Blog

  • Anne

L'Olivier



Étymologie :

  • OLIVIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. Fin xe s. oliver (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 38) ; 2. a) ca 1160 raim d'olivier « rameau d'olivier, considéré comme symbole de paix [p. allus. biblique, Genèse, 8, 11] » (Enéas, éd. J.-J. Salverda de Grave, 6008) ; b) av. 1573 olivier « id. » (Jodelle, Œuvres, éd. Marty-Laveaux, t. 2, p. 170 : apporter l'olivier) ; 3. 1225 « bois de l'olivier » (Boeve de Hantone, éd. A. Stimming, I, 8015). Dér. de olive* ; suff. -ier*.

  • OLIVE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 « olivier » (Roland, éd. J. Bédier, 72) fréq. jusqu'au xvie s. (v. Hug.) ne subsiste que dans le lang. poét., dans des expr. telles que rameau, branche d'olive, Jardin, Montagne des Olives p. réf. à la Bible ; 2. ca 1200 « fruit de l'olivier » (Dialogue Grégoire, éd. W. Foerster, 183, 3) ; 3. a) 1694 « ornement en forme d'olive, en architecture » (Corneille) ; b) 1801 « sorte de mollusque » (Lamarck, Système des animaux sans vertèbres, p. 73) ; c) 1878 anat. (Lar. 19e Suppl.) ; 4. 1699 adj. inv. « qui est de la couleur de l'olive » (Guiffrey, Inventaire du mobilier de Louis XIV, t. 2, p. 1699 : Une pièce d'étoffe des Indes, fond olive). Du lat. oliva « olivier » et « fruit de l'olivier ».


Lire aussi les définitions de l'olivier et de l'olive pour amorcer la réflexion symbolique.

*

*




Botanique :


Jean-Marie Pelt, dans son ouvrage intitulé simplement Des fruits (Librairie Arthème Fayard, 1994), brosse le portrait de l'Olive :


Des fruits sucrés aux fruits oléagineux, on reste toujours, avec l'olive, dan le domaine des fruits à noyaux.

On pense que l'olivier est originaire de Syrie ; il serait ensuite passé en Égypte d'où Cécrops, célèbre héros de la mythologie grecque, fondateur d'Athènes, l'aurait rapporté en Grèce seize siècles avant notre ère. En France, les premiers oliviers semblent avoir été introduits par les Phocéens qui fondèrent Marseille au VIIe siècle avant Jésus-Christ.

L'olivier, tel que nous le connaissons et le voyons dans tous les paysages méditerranéens, est une création humaine ; il représente une forme cultivée qui n'a cessé d'évoluer au cours des millénaires, car il fut sélectionné et greffé de génération en génération. En revanche, on trouve toujours et abondamment dans la nature l'oléastre, ou olivier sauvage, arbrisseau buissonnant et épineux vers lequel l'olivier est tenté de retourner lorsqu'on le laisse à l'abandon. L'olivier cultivé vit très vieux et l'on discute toujours pour savoir si les oliviers du jardin de Gethsémani sont ceux qu'a vus le Christ lors de son agonie. Peut-être, hypothèse plus probable, s'agit-il de rejets de deuxième génération ? Leur souche, en tout cas, a sans doute plus de deux mille ans et on peut les considérer come ayant été contemporains du Christ.

L'olivier est un arbre typiquement méditerranéen. Pour les écologistes, son aire de répartition géographique coïncide avec la carte du Bassin méditerranéen dont il est le symbole.

Son tronc est trapu et tourmenté ; il se divise très vite en grosses branches tortueuses, puis en rameaux fins et élégants porteurs de feuilles persistantes, opposées deux à deux, d'un vert glauque et brillant à la face supérieure, blanches et argentées en dessous. Ses fleurs sont insignifiantes et ne portent que deux étamines, élément caractéristique de la famille des oléacées.

[...]

