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  • Anne

Le Soleil




Étymologie :

  • SOLEIL, subst. masc.

Étymol. et Hist. I. 1. a) Fin xe s. li soleilz « astre lumineux qui est le centre du système planétaire dont la terre fait partie » (Passion, éd. d'Arco Silvio Avalle, 390) ; en partic. ca 1100 le soleill levant (Roland, éd. J. Bédier, 3098) ; 1155 soleil culchant (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 14189) ; b) 1391 entre deux solaux (Poeces justificatives, n°1465 ds G. Espinas, Vie urbaine de Douai, IV, 656) ; 1660 entre deux soleils (Oudin Esp.-Fr.) ; c) ca 1450-65 soubz le soleil (Charles d'Orléans, Rondeaux, LXXVIII, 11 ds Poés., éd. P. Champion, t. 2, p. 340) ; 2. ca 1150 « lumière, chaleur du soleil » (Le Conte de Floire et Blancheflor, éd. J. L. Leclanche, 2624) ; a) ca 1590 coup de soleil (Montaigne, Essais, I, XXI, éd. P. Villey et V.-L. Saulnier, p. 100) ; b) 1611 biens au soleil (Cotgr.) ; c) av. 1761 ôte-toi de mon soleil (Marquise de Pompadour ds Lar. 19e) ; cf. 1829 (Janin, Âne mort, p. 11) ; d) 1803 [une] place au soleil (Chateaubr., Génie, t. 2, p. 67) ; 3. a) ca 1450-65 fig. symbolise ce qui a un grand éclat, du prestige, etc. (Charles d'Orléans, Ballades, XLV, 6 ds Poés., t. 1, p. 67) ; d'où expr. av. 1765 être ... près du soleil (Caylus, Œuvres badines, X, 15 [Guillaume]) ; b) 1557 « le soleil personnifié ou considéré comme un dieu » du Soleil les chevaux arrestez (O. de Magny, Souspirs, p. 34 ds IGLF Moy. Âge) ; 4. a) 1629 poét. « jour, journée » (Mairet, Solim., I, 1 ds Littré) ; b) 1690 « année » (Fur.) ; 5. 1686 [1687 éd.] « astre considéré comme le centre du système planétaire » (Fontenelle, Entretien sur la pluralité des mondes, Premier soir, p. 13). II. 1. 1460-83 représentation symbolique du soleil escus au soleil « écu d'or frappé sous Louis XI, Charles VIII et François Ieravec un soleil au-dessus de la couronne » (Jean de Roye, Chron. scandaleuse, éd. B. de Mandrot, t. 2, p. 128) ; 2. 1520 « ostensoir » (Les Orfèvres de Troyes du XIIe au XVIIIe s., Guillemin de Chevry [1519-25] ds Nouv. Arch. Art fr., 3e sér., t. 7, 1891, p. 334 : le soleil par où pose la saincte hostie) ; 3. 1530 alchim. soleil sophistique « or » (Contred. de Songe cr., f. 19 ds La Curne) ; 1611 soleil (Cotgr.) ; 4. 1600 bot. herbe au soleil « tournesol » (O. de Serres, Théâtre d'agric., VI, 12 ds Hug., s.v. herbe) ; 1640 soleil « id. » (Oudin Ital.-Fr.) ; 5. 1690 hérald. (Fur.) ; 6. 1694 pyrotechn. soleil de feu (Corneille) ; 1752 id. soleil (Trév.) ; 7. 1844 piquer un soleil, v. piquer étymol. II 2 f ; 8. 1882 « figure exécutée à la barre fixe » (Laisne, Dict. de gymnastique ds Petiot 1982) ; 9. 1933 jeux de cartes (Lar. 20e). Du lat. pop. *soliculus, élargissement du lat. class. sol, solis « soleil, lumière du soleil ; le plein jour d'où la vie publique » et au fig. « un grand homme », cf. aussi l'a. prov. soleilh, solelh, XIIe s. (Bernard de Ventadour, Quan la fuelha ds Rayn.) ; le lat. sol subsiste dans la plupart des lang. rom. : ital. sole, esp., port. sol, cat. sol (FEW t. 12, p. 30a), a. prov. sol déb. xiiie s. (Ponz de Capdueil, Hun ils e fis ds Rayn.) qui survit encore dans l'extrême sud-ouest (FEW, op. cit., p. 23b) ; cf. aussi l'a. fr. sol 1119 (Philippe de Thaon, Comput, 553 ds T.-L. qui cite d'autres ex.) qui est un latinisme ou qui est dû à une infl. prov. (FEW, op. cit., p. 30b, note 1).


