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  • Anne

Le Genévrier


Étymologie :

  • GENÉVRIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. Fin xiii e-début xive s. gennouvrier (Bib. hist., Maz. 311, fol. 117d ds Gdf. Compl.) ; 1522 [date de l'éd.] genevrier (J. Corbichon, Des vertus et des herbes, à la suite des Prop. des choses, ds Delb. Notes mss). Dér. de genièvre ; suff. -ier*; cf. le topon. Genevreres Hte-Marne 1147 (A. Roserot, Dict. topogr. Hte-Marne, 1903, p. 77a).

  • GENIÈVRE, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. Fin xie s. judéo-fr. jenevre « genévrier » (Raschi Darm. ds DEAF, s.v. geneivre, 471, 11) ; ca 1165 geneivre (B. de Ste-Maure, Troie, 3871 ds T.-L.) ; 1377 genievre (Gace de La Buigne, 8673, ibid.) ; 2. « baie de genièvre » [fin xie s. judéo-fr. (Raschi Blondh. I, 603a ds DEAF, loc. cit. 471, 36, v. son commentaire)] ca 1256 genoivre (A. de Sienne, Rég. du corps, 157, 14 et 15 ds T.-L.). Du lat. class. juniperus « genévrier » devenu *jeniperus (cf. b. lat. ziniperus, lat. des gl. giniperus CGL 535, 21, geniperus, id. 607, 9 ds TLL s.v., 662, 44-46). DEAF 470, reprenant l'hyp. de J. Brüch ds Z. fr. Spr. Lit. t. 54, p. 341 sqq. (v. aussi Fouché, p. 426), explique le changement de ju- en je- par palatalisation, sous l'infl. de j-, de la voyelle atone, puis dissimilation par rapport à -i- accentué. La forme genièvre pourrait s'expliquer p. anal. entre genévrier/genièvre et des groupes tels que lévrier/lièvre, FEW t. 5, p. 76a ; v. aussi Fouché, p. 281.


Lire aussi la définition des noms genévrier et genièvre pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Juniperus communis ; Calève ; Calée ; Chèné ; Gnèbre ; Grassi ; Hènebrié ; Jéjé ; Jénouaf ; Jugnouré ; Nibrilhé ; Përtrieu ; Pétron ; Pétrot ; Ragayou.

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Botanique :





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Histoire d'arbres :

Dans la série éponyme d'Arte, on peut découvrir un épisode consacré à un bonsaï de genévrier multicentenaire, objet de toutes les attentions des hommes...

 

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Usages traditionnels :


Alfred Chabert dans De l'emploi populaire des plantes sauvages en Savoie (in Bulletin de l'Herbier Boissier, Vol. III, nʻ5-6-7, sous la direction de Eugène Autran, Genève, 1895) évoque les baies de genièvre :


Contre le rhumatisme, l'arthritisme : [...] bois de genièvre, Juniperus communis et alpina. Les fumigations de baies de genièvre se font dans les lits où dorment les rhumatisants chroniques ; on les pratique aussi dans le lit où vont se coucher les nouveaux mariés et parfois on dissimule en même temps sous le drap une cuvette remplie d'eau fraîche. Celui des époux qui se couche le premier s'inonde et sent ainsi calmer son ardeur.

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Selon C. Busser, auteur de "Baies, fruits et pseudo-fruits toxiques utilisés en médecine populaire ou en phytothérapie" (in Phytothérapie Numéro 1 : 31–3, 2007), le Genévrier (Juniperus communis L. Cupressaceae) est intéressant quand :


Genévrier avec baies de trois ans mûres pour la récolte.


Botanique : Arbuste ou arbrisseau dioïque, touffu, à croissance très lente, présent en montagne jusqu'à 2 000 mètres d’altitude et pouvant atteindre 6 mètres de hauteur. Les feuilles piquantes d’environ 1,5 cm de long sont disposées par groupes de 3 sur 6 rangs, et possèdent une large rayure plus claire sur la face supérieure.

La première année après la fécondation, les cônes femelles deviennent fructifères et sont appelés « baies » ; ils sont verts et ne mûriront que la deuxième année et deviendront noirs. En général, ils sont récoltés la troisième année.


Usages populaires : Les fruits sont utilisés comme diurétiques et contre les rhumatismes en infusion en Alsace et dans le département des Vosges : « Pour guérir les rhumatismes, prenez des cendres de bois de genièvre, mettez-les sur le mal, frottez le mal avec une pièce de flanelle qui aura reçu la fumée du bois de genièvre, et puis entourez le mal avec la même flanelle. » (Ban-de-Laveline).