Mais l'olivier finit par se démocratiser ; il devint une denrée très recherchée par les Athéniens durant le siècle de Périclès. C'est en exportant l'huile d'olive qu'Athènes payait ses importations de blé. L'exportation de cette huile s'effectuait à un coût fort élevé, la ville s'en étant réservé le monopole. On trouvait déjà sur les marchés les diverses qualités encore produites et vendues actuellement. L'huile de première pression, d'abord, ou huile vierge, strictement réservée à l'alimentation, obtenue en pressant modérément et à froid les olives mûres dans des sacs de toile. L'huile de deuxième pression résultait d'une pression plus accentuée des olives broyées au cours de la première pression ; elle servait à fabriquer des onguents. Enfin, l'huile de troisième pression était réservée aux lampes à huile, comme elle le serait aujourd'hui, mutatis mutandis, aux moteurs de voitures...

L'olive est absolument immangeable lorsqu'on vient de la cueillir ; elle doit subir des traitements variables selon qu'on désire obtenir une olive verte ou une olive noire. Les olives vertes se récoltent en septembre ; elles passent dans une lessive composée de quatre parties de cendre de bois pour une partie de chaux ; elles y restent le temps nécessaire pour que le noyau se sépare facilement de la pulpe et que l'épiderme vire au jaunâtre ; on les place ensuite dans de l'eau renouvelée pendant quatre à cinq jours jusqu'à ce qu'elles soient débarrassées de toute alcalinité ; puis on les conserve dans une saumure renfermant 60g de sel pour 800g d'eau. Pour obtenir des olives noires, on attend que les fruits atteignent leur complète maturité, qu'ils soient entièrement noirs et ridés ; on les saupoudre de sel, puis on les fait sécher au soleil sur des claies avant de les conserver dans l'huile.

Les olives possèdent un fort pouvoir calorique : elles contiennent 11% de lipides, ceux-ci étant principalement constitués d'acides gras monoinsaturés (acide oléique) dont on verra qu'ils jouent un rôle essentiel dans l'alimentation.

L'huile d'olive, comme l'olivier, marque la civilisation méditerranéenne. La zone où pousse l'olivier a dessiné en France une sorte de frontière culinaire naturelle : au sud, la cuisine à l'huile ; au nord, la cuisine au beurre. Contrairement à ce que l'on croit, l'Europe médiévale consommait encore relativement peu de matières grasses : c'est le lard qui apportait la graisse, bien plus que l'huile ou le beurre. Dès la seconde moitié du Moyen Âge, le développement des villes entraîna une plus grande consommation de viande ; l'accroissement des troupeaux provoqua une détérioration des oliveraies que les agriculteurs préférèrent abandonner. A cette époque, l'olivier recule. Sa renaissance s'effectue entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle, quand on en plante de nouveau en Provence et en Languedoc. Il est aujourd'hui inséparable des paysages du Midi.

*

*




Bienfaits thérapeutiques :


*




Fleurs de Bach :


D'après Les Douze "Guérisseurs" et autres remèdes (1ère édition 1941, traduction française Centre Bach 2011) du Dr Edward Bach :


"Ceux qui ont beaucoup souffert mentalement ou physiquement et sont si épuisés et las qu’ils ont le sentiment de ne plus avoir la force de faire un quelconque effort. La vie quotidienne pour eux est dure, sans plaisir."

*

*

Selon Mechthild Scheffer, auteure du coffret de cartes Les Fleurs du Dr Bach, le chemin de l'harmonie psychique (1997, traduction française : Médicis-Entrelacs, 2001), la fleur d'olivier est "la fleur de la régénération" qui nous guide dans le processus de transformation "de l'épuisement... vers la vitalité".


Message de la carte :

Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

L'énergie vitale humaine est limitée. Si l'on accepte de se laisser guider par son Moi supérieur, on se relie directement à l'inépuisable champ d'énergie cosmique.


Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Je suis conscient que mes forces personnelles sont limitées et que mon corps doit conserver une certaine réserve d'énergie pour accomplir mon plan de vie. C'est pourquoi je me décide à suivre dorénavant mon guide intérieur qui m'indique à travers mes perceptions corporelles la manière la plus économe de gérer mes forces et les limites que je dois respecter.


Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif d'Olive s'accroît :

Je sais reconnaître mes limites physiques. j'emploie mes forces de manière plus consciente et je me sens fortifié intérieurement.


État d'âme négatif : Désintérêt - Démotivation : On se sent physiquement et spirituellement épuisé, "au bout du rouleau" , plus rien n'est supportable.

*

*

Selon le site http://lesouffledessimples.com/, la fleur d'olivier pourrait s'exprimer ainsi :


Depuis 8000 ans je donne mon bois et mes fruits raffinés à la communauté humaine. Mon huile qui la nourrit est celle par laquelle elle bénit.

J'ai appris à supporter les souffrances de la taille, à me régénérer lorsque arraché à mes étoiles je suis transplanté. Mes feuilles étroites vert-argentées captent avec aisance la lumière des saisons. Elles s'orientent pour me réchauffer l'hiver et me protéger l'été.

Je vis pour ce moment où mes branches font fleur, pour cette présence où la délicatesse de mes fleurs blanches porte vers l'avenir leurs messages de paix.

Mes précieuses sont entre mes mains comme une coupe qui flotte dans l'air d'où se répand l'amour. Je ne sais où je vais, seule cette coupe d'amour me guide. Elle seule me conduit vers ma vérité. Je ne force rien pour aller au-delà de mes limites.

Ce que je reçois, je le donne. Au service de l'humanité, je sors de l'ignorance libre d'effort et de chagrin.


Les humbles fleurs de l'Olivier apportent indulgence et tolérance. Elles libèrent cette énergie précieuse là où d'autres espèces auraient cessé de le faire.


Par son élixir :

Force, raffinement, réconfort moral et physique redynamisent le plaisir du quotidien disparu derrière la corvée, la tâche, ou la lutte d'un long combat contre la maladie ou le chagrin. Pour celles et ceux qui souffrent de la civilisation, ce type d'épuisement se lit dans les yeux, le visage, le langage corporel.

(Cet élixir est une aide précieuse lors d'opérations, interventions mettant en jeu une dynamique corporelle... à prendre avant et après.)


Mots-clefs : Force – But – Joie."

*

*



Histoires d'arbres :


Dans la série proposée par Arte, nous pouvons découvrir l'olivier millénaire d'Oletta en Corse et la manière dont il a modifié la vie des propriétaires du terrain sur lequel il continue de grandir.

*

*




Symbolisme :


Dans le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, on peut lire que l'olivier est un "arbre d'une très grande richesse symbolique : paix, fécondité, purification, force, victoire et récompense.


En Grèce, il était consacré à Athéna et le premier olivier, n' d'une querelle d'Athéna avec Poséidon, était conservé comme un trésor derrière l'Erechteion. Ce sont de ses rejetons, paraît-il, que l'on voit encore aujourd'hui sur l'Acropole. Il participe des valeurs symboliques attribuées d à Athéna, dont il est l'arbre consacré.

Les oliviers poussaient en abondance dans la plaine d’Éleusis. Ils y étaient protégés et ceux qui les endommageaient étaient traduits en justice. Ils sont comme divinisés dans l'hymne homérique à Déméter, qui introduit précisément aux initiations éleusiniennes.

Dans tous les pays européens et orientaux, il revêt de semblables significations. A Rome, il était consacré à Jupiter et à Minerve.

Selon une légende chinoise, le bois d'olivier neutraliserait certains poisons et venins : ce qui lui confère une valeur tutélaire.

Au Japon, il symbolise l'amabilité, ainsi que le succès dans les études et les entreprises civiles ou guerrières : arbre de la victoire.

Dans les traditions juives et chrétiennes, l'olivier est symbole de paix ; c'est un rameau d'olivier qu'apporta la colombe à Noé à la fin du déluge. La croix du Christ, selon une vieille légende, était faite d'olivier et de cèdre. C'est en outre, dans le langage du Moyen Âge, un symbole de l'or et de l'amour. Si je peux voir à ta porte du bois d'olivier doré, je t’appellerai à l'instant temple de Dieu, écrit Angelus Silesius, s'inspirant de la description du temple de Salomon.

