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  • Anne

Le Romarin


Étymologie :

  • ROMARIN, subst. masc.

Étymol. et Hist. xiiie s. ros-marin (Livre des simples medecines, éd. P. Dorveaux, p. 172, n°1007) ; id. rosmarin (L'Aviculaire des oiseaux de proie, ms. Lyon 697, f°218c ds Gdf. Compl.) ; ca 1393 rommarin (Ménagier de Paris, II, 2, éd. G. Brereton et J. Ferrier, p. 124). Empr. au lat. rosmarinus (v. André Bot.) propr. « rosée de mer ».


Lire également la définition du nom romarin pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Salvia rosmarinus ; Romarinus officinalis ; Encensier ; Herbe-aux-couronnes ; Herbe-drageon ; Heureuse ; Incensiaire ; Lormarin ; Romanik ; Rosmarin ;

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Botanique :


Robert Castellana et Sophie Jama, auteurs de "Floriculture et parfumerie : les origines de l’acclimatation végétale sur la cote d’azur." (Issued by The Phoenix Project, 2012) nous apprennent les vertus du romarin (Rosmarinus officinalis) en lien avec la parfumerie :

Le romarin est une plante méditerranéenne autochtone, largement répandue sur le littoral où elle pousse parfois jusqu'à 1500 mètres d'altitude. On dénombre plus de 150 variétés de cette plante qui était déjà, dans l'Antiquité, très appréciée notamment pour des usages funéraires.

Les régions azuréennes passent pou avoir été, à cette époque, l'un des centres de sa culture, avec des exportations en direction de la Grèce.

Le romarin connût, dès le moyen-âge, un rôle important en parfumerie, et surtout en cosmétique. L'utilisation du romarin en parfumerie remonte au moins au XVIIe siècle, avec le premier parfum alcoolique, l'eau de la Reine de Hongrie, dont le romarin était l'un des principaux composants, et que certains historiens datent même du XIVe siècle.

Très riche en essence, le romarin donna lieu en outre à des préparations médicinales réputées, ainsi qu'à des vins aromatisés.

L’essence est obtenue par la distillation des branches, de préférence en n’utilisant que les sommités fleuries. Elle contient notamment du bornéol, du cinéol (ou eucalyptol), du camphène et du pinène.

Le romarin reste cultivé de nos jours à grande échelle en Espagne, en Tunisie, au Maroc, en Italie, en France, en Algérie et au Portugal, pour l'extraction de l'huile essentielle. La production mondiale actuelle se monte à environ 300 tonnes.

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Croyances populaires :


Dans Le Folk-Lore de la France, tome troisième, la Faune et la Flore (E. Guilmoto Éditeur, 1906) Paul Sébillot recense nombre de légendes populaires :


Dans la Gironde, on évite la mal donne, en portant un sachet qui contient trois feuilles de sauge, trois feuilles de romarin et trois feuilles de laurier bénit.




Symbolisme :


Louise Cortambert et Louis-Aimé. Martin, auteurs de Le langage des fleurs. (Société belge de librairie, 1842) évoquent rapidement le symbolisme du romarin :


ROMARIN - VOTRE PRÉSENCE ME RANIME.

L'eau de la reine de Hongrie est faite avec le Romarin ; cette eau ranime les esprits et dissipe les vertiges et les défaillances.

 

Dans Les Fleurs naturelles : traité sur l'art de composer les couronnes, les parures, les bouquets, etc., de tous genres pour bals et soirées suivi du langage des fleurs (Auto-édition, Paris, 1847) Jules Lachaume établit les correspondances entre les fleurs et les sentiments humains :


Romarin - Votre présence me ranime.

A cause des aromates qui s’exhalent de son bois quand on le brûle.

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Selon Pierre Zaccone, auteur de Nouveau langage des fleurs avec la nomenclature des sentiments dont chaque fleur est le symbole et leur emploi pour l'expression des pensées (Éditeur L. Hachette, 1856) :


ROMARIN - VOTRE PRÉSENCE ME RANIME.

Petit arbrisseau aromatique, sans rameau, d'un vert pâle, aux fleurs d'un gris bleuâtre, ou d'un bleu cendré. L'Eau de la reine de Hongrie, excellente contre les maux de nerfs, et les accidents spasmodiques, est composée avec le romarin. Don Quichotte s'en servit pour le baume de fier-à-bras. Dans les départements du Rhône et de Saône-et-Loire, cette plante sert à asperger les morts, et devient l'emblème du deuil et de la tristesse.

 

Emma Faucon, dans Le Langage des fleurs (Théodore Lefèvre Éditeur, 1860) s'inspire de ses prédécesseurs pour proposer le symbolisme des plantes qu'elle étudie :


Romarin - Votre présence me ranime.

Il croît surtout près des rivages maritimes : de là son nom de ros marinus qui signifie parfum de la mer. L'huile volatile qui abonde dans les feuilles et les fleurs de cette plante ont de puissantes propriétés stimulantes. Les pharmaciens en préparent un alcoolat connu sous le nom d'eau de la reine de Hongrie. C'est au romarin que le miel de Narbonne doit sa saveur aromatique. Si cette plante ne fleurit pas bien, les abeilles sont inquiètes, et quelquefois elles émigrent pour chercher au loin un en droit où elles trouveront leur fleur de prédilection.

