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  • Anne

Le Pommier



Étymologie :

  • POMMIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1100 désigne le bois de pommier, puis plus rien. hanstes de fraisne e de pumer (Roland, éd. J. Bédier, 2537) ; 2. 1121-34 désigne le fruit (Philippe de Thaon, Bestiaire, 1355 ds T.-L.) ; fin xiie s. pomier sauvage (Lai de Guingamor, 638, ibid.) ; ca 1256 fleurs de pumiers (Régime du corps de Aldebrandin de Sienne, 160, 5, ibid.). B. 1680 «ustensile de métal où l'on met les pommes à cuire devant le feu» (Rich.). Dér. de pomme* ; suff. -ier* ; cf. le lat. médiév. pomarius, subst. masc. « pommier » (ca 795 Capit. de villis ds Nierm.). Le lat. class. pomarium signifie « verger » ; il est prob. à l'orig. des topon. du type Pommier : xiie s. Pomers, Isère (Dauzat-Rost. Lieux, 1978, p.539b), v. FEW t. 9, p. 159b.


Lire aussi la définition du nom pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Malus ;

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Expressions populaires :


Claude Duneton, dans son best-seller La Puce à l'oreille (Éditions Balland, 2001) nous éclaire sur le sens d'expression populaires bien connues :


Tomber dans les pommes : Voilà une expression imagée dont l'image est loin d'être évidente. Tomber dans les pommes, manière très usuelle de dire « s'évanouir, perdre connaissance », doit assurément son succès à l'absurdité de la proposition ; de quelles pommes s'agit-il ?.... Aucun des sens non-conventionnel du mot n'a un rapport même lointain avec cet affaissement passager ; la pomme fut surtout « la tête » en argot du XIXe siècle, d'où « ma pomme », moi, « c'est bien fait pour sa pomme », bien fait pour lui, « se sucer la pomme », s'embrasser, se donner des bécots. L'ancienne langue familière connaissait « aux pommes ! » pour très joli, parfait - rien de tout cela ne fournit la moindre indication sur la raison pour laquelle on dit si couramment tomber dans les pommes pour « tourner de l'œil ».

De plus, comme pour se dérober davantage à l'investigation, la locution est diaboliquement mal attestée par des textes. On possède par Chautard (La Vie étrange de l'argot) une date d'apparition : 1889, puis plus rien. Aucun des lexicographes des marges, ni Virmaître, ni Bruant, ni Hector France, pourtant très éclectique, ne la relèvent, et les écrivains de langue populaire ne l'emploient pas non plus. On peut tirer une première conclusion de cette absence ; ce n'est pas une locution argotique, le langage de la pègre a été trop bien passé au peigne fin. Comme ce n'est pas non plus une expression mondaine, il s'agit d'une zone interlope de la langue familière qui attire peu l'attention, la plus difficile à cerner, car elle n'apparaît ni dans les dictionnaires officiels - le Larousse de 1922 l'ignore encore - ni dans ceux de langue verte.

Encore si c'était une expression de Normandie, où toutes les pommes de la création se sont donné rendez-vous depuis le jardin d'Eden ! Mais pas du tout…. A un certain moment, ayant constaté que, dans la campagne normande, les gens parlant le dialecte disaient toujours paumé pour « pâmé », par un très ancien archaïsme, j'ai été séduit par l'interprétation de Dauzat, reprise par Maurice Rat, selon laquelle « le mot pâmes ayant vieilli, a été absurdement changé en pommes » - mais, à la réflexion, c'est là une hypothèse que rien n'appuie, et qui me paraît trop tirée par les cheveux. Il y a un monde entre les sons pôme (paume) et pomme - en outre, personne n'a entendu parler de « tomber dans les pômes », ni dans le bocage, ni ailleurs !

Mieux vaut, je crois, se tourner vers une façon de parler contenue dans une lettre de George Sand à Mme Dupin, être dans les pommes cuites (cité par Rey-Chantreau), « être dans un état de fatigue, d'usure ». Une abréviation de pommes cuites à pommes, ajoutant de l'absurde et du mystère, est entièrement vraisemblable, et dans l'ordre ordinaire de la formation des locutions Dans ce cas tomber va de soi, à la fois par le verbe de passage d'un état à un autre, « tomber malade », et par l 'image concrète de la personne qui s'écroule réellement en perdant connaissance ; elle « tombe en faiblesse ».