En Islam, l'olivier est l'arbre central, l'axe du monde, symbole de l'Homme universel, du Prophète. L'Arbre béni est associé à la Lumière, l'huile d'olive alimentant les lampes. Semblablement, dans l'ésotérisme ismaélien, l'olivier au sommet du Sinaï est une figure de l'Imâm : c'est à la fois l'axe, l'Homme universel et la source de la lumière.

On dit de l'olivier , considéré comme l'arbre sacré, que l'un des noms de Dieu ou quelque autre mot sacré est écrit sur chacune de ses feuilles ; et la baraka de son huile peut être si forte qu'elle peut faire s'accroître la quantité d'huile d'elle-même et devenir dangereuse. Dans certaines tribus, les hommes boivent de l'huile d'olive pour augmenter leur pouvoir de procréation.

L'admirable verset coranique de la Lumière (24, 35) compare la lumière de Dieu à une niche où se trouve une lampe, la lampe dans un verre, le verre comme un astre de grand éclat ; elle tient sa lumière d'un arbre béni, l'olivier, - ni d'est ni d'ouest - dont l'huile éclaire, ou peu s'en faut, sans même que le feu y touche.


Une autre interprétation du symbole de l'olivier identifie cet arbre béni avec Abraham, et avec son hospitalité, qui sera maintenue jusqu'au Jour de la Résurrection. L'arbre abrahamique des bienheureux, dont parle le hadith suivant, serait aussi l'olivier. L'olivier symbolise en définitive le Paradis des élus."

*

*

Jean-Marie Pelt, dans son ouvrage intitulé simplement Des fruits (Librairie Arthème Fayard, 1994), évoque la symbolique traditionnelle de l'olivier :


L'olivier occupa dans l'économie de la Grèce une place prépondérante. Il arbitra même la rivalité qui opposait la déesse Athéna, la Minerve des Romains, et le dieu Poséidon, leur Neptune, pour la possession d'Athènes. Les dieux décidèrent, en effet, que la cité appartiendrait à celui des dieux qui lui offrirait le présent le plus utile. Poséidon, dieu de la Mer, intervint le premier et, d'un coup de son trident, fit jaillir une source sur l'Acropole ; car la Grèce, déjà partiellement déboisée et désertifiée à l'époque, avait grand besoin d'eau. Hélas ! le dieu de la mer, comme la plus belle fille du monde, ne pouvait donner que ce qu'il avait : ce fut donc une source salée qui jaillit de l'Acropole, menaçant de stériliser les cultures. Le cadeau de Neptune ne fut donc pas apprécié. En revanche, Athéna, déesse de la Pensée, fit surgir le premier olivier. La victoire lui revint et la ville prit son nom. Les Athéniens vénérèrent longtemps le vieil olivier de l'Acropole qui fut brûlé, en tant que symbole de la cité, lors du sac de cette dernière par les Perses de Xerxès. Mais on prétend qu'il repoussa sitôt après avoir été consumé... Une loi athénienne punissait sévèrement ceux qui endommageaient les oliviers. Au cours des guerres lacédémoniennes, les Spartiates qui saccageaient l'Attique épargnèrent les oliviers par crainte de la vengeance des dieux. Il était aussi défendu de se servir de leur bois pour le brûler.

La promotion de l'olivier par Athéna rejoignait une ancienne tradition biblique rapportée dans le Livre de la Genèse : à la fin du Déluge, l'humanité rentra à nouveau en grâce auprès de l'Éternel lorsque la colombe envoyée de l'arche de Noé y revint avec un rameau d'olivier dans son bec ; c'était le signe de réémergence et du reverdissement des terres englouties sous les eaux avant l'apparition de l'arc-en-ciel, symbole de la Nouvelle Alliance. Les Hébreux prêtaient donc à l'olivier la même signification symbolique que les Grecs : ils en faisaient un symbole de paix et de prospérité.