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Jacques Brosse dans La Magie des plantes (Éditions Hachette, 1979) consacre dans sa "Flore magique" un article au Romarin :


Dans un Libre d'heures qui aurait appartenu à donna Ysabelle, reine de Hongrie au XIVe siècle, fut trouvé, dit-on, l'étrange déclaration qui suit : « Moi, donna Ysabele, estant âgée de septante-deux ans, fort infirme et fort goutteuse, usais un an entier de la suivante recepte, laquelle j'obtins d'un hermitte que je n'ay jamais veu ny pu voir : depuis elle me fit tant de bien qu'en mesme temps, je fus guérie et recouvray mes forces, en sorte qu'elles paroissent seines à un chascun ; le roy de Pologne me voulut espouser, ce que j'ai refusé pour l'amour de Jésus-Christ et de l'Ange duquel je crois que j'obtins ladite recepte. »

Ce témoignage fut à l'origine de la vogue extraordinaire dont fut l'objet, au XVIIe siècle, l'alcoolat de romarin sous le nom d'« Eau de la reine de Hongrie ». Il a bien existé en effet au XIVe siècle une reine de Hongrie nommée d’ailleurs non Ysabelle, mais Elisabeth. Née en 1300, elle était fille de Ladislas, roi de Pologne, et avait épousé Charles Robert d'Anjou, arrière-petit-fils du frère de Saint Louis, et roi de Hongrie ; cette reine Elisabeth mourut en 1380 précisément au château de Bude, où fut retrouvée cette déclaration. Celle-ci n'en demeure pas moins quelque peu suspecte, sa publication venant à point nommée pour assurer le lancement de ce remède vraiment miraculeux. Et pourtant, c'est bien au XIVe siècle que le célèbre alchimiste et mystique catalan Ramon Lull distilla pour la première fois l'essence de romarin.

Quoi qu'il en soit, c'est seulement au XVIIe siècle que l’Eau de la reine de Hongrie connut une gloire sans partage en tant qu'eau de toilette conservant merveilleusement et la fraîcheur du teint et la douceur de la peau. Si elle cessa de faire des miracles, au moins, absorbée das une infusion ou, extérieurement, en massage, soulagea-t-elle les rhumatisants - à commencer par Louis XIV lui-même - et était-elle souveraine contre toutes sortes de troubles d'origine nerveuse. Bien des grandes dames ne se séparaient jamais de leur flacon d'Eau de la reine de Hongrie, telle Madame de Sévigné qui écrit à sa fille, Madame de Grignan : « Elle est divine ; je vous en remercie encore ; je m'en enivre tous les jours ; j'en ai dans ma poche. C'est une folie comme le tabac ; quand on s'y est accoutumée, on ne peut plus s'en passer... C'est le soulagement de tous les chagrins. » En somme, l'Eau de la reine de Hongrie combattait les « vapeurs » comme plus tard, au XIXe siècle, l'eau de fleur d'oranger.

Pendant longtemps, on ignora la composition de cette merveilleuse liqueur. Elle ne fut révélée que par l'analyse qu'en fit, au XVIIIe siècle, le père Rousseau, capucin et médecin du roi. On sut alors qu'elle tenait l'essentiel de ses pouvoirs des fleurs du romarin distillées et fermentées avec du miel.

Le romarin et ses vertus étaient connus de très longue date. Les Grecs déjà le tenaient en très haute estime. Pour les Romains, qui l'appelaient « rosée marine », nom qu'il a conservé non seulement en français, mais en allemand et en anglais, le romarin assurait aux morts un séjour paisible dans l'au-delà ; on le déposait donc sur les tombes et l'on en brûlait des rameaux en guise d'encens. AU Moyen Âge, le romarin était planté dans tous les jardins et surtout ceux des couvents où l'on cultivait les simples ; aussi prit-on soin de le relier à la mythologie chrétienne. La Vierge Marie, se reposant à côté d'un buisson de romarin, lors de la fuite en Égypte, y aurait étendu les langes de l'Enfant Jésus ; depuis lors, les fleurs de cet arbrisseau ont la couleur du ciel et s'épanouissent le jour de la Passion ; de plus, le romarin ne dépasse jamais la taille qu'eut, au cours de son existence humaine, Jésus-Christ.

Si, de toutes ces données apparemment fort hétéroclites, on tente de tirer une synthèse, on voit immédiatement se dégager une ligne qui relie le culte des morts à l'espoir de rajeunissement, sinon à la promesse de la résurrection. Mais en quoi ce bel arbrisseau buissonnant aux minces feuilles coriaces, vert foncé et brillantes dessus, couvertes d'un feutrage blanc au revers - qui, à l'état sauvage, se rencontre surtout dans le maquis et les garrigues des bords de la Méditerranée -, est-il en mesure de justifier une aussi ancienne réputation ?

Pour la phytothérapie moderne, le romarin est un excellent stimulant, un cardiotonique, en même temps qu'un antispasmodique ; il accroît la sécrétion biliaire et la purifie ; on l'emploie aussi en pommade comme cicatrisant et comme antiseptique, et aussi pour combattre les rhumatismes articulaire. C'est enfin un puissant emménagogue. L'action du romarin est donc principalement purificatrice, ce qui explique, du moins en partie, les pouvoirs qu'on lui prête. Mais ici, comme il arrive bien souvent, la plante a subi un processus de désacralisation. Réservée au culte chez les Anciens, elle est devenue officinale au Moyen Âge, puis est tombée au rang de plante condimentaire, utilisée surtout dans la cuisine provençale et italienne, et principalement avec la viande de mouton qu'elle aromatise agréablement.

Mais cette injuste déchéance ne pouvait être elle-même que toute provisoire, puisque, après tout, les légendes concernant les plantes n'étaient qu'une manière d'en souligner les vertus. Nous pourrions dire aujourd'hui qu'elles étaient destinées à engendrer un conditionnement psychique préalable qui rendait plus efficaces encore leurs très réelles propriétés.

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Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), le Romarin (Rosmarinus officinalis) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Masculin

Planète : Soleil

Élément : Feu

Pouvoirs : Protection ; Guérison ; Santé ; Sommeil ; Purification.


Utilisation magique : On peut substituer le Romarin à l'oliban dans toutes les recettes où entre l'encens mâle ; cette herbe aromatique, commune dans le midi de la France et facile à se procurer, émet en effet en brûlant des ondes purificatrices de très haute puissance. Les Anciens le savaient, qui en faisaient grand usage. Lorsqu'on l'utilise dans ce but, il ne faut pas seulement réduire en poudre les feuilles séchées et les sommités fleuries, mais aussi le bois en y mêlant une faible proportion de racines. C'est avec la myrrhe l'un des plus anciens aromates à brûler.

Placées sous l'oreiller, ou mieux encore mélangées au duvet qui bourre cet oreiller, quelques sommités fleuries assurent un bon sommeil paisible, réparateur, exempt de cauchemars.

