et le régale des gourmets. Autre proverbe ancien :


Oncques (jamais) Dieu ne fist tel mariage

Comme de poires et de fromage.


De ces usages il nous est resté l'expression familière "entre la poire te le formage" : au moment où la panse pleine et le coeur réjoui on a le temps et l'envie de causer, voire de se laisser aller à la confidence. Au début du XVIIe siècle un personnage de Sorel à qui on a demandé d'expliquer un rêve répond : « ... Nous en parlerons à souppé entre la poire et le fromage. »

Je n'aurai garde d'oublier ce second degré métaphorique que constitue, dans un domaine qui n'est pas celui de la salle à manger mais de la chambre des tortures, la fameuse poire d'angoisse - instrument que l'on introduisait dans la bouche d'une victime pour la bâillonner. Elle « s'ouvrait au moyen d'un ressort, se développait en forme de poire et étouffait complètement les cris » (Larousse). Une façon bien cruelle d'empêcher les malheureux de « se mettre à table » !

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Botanique :


Lire la fiche Tela Botanica.

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Anecdotes historiques :


Dans La Tortue d'Eschyle et autres morts stupides de l'histoire (1ère édition 2012 ; Édition revue et augmentée Taillandier, 2019), David Alliot, Philippe Charlier, Olivier Chaumelle, Frédéric Chef, Bruno Foligni et Bruno Léandri nous racontent la mort de Julien Offray de La Mettrie (1709-1751). Mais ce sont surtout ses dernières volontés qui nous intéressent ici :


"La Mettrie avait souhaité être enterré dans le jardin de l'ambassade, façon pour lui de retrouver la France, et qu'on plante sur sa fosse un poirier, qu'il comptait nourrir de sa matière organique... Ce testament impie ne sera pas respecté : on inhume La Mettrie dans l'enceinte d'une église catholique "où il est tout étonné d'être", ironise Voltaire dans une lettre du 14 novembre."


Si l'on en croit également l'intuition de Zola (à la fin de cette page), le poirier semble dans l’imaginaire particulièrement associé à cette vertu nourricière de Gaïa.

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Symbolisme :


Selon Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, auteurs du Dictionnaire des symboles (1969, édition revue et corrigée 1982),


"La fleur du poirier est parfois utilisée en Chine comme symbole de deuil, parce qu'elle est blanche, et surtout comme symbole du caractère éphémère de l'existence, car elle dure peu, et est d'une extrême fragilité.

Dans les rêves, la poire est un symbole typiquement érotique, plein de sensualité. Ceci est probablement dû à sa saveur douce, à son abondance de suc, mais aussi à sa forme qui évoque quelque chose de féminin."

Dans Les Forces spirituelles des arbres, Petra Sonnenberg livre son témoignage vivant sur sa communication personnelle avec les arbres en prenant bien soin de préciser qu'il ne faut pas prendre ses résultats comme argent comptant mais en nous incitant à poursuivre son travail par nos propres rencontres avec les arbres...


"Devise [du poirier, pyrus communis] : conjuration, trahison et égoïsme sont des ennemis malhonnêtes...


Visualisation, rayonnement et caractère : charme, nature morte, renouveau, fiabilité sont quelques un des aspects évoqués par le poirier. Il semble en effet un arbre relativement peu compliqué et très ouvert aux contacts. En principe, il en est effectivement ainsi, à moins que l'arbre souffre d'un passé difficile qui ne le quitte plus. Autrefois, les sorcières obligeaient le poirier à leur donner ses fruits et elles n'avaient pas de bonnes intentions à son égard.

Comme la pomme, la poire, fruit très sensuel, était un symbole de tentation. Les sorcières offraient par exemple une poire à l'un des deux partenaires d'un jeune couple, dans l'espoir de semer la discorde entre eux. Par ailleurs, la poire a la réputation d'accroître le plaisir. Donc, soyez sur vos gardes si quelqu'un vous propose une poire après le repas ou à l'improviste. On ne sait jamais comment interpréter ce geste ! Il est évidemment toujours désagréable quand on vous attribue des traits de caractère que vous n'avez pas du tout, ou seulement d'une manière très atténuée. Le poirier en souffre tellement que ça se voit à sa seule apparence, à sa taille, à son comportement. Sa stature est en effet très bizarre : de grands soucis ou de gros chagrins ont divisé son tronc. Au printemps, il est l'un des premiers à fleurir mais déjà très vite, il perd ses fleurs pourtant très belles, qui tombent comme de grosses larmes dont il recouvre le sol à ses pieds d'un manteau d'amour.