Lire également la définition du nom soleil afin d 'amorcer la réflexion symbolique.

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Symbolisme :


Selon Solange de Mailly-Nesle auteure d'un ouvrage intitulé L'Interprétation du thème astral (Éditions Nathan, 1989 sous le titre Le Thème astral ; Éditions du Rocher, 2000) :


Le symbole représente "Un cercle (l'infini se manifestant durant un cycle) centré de façon unique".


Tout comme le Soleil est le centre de notre système (c'était pour les Anciens le centre de lumière qui éclairait la route des planètes) autour duquel tournent les planètes, il symbolise l'idéal que nous portons en nous, le but que nous voulons accomplir tout en cherchant à vivre nos multiples facettes-planètes. Il représentait le dieu Apollon qui se fit l'apôtre du « Connais-toi toi-même ». Il est accroissement de conscience. %ais me Soleil symbolise aussi le centre de l'organisme, c'est-à-dire le coeur principalement. En tant que pôle de lumière, l serait en rapport avec l'œil droit chez l'homme et l'œil gauche chez la femme. Enfin e Soleil dans un thème natal symbolise les obstacles ou les réalisations concrètes (profession) qui nous empêchent ou nous permettent d'accomplir notre idéal (plan circonstanciel). Par analogie, il manifeste le type de relations que nous avons avec la ou les personnes qui influencent, structurent ou représentent notre idéal, principalement le père ou le mari pour une femme.

[...]

Symbole Fonctions psychologiques Modes d'expérience Fonctions biologiques

tendances, aptitudes, circonstances, et physiologiques.

capacités. événements.


Centre, but, Idéal du moi. Relations au Père. Cœur, cerveau.

direction. Fonctions de croissance, de Circonstances qui perm- Colonne vertébrale.

Père idéal, valeur. croyance, de valorisation, -mettent ou non de Œil droit.

Jour, lumière. de représentation. réaliser son idéal.

Accroissement de Tendance à idéaliser, à Engagement, profession,

conscience. spiritualiser. direction dans la vie.

Énergie créative. Pour une femme : relations

au masculin, au mari.

Pour un homme : comporte-

-ment extérieur, mode de

manifestation

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Dans Celui qui marchait avec les esprits, Messages du futur (édition originale 1995, traduction française Robert Laffont, 1997), Hank Wesselman nous raconte des expériences de conscience élargie qui lui ont permis différentes expériences mystiques, comme notamment une rencontre a-temporelle avec un de ses descendants, Naïnoa :


"Dans l'esprit des deux hommes naquit la question de l'humanité et le désir de savoir comment elle avait surgi dans ce grand dessin.

Alors le grillage réapparut, plus vaste, dans l'obscurité, et ses fils de lumière s'étiraient vers l'infini, ponctués de masses lumineuses à chaque intersection. Une sphère d'un rouge incandescent les attira et ils s'en approchèrent en suivant les fils qui la reliaient à l'ensemble. Ils virent la surface nuageuse de leur planète et se demandèrent pourquoi elle paraissait rouge et non bleue. En percevant la vaste conscience formée par les différentes consciences collectives de tout ce qui y vivait, ils comprirent que la planète était la mère et que la vie était apparue dans son sein.

Et le père ?

Leur conscience se déplaça jusqu'à leur Soleil, brillant dans la grande ténèbre de Io, flot de lumière manifestant le flot d'énergie de l'Univers. C'était lui le pourvoyeur de l'énergie vitale, la source du mana, fortement concentré dans toute chose vivante associée à leur monde. C'était leur créateur, dont le pouvoir était transformé en choses vivantes au sein de l'élément nourricier, l'eau. C'était le père céleste, pourvoyeur de force vitale, source de la vie, dans leur secteur de l'Univers.