Portée sur soi, une tige de Romarin aide à rester en bonne santé. Un bain au Romarin est purificateur.

Cet aromate a longtemps été utilisé dans les charmes destinés à provoquer l'affection, l'amour. Les recettes sont innombrables : huiles parfumées, cosmétiques, onguents, amulettes, parfums à brûler, etc. Les habitants des pays méditerranéens en faisaient grand usage sous la Renaissance et durant une bonne partie du XVII e siècle.

En Sicile, on en bourrait les poupées destinées aux vœux de guérison. Avant de pratiquer le rituel, un guérisseur se lavait toujours les mains avec une infusion de Romarin et de baies de genièvre ; les résidus, tiges, fleurs, feuilles et baies qui avaient servi pour cette infusion étaient ensuite brûlés dans la chambre du malade pendant que la famille récitait des prières.

Les déprimés, les angoissés devraient porter des vêtements de lin imprégnés de l'odeur de cette herbe.

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Les Romains tressaient des couronnes de romarin et les déposaient sur les tombeaux, parce que cette herbe, considérée comme sacrée, dont l'arôme devait conserver les corps, et le feuillage persistant garantir l'immortalité, procurait aux morts la paix éternelle. De plus, les Romains ornaient de romarin les dieux lares et s'en ceignaient le front à l'occasion des mariages ou des autres fêtes. Ils en brûlaient, au lieu d'encens, dans les cérémonies religieuses et funéraires, en raison de son odeur persistante rappelant, selon les Grecs, la fonction de Libanus, jeune prêtre assassiné et métamorphosé en romarin. C'est Horace qui rendit le plus bel hommage à cet plante dont il disait : « Si tu veux gagner l'estime des dieux, porte-leur des couronnes de Romarin. »

Adoré des païens, le Romarin ne fut pas pour autant dédaigné par le christianisme : pendant la fuite en Égypte, la Vierge Marie se reposa au pied d'un buisson de romarin et y étendit les langes de Jésus. Depuis, dit la légende, « ses fleurs ont la couleur du ciel et apparaissent le jour de la Passion ».

Sous de tels auspices, le Romarin ne peut que posséder des pouvoirs de protection particulièrement puissants. Non seulement il est prisé pour ses propriétés médicinales (contre les migraines, les hémorroïdes, l'épilepsie, la calvitie) mais il est aussi réputé pour rendre joyeux et inciter à l'amour et à la passion celui qui a sur lui quelques-unes de ses branches. Porté à la boutonnière, il attire le succès et renforce la mémoire selon les Anglais du Nord ; cette vertu fut célébrée par Shakespeare dans Hamlet, quand il fait dire à Ophélie : « Voici du romarin, c'est pour le souvenir » (acte IV, scène 5). Dans une maison, le romarin porte chance à ses habitants et en éloigne le mauvais sort ; sous un oreiller, il procure un sommeil paisible. On dit aussi qu'un peu de romarin dans un baril de bière protège de l'ivresse et qu'un peigne taillé dans son bois favorise la poussée des cheveux. Au XVe siècle, une vigne ou un champ devenait très fertile aussitôt qu'un romarin y était planté.

Le Romarin acquit surtout sa célébrité parce qu'il entrait dans la composition de l'« eau de la reine de Hongrie », décoction qui doit son nom aux effets prodigieux qu'il eut sur cette souveraine : « Moi Donna Isabella, Reine de Hongrie, âgée de soixante et douze ans, infirme des membres et gouteuse, ai usé un an entier de la présente Recette, laquelle me donne un Hermite que je n'avais jamais vu, et n'ai su voir depuis, qui fit tant d'effet sur moi, qu'à même temps je guéris et recouvrai les forces en sorte que paraissant belle à un chacun, le Roi de Pologne me voulut épouser ; ce que je refusai pour l'amour de Notre Seigneur Jésus-Christ, croyant que cette Recette m'avait été donnée par un Ange. » A l'époque où la reine recourut à ce philtre - vers la fin du XIVe siècle -, on le composait en mettant dans un récipient hermétique près d'un litre d'« esprit de vin distillé quatre fois (alcool modifié) » et quelque six cents grammes de fleurs de romarin, puis au bout de cinquante heures, en distillant le tout « dans un alambic au bain-marie ». L'eau magique était passée sur le visage, sur les membres douloureux tous les matins et avalée dans une boisson ou un aliment une fois par semaine. L'eau de Hongrie dont Mme de Sévigné disait : « Je m'en enivre tous les jours, j'en ai toujours dans ma poche, je la trouve excellente contre la tristesse », connut diverses variantes simplifiée au cours des siècles. On peut en effet se contenter de faire macérer dans de l'alcool les fleurs de romarin, et après une exposition au soleil d'un mois au moins les passer au travers d'un linge. Albert le Grand, dans sa recette qu'il considérait comme « la véritable qui fut donnée à Isabelle, reine de Hongrie », ajoutait au Romarin du pouliot, de la Marjolaine et de la Lavande et préconisait une macération de quatorze heures dans du fumier. Avec lui, la liste des vertus de cette infusion s'allongea : « Ce remède renouvelle les forces, rend l'esprit net, dissipe les sérosités, conforte la vue et la conserve jusqu'à la vieillesse décrépite, fait paraître jeune la personne qui en use. Elle est admirable pour l'estomac et la poitrine en s'en frottant dessus ».

Le pied de Romarin que l'on plante dans son jardin ne doit pas avoir été acheté (sinon il porterait malheur) mais avoir été offert par un ami. Pour qu'une bouture réussisse, il faut, dès qu'on l'a en main, la mettre directement en terre sans pénétrer dans quelque endroit que ce soit. Enfin, selon une croyance anglaise, le Romarin ne prolifère que dans un jardin où une femme « porte la culotte ».

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Eric Pier Sperandio, auteur du Grimoire des herbes et potions magiques, Rituels, incantations et invocations (Éditions Québec-Livres, 2013), présente ainsi le Romarin (Rosemarinus officinalis) : "Il s'agit d'une plante vivace, originaire de la Méditerranée, mais que l'on trouve maintenant un peu partout.