Il pousse presque toujours isolément, peu d'autres p'abattent sur lui et lui volent en peu de temps tous ses fruits.

Le poirier est peut-être, comme le pommier, un symbole d'amour et de tentation, mais au fond il est excessivement solitaire, et devrait recevoir beaucoup d'amour. Il nous rend sentimental et conscient de nos blessures. Il ne faudrait pas rechercher sa compagnie quand on est triste, sinon on entre dans un cercle vicieux d'apitoiement sur son propre sort, dont on ne sort qu'à grand-peine. "Parlez" avec le poirier de choses réjouissantes, égayez-le. Vous verrez qu'il apprécie grandement le soin et la tendresse que vous lui témoignez ainsi et il vous récompensera d'un bon conseil, un conseil dont il n'a malheureusement pas eu lui-même la chance de bénéficier.

Pendant des siècles, il a eu le temps d'apprendre à s'affirmer dans un monde où l'on n'a cessé d'abuser de ses qualités de modestie et d'humilité.

[...]

Attributs et mots clefs :

Pierre précieuse : améthyste, pierre de lune, turquoise aigue-marine

Chakra : 2ème, 5ème

Signe du zodiaque : Gémeaux, Balance, Scorpion

Planète : Mercure, Vénus

Élément : air, eau

Tempérament : mélancolique

Couleur : orange, bleu clair

Parfum : ylang-ylang, bois de santal, eucalyptus

Rune : naudiz, uruz

Saison : printemps


Forces et caractéristiques :

Effets thérapeutiques : anti-inflammatoire, contractant, apaisant

Indications pour le corps : aide contre la toux et la diarrhée

Caractéristiques spirituelles et associations d'idées : amour, sorcellerie, beauté, printemps.


Origine et sites : Originaire d'Asie. Cultivé à partir de plusieurs variétés sauvages, il peut lui aussi redevenir sauvage. Le poirier est cultivé pour ses fruits. Les variétés sauvages se dressent parfois en lisière de forêt, au bord d'un champ, etc. sur les lieux où étaient bâtie autrefois une ferme. Aime les sols riches et calcaires, pas trop humides. Préfère vivre en solitaire.


A noter : le poirier sauvage héberge parfois le gui."

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Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :


Message des arbres :

Nous venons du cœur de Dieu. Nous n'avons rien

à apprendre et beaucoup à offrir. Nous avons été ensemencés

sur la Terre pour le bien du règne humain et animal, incluant

les oiseaux et les insectes, et pour nourrir la planète elle-même,

physiquement, émotionnellement et spirituellement. Nous

diffusons l'amour et la guérison pour vous.


Les arbres fruitiers

Cerisiers, pommiers, poiriers, pruniers et autres

Ces jolis arbres qui fleurissent apportent amour joie et pureté. Qui n'est pas tombé en admiration devant une allée bordée de cerisiers à fleurs roses ou un verger de pommiers en fleur ? Notre cœur en est exalté. Ils apportent aussi l'abondance et déclenchent la gratitude en nous. Et, à notre tour, notre gratitude attire plus d'abondance de l'univers.


VISUALISATION POUR AIDER LES ARBRES

  1. Aménagez un espace où vous pourrez vous détendre sans être dérangé.

  2. Faites appel à l'archange Purlimiek, l'ange de la nature, et sentez sa belle énergie vert-bleu.

  3. Permettez à n'importe quel arbre d'apparaître dans votre esprit.

  4. Bénissez-le et remerciez-le d'être venu vers vous.

  5. Demandez au rayon doré du Christ de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  6. Demandez au feu lilas de la Source de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  7. Demandez à l'énergie protectrice bleu foncé de l'archange Michaël de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  8. Demandez à la lumière aigue-marine de la sagesse féminine divine de l'ange Marie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  9. Demandez à la lumière argentée de l'archange Sandalphon de l'équilibre et de l'harmonie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  10. Prenez un moment pour invoquer toutes les énergies qui vous attirent et voyez-les se déverser dans l'arbre.

