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  • Anne

Le Prunier



Étymologie :

  • PRUNIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. a) Ca 1200 pruner (Otinel, éd. F. Guessard et H. Michelant, 1054) ; ca 1256 pronnier (Aldebrandin de Sienne, Le Régime du Corps, éd. L. Landouzy et R. Pépin, 54, 19) ; ca 1393 prunier (Ménagier, II, 51 ds T.-L.) ; b) 1874 secouer (qqn) comme un prunier (Gobineau, Pléiades, p. 96). Dér. de prune*; suff. -ier*. Le choix de prunier, plutôt que de tout arbre fruitier dont on peut faire tomber des fruits en le secouant, s'explique sans doute par le sens de « coup, blessure » qu'a pris prune* au xive s. (Rey-Chantr. Expr. 1979).

  • PRUNE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1. a) Fin xiie s. « fruit du prunier » (Audigier, éd. O. Jodogne, 51) ; 1846 prune à l'eau-de-vie (Balzac, Cous. Bette, p. 337) ; 1877 une prune « un verre d'eau-de-vie faite avec des prunes » (Zola, loc. cit.) ; 1904 eau de vie de prunes (Nouv. Lar. ill.) ; b) 1733 couleur prune (Inventaire après décès du Chevalier Roze, éd. Arnaud d'Agnel, p. 9) ; c) loc. 2e moit. xiie s. ne preisier une prune « n'avoir aucune estime pour » (Sermons Oyez, 1295 ds Möhren Négation, p. 207) ; ca 1202 ne pas doner une prune « n'attribuer aucune valeur » (Renart, éd. M. Roques, 16318) ; 1er quart xiiie s. ne valoir une prune « ne rien valoir » (Reclus de Molliens, Miserere ds Möhren, loc. cit.) ; 1507-08 pour des prunes « pour peu de choses ; pour un maigre bénéfice » (Eloy d'Amerval, Le Livre de la Deablerie, éd. Ch. Fr. Ward, 123a) ; 1730-65 viennent les prunes « l'été prochain » (Caylus, Œuvres badines, t. 10, p. 529) ; 1848 aux prunes (Th. Gautier, Hist. art dram., V, p. 270 ds Quem. DDL t. 2) ; 2. a) 1er tiers xive s. [date du ms.] « coup » (Renart Contrefait, éd. G. Raynaud et H. Lemaître, II, p. 243, var. ms. A) ; 1364 « coup de poing » (Miracles N.D., XXII, 1635, éd. G. Paris et U. Robert, t. 3, p. 366) ; b) 1650 « balle de fusil, d'arme à feu » (d'apr. Esn.). Du lat. pruna, plur. neutre de prunum « prune, prunelle », empl. comme subst. fém. en lat. pop. ; cf. a. fr. beloce « prune sauvage » (xiiie s. ds T.-L. et Gdf. Compl.), issu du lat. de basse époque bulluca, d'orig. celt., qui survit dans certains parlers du Nord et de l'Est de la France (v. FEW t. 1, p. 624a et t. 9, p. 496b).


Lire aussi les définitions de la prune et du prunier pour amorcer la réflexion symbolique.

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Botanique :


Jean-Marie Pelt, dans son ouvrage intitulé simplement Des fruits (Librairie Arthème Fayard, 1994), brosse le portrait de la Prune :


Lorsqu'un prunellier (Prunus spinosa), si abondant dans nos haies, s'hybride spontanément avec un prunier myrobolan (Prunus cerasifera), autre arbuste épineux d'Europe centrale et d'Asie, que pensez-vous qu'il advienne ? Un prunier domestique (Prunus domestica). C'est tout au moins l'idée que l'on se fait de son origine botanique. En fait, les choses sont sans doute moins simples. Il existe des espèces de pruniers provenant des trois grands continents, Amérique du Nord, Asie et Europe, possédant chacun originellement leurs prunes locales ; d'ù une grande diversité de formes et de couleurs. Les prunes sont vertes, jaunes, rouges, violettes ou noires ; elles sont longues, ovales ou sphériques ; leur chair est moelleuse ou ferme, plus ou moins adhérente au noyau.

Le prunier est très proche des cerisiers dont il ne diffère que par la brièveté de ses pédoncules floraux. De fait, on parle de queues de cerise, jamais de queues de prune.