Par ailleurs, l'olivier fut considéré de tout temps comme un « arbre lumineux », en raison de l'huile qu'on en tirait pour alimenter les lampes. C'est pourquoi Démosthène se vantait d'avoir consommé dans ses nuits plus d'huile que de vin. L'huile, de fait, n'est pas moins sacrée que l'olivier. On connaît les saintes huiles des Chrétiens, plus particulièrement l'extrême-onction naguère administrée aux agonisants, symbole de vie éternelle. Il faut évoquer aussi l'huile divine dont les héros et les dieux de la Grèce antique aimaient à s'enduire pour préserver leur beauté immortelle.

Un admirable verset du Coran compare la lumière de dieu « à une niche où se trouve une lampe ; la lampe est dans un verre ; le verre est comme un astre de grand éclat ; elle tient sa lumière d'un arbre béni, l'olivier, [...] dont l'huile éclaire, ou peu s'en faut, sans même que le feu y touche. » (La Lumière 24-35). En terre d'Islam en effet, l'olivier est l'arbre central, l'axe du monde, le symbole de l'homme universel et celui du Prophète. Cet arbre béni est là encore associé à la lumière, puisque c'est son huile qui alimente les lampes.

L'huile d'olive vaut plus que tout, y compris pour l'olivier lui-même. On se souvient du récit biblique des arbres qui se cherchent un roi (Le Livre des Juges, 9, 8-15). Pressentis, le figuier puis la vigne se dérobent, puis l'olivier en fait autant ; c'est finalement un buisson épineux qui accepte la couronne. Comment mieux exprimer que les prestations de l'olivier et de son huile dépassent en prestige et en utilité le pouvoir des prêtres et des rois ?

L'huile d'olive se vit jadis reconnaître des vertus magiques : on la croyait capable de capter les radiations maléfiques. Le christianisme, qui reprend à son compte bon nombre de symboles païens, la fit entrer dans la composition des saintes huiles et du saint chrême (ce dernier étant un mélange d'huile d'olive et de baume) pour l'administration des sacrements. Durant les siècles de foi naïve, la croyance au pouvoir surnaturel du saint chrême fut si forte que les huiles sacrées étaient devenus des butins très recherchés par les voleurs et autres larrons. Ceux-ci pensaient que, s'ils s'en enduisaient, elles les protégeraient et leur éviteraient d'être jamais découverts.

*

*

Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes (Hachette Livre, 2000), le symbolisme de l'huile est essentiellement associé à l'olivier :


"Où vous frapper encore,

vous qui persistez dans la défection ?

s'écrie Isaïe, le prophète visionnaire,

à l'encontre du peuple d'Israël,

Toute la tête est devenue malade Et tout le cœur est souffrant ;

De la plante des pieds jusqu'à la tête

Rien en lui n'est intact :

Blessures, meurtrissures plaies vives,

Ni bandées, ni passées,

Ni adoucies avec de l'huile ! "

(Isaïe, I, 5-6).


Au Moyen Orient comme en Égypte, l'huile provenait essentiellement de l'olivier, et on l'utilisait aussi bien pour s'éclairer dans les maisons à la nuit tombée, la brûler sur les autels et dans les temples, préparer des aliments, s'en oindre le corps ou se soigner à l'aide de macérations de plantes. De ce fait, l'huile a toujours été un symbole de pureté, de douceur, de clarté et de prospérité. Elle l'est encore de nos jours, même si, aujourd'hui, nos huiles ont quelque chose de frelaté, qui leur ôte toute leur pureté originelle. Par ailleurs, n'oublions jamais que, selon d'antiques traditions, les princes et les rois étaient souvent oints pour marquer leur souveraineté ou leur puissance divine.

Ainsi, rêver que l'on prend un bain d'huile, que l'on reçoit ou touche de l'huile, est souvent un gage de bonheur."

A l'entrée "Olivier", le même auteur écrit : "C'est un arbre d'une grande douceur, d'une grande richesse, dont le fruit est un gage de fécondité, de longévité, de purification, et le rameau un symbole de paix et de prospérité. En Grèce antique, l'olivier était l'arbre consacré à Athéna, la déesse guerrière, fille de Zeus et de Métis, armée d'une lance, coiffée d'un casque, pourvue de l'égide -une cuirasse en peau de chèvre qui lui permettait de se rendre invisible à volonté - et d'un bouclier sur lequel figurait la tête de la Gorgone méduse, qui glaçait d'effroi tous ceux qui la voyaient. toutefois, malgré son aspect souvent impressionnant et guerrier, Athéna était la déesse protectrice des villes de Grèce.