Or les pommes cuites ont une histoire : on les jetait autrefois sur les gens pour les conspuer. Philibert le Roux cite cette hyperbole : « On dit pour exagérer la faiblesse d'une place, qu'on l'abattrait à coups de pommes cuites. » Il existait un domaine privilégié pour le jet de pommes cuites, c'était le théâtre. Le public du XIXe siècle ne ressemblait absolument pas au public passif et muet du XXe siècle qui prenait son mal en patience en ingurgitant dans un ennui de qualité des choses lourdes qu'il regardait comme des purges culturelles. Quand il n'était pas content, le public populaire d'autrefois ripostait par des quolibets, des apostrophes grinçantes, puis il sifflait, hurlait, passait enfin aux actes en jetant aux comédiens atterrés des œufs pourris - les tomates furent longtemps un légume trop luxueux pour aller au théâtre - et le projectile idéal, vulgaire et abondant, les pommes cuites, ou pas cuites.

Dans un texte de 1880, Alphonse Karr évoque un événement théâtral survenu « dans une ville de province » (peut-être Étretat), vraisemblablement durant les années 1840 : « Il vint d Paris de nouveaux acteurs qui n'avaient pu, ce qui était mauvais, signer, prendre d'engagement ailleurs. Ils étaient détestables, on leur jeta des pommes dont quelques-unes seulement étaient cuites. » (Pendant la pluie, 1880).

Il y a là, en tout cas, en plus d'une concordance de dates, une grande logique.

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Botanique :

Jean-Marie Pelt, dans son ouvrage intitulé simplement Des fruits (Librairie Arthème Fayard, 1994), brosse le portrait de la Pomme :


Au début de l'ère tertiaire, il y a soixante millions d'années, un climat tempéré chaud régnait sur l'Eurasie, tandis que l'Amérique s'éloignait et que l'Atlantique s'élargissait. Les premiers pommiers sauvages apparurent alors, dotés de fleurs sans doute semblables à celles de nos églantiers actuels, quoique plus petites. Seuls des restes fossiles permettraient de le confirmer ; malheureusement, on ne dispose pratiquement d'aucun fossile de fleur : la fleur étant fragile, ses restes ne se conservent pas. Seules subsistent les graines de pollen dont les épaisses parois, souvent rugueuses, permettent le vol ou le transport à longue distance.

Ce jeune pommier, nouveau venu dans la déjà vaste communauté des espèces végétales est, pense-t-on, un bâtard né de relations extra-conjugales entre le prunier et la reine-des-prés. En effet, le patrimoine génétique de la pomme possède dix-sept paires de chromosomes, dont neuf semblent provenir de la reine-des-prés et huit du prunier. Le prunier aurait apporté son réceptacle floral en coupe profonde, et la reine-des-prés ses cinq ovaires.

A l'époque, les pommes étaient toutes petites, bien plus minuscules encore que celles de nos actuels pommiers sauvages. L'architecture des fleurs de pommier évoque aussi celle des églantiers sauvages, ce qui vaut au pommier d'être classé, comme les pruniers et la reine-des-prés, dans la famille de la rose : celle des rosacées. la photographie au microscope électronique des pollens de rose et de pomme confirme cette étroite parenté ; en revanche, le fruit du pommier diffère sensiblement de celui du rosier. Chez ce dernier, le réceptacle en urne profonde, au sommet duquel sont fixés les sépales, les pétales et les étamines, gonfle à la fructification et se colore souvent en rouge ; à l'intérieur, chaque ovaire donne un petit fruit sec et piquant surmonté d'un style allongé, l'ensemble formant le cynorhodon ou « gratte-cul ». Chez le pommier, au contraire, le réceptacle de la fleur, également en urne profonde, noie dans ses tissus gonflés les cinq ovaires ; pendant la fructification, il se transforme et devient la chair du fruit, cependant que les parois des ovaires subissent la même évolution, sauf sur la paroi interne qui durcit et devient scarieuse (en botanique, on entend par ce mot un tissu lisse, luisant, cartilagineux et parcheminé ; on reconnaît là aisément les petites pièces raides et dures du trognon qui se prennent dans les dents). Une coupe transversale perpendiculaire au pédoncule montre bien deux zones séparées par un fin liseré qui parcourt la coupe et permet de distinguer, à l'extérieur, la chair qui provient du réceptacle de la fleur et, à l'intérieur, celle qui provient des ovaires noyés dans son ventre ; tout au centre se découpe nettement une étoile à cinq branches formée par les pièces scarieuses enfermant chacune de un à deux pépins. On dit d'un tel fruit qu'il est une drupe mixte, indiquant par là qu'il ne provient pas seulement de la maturation après pollinisation des ovaires - comme c'est le cas pour l'immense majorité des fruits -, mais aussi de la maturation des parois du réceptacle floral lui-même.