On a retrouvé des noyaux de prunes dans des vestiges d'habitation lacustre datant de l'âge de pierre, et des pruneaux dans la tombe de Kha, l'architecte de Thèbes, en Égypte. Grecs et Romains connaissaient les pruniers, apparus à Rome au premier siècle avant notre ère. Au Moyen Âge, on en dénombrait déjà sept variétés. L'une d'entre elles fut rapportée par les croisés après leur échec de 1148 devant Damas, ville où poussaient de nombreux pruniers. Cette expédition, qui n'avait pas atteint son but, eut néanmoins un résultat : l'introduction des prunes violettes de Damas en Europe. Partis délivrer le tombeau du Christ, les croisés s'en revinrent donc avec de nouveaux arbres fruitiers : on ne manqua pas de souligner qu'ils s'étaient battus « pour des prunes... », d'où l'expression populaire si courante.

Puis les variétés se multiplièrent et trois d'entre elles portent des noms historiques. La reine Claude, épouse de François 1er, la « fleur et perle des dames de son siècle, un miroir de bonté, sans aucune tache, et qui fut moult regrettées », donna son nom à la prune rapportée d'Orient par le botaniste voyageur Pierre Belon. Une autre variété, violette, est dédiée à Gaston d'Orléans, frère de Louis XIV, plus connu sous le nom de Monsieur : elle devint donc la prune de Monsieur. Enfin, Rolland-Michel Barrin, marquis de La Galissonnière, de retour d'un voyage au Canada visant à délimiter les possessions françaises et anglaises du Nouveau Monde sous le règne de Louis XV, donna son nom à la Galissonnière, prune qu'il rapporta de ce séjour outre-Atlantique.

Quand le duc de Guise, à la veille de Noël 1588, se rendit chez Henri III, il pria le secrétaire du roi de li offrir de ces prunes de Brignoles confites que le souverain gardait en permanence à portée de main. Après en avoir goûté quelques-unes, il pénétra dans la pièce où les hommes de main du roi l'attendaient et quitta ce monde après avoir rendu un ultime hommage aux célèbres prunes confites d'Henri III.

Aujourd'hui, les quatre cents variétés de prunes dénombrées sont classées en trois grandes catégories : les petites prunes rondes et jaunes, de type mirabelle, inséparables des paysages lorrains ; les grosses prunes rondes du type reine-claude ; et les prunes oblongues et violettes du type quetsche ou pruneau d'Agen. Les prunes de Damas, devenues successivement prunes de Tours, puis prunes de Brignoles, sont de nos jours appelées prunes d'Agen et servent à la fabrication des pruneaux. Quant à la mirabelle, elle doit son nom, semble-t-il, au mot italien myrobolane, désignant la robuste fécondité des pruniers couverts de fruits dorés. Parmi les mirabelles, les Lorrains auront grand soin de distinguer celles de Metz, plus petites mais plus sucrées que celles de Nancy, de taille un peu supérieure et plus colorées.

Les prunes firent l'objet d'une célèbre controverse entre Dioscoride et Galien : le premier prétendait qu'elles constipaient ; le second affirmait au contraire qu'elles avaient une action laxative. Galien aurait pu invoquer à sa rescousse le témoignage de Martial qui écrivit bien avant lui : « Prends des prunes qu'ont ridées la vieillesse et les lointains voyages ; elles soulagent de son fardeau le ventre dur. » C'est également comme laxatif que la prune figure dans les pharmacopées arabes. Au Moyen Âge, tout le monde s'accordait à prôner l'effet laxatif des prunes, donnant ainsi raison à Galien contre Dioscoride. Mais la controverse rebondit à la Renaissance : les uns, comme Brassavole, tenant pour Dioscoride et pour l'astringence de la prune ; les autres, comme Matthiole, défendant la thèse opposée. En fait, ce dernier donna raison à l'un et à l'autre, en tranchant la question de manière tout à fait conciliante : « Il est tout notoire que les prunes de Damas laschent commodément le ventre quand on en mange : mais, néanmoins, par après, elles le tiennent clos et resserré. » Ce fut en définitive Galien qui l'emporta, et les prunes devinrent le plu simple et le plus efficace des médicaments contre la constipation Quelques pruneaux d'Agen dans de l'eau, consommés avec leur jus, suffisent, comme chacun sait, pour venir à bout des rétentions les plus opiniâtres.