L'olivier était aussi l'arbre d'Apollon, en l'honneur duquel les prêtres brûlaient des lampes à huile d'olive dans les temples consacrés au dieu solaire. Toujours selon les légendes mythiques grecques, la massue d'Héraklès était en bois d'olivier. Enfin, dans la Bible, l'olivier est considéré comme le roi des arbres (Juges 9, 8), comme une nourriture divine et un onguent sacré (Deutéronome 8, 8 et Ézéchiel 16, 9)."

*

*

Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :


Message des arbres :

Nous venons du cœur de Dieu. Nous n'avons rien

à apprendre et beaucoup à offrir. Nous avons été ensemencés

sur la Terre pour le bien du règne humain et animal, incluant

les oiseaux et les insectes, et pour nourrir la planète elle-même,

physiquement, émotionnellement et spirituellement. Nous

diffusons l'amour et la guérison pour vous.


Les oliviers

Ces arbres détiennent non seulement la connaissance de leur emplacement, mais également beaucoup de sagesse. Ils vous rappellent la longue histoire de la Terre, et quand vous vous asseyez en dessous, vous pouvez plus facilement vous connecter à la Terre creuse. Ils vous rappellent également que tous vos besoins seront satisfaits.


VISUALISATION POUR AIDER LES ARBRES

  1. Aménagez un espace où vous pourrez vous détendre sans être dérangé.

  2. Faites appel à l'archange Purlimiek, l'ange de la nature, et sentez sa belle énergie vert-bleu.

  3. Permettez à n'importe quel arbre d'apparaître dans votre esprit.

  4. Bénissez-le et remerciez-le d'être venu vers vous.

  5. Demandez au rayon doré du Christ de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  6. Demandez au feu lilas de la Source de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  7. Demandez à l'énergie protectrice bleu foncé de l'archange Michaël de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  8. Demandez à la lumière aigue-marine de la sagesse féminine divine de l'ange Marie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  9. Demandez à la lumière argentée de l'archange Sandalphon de l'équilibre et de l'harmonie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  10. Prenez un moment pour invoquer toutes les énergies qui vous attirent et voyez-les se déverser dans l'arbre.

  11. Imaginez les couleurs qui s'écoulent d'une racine à l'autre en connectant le réseau d'arbres et en dynamisant les lignes ley.

  12. Ouvrez les yeux ensachant que vous avez aidé les arbres.

*

*

Eric Pier Sperandio auteur du Grimoire des herbes et potions magiques, Rituels, incantations et invocations (Editions Québec-Livres, 2013), présente ainsi l'Olive (Olea europaea) : "L"olivier est un arbre originaire de la Méditerranée dont les fruits et l'huile nous sont bien connus.


Propriétés médicinales : Les feuilles de l'olivier possèdent des propriétés antiseptiques et astringentes qui, en infusion, amènent un effet tranquillisant qui agit aussi bien sur le stress que sur les désordres nerveux. Une décoction de ses feuilles ou de son écorce est très efficace contre la fièvre. L'huile d'olive est également très efficace pour accroître la sécrétion biliaire ; un usage modéré de l'huile d'olive dans l'alimentation aide à réduire le taux de cholestérol. cette huile est aussi très bonne pour soulager les brûlures et les démangeaisons.


Genre : Masculin.


Déités : Athéna ; Minerve ; Râ.


Propriétés magiques : Guérison ; Aphrodisiaque (puissance sexuelle mâle) ; Protection.


Applications :

SORTILÈGES ET SUPERSTITIONS

  • L'utilisation de cette huile remonte à l'Antiquité où on la faisait brûler dans les lampes comme offrande aux dieux.

  • Pour créer une atmosphère de quiétude et de sérénité, placez quelques feuilles d'olivier dans les recoins de votre maison.