Propriétés médicinales : L'action stimulante du romarin facilite les fonctions du foie, la production de la bile et favorise la digestion. On peut se servir d'une infusion pour hausser la pression artérielle et améliorer la circulation sanguine.

Par contre, il faut faire attention car c'est un poison violent si on en consomme trop - il est préférable de se contenter d'en mettre un peu dans ses plats cuisinés. Utilisée en application externe, l'huile de romarin peut soulager les douleurs rhumatismales.


Genre : Masculin.


Déités : Apollon ; Freyja ; Vénus.


Propriétés magiques : Amour ; Exorcisme ; Mémoire ; Protection ; Purification.


Applications :

SORTILÈGES ET SUPERSTITIONS

  • Les feuilles de cette herbe dont un excellent purificateur lorsqu'on les brûle sur un charbon de bois, car elles chassent les énergies négatives.

  • On peut en planter autour de la maison pour protéger celle-ci des voleurs.

  • Se laver les mains avec une infusion de romarin attire l'amour.

CHARME POUR AMÉLIORER LA MÉMOIRE

Ce dont vous avez besoin :

  • une chandelle jaune

  • de l'encens de cèdre

  • du romarin frais

  • trois bandes de tissu blanc (coton ou soie) d'environ 46 centimètres chacune

  • une aiguille, du fil blanc

Rituel : Allumez la chandelle, faîtes brûler l'encens, puis placez le romarin sur chacune des bandes de tissu et refermez-les soigneusement en les cousant de fil blanc. Une fois cela fait, fermez les extrémités des bandes afin que le romarin ne puisse s'échapper. Tressez les trois bandes de tissu pour en faire un collier. Portez-le lorsque vous effectuez des tâches qui exigent de la mémoire."

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Selon Claire Tiberghien, auteure de Équilibre et méditation par les plantes, 30 plantes à découvrir (Éditions Jouvence, 2016), le romarin présente un intérêt certain dans de nombreux domaines :


Élément : Feu.

De son nom latin Rosmarinus officinalis, le romarin fait partie de la famille des Lamiacées. Il est plein de vigueur. Le romarin est employé contre les troubles digestifs, et les lourdeurs d'estomac. Il stimule l'appétit, facilite la digestion, calme les douleurs spasmodiques tout en protégeant le foie. Il est également anti-inflammatoire, anti-infectieux et diurétique. Le romarin améliore la concentration et la mémoire. Il est efficace pour les personnes surmenées ou fatiguées.


Sur le plan psychique : Le romarin purifie le corps et élimine de l'esprit les pensées inutiles. Favorisant l'intégration cérébrale et la concentration, il renforce les capacités d'apprentissage. Il nourrit la motivation ainsi que la joie au travail et aux performances. Il aide à voir le monde à travers la perspective du cœur, tout en fortifiant la conscience et la valeur de soi. Grâce au romarin, on vit mieux son propre rythme. Cette plante du moment présent et de l'amour apporte la joie de vivre et ce qui en résulte : l'enthousiasme et le succès.


Grâce au romarin, je peux affirmer :

  • Je relève les défis avec élan et enthousiasme.

  • Je suis dans la joie du cœur, même dans les temps difficiles.

  • Je reconnais mes limites et je les respecte.

  • Je suis porté par la légèreté de l'insouciance.

  • J'aime le jeu de la vie.

  • Je vis et j'aime l'instant présent.

  • Je suis capable de voir la lumière en toute chose.

  • Je respecte ma propre force.

La méditation du Romarin : C'est une chaude soirée d'été. La torpeur de la journée s'est allégée et le souffle tiède de la brise vous caresse le visage. Le sol sablonneux est encore chaud. Vous vous allongez sur un carré d'herbes sèches et douces. Une senteur puissante, aromatique, vous a attiré dans cet endroit. Le romarin. Plein de vigueur, libre.

Portez votre attention sur votre respiration. Lentement, elle devient de plus en plus profonde, stimulée par le parfum du romarin. La lassitude de la journée s'estompe. Une sorte de nostalgie vous envahit et le souvenir d'anciennes douleurs se manifeste. Respirez la puissance du romarin. Elle dissipe la souffrance.

Dans la nuit étoilée, vous ressentez comme un soleil qui réchauffe votre cœur et vous redonne la joie de vivre. La force de vivre votre vie. Lâchez ces reproches que vous vous faites. Ressentez de la compréhension pour vous-même et pour votre comportement. Acceptez-vous entièrement, tel que vous êtes, ici et maintenant.

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Fabrice Fenouillère, dans Des Plantes et des hommes (Éditions Galéa, 2017) consacre un article au Romarin :


Agitateur de neurones : Entrons de plain-pied, si vous le voulez bien, dans l’intimité de Rosmarinus, littéralement « la rosée de la mer », comprenez « celui qui vit au bord de l’eau » par allusion à son omniprésence sur le littoral méditerranéen.


Et si chacun sait qu'il est capable de parfumer viandes te poissons comme nul autre, cette « main de Dieu », comme on l'a surnommé, ne nous veut surtout que du bien, en terme de santé. Sa tisane, par exemple, est bonne pour purifier le sang, apaiser le foie, prévenir les troubles cardiaques, faire s'envoler les tensions ou les maux de tête. Plongés dans un bain, quelques gouttes de son huile essentielle savent aussi soulager efficacement les rhumatismes.

Mais ce qui est surtout particulièrement interpellant, c’est le pouvoir du romarin sur nos facultés intellectuelles ! Ce que semblaient déjà avoir compris les Grecs aux temps antiques, avec ces philosophes et étudiants en plein examen, qui à l’ombre du Parthénon, portaient des couronnes de romarin afin de stimuler leurs neurones.

Plus généralement, à l’appui de vieilles coutumes méditerranéennes, on peut affirmer que cette plante est celle de la mémoire : présente lors des commémorations de guerre, parfois encore portée à la boutonnière par des personnes en deuil, brûlée sous forme d’encens pour se signaler aux ancêtres ou jetée dans les tombes lors de funérailles. Ce qui est séduisant c’est de constater que la science vient de crédibiliser ces particularismes millénaires ! Effectivement, sentir du romarin améliorerait considérablement nos performances cognitives et la qualité globale de notre mémoire grâce à des composés volatiles ayant la capacité de s’infiltrer dans notre circulation sanguine par l’intermédiaire de notre muqueuse nasale et d’aller directement chatouiller les récepteurs de notre cerveau...