Les prunes contiennent des vitamines A, B et C, cette dernière en faible proportion. Les pruneaux, concentrés par la dessiccation, sont évidemment plus riches en nutriments, encore que la vitamine C ait disparu au cours du séchage. En revanche, avec 70g de sucre pour 100g au lieu de 10g pour les prunes fraîches, les pruneaux sont un excellent aliment glucidique, contenant aussi des teneurs non négligeables en phosphore et en magnésium, ce qui en fait un régénérateur des cellules nerveuses.

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Croyances populaires :


Selon Micheline Lebarbier, auteure d'un article intitulé "Des plantes adjuvants du Destin, entre amour et rivalité, dans deux villages du Nord de la Roumanie" (Huitième séminaire annuel d'ethnobotanique du domaine européen du Musée départemental ethnologique de Haute-Provence, Jeudi 22 et vendredi 23 octobre 2009) :


Les arbres fruitiers médiateurs

En dehors des veillées, les jeunes filles pouvaient aussi, pour amener à elles les garçons, secouer un arbuste ou un arbre comme elles souhaitaient secouer le garçon désiré en lui intimant l’ordre de venir. Elles lui adressaient le même type de menaces que ci-dessus.

À Breb, le prunier À Breb, l’arbre choisi était le prunier, et l’incantation est tout aussi impérative. Le jeune homme est assimilé au prunier et secoué de même. De plus, il est qualifié de fou et les souffrances qu’il encourt sont les mêmes que dans l’incantation précédente :


Nu scutur prunu Je ne secoue pas le prunier

ci scutur nebunu mais je secoue le fou

Sæ vie Ion, Petru, Væsælie, Que viennent Jean, Pierre, Basile,

sæ n-aivæ stare într’un loc qu’il n’ait de place nulle part [...]

Cæ de n-ar veni S’il ne vient pas

sæ-l mænince pæduchi que les poux le mangent [...]


Le rêve et le prunier

L’arbre fruitier (ou l’arbuste), ne servait pas qu’à amener le bien-aimé. Il permettait aussi de rêver de lui si l’on ne connaissait pas encore son identité. Comme nous l’avons vu avec le basilic et le gaillet, les jeunes filles avaient recours aux plantes afin de deviner qui serait leur futur époux. Ce fut ainsi que Marika de Breb le découvrit en rêve à l’issue d’un rituel où le prunier, était secoué comme décrit plus haut. Un mardi soir, elle avait secoué le prunier en récitant l’incantation suivante, légèrement différente de la précédente, mais où l’on retrouve encore le diable, cette fois en rime avec l’arc :


Eu nu scutur prunu Je ne secoue pas le prunier

scutur arcu mais le secoue l’arc

arcu scuturæ pe dracu l’arc secoue le diable

dracu scuturæ pe drægu†u meu, le diable secoue mon joli

care ar fi de unde o fi qui que ce soit et où qu’il soit

sæ vinæ la mine acuma, qu’il vienne à moi maintenant

iute ca gîndu vif comme la pensée

repede ca vîntu rapide comme le vent

dacæ n-ar veni astæ saræ s’il ne vient pas ce soir

sæ-l mænîncæ pæduchi de la închisoare que les poux de la prison te mangent

(cæ sînt pæduchi la închisoare) (car il y a des poux en prison)

sæ-l mænînce porci din 99 de porcærii que les porcs de 99 porcheries le mangent

Si furnici pin opinci din 99 et dans ses sandales les fourmis de 99

de furnicarii fourmilières

(cæ furnici te mænîncæ) (car les fourmis te mangent)

[suivent d’autres menaces]


Marika avait ramassé les prunes tombées du prunier, et les avait placées sous son oreiller. Et la nuit, elle rêva que celle qui devint sa belle-mère lui offrait des bonbons. Elle ne pensait pas à ce garçon-là, mais bon, puisque le rêve l’avait désigné... Ce qui est savoureux dans le témoignage de Marika, c’est que le garçon en question était mineur et travaillait au loin. Il a subitement demandé au responsable de la mine une permission exceptionnelle pour, a-t-il dit, aller se marier ; mais lui non plus ne pensait pas à Marika. C’est en la voyant à la danse du dimanche qu’il a su que c’était elle qu’il épouserait. Et plus tard, lorsqu’ils se querellaient, il lui reprochait d’avoir secoué le prunier, véritable instigateur à ses yeux de leur mariage.