  • Un rameau d'olivier déposé sur la cheminée protège la maison contre les catastrophes naturelles.

RITUEL POUR ACCROÎTRE LA PUISSANCE SEXUELLE MASCULINE

Ce dont vous avez besoin :

  • une chandelle rouge

  • de l'encens de sang-de-dragon

  • une coupe de vin rouge

  • sept olives (vertes ou noires, selon votre préférence)

Rituel :

Allumez la chandelle et faites brûler l'encens ; prenez la coupe de vin dans vos mains et élevez-la vers le ciel en disant :

Apollon et Mars qui veillez sur la virilité des hommes

Accordez-moi la puissance d'accomplir mon désir

Que je sois puissant et fort et puisse satisfaire

Les désirs de mon âme et de ma partenaire.


Buvez un peu de vin et mangez les olives en répétant chaque fois l'invocation."

*

*

Dans Vert, Histoire d'une couleur (Éditions du Seuil, 2013), Michel Pastoureau nous apprend que :


"Tout verger est construit comme un espace symbolique, et [que] chaque plante qui s'y trouve possède sa signification propre. Celle des fleurs varie beaucoup selon les époques et les régions et prend en compte plusieurs particularités : la couleur, le parfum, le nombre de pétales, l'aspect des feuilles, les dimensions des unes et des autres, l'époque de la floraison, etc. Quelques idées peuvent néanmoins être dégagées pour le Moyen Âge central : Le lis est symbole de pureté et de chasteté, [...] De même, les arbres sont toujours signifiants. Le chêne (rare au verger) est un arbre de pouvoir et de souveraineté ; l'olivier, un arbre de paix..."

*

*




Symbolisme alimentaire :

Pour Christiane Beerlandt, auteure de La Symbolique des aliments, la corne d'abondance (Éditions Beerlandt Publications, 2005, 2014), nos choix alimentaires reflètent notre état psychique :




Mythes et légendes :


Ovide, dans les Métamorphoses (1er siècle, traduction (légèrement adaptée) de G.T. Villenave, Paris, 1806, disponible sur le site de référence https://remacle.org) relate un épisode concernant la transformation d'un pâtre en olivier sauvage (XIV, 512-526) :


"Ainsi parle Diomède. Vénulus s'éloigne de ses états. Il traverse le pays des Peucétiens, et entre dans les campagnes de Messapie. Il y voit des antres ombragés par des arbres touffus ; une eau pure distille des rochers, et de faibles roseaux croissent dans cette onde. C'est la demeure du Dieu Pan : jadis c'était celle des Nymphes.

Un berger d'Apulie les ayant épouvantées par sa présence soudaine, elles fuirent ; mais bientôt, cessant de craindre, elles revinrent et méprisèrent le pâtre grossier qui les suivait encore. Elles formaient en chœur des pas cadencés, il insulte à leur danse, veut l'imiter par des sauts rustiques, et mêle à des propos obscènes d'abjectes injures : il ne se tut que, lorsque, enveloppant son corps par degrés, l'écorce d'un olivier sauvage eut pressé son gosier. Cet arbre fait encore connaître l'âpre caractère du berger, et, dans ses fruits amers, exprime la rudesse de son langage."

*

*

Selon Françoise Frontisi-Ducroux, auteure de Arbres filles et garçons fleurs, Métamorphoses érotiques dans les mythes grecs (Éditions du Seuil, février 2017),