Avis donc aux étudiants en période d’examen : prenez une branche de romarin dans votre poche et respirez-la à plein poumon. En cas de baisse de régime cérébral, elle vous rendra aussitôt les idées claires. Quant à ceux qui ne seraient plus, depuis bien longtemps, sur les bancs de l’école, soyez rassurés, le romarin recèle un autre secret à votre attention : celui de la jeunesse éternelle !

Bourré d’antioxydants, on sait en effet qu’il y a quatre siècles, une eau de jouvence faite de ce précieux aromate aurait transformé la vie d’une certaine Donna Izabella. Septuagénaire hongroise, laide et pleine de rhumatismes, celle-ci, en s’en barbouillant le corps, aurait retrouvé, en quelques mois seulement, la splendeur de ses 20 ans, ce qui lui permit au passage de séduire le Roi de Pologne qui en fit sa reine...

Restée dans l’histoire sous le nom « d’eau de la Reine de Hongrie » et très à la mode sous Louis XIV, je vous en livre ici la recette : « 950 g d’alcool, 600 g de fleurs de romarin, le tout à laisser macérer 50 heures dans un bocal fermé et placé en plein soleil. Distillez ensuite cette potion au bain-marie. C’est naturel et surtout, dans l’espoir de rajeunir, bien moins cher qu’un coup de bistouri ! »

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Maïa Toll, auteure de L'Herbier du chaman, 36 cartes divinatoires, A la rencontre de la magie des plantes (Édition originale 2020 ; Édition française : Larousse, 2021) nous révèle les pouvoirs du Romarin (Rosmarinus officinalis) :


Mot-clef : Souvenir


Le Romarin à l'odeur du déjà-vu et l’arrière-goût de la nostalgie. Il est le parfum ténu qui vous chatouille les narines et disparaît, vous laissant soupirer après quelque chose que vous êtes incapable de nommer, avec des souvenirs vivaces, fugaces, qui vont et viennent et que vous voudriez retenir.

A l'époque victorienne, en Angleterre, on disait que le romarin murmurait : « Souvenez-vous de moi. » Mais ce n'est qu'un aspect de sa magie. Il a le pouvoir de raviver la mémoire, d'doucir les angles ou de faire resurgir le passé reculé, appuyant sur votre ADN pour faire apparaître les désirs de votre lignée. Écrasez ses feuilles. Respirez-les. Le passé est encodé dans notre mémoire cellulaire. Le romarin vous chuchote : « Pénétrez dans le savoir qui vit dans vos os. Laissez la mémoire surgir du corps de votre être. »


Rituel : Honorer la mémoire ancestrale

La magie du Romarin tient à son odeur et à l'huile essentielle de ses feuilles. La science a affirmé que respirer de l'huile essentielle de romarin améliorait la mémoire. Je vous explique comment : lorsque vous respirez de l'huile essentielle de romarin, ses composés volatils traversent la muqueuse olfactive qui tapisse l'intérieur de votre nez et pénètrent dans la circulation sanguine. Votre mémoire est donc considérablement boostée quand le romain circule dans vos veines.

Prenez une bonne bouffée de romarin en écrasant des feuilles fraîches entre vos doigts ou en frottant une goutte d'huile essentielle entre vos paumes. Puis portez vos mains à votre nez et respirez cette odeur pendant quelques minutes. Observez comment vous vous sentez.


Vous souvenir de votre lignée

Reliez-vous à votre passé ancestral par l'écriture libre. Prenez un carnet et réglez la sonnerie d'un minuteur sur 10 minutes. Vous trouverez un texte d'amorce ci-dessous. Après l'avoir lu, mettez-vous à écrire et ne vous arrêtez pas avant que les dix minutes se soient écoulées.

Il y a fort à parier que vous allez vous sentir idiote, perdue ou désorientée pendant au moins trois minutes. Vous aurez l'impression de fabuler ou de ne pas savoir quoi écrire. Mains continuez. A un moment donné, votre ego va se mettre en veilleuse et c'est là que la magie va commencer à opérer !

Voici votre texte d'amorce : « Cher (nom de l'ancêtre), je travaille à approfondir mes liens ancestraux. Y a-t-il quelque chose que tu aimerais partager avec moi ? » Puis écrivez la réponse avec la voix de votre ancêtre.


Réflexion : Vous êtes un tissu de mémoires

Le Romarin nous murmure les souvenirs de sa vie, mais il nous rappelle aussi les cuisines des générations passées et l'odeur du camphre se mêlant à l'air marin. Notre ADN a traversé des millénaires. Lorsque nous pensons à la mémoire, nous nous focalisons sur les personnes que nous avons connues - grands-parents, grands-tantes, cousins germains. Nos pensées ont tendance à reposer sur des personnalités, des expériences, des goûts et des dégoûts. Le Romarin nous demande de dépasser ces associations pour sentir les mémoires qui vivent dans les brins entrelacés de nos chromosomes. C'est ce que signifie honorer nos ancêtres et nous ancrer dans notre propre histoire.

Et si vos os étaient un socle rocheux et votre rire le vent déchaîné ? Et si vous n'étiez pas seulement un individu, mais l'incarnation actuelle d’une longue lignée ?

Souvenez-vous.

«La mémoire est chose complexe, un parent de la vérité, mais pas son jumeau. »


(Barbara Kingsolver, Une Rivière sur la Lune)

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Arnaud Riou dans L’Oracle du peuple végétal (Guy Trédaniel Editeur, 2020) classe les végétaux en huit familles : les Maîtres, les Guérisseurs, les Révélateurs, les Enseignants, les Nourricières, les Artistes, les Bâtisseurs et les Chamans.

La famille des Guérisseurs comprend la Sauge, le Romarin, la Lavande, l’Ail, la Consoude, le Pissenlit, l’Ortie. Ils ont un rôle clé dans l’équilibre de la santé et de la guérison.

Que ton aliment soit

ton seul médicament.