Le sentiment de l'interrelation de toute chose les envahit. Ils virent leur être comme une combinaison de matière, d'énergie et de conscience liées entre elles par leur aumakua, lui-même faisant partie de l'esprit humain collectif, lequel s'intègre dans la réalité plus vaste de la conscience planétaire.

Et le créateur ? Et cette immense concentration de puissance universelle se consumant dans le grand vide ?

En réponse à cette interrogation, ils sentirent que le Soleil aussi possédait une conscience. Ils comprirent qu'un processus d'évolution des consciences de toutes les formes de vie présentes sur la planète humide était en train de faire naître la conscience des étoiles? L'esprit solaire se formait, grandissait à travers la conscience collective en perpétuelle évolution de tout ce qui existait dans son système. L'inévitable conclusion était donc que les innombrables formes de conscience présentes sur terre étaient et sont la conscience du Soleil.

L'esprit du savant frémit en comprenant cela. Le Soleil était d'une clarté aveuglante, mais l'aube et le crépuscule offraient aux êtres vivants de la planète humide la possibilité de contempler directement leur créateur. Les yeux par lesquels les créatures pouvaient percevoir leur créateur étaient les mêmes yeux par lesquels le créateur percevait ses créatures... C'était grâce à l'évolution de leur esprit conscient que l'être solaire pouvait maintenant se contempler et se connaître lui-même.

"Notre père qui existes dans le monde d'en haut, ton symbole est sacré."

La conscience unie et distincte des deux hommes continuant de se déployer au sein de leur vision isl perçurent le vide piqueté d'étoiles comme un immense collectif d'êtres-créateurs solaires dont l'objectif était d'assurer les fondements de la vie partout dans l'Univers. C'était là le suprême accomplissement de l'Univers - ce flot de pouvoir transformé en esprit. Il en avait toujours été ainsi et il en serait toujours ainsi - partout et à jamais.

L'image changea encore et, dans les ténèbres où s'entrecroisaient des lignes brillantes ponctuées de globes brillants, ils virent la grande matrice au sein de laquelle chaque Univers forme son esprit collectif, composé de tous les esprits de toutes ses étoiles - l'esprit universel en devenir, en évolution, conformément à son dessein original qui est de croître et de se diversifier...

[...]

Puis le plan physique de réalité serait transcendé, et l'humanité accomplirait sa dernière transformation pour exister sous la seule forme d'aumakua, pur esprit, microcosme au sein du macrocosme. L'espèce humaine deviendrait alors lumière, rejoindrait le créateur dont elle avait toujours été et serait toujours une partie, le père qui existe dans le ciel, la lumière au bout du tunnel - l'étoile."

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Jean Markale, dans La Grande Déesse, Mythes et sanctuaires (Albin Michel, 1997), s'insurge contre


"Une incroyable imposture" sous le joug de laquelle "nous vivons, intellectuellement du moins, depuis près de quatre mille ans : celle qui fait du soleil l'image symbolique d'une virilité créatrice et toute-puissante. Or, si l'on examine avec attention les données archéologiques les plus anciennes et qu'on les confronte avec les schémas mythologiques issus d'une mémoire collective qui n'oublie rien, on s'aperçoit que cette imposture est le résultat d'un bouleversement socioculturel, opéré à des dates variables selon les divers espaces géographiques, en fait un renversement de polarité ou l'individu mâle à commencé à dominer la femme et à enfouir l'image de celle-ci au fin fond de son inconscient, avec toute la charge négative que cela pouvait entraîner. En un mot, cette imposture, qui est aussi une authentique escroquerie, n'est qu'une tentative de justification des sociétés patriarcales par l'affirmation gratuite de la supériorité de l'homme sur la femme, postulat indémontrable et qui est contredit aussi bien par les faits archéologiques que par l'analyse des traditions les plus anciennes de l'humanité.