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Fleurs du Dr Bach : (Prunus cerasifera)


D'après Les Douze "Guérisseurs" et autres remèdes (1ère édition 1941, traduction française Centre Bach 2011) du Dr Edward Bach :


"Peur d'avoir l'esprit trop tendu, de perdre la raison, de faire des choses épouvantables et redoutées, que l'on ne souhaite pas et dont on sait qu'elles sont mauvaises, mais on a malgré tout l'idée et l'impulsion de les faire."

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Selon Mechthild Scheffer, auteure du coffret de cartes Les Fleurs du Dr Bach, le chemin de l'harmonie psychique (1997, traduction française : Médicis-Entrelacs, 2001), la fleur de prunier est "la fleur du calme intérieur" qui nous guide dans le processus de transformation "de la tension extrême... vers la détente".


Message de la carte :

Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

Nous sommes une partie du Grand Tout, un petit système énergétique dans un grand système énergétique, un microcosme dans le macrocosme. Ce n'est qu'en nous ouvrant à travers notre guide intérieur à une plus haute hiérarchie spirituelle que nous pouvons vibrer à l'unisson et évoluer conjointement avec elle.. Dans ce cas, nous sommes protégés, nous sommes entre les mains de Dieu.


Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Dès qu'une situation semble échapper à mon contrôle psychique, je décide consciemment de m'ouvrir, de devenir perméable, afin de percevoir les instructions de mon Moi supérieur et ensuite d'agir en toute confiance en suivant ce guide intérieur.


Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif d s'accroît :

Je sais reconnaître plus rapidement mes impulsions émotionnelles, je parviens à mieux les accepter et à les extérioriser avant que trop de tension ne se soit accumulée. C'est pourquoi je réagis dans beaucoup de situations, de manière plus détendue qu'auparavant.


État d'âme négatif : Peurs : On a des difficultés à lâcher prise et la peur de commettre un acte irréparable ; on a des crises de violence incontrôlables.

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Selon le site http://lesouffledessimples.com/, le prunier pourrait s'exprimer ainsi :


Même si le soleil venait à mourir je brillerai encore. Je triomphe pur et transparent et par moi l'hiver s'évanouit.

Je connais la peur, la mort, mais elles ne m'arrêtent pas. De mes graines qui ne savent se reproduire, j'ai appris à dépasser l'angoisse d'être. Je libère tout sentiment de la raison, je suis qui je suis.

Chaque année, j'offre à l'univers mon énergie pure : par mon tronc noir, chétif et malingre mes fleurs tels des diamants irradient vers toute vie. J'ai fait de mon abîme une source pour ceux qui combattent, une source de courage. Rien ne m'effraie, je suis parfaitement centré.

Je suis la victoire de la nature, j'incarne la possibilité que chaque échec soit un nouveau départ.

Par sa floraison brillante et exubérante, son parfum capiteux, le Prunier Sauvage nourrit les premières abeilles du printemps. Il rayonne d'une splendeur immaculée. Son tronc maigre et noir disparaît, comme élevé vers le ciel par ses fleurs blanches transparentes


Par son élixir :

Les recoins les plus sombres de l'esprit sont mis en clarté et en ordre, lorsque une confusion mentale se signale. Une respiration profonde se met à l'œuvre, relâchant petit à petit toute pression et toute peur interne contenue. Cet élixir ramène les crises dites " caprices " à une position ouverte. Cet élixir entre dans la composition du Rescue.


Mots-clefs : Spontanéité – Lumière – Lâcher prise."

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Selon Annie Guibert, auteure de Fleurs de Bach, fleur de soi (Éditions Médicis 2008, 2017),


C'est un des deux premiers élixirs de la dernière série, que le Dr Bach a qualifiés dans une lettre à un ami, de plus spiritualisés, et qu'il a découvert en mars 1935, alors qu'il avait déjà acheté sa maison de Mount Vernon, et qu'il souffrait d'une grave et très douloureuse inflammation des sinus frontaux.

La classe d'appartenance de Cherry Plum est la peur, le groupe I (Mimulus, Rock Rose, Aspen, Cherry Plum, Red Chestnut).

Cet élixir est préparé par ébullition, comme presque tous les derniers, sauf le marronnier blanc.