  11. Imaginez les couleurs qui s'écoulent d'une racine à l'autre en connectant le réseau d'arbres et en dynamisant les lignes ley.

  12. Ouvrez les yeux ensachant que vous avez aidé les arbres.

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Pour Doris et Sven Richter, dans Le Message des arbres,


"Au pied de chaque poirier quelque chose qui doit se transformer est caché dans la terre. Afin que cette transformation puisse avoir lieu, il faut un certain rayonnement lumineux. Cette lumière est celle, revitalisante, du soleil du matin. Car cette énergie donne aux parties de la terre qui vont se transformer cette information qui s'appelle l'espoir. La transformation s'effectue, et lorsqu'elle s'intensifie, elle crée un son.

C'est le son le plus clair qui s'unit aux sons les plus petits des cloches qui battent librement. Car le son naît avec tant de clarté intrinsèque qu'il surmonte les obstacles qui peuvent se présenter sur le chemin de la matière vers la lumière. Le son le plus élevé porte en lui la connaissance la plus élevée. Par conséquent, il parvient jusqu'à l'extrémité de la branche du poirier. Mais le son le plus clair de tous, qui naît de la transformation et de l'acceptation, ne termine pas son chemin au bout de la branche du poirier. Il sort vers la liberté, salue l'élément air après avoir quitté l'élément terre. Le son raconte à l'air le sens de la transformation. L'élément air le remercie pour cette prise de conscience acquise grâce au son élevé qui a traversé le poirier.

Car le son élevé est conscient du fait qu'il n'a pu naître par la transformation que grâce au sacrifice que l'élément air a offert à la terre. C'est pourquoi l'air reconnaît ce qu'il a réalisé par son sacrifice consistant en se perdre dans la terre. L'air, après avoir enfanté le son au travers de sa transformation, parvient à la prise de conscience. Mais la terre reconnaîtra elle aussi que la transformation, le "oui" pour un recommencement, enfante des fruits qui, un jour, offriront une nouvelle nourriture au sol.

Les poires fertilisent la terre-mère et, lorsqu'elles tombent, elles continuent de porter en elles le chant du son élevé.

Lorsque le vent du printemps a reçu le son élevé depuis un certain tempos, la terre enfante à nouveau la transformation qui porte la vibration élevée en elle. Cette dernière ne resurgit que lorsque les chauds rayons du soleil matinal annoncent le printemps à venir.

L'air transforme la terre, mais sans le feu qui porte en lui le son le plus élevé de la transformation, la prise de conscience qui semble se sacrifier pour la transformation sans restriction, parce qu'il est la transformation, ce son ou cette vibration est la vibration du poirier. Nous acceptons la transformation. Nous transmettons le savoir que la transformation porte en elle avec tout ce qui est nouveau, mais ensuite nous semblons l'oublier à nouveau. Mais nous ne l'avons oublié qu'en apparence, car nous ne l'avons pas oublié dans le Soi. Au début, nous acceptons la transformation parce que la lumière nous a donné de l'espoir Tandis que nous laissons la transformation se produire, nous transmettons généreusement l'information que l’acceptation de la transformation est la vérité. Nous transmettons cela avec joie et le présentons comme la grande évidence du monde. Nous le transmettons, nous nous soulageons, et la connaissance qui s'en est allée reste pourtant cachée en nous. La connaissance vibre dans sa tonalité la plus élevée, mais comme nous ne pouvons la percevoir avec nos oreilles terrestres, et que nous refusons de l'écouter avec notre oreille intérieure, le son semble perdu - alors qu'il est simplement oublié. Il commence à se former en nous de manière hésitante, à développer ses fruits et plus tard à fertiliser notre sol. Ce sol, qui est fertile, acceptera à son tour la transformation par la lumière.