Les exemples sont innombrables. Au Japon, c'est une déesse qui préside à la course du soleil et qui finit par s'identifier à l'astre en vertu d'un processus de concrétisation bien connu. Chez les Scythes, c'est la redoutable Artémis de Tauride qui a tant impressionné les dramaturges grecs, et que l'on retrouve dans la légende des Nartes, si merveilleusement mise en lumière par Georges Dumézil, sous le nom - déjà plus ou moins "diabolique" - de Sathana. Chez les Germano-Scandinaves, c'est la valkyrie Sigrdrifa, autrefois présentée sous la forme d'un cygne et devenue Brynhild endormie dans un château aérien entouré de murailles de flammes. Chez les Celtes, c'est une mystérieuse femme-soleil rayonnante qui se retrouve sous les traits de l'héroïne irlandaise Grainné, dont le nom provient du gaélique grian, "soleil", et qui est le prototype d'Iseut la Blonde. D'ailleurs, n'est-il pas significatif de constater que, dans les langues germaniques et les langues celtiques actuelles, le soleil est toujours du genre féminin tandis que la lune est masculine ? Il est bien dit que Tristan, l'homme-lune, ne peut vivre plus d'un mois sans avoir de contacts physiques avec Iseut, la femme-soleil. On en a déduit que, par son cycle menstruel, la femme était liée aux lunaisons. C'est exact, mais il y a contresens lorsqu'on identifie la femme à la lune. Car le cycle menstruel de la femme n'existe que durant des années où elle est pleinement femme, donc féconde, donc fécondable par l'homme. Où est le lien avec la lune pour la fille impubère ou pour la femme ménopausée ? Tout cela est terriblement réducteur."

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Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire se symboles, des mythes et des légendes (Larousse Livre, 2000) :


Les mythes du Soleil en Mésopotamie. Pour les Mésopotamiens, le Soleil, c'est Shamash en akkadien. Outou en sumérien, le destructeur des ténèbres, qui éclaire et clarifie tout, chassant l'obscurité, régnant aussi bien dans le ciel d'En-haut que dans celui d'En-bas, anéantissant le mal, que tous les hommes doivent adorer, vénérer, acclamer. On assiste alors à une véritable déification du Soleil, mais pas seulement de lui, car Shamash-Outou ne sera jamais un dieu suprême, comme Rê le fut en Égypte. Il n'est pas plus important que Nanna, la Lune, ou Inanna, Vénus, par exemple. C'est l'occasion de souligner que dans l'esprit des astrologues mésopotamiens, dont les premières observations célestes connues de nous datent de - la fin du Ve millénaire avant notre ère, les astres qui gouvernaient le zodiaque - qui pour eux étaient au nombre de 7 - n'exerçaient aucune influence sur les hommes. A leurs yeux, les mouvements harmoniques ou disharmoniques célestes constituaient un langage à part entière, que leurs observations astronomiques leur ont permis de décoder. Ce langage était celui des dieux.