"D'autres garçons [que Cyparissos] se sont transformés en arbres. Ce sont des bergers d'Apulie. Voyant un jour danser des nymphes pastorales, au lieu de se réjouir du spectacle, ils osent prétendre les surpasser et leur lancent un défi. Bien entendu, leurs danses grossières n'atteignent pas la grâce des évolutions des nymphes. Celles-ci, non contentes de les avoir vaincus, punissent leur audace en les transformant en arbres, on ne sait de quelle espèce. "Et la nuit, près du sanctuaire des nymphes, on entend encore maintenant des voix sortir des troncs, comme des gémissements." Est-ce pour avoir voulu faire les filles, en dansant comme elles, que ces imprudents deviennent des arbres ? Ovide raconte cette histoire en mettant en scène un seul individu, un grossier personnage, un berger qui commence par faire fuir les nymphes ; mais, retrouvant leurs esprits, elles reviennent "danser en ronde et en cadence". Le rustre se moque d'elles, essaie de les imiter en sautant grossièrement et débite des obscénités. "Soudain un arbre bloque sa voix dans sa gorge, car il est devenu arbre." Ovide précise que c'est un olivier sauvage, "dont les fruits sont aussi amers que son langage". Son nom latin, oleaster, est, exceptionnellement, de genre masculin (Antoninus Liberalis, Les Métamorphoses, XXXI ; Ovide, Métamorphoses, IV, 234 s.)."

*

*




Littérature :


Yves Paccalet, dans son magnifique "Journal de nature" intitulé L'Odeur du soleil dans l'herbe (Éditions Robert Laffont S. A., 1992) évoque l'Olivier :

2 novembre

(La Bastide)


L'air est plus doux sous l'olivier trifide ; les larmes de la pluie d matin brillent mieux dans son ombre.

triste, triste, la symphonie de ses feuilles-notes grises.

*

*

Dans L'Homme à l'envers (Éditions Viviane Hamy, 1999), Fred Vargas, le lecteur est surpris de voir apparaître un olivier dans l'environnement montagneux du Mercantour et des Alpes, tout autant que certains personnages :


"- Bon, dit Camille, pensive. Je ne voyais pas le Mercantour comme ça.

- Tu le voyais comment ?

- Je voyais quelque chose de chaud et de modérément montagneux. Avec des oliviers. un truc comme ça.

- Eh bien c'est froid et exagérément montagneux. Il y a des mélèzes, et quand c'est trop haut pour subsister, il n'y a plus rien du tout, que nous trois, avec le camion.

- C'est gai, dit Camille.

- Tu ne sais pas que les oliviers s'arrêtent à six cents mètres ?

- A six cents mètres de quoi ?

- D'altitude, bon sang. Les oliviers s'arrêtent à six cents mètres, tout le monde sait cela.

- Dans les régions d'où je viens, il n'y a pas d'oliviers.

- Ouais. Vous bouffez quoi, alors ? - Des betteraves. C'est courageux la betterave. Ça ne s'arrête pas, ça fait le tour du monde.

- Si tu plantes ta betterave en haut du Mercantour, eh bien, elle crèvera.

- Bon. Ce n'est pas ce que je voulais faire, de toute façon. Combien de kilomètres pour atteindre ce foutu col ?"

*

*

Dans Le Parme convient à Laviolette (Éditions Denoël, 2000), roman policier écrit par Pierre Magnan, on peut lire cette description de l'olivier :


"Laviolette regarda autour de lui. Comme en tous les octobres après-midi. Lurs n'avait plus que des murs, était vide d'habitants. Seuls, sur les terrasses abruptes du coteau qui montait depuis le plan de l’Ève, les oliviers amoureusement taillés témoignaient qu'il restait ici des gens d'autrefois qui avaient l'éternité. Car l'olivier regarde s'évaporer les changements sans vieillir ni mourir. Il est obstinément le même, rabougri, tors, arc-bouté contre le sol ingrat pour résister à tous les temps. Les hommes qui le cultivent meurent bientôt car ils sont tous vieux mais d'autres qui durant ce temps ont vieilli s'occupent longtemps encore du peu de soin qu'il réclame. Lorsque enfin ils disparaissent aussi, l'olivier, tel un vieux bien, est toujours recueilli par d'autres amoureux de cet arbre qui s'est assis sur l'éternité et n'en finit pas de faire réfléchir sur elle les hommes.

Cette nuit où ils s'étaient connus, Lemda et lui, c'étaient des oliviers , unique ornement du pays, qui murmuraient à la brise, sous les remparts de Lurs.

"Si elle ne se souvient pas de moi, se dit Laviolette, elle doit se souvenir d'eux."

*

*


721 vues

Posts récents

Voir tout

L'Orne