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  • Anne

Le Cognassier





Étymologie :

  • COING, subst. masc.

Étymol. et Hist. xie s. codoin (Gloses de Raschi d'apr. Lévy Trésor) ; ca 1170 cooing (G. de Berneville, S. Gilles, éd. G. Paris et Bos, 1925). Empr. au lat. impérial cotōneum « coing » (class. cotoneum malum, Caton), prob. déformation du gr. κ υ δ ω ́ ν ι α [μ η ̃ λ α ou μ α ̃ λ α] pommes de Kydonia en Crète (La Canée), cf. Chantraine, s.v. κ υ δ ω ́ ν ι α.

  • COGNASSIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1558 coignassier (L. Fuchs, Hist. des plantes en commentaires d'apr. Roll. Flore t. 5, p. 12) ; 1571 cognassier (M. de Marolles, Traduction de Virgile, ibid.). Dér. de cognasse*; suff. -ier* ; dès 1255 quoingnier (Acte, Renneville, I, 27 ds Gdf.) surtout employé au xvie s., attesté dans la lexicogr. ds Cotgr. 1611 (coignier) et de Trév. 1740 à Trév. 1771 (cognier) dér. de coing*.


Lire également les définitions de coing et cognassier afin d'amorcer la réflexion symbolique.




Mythologie :


Depuis la Grèce antique, le coing est aussi connu sous le nom de pomme de Cydon ou poire de Cydonie. Aujourd'hui encore, l'une des variétés les plus appréciées est celle qui provient de la région de La Canée ou Cydon (ancienne Kydonia), au nord de la Crête.


Selon le site https://mythologica.fr/grec/acontios.htm :


"De condition modeste, Acontios habitait l'île de Céos, il se rendit un jour à Délos, pour la fête d'Artémis; il y rencontra Cydippé, une jeune fille athénienne de noble famille, dont il s'éprit follement.

Mais Cydippé l'ignorait. Il imagina alors une ruse afin de l'épouser : il écrivit sur un coing (appelé poire de Cydonie à l'époque) ou une pomme, la formule "Je jure, par le temple d'Artémis, de me marier avec Acontios" et fit rouler le fruit vers les pieds de la belle indifférente assise sur les marches du temple. Intriguée, elle lut l'inscription haute voix, s'apercevant trop tard de la portée du serment involontairement fait car jurer dans l'enceinte d'un temple c'est prendre la divinité à témoin. Par trois fois, Cydippé tenta de se dérober à sa promesse en se fiançant à un autre qu'Acontios ; par trois fois, Artémis, qui n'autorisait aucun parjure, la frappa d'une maladie qui la rendait si hideuse qu'elle faisait fuir ses prétendants. Le père de Cydippé, ignorant la cause du tourment de sa fille, consulta l'Oracle de Delphes et, apprenant la vérité, loua l'intelligence d'Acontios qu'il maria à sa fille."

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Littérature :


Dans Eugénie Grandet (1833), Honoré de Balzac propose un portrait de la mère d'Eugénie, Madame grandet, assez peu flatteur, notamment par la comparaison de cette femme avec le fruit qui nous intéresse :


"Madame Grandet était une femme sèche et maigre, jaune comme un coing, gauche, lente ; une de ces femmes qui semblent faites pour être tyrannisées. Elle avait de gros os, un gros nez, un gros front, de gros yeux, et offrait, au premier aspect, une vague ressemblance avec ces fruits cotonneux qui n'ont plus ni saveur ni suc. Ses dents étaient noires et rares, sa bouche était ridée, et son menton affectait la forme dite en galoche.

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