Les premières pommes comestibles seraient apparues au sud du Caucase, dans la région de Trébizonde, en Turquie ; puis elles nous seraient parvenues avec les migrations successives des peuples d'Asie centrale faisant mouvement vers l'ouest. Sans doute faut-il imaginer deux axes de pénétration : l'un, terrestre, par la longue vallée du Danube ; l'autre, maritime, par la Méditerranée. Chaque voie a été jalonnée de « trognons » dont les pépins ont germé pour donner des pommiers. Joli travail de pépiniéristes dont le rôle, come son nom l'indique, consiste à semer des pépins !

Aussi trouve-ton déjà des vestiges de pommes dans les cités lacustres de Suisse et d'Italie du Nord, tout comme en Égypte où Ramsès II fit planter des pommiers au bord du Nil. Le Hébreux fuyant l'Égypte emportèrent sans doute quelques plants de cet arbre et l'acclimatèrent en Palestine. Les Romains importèrent du Péloponnèse les pommiers ducius, pommiers cultivés à petits fruits rouges qui, d'amélioration en amélioration, donnèrent la pomme d'api que Claudius rapporta à Rome au IIIe siècle avant Jésus-Christ. Lorsque les Romains arrivèrent en Gaule, ils y trouvèrent déjà le pommier sont les Gaulois tiraient du cidre. Celui-ci n'tait certes point d'excellente qualité ; il avait un goût acre, car préparé avec des pommes sauvages faiblement sucrées et fortement acides.

Durant le Moyen Âge, les monastères développèrent l'importation et le greffage, de sorte que la pomme sauvage se raréfia au fur et à mesure que se poursuivirent le défrichage et l'arrachage des forêts. Au XVIe siècle, les pommiers affirmèrent leur prééminence sur tous les autres arbres fruitiers : en Normandie, les vignobles disparurent à leur profit. En 1588, le bien nommé Julien Le Paulmier, médecin normand de Charles IX, publia un traité dont l'objet était de populariser le cidre en tant que boisson hygiénique. Jean de La Quintinie, horticulteur et directeur des jardins du roi, favorisa les essais de greffe pour obtenir des pommiers en espaliers et en cordons à Versailles. Il en cultiva sept variétés, dont la reinette grise.

Les pommiers existaient aussi à l'état sauvage sur le continent nord-américain. C'est Peter Stuyvesant, gouverneur hollandais de La Nouvelle-Amsterdam, l'actuelle New York, qui déclara avoir été le premier à greffer un pommier américain. Les pommes européennes avaient traversé l'Atlantique sur le Mayflower, ce vaisseau qui transporta les émigrants qui fondèrent Plymouth en 1620.

On compte aujourd'hui pas moins de sept mille variétés de pommes, peut-être même davantage, répandues dans le monde entier. Par les tonnages produits, c'est le premier de tous les fruits.

[voir symbolisme]

Mais il est temps de croquer la pomme ! C'est d'abord un aliment parfaitement digestible. La compote de pommes représente pour les estomacs les plus paresseux, es plus indolents et les moins tolérants, un dessert aussi sain qu'agréable, et cela à toutes les époques de l'année, puisqu'on peut la préparer soit avec le fruit frais, soit avec la pomme conservée.