Hippocrate.


Les Guérisseurs : Si nous avons chacun une mission de vie, il en est de même pour chaque esprit parmi le peuple végétal, chaque arbre, plante, pousse, fruit, champignon, herbe a sa raison de vivre sur la Terre. Chacun contribue à l'équilibre de l'univers et à notre propre équilibre. Notre santé s'enrichit quand elle st vue comme un tout dans sa dimension systémique. C'est l'intelligence de différents systèmes superposés qui nous maintient en santé. Le système digestif, cardiovasculaire, immunitaire, musculaire, osseux, mais aussi l'équilibre entre le système conscient et inconscient, visible et invisible, interne et externe du corps. L'équilibre entre nous et l'environnement. Le peuple végétal l'a bien compris. Aucune plante ne survivrait sur la Terre si elle n'était nourrie par les autres. Nous sommes tous liés les uns aux autres et sont liées entre elles les différentes dimensions de notre incarnation. Ainsi, une relation toxique peut avoir des répercussions sur notre mode de pensée, sur notre cerveau et sur nos organes. Les Guérisseurs savent cela. Ils nous permettent d'équilibrer nos différents systèmes et de nous concentrer sur une facette ou sur un organe en particulier. La médecine quantique, qui est la médecine de demain, nous enseigne que le seul fait de se connecter à une plante ou à une information nous permet de recevoir cette information, cette qualité ou cette sagesse.

Souviens-toi qui tu es.

Souviens-toi du parfum

de ton Âme.

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Voici l'une des plantes les plus précieuses du potager et du bouquet des épices. Voici un Guérisseur des plus sensibles. Aussi sensible aux goûts et parfums qu'à son goût de la médecine, elle aime autant s'allier aux cuisiniers qu'elle aime soigner avec les Guérisseurs. Cet arbuste s'est imposé naturellement dans les bosquets, les rocailles, la garrigues du bassin méditerranéen, notamment dans le sud du Portugal, de l'Espagne et de la France, où il a été adopté dans la cuisine provençale avec ses frères le Thym et la Lavande. Le romarin pousse facilement en petits bouquets serrés et peut atteindre jusqu'à un mètre cinquante. Il est facile à cultiver et à entretenir tant il ne demande que peu d'eau. La floraison de cette plante aromatique et médicinale débite au mois de janvier pour durer jusqu'en avril. Certaines espèces offrent une seconde floraison au début du printemps De petites fleurs bleues et violacées s'offrent en grappes et décorent le vert des branches qui reste tendre presque toute l'année. L'esprit du Romarin est venu visiter il y a plus d'un millénaire celui des Arabes très avancés dans l'étude des plantes, qui en faisaient déjà bon usage sur le plan médicinal. Plus tard, l'esprit de cette plante médicinale a voulu sortir de la pharmacopée et s'inviter dans les potagers de Charlemagne. Romarin signifie « rosée des mers » en latin et « buisson aromatique » en grec. Le Romarin camphré, étant toxique pour le foie, c'est surtout le Romarin officinal qui sera utilisé en aromathérapie. Le Romarin favorise la digestion, régule les lipides, améliore la circulation du sang et celle de la bile. Il fluidifie le sang et réduit le risque de calculs rénaux. Il prévient des rhumatismes. C'est un régulateur d'humeur. Il permet de lutter contre le surmenage intellectuel. C'est un antioxydant, il lutte contre le vieillissement cellulaire. En onguent, il soigne les affections de la peau. C'est un défatigant. Il stimule les fonctions immunitaires et prévient l'insomnie. Il est antiseptique et peut apaiser directement des piqûres ou zones affectées. C'est parce qu'il est doté de toutes ces qualités que le Romarin a su se faire autant adopter en cuisine que chez les apothicaires. Par ailleurs, ses bienfaits sont appréciés par les Abeilles, qui produisent à partir de celui-ci un Miel de grande qualité. Il est adopté en parfumerie et en aromathérapie pour ses nombreuses vertus. Le Romarin est la plante du souvenir et favorise la mémoire. Il a longtemps été invité lors des mariages, des commémorations ou des funérailles. Les Anciens portaient une petite rosette de Romarin à la boutonnière qu'ils brûlaient pour mieux se souvenir de l'événement. Par sa structure sensible, le Romarin entretient la mémoire, la clarté de l'esprit et le discernement. Il s'est invité dans la Grèce antique, où les étudiants confectionnaient des couronnes pour renforcer la force de l'esprit. On en prélève l'essence en aromathérapie, pour en distiller les huiles essentielles. On en fait sécher des branches pour aromatiser la cuisine, en bouquets odorants, on en met sous l'oreiller pour favoriser les rêves. On peut utiliser de la poudre séchée de feuilles pour régler ses humeurs, favoriser la concentration. Les Romains coiffaient les mariés le jour de leurs noces de couronnes tressées et en déposaient sur leurs tombeaux pour obtenir le souvenir des vivants et le respect des Dieux. Les Égyptiens l'utilisaient déjà pour l'embaumement, ainsi qu'en fumigation lors des cérémonies religieuses en remplacement de l'encens. Cette herbe, considérée comme sacrée, devait conserver le corps par son arôme. Son feuillage persistant garantissait l'immortalité et procurait aux morts la paix éternelle. Il est symbole de bonheur et de gaieté, on l'appelait aussi « herbe des troubadours ». Durant les grandes épidémies, l'esprit du Romarin protégeait ceux qui portaient un petit sac de ses feuilles semblables à des épines autour du cou. On le brûlait dans la chambre des malades pour en assainir l'air. Le Romarin est ami avec la Vigne et lui partage ses ressources pour rendre la terre plus fertile. Plante légère, plante joyeuse, plante sage qui assume totalement son rôle et son influence, le Romarin nous accompagne pour épicer notre vie et nous rappeler à quel point celle-ci est précieuse.


Mots-clés : La légèreté ; Le Soleil ; La guérison ; La confiance ; La protection ; Le Support ; Le bien-être ; La mémoire ; Le souvenir ; L'harmonie ; Le couple ; La concentration ; La connaissance ; L'immunité ; La digestion.