Les mythes du Soleil en Égypte. Cette fois, donc, nous avons affaire à un dieu suprême, le dieu des dieux de l’Égypte antique, Rê, le grand dieu d'Héliopolis, que les Grecs eux-mêmes ont baptisé ville du Soleil. Ainsi, Pharaon est-il considéré comme "fils de Rê", à propos duquel de nombreuses légendes égyptiennes content comment leur dieu créateur de tout l'univers parcourt le ciel dans sa barque, et comment le serpent mythique Apopis, guettant la barque de Rê à l'instant où, comme chaque matin, elle sort de l'ombre de l'autre monde, il l'attaque, menaçant de plonger l'univers dans le chaos. Mais chaque fois, avec l'aide de Seth, le fils de Geb (la terre) et de Nout (la voûte céleste), Rê est victorieux d'Apopis. Père de tous les dieux, Rê fut assimilé à d'autres divinités qui ne purent jamais le remplacer. Ainsi d'Amon, qui devint Amon-Rê, le dieu du Nouvel Empire d’Égypte, dont les prêtres et le haut clergé, fixés à Thèbes, furent très puissants jusqu'à la chute de cette grande vile au VIIe siècle avant notre ère, prise et saccagée par les Assyriens. Ainsi de Rê-Horakhty, dieu triomphant, immortel, dont le nom signifie Rê- Horus-de-l'Horizon, une des premières figures du monothéisme, puisque le pharaon Akhenaton (dixième roi de la XVIIIe dynastie égyptienne, 1372-1354 avant notre ère) s'inspira de son nom pour créer le sien. Ainsi de Rê-Atoum, considéré d'abord comme le dieu créateur, puis ensuite sous l'aspect d'un vieillard lumineux, irradiant comme un soleil couchant, et qui fut sans doute vénéré à Thèbes avant Amon, puis Amon-Rê. Ainsi, de Khnoum-Rê, qui fut d'abord considéré comme le ba ou l'âme de Rê, avant d'être identifié à lui, d'être représenté sous l'aspect d'un homme pourvu d'une tête de bélier, dont la fonction de créateur de la vie humaine était de façonner un enfant debout à partir de la glaise, sur son tour de potier. Il y en avait encore beaucoup d'autres, mais nous ne pourrons pas tous les énumérer ici. Toutefois, comme on le voit, le culte du Soleil était partout présent en Égypte antique, sans que, pour autant, on pusse vraiment y reconnaître des caractéristiques symboliques propres au Soleil tel qu'on le définit aujourd'hui dans le zodiaque.


Les mythes du Soleil en Grèce. C'est bien sûr en Grèce que les mythes du Soleil sont les plus représentatifs de l'idée que les astrologues contemporains se font de cet astre. Il faut parler d'Hélio d'abord, qui, selon les Grecs est à la fois un due et un démon. En effet, selon les légendes mythiques qui le concernent, Hélios est un Titan, frère d’Éos ou l'Aurore, qui le précède chaque matin, et de Sélénè ou la Lune, qui le suit chaque soir. Il est un descendant direct d'Ouranos, le Ciel, et de Gaïa, la Terre. En Grèce, Hélios était représenté sous l'aspect d'un jeune homme, dont les cheveux d'or figuraient des rayons solaires sur et autour de sa tête. C'est lui qui, éveillé par le chant du coq, son animal tutélaire, parcourait le ciel sur un char de feu, tiré par 4 chevaux dont les noms évoquaient le feu et la lumière. Hélios avait le pouvoir de tout voir sur la Terre. On le surnommait l’œil du monde. On relève alors qu'Hélios présentait certaines analogies avec Rê, mais il était loin d'être un dieu suprême. Ainsi, il fut rapidement détrôné par Apollon, dont les légendes mythiques ont aussi certains concordances avec les qualités du Soleil telles qu'elles sont définies astrologiquement . Comme on s'en souvient, le Soleil figure la volonté instinctive de l'individu dans un thème natal, mais il indique aussi les qualités de courage, de volonté, de force dominatrice, d'autorité, de bienveillance, de générosité. Il est aussi le maître du cinquième signe du zodiaque : le Lion. Or, selon la mythologie grecque, Apollon est le fils du dieu de l'Olympe, Zeus. Dieu de la musique, ses instruments étaient la flûte et la lyre - dont on lui attribue l'invention ; il en fit don à Hermès qui, en échange, lui donna son troupeau?. Il était aussi un dieu de la divination et ses oracles étant souvent transmis sous formes de vers rimés, il fut aussi dieu de la poésie. Mais ce fut encore un dieu guerrier, capable de tuer à distance à l'aide de son arc et de ses flèches ses plus farouches ennemis. Le laurier était sa plante oraculaire, que la pythie mâchait avant d'entrer en transe et de donner ses oracles. Enfin, de nombreux animaux lui étaient consacrés : le chevreuil et la biche, le loup, le cygne, le milan, le corbeau et le vautour et surtout, bien sûr, le dauphin, dont le nom évoquait le sanctuaire le plus célèbre élevé à la gloire d'Apollon, et qui se trouvait précisément à Delphes. Toutefois, ces légendes et dieux mythiques personnifiant le Soleil ne nous donnent qu'un aperçu des multiples représentations de cet astre dans le passé."