C'est ainsi que la boucle est bouclée : abandonner, transformer, donner forme, féconder, porter des fruits et, en les relâchant, accepter à nouveau la transformation.

L'essence du poirier donne à notre corps terrestre le sol dont il a besoin pour permettre à une nouvelle vie de surgir, et il nous donne la force dont toutes les parties de notre corps ont besoin pour se reconstruire après la disparition. L'esprit du poirier nous aide à transmettre les prises de conscience que nous portons en nous et il nous apprend que la peur de perdre la connaissance que nous venons d'acquérir disparaît.

Trop d'eau sous les racines du poirier éteint ce feu appelé transformation. L'eau est nécessaire pour contenir le feu, mais l'excès d'eau noie le son si limpide qui résonne en lui. Il en va de même pour les émotions de l'homme : lorsqu'elles sont trop nombreuses, elles peuvent noyer les sons de la prise de conscience alors qu'ils étaient sur le point de s'élever. Lorsque l'eau sous les racines du poirier s'évacue, le feu de la transformation retrouve sa puissance.

Si nous vivons avec les émotions sans les laisser nous gouverner, l'esprit en nous, qui est assoiffé de connaissance, est satisfait.

Le fruit du poirier, lui aussi, tente d'envoyer l'eau vers le bas. Cette eau contenue dans le fruit se laisse finalement retomber vers la terre-mère afin de lui offrir ce cadeau, et les fruits mûrs accrochés aux branches sont le cadeau destinés à l'homme.

Mais allons-nous vraiment entendre le chant des cloches les plus claires qui est celui de la transformation ? Cela dépend réellement de la conscience que nous avons accumulée durant les nombreux moments nés ou ressuscités par l’acceptation de la transformation.

Le poirier est un arbre qui souhaite nous apporter la connaissance. Notre propre prise de conscience semble sommeiller en nous, mais elle finit par s'éveiller et ouvre ses bras à la nouvelle connaissance afin de l'intégrer en elle. L'essence du poirier aide l'esprit de l'air en nous et ce faisant, il aide également l’esprit de la terre.

La poire soutient notre construction cellulaire et notre intestin, en particulier le gros intestin, la respiration cellulaire et le poumon.


La pomme demande à la poire : "Qui dans le monde connaît la véritable différence qu'il y a entre nous ?"

Et la poire de répondre : "Seule l'eau la connaît réellement.

- Non, rétorque la pomme. Et pourtant, j'ai du mal à dire "non". Seul l'homme réellement sincère connaît la différence qu'il y a entre nous. Car cet homme porte en lui l'eau la plus claire, qui connaît toutes les émotions et pourtant ne laisse tourner en lui que celles qui sont pures, transformées et reflétant la lumière. - Oui, confirme la poire à la pomme, c'est bien la véritable différence entre nous. Et cet homme qui porte en lui l'eau pl plus pure peut réellement oublier l'acceptation de la transformation.? Il a non seulement le droit de l'oublier, il peut également l'offrir à la terre et c'est ce qu'il fera."

Et la pomme répond à la poire :" Lorsque la sœur nommée "oui" deviendra, par tant d'acceptations, féminin au point de pouvoir retomber sur la terre après avoir enfanté l'essence du "oui" sur la terre, alors son frère, le "non" retombera également sur la terre."

La poire dit alors à la pomme : "Tu es mon modèle.

- Et toi, tu es mon espoir, répond la pomme. L'espoir que toutes les eaux seront pure, que toutes les émotions seront purifiées et brilleront dans la lumière, que l'ignorance sera transformée dans une prise de conscience de soi complète, baignée de lumière."

Résumé :

A l'ombre :

  • manque de dévouement

  • résistance entraînant la douleur, parce que cette dernière n'a pu être transformée en prise de conscience

  • sentiment d'infériorité, en particulier sur le plan intellectuel.

A la lumière :

  • nous donne la force d'abandonner

  • nouveau commencement après avoir surmonté d'anciennes blessures

  • favorise le développement de l'énergie féminine de l'intuition.