Lorsque le Romarin vous apparaît dans le tirage : C'est une invitation à observer si vous prenez soin de vous, de votre rythme, de votre bien-être. Le Romarin est une plante d'équilibre et d'harmonie. Elle vous interroge sur votre stabilité intérieure. Le Romarin vous rappelle combien il est nécessaire de vous accorder du temps, de vous faire plaisir, d'écouter vos besoins. Le Romarin vous invite à vous souvenir de ce qui vous anime profondément, de vos rêves d'enfant, de votre idéal et des valeurs auxquelles vous vous êtes engagé et dont parfois vous vous éloignez. Lorsque vous avez l'impression que votre existence manque de sens, lorsque vous perdez le contact avec votre lignée, avec ce qui vous construit profondément, le Romarin vous invite alors à revenir vers votre centre, à vous concentrer sur ce que vous voulez vraiment. La vie passe si vite que vous pourriez oublier l'essence de votre vocation et votre mission sur la Terre. Le Romarin est alors là pour vous rappeler profondément qui vous êtes et d'où vous venez. Il vous aide à suivre votre destination. Le Romarin est de la famille des Guérisseurs. Il est experte de l'appareil digestif. Par ses qualités digestives, il vous aide à digérer tant sur le plan physique que subtil. Cela peut être des situations, des paroles qui vous sont restées sur l'estomac et que le Romarin vous aide à dissoudre.


Signification renversée : Lorsqu'il est renversé, le Romarin signale une dispersion et vous invite à retrouver votre centre et votre verticalité. Il n'y a pas d'efforts surhumains à faire, juste vous poser vous centrer et revenir à ce qui est naturel, cohérent, congruent, entre vos paroles et vos actes. Le Romarin fluidifie vos pensées et vos actes. Il vous alerte sur un épuisement, intellectuel ou mental. Trop de pensées vous écartent de votre véritable nature. Peut-être utilisez-vous une partie de votre énergie à vous plaindre, à reprocher, ou même à regretter, ce qui revient au même au niveau de la perte de votre énergie vitale. Cela forme comme des caillots dans votre aura, qui a besoin alors d'être purifiée. Le Romarin est une douce plante de guérison. Elle intervient quand c'est nécessaire en déployant sa fonction purificatrice pour nettoyer ce qui a besoin de l'être.


Le message du Romarin : Je vis dans les rocailles, je me plais dans les rochers, je lézarde au soleil. Je jouis de sa chaleur. Je me prélasse, bercé par le vent. Marche lentement, le long des falaises, affine tes narines ! Reçois les embruns marins et accueille mon parfum, ici entre le Thym citronné et la Lavande enivrante. J'en appelle à tes sens, à ta joie d'enfant. Je t'aide à réaliser combien notre Terre-Mère nous offre de saveurs, de senteurs, de cadeaux. Vines me cueillir, viens me sentir, me mettre dans ton assiette, dans ta poche ou sous ton oreiller. Viens te souvenir avec moi que l'existence sur la Terre est joie, jeu, légèreté. En t'amusant, en ressentant, en utilisant tes sens pour devenir plus fin et plus conscient, tu retrouveras toujours ta consistance. Rapproche-toi de moi, ose t'offrir ce qui est si simple et si doux à ton palais ! Je suis le Romarin, le Guérisseur des digestions. C'est l'amertume qui rend la digestion difficile. La joie, la légèreté te permettent de dissoudre tout ce qui t'encombre. Associe-toi à moi. Je vais t'accompagner à gai-rire !


Le rituel du Romarin : Procurez-vous une branche de Romarin frais ou séché. Faites brûler quelques branches de Romarin et stabilisez-vous sur vos deux pieds. Puis écrivez les valeurs auxquelles vous ne dérogez pas. Cela peut être la liberté, le partage, la générosité. Prenez le temps de vraiment ressentir ces valeurs, ne vous contentez pas de répéter des paroles entendues. Plongez dans la vérité de votre âme et identifiez sept de ces valeurs. Si possible, écrivez-les. Puis prenez un temps pour décrire ce que serait votre existence si ces valeurs étaient quotidiennement incarnées dans chacun de vos actes, de vos paroles, de vos choix. Laissez votre esprit se souvenir de votre quotidien ces derniers jours. A quel moment avez-vous trahi ces valeurs ? Comment vous êtes-vous senti alors ? Puis, à quel moment sentez-vous que vous avez honoré ces valeurs ? Puis, répétez ces paroles : « Aujourd'hui, je me connecte à mes valeurs profondes (nommez ces valeurs). En honorant ces valeurs, j'honore toute l'humanité. Je m'autorise à incarner pleinement mes valeurs dans mon quotidien. J'ai en moi et autour de moi les ressources pour incarner pleinement ce que je suis, ce en quoi je crois et ce en quoi j'aspire. » Répétez ces phrases plusieurs fois, jusqu'à en sentir l'influence dans vos cellules.

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Symbolisme alimentaire :


Pour Christiane Beerlandt, auteure de La Symbolique des aliments, la corne d'abondance (Éditions Beerlandt Publications, 2005, 2014), nos choix alimentaires reflètent notre état psychique :




Mythologie :


D'après Angelo de Gubernatis, auteur de La Mythologie des plantes ou les légendes du règne végétal, tome 2 (C. Reinwald Libraire-Éditeur, Paris, 1882)


ROMARIN. — Plante aromatique devenue funéraire. Son arôme passait pour conserver le corps du trépassé, et son feuillage toujours vert semblait un gage d’immortalité. Dans le nord, ceux qui accompagnent le mort, portent souvent une branche de romarin. Dans la chanson de Marlborough, le tombeau du héros est entouré de cyprès et de romarin. Pour Orphelia, le romarin réveille le souvenir. « There’s rosemary ; that’s for remembrance », dit la pauvre folle à Laertès, en lui donnant du romarin. Un proverbe sicilien dit que le romarin est réservé pour les morts :

Cc’ è tant ’ervi all’ orti

E cc’ è la rosmarina pi li morti.