La plante : c'est un arbre (Prunus Cerasifera), (Rosacées); qui est assez commun dans les haies et fleurit en tout premier à la sortie de l'hiver. Son abondante floraison blanche nous égaie au printemps, par la lumière et la tranquillité qu'elle nous procure.

Cet arbuste buissonnant de haute taille a souvent plusieurs troncs assez faibles et assez sombres, mais les fleurs blanches d'un blanc immaculé contrastent en puissance, d'abord en bourgeons très compacts, comme des petits poings serrés, puis en pétales bien individualisés au nombre de cinq, surmontés d'étamines jaune d'or très jaillissantes.


Symbolique : La force de cet arbre se dégage, non pont de ses troncs multiples à l'écorce peu structurée mais, d'une part, dans sa capacité à se propager en drageonnant davantage qu'en allant à graine et, d'autre part, dans l'incroyable explosion de fleurs, dont l'exubérance des étamines souligne a contrario la blancheur, symbole de paix et de calme en tous lieux et temps.

Cet arbre sert souvent de porte-greffe à d'autres arbres fruitiers d'espèce proche, comme si les tiges nouvelles créées par drageons, étaient allées chercher les forces vives telluriques au creux de la terre.

Il y a un jeu très contrasté de noir et blanc dans cet arbre, entre ombre et lumière.


Reconnaître un état négatif Cherry Plum : L'expérience du Dr Bach - qui a découvert cette Fleur grâce à sa sinusite si douloureuse - est éloquente et permet d'illustrer de manière nette le processus de guérison. La fleur ne correspond en rien au symptôme physique, mais bien à l'état d'esprit et aux émotions qui l'accompagnent dans le même temps. Chez lui, la douleur était si vive qu'il en eut peur de perdre la raison et avait même peur « d'en venir à commettre des choses redoutées », état d'esprit fort nouveau par rapport aux remèdes de tension mentale qu'il avait déjà découvert, lorsqu'il souffrait de névralgies.

La découverte du végétal, dont il s'est approché alors par pure intuition, lui apporta d'abord le soulagement de l'état d'esprit, puis le libéra de la peur, et ensuite seulement - à ce qu'il rapporta - la congestion des sinus céda, permettant aux liquides de s'écouler.

Nous avons besoin de cette fleur chaque fois que nous nous sentons dans une forte tension mentale et que nous avons peur de faire des choses terribles, folles, risquant de faire du mal à nous-mêmes ou à autrui. Nous nous sentons alors comme enfermés, incarcérés dans une situation, comprimés, contraints, serrés, rétrécis ; nos forces intérieures sont sous pression et semblent s'accumuler sans échappatoire, et la peur de ne pas contrôler leur expression ajoute encore à l'angoisse. Cet écartèlement entre contrainte forcenée, subie ou choisie faite de mieux, et peur d'une explosion inconsidérée des forces à l'œuvre, crée une dépense énergétique considérable, qui ne sera réemployée utilement que par la réunification du bas et du haut, par le déplacement des forces mentales vers l'enracinement.

Les mots de bombe à retardement ou de cocotte-minute sont souvent utilisés.

La perte de contrôle peut en effet survenir à tout moment, sous forme de colères à tout casser, actes irraisonnés dirigés contre soi ou contre les autres, et nous avons fréquemment moult exemples de ces pertes de maîtrise dans les journaux et les actualités.


Que nous rappelle cette Fleur de Cherry Plum ? L'homme est debout entre ciel et terre et s'enracine dans le sol. La maîtrise de nos pensées est possible, lorsque nous nous rappelons cet enracinement, en ne laissant pas une instance, ici notre mental, prendre les commandes. Les forces primitives qui nous animent sont une composante de nous-mêmes, une force vive à canaliser, à faire entrer en douceur dans la ronde de la vie qui a ses lois, immuables et perpétuelles, et dont les lois humaines sont un reflet, à leur échelle.

La prise de cet élixir va d'abord produire un apaisement et va nous ouvrir, dans le calme, au courage de laisser nos tensions se fluidifier et se répartir plus harmonieusement dans notre corps. Cette intégration en nous de forces jugées dangereuses va éclairer la situation, jugée intolérable, d'une autre manière. Notre mental commencera à se libérer en douceur de toute la pression emmagasinée, et l'énergie occupée au contrôle des pulsions qu'il tentait de refouler pourra s'employer alors une réflexion complète, l'analyse auparavant tendue sur un seul aspect s'ouvrant et se complétant enfin par une synthèse efficace, propice à la mise en œuvre d'une action adaptée.