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Fanchon Pradalier-Roy, astrologue et auteure de L'Univers de l'homme (Éditions du Rocher, 2000) explique ainsi le symbole et le principe planétaire du Soleil :


Le point et le cercle : l'être et sa globalité

L'être, l'essence (de esse, être) peuvent se représenter par un point, ou par un cercle. Le point symbolise l'Un, l'unité indivisible, tandis que le cercle évoque une totalité divisible en parties : les degrés d'angle (ou d'arc), eux-mêmes divisibles en minutes, eux-mêmes encore divisibles en secondes, etc.

Traditionnellement l'esprit est représenté par un point ou un cercle. Autrement dit, il exprime à la fois l'idée d'indivision et de totalité réductible néanmoins en parties.

L'individu, en tant qu'unité d'être, conscience individuelle, peut aussi se représenter par un point. Mais il n'est pas statique, dès lors qu'il est dans ce monde, il a un environnement de 360°, que l'on peut nommer trivialement une sphère d'influence. En deux dimensions, il peut être représenté par un cercle, avec son centre et sa circonférence. C'est la symbolique du Soleil en astrologie. Et cela évoque merveilleusement bien l'être humain en tant que centre de conscience, fixe, avec un contexte mouvant tout autour de lui. On peut imaginer que ce centre est celui de plusieurs cercles concentriques de rayons de plus en plus grands, signifiant justement un rayonnement de plus en plus ample de l'individu.

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Dans son ouvrage de vulgarisation intitulé Décryptez votre thème astral, Éclairez votre chemin de vie grâce à l'astrologie (Éditions Hachette Livre, 2019), Julie Gorse donne le B.A Ba de chaque planète, et, en ce qui concerne le Soleil, des luminaires :


[Le Soleil] est lié au mythe d'Apollon, le dieu du Soleil (hélios étant l'astre lui-même). Apollon est fils de Zeus et de Léto (déesse de la maternité) comme sa sœur jumelle Artémis, déesse de la Lune. Apollon est la divinité de la lumière, on le dit beau comme le Soleil Ses flèches symbolisent les rayons du Soleil. Zeus l'a chargé d'éclairer le monde. Par la lumière qu'il dispense, Apollon accorde aux devins de prévoir l'avenir. A Delphes, il fonde un sanctuaire où une prêtresse, la Pythie, prédit l'avenir.

Le trajet du Soleil à travers les 12 signes du zodiaque est à la base du mythe des 12 travaux d'hercule. Le parcours du Soleil correspond à celui du développement de la conscience à travers les 12 signes.

Le Soleil est le maître du Lion. Dans le thème, il invite à accepter de révéler notre beauté solaire, à mettre en lumière tout ce qui doit l'être. Il symbolise notre moi, notre individualité et notre identité première. Son interprétation illustre les qualités de volonté, de vitalité, la joie.

Les personnages représentés par le Soleil sont le père l'époux, l'esprit.

L'énergie du Soleil mal orientée pourra donner naissance à l'égocentrisme, l'égoïsme, le narcissisme, la mégalomanie, etc.


En regardant la position du Soleil dans votre thème, posez-vous les questions suivantes : Où est-ce que je me sens le plus en joie ? Comment j'ose être ce que je suis ? Comment j'utilise mon énergie créatrice ?


Mots-clef : L'esprit ; le père ; le mari ; le principe masculin en soi ; l'ego.

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Littérature :


Dans L'Homme aux cercles bleus (Éditions Viviane Hamy, 1996) de Fred Vargas, nous découvrons le commissaire Adamsberg et son adjoint Danglard qui ne cesse de se poser des questions, notamment existentielles :

"Danglard marcha dans son bureau et pensa une fois encore que le soleil, cette foutue étoile, allait exploser dans quatre ou cinq milliards d'années, et il ne comprenait pas pourquoi cette explosion lui foutait toujours tellement le cafard. Il aurait donné sa vie pour que le soleil se tienne tranquille dans cinq milliards d'années."


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