Il est conseillé de manger les pommes avec leur pelure, celle-ci contenant une part importante des vitamines. Quant à cette pelure elle-même, elle peut être prescrite en infusion, fournissant alors un breuvage diurétique et anti-acide urique. Comme beaucoup de malades verraient dans une telle prescription une thérapeutique par trop triviale, on aura soin de s'abriter derrière le vocabulaire idoine en prescrivant des « infusions d'épicarpes » ou des « apozèmes de Malus communis ».

Une pomme de 150g apporte 18g de sucre, soit 75 calories, l'équivlanet de trois morceaux de sucre. La pectine contenue dans la pomme serait un excellent médicament anticholestérol, qui fait surtout baisser le taux en « mauvais cholestérol » (LDL). Cette pectine était aussi à l'origine des premières « pommades », médicament à base de pomme devenu par la suite une forme pharmaceutique très utilisée. La pomme contient également des fibres dont on connaît l'utilité pour l'équilibre du côlon.

On conseillera de consommer les pommes crues soigneusement lavées et non pelées. Fruit d'automne et fruit d'hiver, le pomme est longtemps disponible sur les tables, vérifiant le célèbre adage anglais « Apple a day, doctor away » - « une pomme par jour, plus de médecin ». On conçoit que, avec une telle réputation, la pomme soit le fruit le plus consommé en Europe.

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Utilisation et bienfaits :


Dans L'Effet guérisseur de l'arbre, les bénéfices émotionnel, cognitif et physique de la biophilie (2016), Clemens G. Arvay précise que :


"Pour Ruediger Dahlke, le tout est plus que la somme de ses parties. On le voit très bien dans l'alimentation. Si vous mangez une pomme, vous ingérez 10 milligrammes de vitamine C. Mais l'action anti-oxydante de la pomme correspond à 2300 milligrammes de vitamine C pure. C'est le "tout" de la pomme qui en fait sa valeur, et non la vitamine C isolée.

"Anti-oxydante" veut dire que la substance saine capte les radicaux libres qui se trouvent dans le corps. Les radicaux libres sont néfastes pour notre corps, car ils nuisent à l"ADN et sont cancérigènes. C'est en mangeant des anti-oxydants que nous les attrapons. Ce ne sont pas les quelques 2000 milligrammes de vitamine C de l'industrie pharmaceutique qui nous protègent du cancer, mais la pomme du jardin anti-cancérigène et se nombreuses substances, alors que le pomme en elle-même ne contient qu'un peu de vitamine C."

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Croyances populaires :


Selon Micheline Lebarbier, auteure d'un article intitulé "Des plantes adjuvants du Destin, entre amour et rivalité, dans deux villages du Nord de la Roumanie" (Huitième séminaire annuel d'ethnobotanique du domaine européen du Musée départemental ethnologique de Haute-Provence, Jeudi 22 et vendredi 23 octobre 2009) :


Les arbres fruitiers médiateurs

En dehors des veillées, les jeunes filles pouvaient aussi, pour amener à elles les garçons, secouer un arbuste ou un arbre comme elles souhaitaient secouer le garçon désiré en lui intimant l’ordre de venir. Elles lui adressaient le même type de menaces que ci-dessus. [voir l'article sur le chanvre]

[...]

Le rêve et les pépins de pomme

Les arbres fruitiers mais aussi leurs fruits pouvaient devenir des annonciateurs de mariages. Á Hoteni, les jeunes filles comptaient les pépins de la pomme qu’elles venaient de manger. Si leur nombre était pair, elles les mettaient sous l’oreiller afin, là encore, de rêver du futur mari ou d’un signe qui le désignerait. Comme, me dit-on en riant, il est rare de trouver une pomme avec un nombre pair de pépins, elles mangeaient des pommes à en être écœurées.