C'est une fleur spiritualisée de la dernière période, nous montrant bien que le coupure que notre personnalité opère dans notre mental par le biais de la peur, dans l'état négatif, nous isole de notre nature spirituelle, et ici la reconnexion se fera d'abord par l'enracinement, laissant ensuite place à la guidance de notre âme pour instaurer une réflexion ordonnée et ajustée.

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Dans Les fleurs de Bach authentiques - les trouver, les identifier, les utiliser (Édition originale 2011 ; traduction française : Éditions Médicis, 2017) Mechthild Scheffer revient sur les principales caractéristiques de la fleur de Cherry Plum :

Cherry Plum : La fleur de la sérénité

D'un trop de tension... à la détente


Vous êtes saturé intérieurement, sous pression, vous risquez d'exploser ? Les personnes qui ont besoin de Cherry Plum ont souvent peur de leurs propres sentiments, parce qu'elles ont tôt fait l'expérience des inconvénients à les exprimer spontanément. C'est pourquoi elles croient qu'il faut maîtriser et réprimer les sentiments aussi longtemps que possible. Si la pression devient trop forte, elles explosent, parfois pour des motifs insignifiants.


Symptômes clés : il est difficile de lâcher intérieurement. Vous avez peur d'agir par impulsions émotionnelles irréfléchies et tendez à faire preuve d'un tempérament explosif, non maîtrisé.


Typiquement Cherry plum :

  • Le chaos émotionnel intérieur est tel que vous ne pouvez pas en parler.

  • La pression intérieure des sentiments est telle que vous avez l'impression d'être sur le point d'exploser.

  • Les enfants deviennent incontinents parce qu'ils n'osent pas pleurer dans la journée et « pleurent avec la vessie » pendant la nuit.

  • Aux autres, vous leur lancez non seulement des mots, mais aussi des objets à la tête.

Ce que Cherry Plum m'aide à comprendre : Il ne faut pas que je réprime mes sentiments, parce qu'ils sont des outils et des pilotes indispensables sur mon chemin de vie. Si je les réprime, je réprime aussi ma voix intérieure. Plus je parle tôt de mes sentiments, plus les autres auront de facilité à les prendre en compte.


Cherry Plum favorise :

  • l'expression des sentiments, à temps et de manière appropriée ;

  • un rapport détendu au monde de mes sentiments.

Bon à savoir : le prunier myrobolan, en tant que haie épineuse, forme une frontière efficace entre terres cultivées et terres à l'état sauvage, tout comme son essence trace la frontière entre un rapport cultivé et un rapport non cultivé à ses émotions. Edward Bach trouva cette plante alors qu'il souffrait, suite à une sinusite, d'un pression insupportable à la tête. Cette douleur était si forte qu'il crut en perdre la raison.


Parole fortifiante : J'ai du courage ; je m'ouvre ; je laisse couler ce qui veut couler.

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Symbolisme :


Dans le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, on peut lire que :


"Le prunier, dont le thème est fréquemment utilisé dans la peinture d'Extrême-Orient, est d'abord un symbole du printemps. Il l'est parfois de l'hiver car, fleurissant à la fin de l'hiver, il indique le renouvellement, la jeunesse qui sont sur le point de se manifester. Symbole aussi de la pureté, les fleurs apparaissant sans feuilles. Un moine de l'époque Song, Tchong-jen, a composé tout un ouvrage sur le prunier en fleurs, dont il fait un symbole de l'univers.

Il est vrai que la fleur du prunier est aussi en rapport avec l'immortalité, que les Immortels s'en nourrissent et qu'elle constitue en somme le blason de Lao-tseu, car celui-ci, né sous un prunier, déclara aussitôt en faire son nom d'origine.

Le prunier figure, au Japon, parmi les plantes de bon augure.

Il est parfois considéré chez nous comme un emblème de la sottise, ce qu'on ne s'explique pas aisément.

Pour les Indiens Pawnee (Amérique du Nord, le prunier sauvage, particulièrement prolifique, est un symbole de fécondité.