Un conte de fée sicilien nous apprend ce qui suit : Une reine stérile alla dans son jardin et, en regardant un romarin, se prit à l’envier à cause de ses branches nombreuses. Elle devint enceinte et accoucha d’un romarin, qu’elle arrosa quatre fois par jour avec du lait. Le roi d’Espagne, neveu de la reine, ayant volé le pot de romarin, l’arrosa avec du lait de chèvre. Un jour qu’il jouait de la flûte, il vit sortir du romarin une belle princesse, et il en tomba amoureux. Mais, obligé de partir pour la guerre, il recommanda le romarin au jardinier. Les sœurs du roi ayant trouvé la flûte se mirent à jouer ; la belle princesse sortit du romarin ; les sœurs du roi, tourmentées par la jalousie, la frappèrent. La belle princesse disparut ; le romarin commença à dépérir ; le jardinier, par crainte du roi, s’enfuit. A l’heure de minuit, il entend un dragon qui parle à sa femme et lui raconte l’histoire du romarin ; le jardinier apprend, par leur entretien, que la plante reverdira si on l’arrose avec leur graisse (c’est par l’humidité, le gras de la nuit, que chaque jour renaît, dans le ciel oriental, la belle princesse Aurore) ; il tue le dragon et sa femme ; de leur graisse il arrose le romarin ; ainsi le charme est vaincu : le roi revient et il épouse la belle Rosamarina (Rose de mer, rhos marinum, proprement rosée de la mer). On dit, en Sicile, que le romarin est cher aux fées ; et que les jeunes fées, changées en serpents, s’y cachent.

Au lieu de l’encens, trop coûteux, les anciens employaient souvent dans leurs cérémonies religieuses et spécialement funéraires, le romarin. On ornait de romarin les lares romains ; et dans les fêtes paliliennes, on se servait du romarin comme d’un moyen de purification. Dans une recette du XVe siècle, publiée à Livourne (1868), par M. Chiarini, on recommande les fleurs de romarin, la rue, la sauge, le coing, la marjolaine, le fenouil, etc., pour conserver la jeunesse. Dans la campagne de Bologne, on prétend que les fleurs de romarin, mises en contact avec la chair, et spécialement avec le cœur, donnent de la gaieté. Dans l’Andalousie, d’après Caballero, le romarin (ainsi que le genévrier, dans d’autres traditions) aurait donné asile à la vierge Marie, durant sa fuite en Égypte. Il se met, dit-on, en fleur le jour de la Passion, parce que la vierge Marie, sur le romarin, a étendu le linge et les habits de l’enfant Jésus ; et il porte bonheur aux familles qui en parfument la maison en la noche buena (dans la bonne nuit, la nuit de Noël ; cf. Genévrier). Dans l’Havelland, le pasteur reçoit des jeunes mariées, pour leur noce, une tasse de bière, une bougie et une branche de romarin entourée de fils de soie rouge. A Hildesheim, le vendredi-saint, on frappe les femmes avec du romarin ou avec des branches de sapin, en leur demandant un cadeau. D’après une note d’Elpis Melaina à un chant nuptial crétois, le romarin serait, pour les habitants de l’île de Crète, le symbole de la sincérité.

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Contes et légendes :

Le brin de romarin

(conte traditionnel italien)


"Il était une fois une jeune fille très pauvre qui vivait il y a bien longtemps en Espagne. Un jour, elle alla ramasser du bois dans la forêt, comme elle le faisait d’habitude. Par hasard, elle cueillit un petit brin de romarin et, au même moment, un beau prince charmant apparut sous ses yeux étonnés. Le prince fut tellement touché par la beauté de la jeune fille qu’il ne voulut plus la quitter. Il la prit par la main et l’entraîna dans son palais qui s’élevait dans une vallée, de l’autre côté de la forêt. Là, il l’épousa. Elle était désormais la maîtresse des lieux, mais il la mit en garde : elle était libre d’aller où elle voulait dans le palais à condition qu’elle lui promette de ne jamais ouvrir une certaine petite porte. Elle promit et ne posa pas de question, comme il le lui demandait. Ils vécurent ainsi, heureux et insouciants, pendant quelque temps. Cependant, plus le temps passait, plus la pauvre jeune femme était dévorée de curiosité chaque fois qu’elle passait devant la porte interdite. Un matin, alors que le prince était parti à la chasse, n’y tenant plus, elle courut ouvrir la porte. Mais, à peine eût-elle tourné la clé dans la serrure que tout se mit à trembler et gronder autour d’elle. Les murs s’effondrèrent, les valets et les laquais tombèrent en poussière et ce qu’il restait du palais s’envola en fumée. Elle se retrouva seule dans la forêt et versa des larmes amères sur la perte de son cher époux. Elle décida de partir à travers le monde pour le retrouver. Elle visita de sombres cachots et d’effrayants châteaux hantés. Elle interrogea des magiciens, des rois, des mendiants et des géants, mais ses efforts furent vains. Alors, elle escalada la plus haute montagne, et demanda au soleil, dont les rayons brillent en tous lieux, s’il avait vu son prince. Non, il ne l’avait pas vu. Puis un oiseau la porta jusqu’à la lune qui connaît tous les secrets de la nuit, mais elle non plus ne l’avait pas vu. Enfin, elle courut jusqu’au vent qui vole et se glisse partout, et lui posa la même question. Le vent, en soufflant doucement autour d’elle, lui répondait : - Oui, j’ai vu le prince, votre époux. Il est prisonnier d’un roi cruel et doit épouser sa fille, qui est très laide, aujourd’hui même. Il a été ensorcelé et n’a plus aucun souvenir de son amour pour vous. Le vent enveloppa alors la jeune femme dans son manteau aérien et la transporta dans le pays où son prince était emprisonné. Elle se retrouva dans le jardin du château. En souvenir de son amour, elle cueillit un brin de romarin et le serra contre son cœur. Le prince, qui allait rendre visite à sa fiancée, passa tout près d’elle. Elle l’effleura avec le brin de romarin et aussitôt l’enchantement prit fin. Il reconnut la jeune femme. Il la prit dans ses bras et l’assura qu’il l’aimait et ne la quitterait plus jamais. Ensemble, ils quittèrent le château du roi cruel et retrouvèrent leur palais où ils vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours."

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