Mot clef : dévouement


Devise : Si tu es mon modèle, je suis ton espérance.

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Sylvie Verbois, auteure de Les arbres guérisseurs : Leurs symboles, leurs propriétés et leurs bienfaits (Éditions Eyrolles, 2018) transcrit le message que lui inspirent les arbres :

Mot-clé : (Se) tranquilliser.

Élément : Terre ; Feu.

Émotion : Peur ; Colère.


Je viens arrondir l'angulosité de votre caractère et adoucir votre être, car je sais parfaitement tempérer vos irritations verbales et vos mouvements d'humeur. J'émousse la brûlure de votre cœur, et la chair juteuse de mon fruit saura étancher votre soif d'être et soulager ces désirs qui dévorent l'intérieur de votre corps. Je touche votre âme et vos reins, vous obligeant à plus de sincérité et transparence avec vous-même. Regardez en face vos peurs [suite absente d'internet].

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Symbolisme celte :

Le poirier n'appartenant pas aux essences recensées dans l'Ogham celtique, son symbolisme dans la culture celte est moins connue que celui d'autres essences. Néanmoins, dans son analyse rapide du Combat des arbres, Myriam Philibert nous rappelle que :

"Souriant à côté du rocher,

Demeurait le poirier de nature peu ardente."


Et l'on termine par un dernier arbre fruitier, le poirier, s'interrogeant sur sa nature peu ardente, qui conviendrait plutôt au châtaignier. Fol, le barde se permet bien des libertés. Les Romains cultivaient trente-six espèces différentes de poiriers. Qu'en était-il chez les Celtes ? L'arbre pousse à l'état sauvage en Europe et donne des fruits acides, pour rafraîchir les troupes." Le poirier ferait donc partie des "neuf (ou treize) graines de l'homme-fruit" qui fait pendant à la "femme-fleur" Blodeuwedd."

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Robert Graves, quant à lui, dans Les Mythes celtes, la Déesse blanche (1948), évacue d'un revers de main cet arbre au motif que :


"Le bois de poirier est si ardent qu'on l'utilise souvent dans les Balkans à la place du cornouiller pour allumer le feu rituel". Il en déduit que les noms des arbres fruitiers ont été substitués dans le Combat des arbres "aux noms des neuf essences forestières qui prirent part à l'engagement." Et il en déduit un peu plus loin que "nous pouvons être certains que c'est [..] le sureau (mauvais combustible notoire, fameux remède paysan contre les fièvres,, les brûlures par l'eau ou la braise) qui n'est pas ardent".

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Symbolisme alimentaire :

Pour Christiane Beerlandt, auteure de La Symbolique des aliments, la corne d'abondance (Éditions Beerlandt Publications, 2005, 2014), nos choix alimentaires reflètent notre état psychique :




Oracle :

Dans La Magie des arbres, Gillian Kemp classe le poirier dans "les arbres du ciel" et précise que :


"Les jolis bouquets de fleurs blanches que montre le poirier en mai pourraient fort bien représenter la réalisation de vos désirs, notamment dans la sphère privée. Le poirier, de par la forme de son fruit, est en relation avec le monde féminin : consolidation des liens affectifs et amoureux, associations fructueuses, vous allez être comblé sur le plan relationnel. Vous pouvez envisager l'avenir avec sérénité et faire des projets à long terme. Vous devriez recevoir bientôt un gage d'amour ou de fidélité. De tous les fruitiers, le poirier est celui qui vit le plus longtemps, deux cents à deux cent cinquante ans : attendez-vous à beaucoup de bonheur !"



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Magie et superstitions :


Selon le site http://cooktoo.me/ty-crois-toi/ :

  • "Un mariage dans l’année si tu épluches ta poire en un seul ruban de peau. Et le nombre de tours que tu as fait pour l’éplucher est une prédiction du nombre d’enfants que tu auras.

  • Si le soir de Noël une jeune fille se dirige à reculons vers un poirier en fait neuf fois le tour, elle verra son futur époux.

  • On dit que le poirier attire la foudre.

  • …et qu’une poire dans la chambre d’une femme enceinte protège sa grossesse dans les premiers mois."

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