Son fruit est parfois, dans les rêves, de signification érotique et trahit un désir de jouissance sexuelle."

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Dans Le Livre des Fleurs (Librairie philosophique J. Vrin, 1989), Georges Ohsawa (Nyoiti Sakurazawa) tente d'initier les Occidentaux à la subtilité de l'art des fleurs :


Au Japon, "Chaque fête populaire est en même temps une fête de fleur. Au nouvel an c'est le pin et le prunier qui sont à l'honneur. [...]

Dans toutes les écoles de fleurs il est d'usage de commencer les études par le prunier. Pourtant pour un profane, ses arrangements présentent de grandes difficultés. Surtout un étranger ignore les affinités et les habitudes du prunier, il ne sait pas les sentiments qu'évoque cet arbre pour tout Nippon.

Près de Kioto la rivière Tukigase "Rivière du clair de lune" est célèbre par ses pruniers. Leurs fleurs s'en vont au fil de l'eau, tellement nombreuses que dans la brume bleuâtre du matin on dirait un chemin qui marche. Une quantité de rossignols nichent dans les branches, et les Nippons vont se griser des nuits entières de cette musique et de ce spectacle.

Le rossignol d'ailleurs est l'oiseau qui se plaît le plus dans les pruniers. Un arrangement classique très ancien a pour titre " Le prunier aux rossignols". C'est un des plus difficiles avec "Le prunier sous les eaux".

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Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :


Message des arbres :

Nous venons du cœur de Dieu. Nous n'avons rien

à apprendre et beaucoup à offrir. Nous avons été ensemencés

sur la Terre pour le bien du règne humain et animal, incluant

les oiseaux et les insectes, et pour nourrir la planète elle-même,

physiquement, émotionnellement et spirituellement. Nous

diffusons l'amour et la guérison pour vous.


Les arbres fruitiers

Cerisiers, pommiers, poiriers, pruniers et autres

Ces jolis arbres qui fleurissent apportent amour joie et pureté. Qui n'est pas tombé en admiration devant une allée bordée de cerisiers à fleurs roses ou un verger de pommiers en fleur ? Notre cœur en est exalté. Ils apportent aussi l'abondance et déclenchent la gratitude en nous. Et, à notre tour, notre gratitude attire plus d'abondance de l'univers.


VISUALISATION POUR AIDER LES ARBRES

  1. Aménagez un espace où vous pourrez vous détendre sans être dérangé.

  2. Faites appel à l'archange Purlimiek, l'ange de la nature, et sentez sa belle énergie vert-bleu.

  3. Permettez à n'importe quel arbre d'apparaître dans votre esprit.

  4. Bénissez-le et remerciez-le d'être venu vers vous.

  5. Demandez au rayon doré du Christ de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  6. Demandez au feu lilas de la Source de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  7. Demandez à l'énergie protectrice bleu foncé de l'archange Michaël de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  8. Demandez à la lumière aigue-marine de la sagesse féminine divine de l'ange Marie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  9. Demandez à la lumière argentée de l'archange Sandalphon de l'équilibre et de l'harmonie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  10. Prenez un moment pour invoquer toutes les énergies qui vous attirent et voyez-les se déverser dans l'arbre.

  11. Imaginez les couleurs qui s'écoulent d'une racine à l'autre en connectant le réseau d'arbres et en dynamisant les lignes ley.

  12. Ouvrez les yeux ensachant que vous avez aidé les arbres.

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Symbolisme alimentaire :

Pour Christiane Beerlandt, auteure de La Symbolique des aliments, la corne d'abondance (Éditions Beerlandt Publications, 2005, 2014), nos choix alimentaires reflètent notre état psychique :




Littérature :


Yves Paccalet, dans son magnifique "Journal de nature" intitulé L'Odeur du soleil dans l'herbe (Éditions Robert Laffont S. A., 1992) évoque le Prunier :

1er février

(La Bastide)


Les fleurs de prunier sont des estampes japonaises directement imprimées sur l'azur. La couronne de leurs sépales est un temple zen. Leurs pétales sont une neige au mont Fuji. Le volcan de leurs étamines est poudré d'or comme un Bouddha obèse.

Fleurs de prunier : sur mes semelles de bois, voici trois siècles, je marche vers Kyoto.

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Ogham :


Voir la fiche dédiée à l'Ogham Straif.

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