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Élixir floral du Dr Bach :


D'après Les Douze "Guérisseurs" et autres remèdes (1ère édition 1941, traduction française Centre Bach 2011) du Dr Edward Bach :


La fleur de pommier sauvage est décrite ainsi : "Ceci est le remède de purification. Pour ceux qui se sentent comme s'il y avait quelque chose de pas très net en eux-mêmes. Souvent c'est quelque chose de faible importance en apparence; dans d'autres cas il peut y avoir une affection plus grave qui est quasi ignorée face à cette seule chose sur laquelle ils se concentrent. Dans les deux cas, ils sont soucieux de se libérer de cette chose particulière qui est la plus importante à leurs yeux, et pour laquelle il leur semble si essentiel de trouver un remède. Ils sont abattus quand le traitement échoue. Étant un nettoyant, ce remède purifie les plaies si le patient a des raisons de croire que quelque poison y est entré qui doit en être expulsé.

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Dans les cartes des Fleurs du Dr Bach, Le Chemin de l'harmonie psychique (1997, traduction française Médicis-Entrelacs, 2001) de Mechthild Scheffer, on peut lire que la fleur de pommier sauvage est


"La fleur de la purification" qui permet d'évoluer "de l'obsession d'ordre... vers l'ordre intérieur". Si on est concerné par l'état d'âme négatif du découragement et du désespoir, on a besoin de la fleur de pommier sauvage, en particulier si "on se sent intérieurement ou extérieurement souillé, impur ou infecté. Tendance à ergoter sur des détails."

Dans ce cas, on peut se poser les questions suivantes et méditer sur les réponses proposées :


Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

L'ordre divin et la perfection divine ne sont pas statiques ; c'est au contraire un processus en éternel mouvement où chaque élément se modifie en permanence. Ce qui paraît parfait aujourd'hui (par exemple une nouvelle maison), était encore imparfait il y a peu de temps (chantier). Mais bientôt cette perfection diminuera (usure). Plus on se détache des détails extérieurs plus on vibre à l'unisson avec les rythmes et schémas d'ordre supérieur, et plus ces schémas peuvent s'ancrer en nous et organiser aussi notre environnement.


Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Je me décide à renoncer à mes conceptions étroites d'ordre et de pureté ; je me décide à reconnaître de plus en plus les principes supérieurs de l'ordre cosmique et de vibrer à l'unisson avec lui.


Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif de Crab Apple s'accroît :

Je parviens à gérer avec moins de rigidité les apparentes imperfections de la vie quotidienne et aussi celles de mon corps. Je reconnais de plus en plus les principes d'ordre supérieur et je parviens à m'en réjouir."

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Selon le site http://lesouffledessimples.com/, la fleur de pommier pourrait s'exprimer ainsi :


Si l'hiver vous me croisez, vous verrez mon écorce ridée, crevassée, couverte de tâches de lichen et certainement vous me regarderez comme un vieillard.

Mais ne vous méprenez pas : j'ai en moi assez de courage pour vaincre les difficultés et atteindre mon objectif. S'il faut que je me batte, j'en suis capable. Avec l'arrivée du printemps, j'entre dans une énergie vitale puissante, je ceints ma tête de fleurs nacrées rose tendre, je suis alors jeune naïf ou vieux romantique.

Je danse dans un printemps sans fin ma sensibilité, mes fleurs flottent sur des étoiles vertes, coupes pures remplies d'amour.

Ce royaume et ces trésors, je l'offre : Pomme.


La pomme sauvage est verte et âpre au goût, mais elle est très résistante. Ces petites pommes traversent tout l'hiver sans pourrir. Symbole de santé, de purification et de pureté ainsi que de connaissance. Ses racines superficielles l'exposent aux vents qui peuvent l'abattre. L'écorce est crevassée, irrégulière, ridée et susceptible de s'écailler, signe d'une énergie erratique diffusée dans la peau. Elle est souvent couverte de mousse et de lichens.


Par son élixir :

"Etant un dépuratif, ce remède purifie les blessures si le patient a des raisons de croire que quelque poison est entré en lui et qu'il doit être extrait." Ed. Bach

Drainage et nettoyage du corps et de l'âme entrent en mouvement. La honte se dissout, le détail perd son attraction maniaque, la conscience de la globalité rassurante et prometteuse de vie s'épanouit. Nous retrouvons ancrage sur terre sans colère.


Mots-clefs : Guérison – Purification – Incarnation."

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