Les fruits sont utilisés parfois contre l’hypertension : l’effet est démontré sur l’animal, mais déconseillé en cure prolongée.

« Si on urine du sang ou si on n’urine plus : prendre des baies de genévrier a` croquer suivant un rythme de neuf : une baie le premier jour, deux le deuxième jour... jusqu'à neuf, puis décroître a` nouveau (Orbey). Autre variante vosgienne : une série de neuf baies de genévrier mais prises en décoction (Vosges). La neuvaine de genièvre était appelée Rakholderkür chez les marcaires du Haut Florival et prise en cure de jouvence, pour lutter contre l’âge.

En cas de maux d’estomac (eau-de-vie ou infusion de baies ou a` croquer) ; en digestif ou en apéritif : « 40 morceaux de sucre et un verre de baies vertes ; tremper dans de l’eau et de l’eau-de-vie a` parts égales ; laisser 20 jours au soleil ; passer et ne pas cuire » (Basses Huttes), les baies vertes sont meilleures, plus parfumées (Orbey).

« Pour guérir la matrice des femmes... il faut prendre un peu de flanelle et faire un petit feu avec des branches de genièvre, en patois henove, que l’on applique de suite sur le ventre de la femme. L’eau impériale est bonne aussi. » (Ban-de-Laveline) Les anciens savaient le genièvre toxique à forte dose, mais faisaient des fumigations avec le bois contre les douleurs (ou contre les épidémies, mettant à profit les propriétés antiseptiques de l’essence de genévrier).

Le fruit du genévrier était distillé ; les fruits utilisés pour aromatiser les choux, pour saler et fumer le cochon (Orbey). Les baies renferment de 0,5 à 2 % d’une huile essentielle riche en monoterpènes et monoterpénol (terpinène-4-ol responsable de la diurèse), ainsi que des principes amers a` l’origine de l’activité digestive. On a démontré un effet antiviral des baies sur le virus de l’herpès (lignanes telle la désoxypodophyllotoxine).


Mode d’emploi recommandé aujourd’hui : En cas de troubles digestifs accompagnés de crampes, de flatulences, de ballonnements : 2,5 g de baies (1 cuillère à café) de genièvre broyées infusées 10 minutes dans 150 ml d’eau bouillante puis filtrer ; en prendre de 1 a` 3 tasses par jour avant les repas.

En cas de troubles urinaires : préparer une décoction de 10 g de baies pour 750 ml d’eau bouillante, laisser bouillir 20 minutes et filtrer. Boire 2 ou 3 tasses par jour.

En cas de rhumatismes, tendinites et douleurs musculaires : l’huile essentielle sera utilisée à 3 ou 5 % dans une huile végétale de qualité pour faire des frictions locales 2 ou 3 fois par jour.


Précautions d’emploi : Les baies de genièvre seront évitées pendant la grossesse et en cas d’inflammation des voies urinaires ou d’insuffisance rénale. Il est impératif de veiller à une posologie raisonnable et adaptée au sujet, c’est ce que faisaient « sagement » les utilisateurs en prenant progressivement (rythme d’augmentation et diminution des quantités), car, en cas d’usage prolongé, une odeur de violette dans les urines peut apparaître (signe de surdosage) par irritation rénale, avec albuminurie et hématurie.

Selon Fintelmann et Weiss (Com. E en Allemagne), l’effet néphrotoxique n’a jamais été démontré ou alors à très forte dose chez l’animal. Cet effet aurait été attribue´ a` tort a` l’huile essentielle de genévrier en raison de sa parente´ chimique avec l’huile essentielle de térébenthine, qui provoque, elle, des lésions rénales. L’usage de la plante ne devra pas excéder cinq a` six semaines consécutives.

Les laboratoires homéopathiques français préparent une teinture mère à base de cônes fructifères frais ou séchés connus sous le nom de « baies » de genièvre.

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Symbolisme :


Louise Cortambert et Louis-Aimé. Martin, auteurs de Le langage des fleurs. (Société belge de librairie, 1842) nous livrent leur vision de cette petite fleur :


Hiver - Février.

GENEVRIER COMMUN - ASILE, SECOURS.

Les anciens avaient consacré cet arbuste aux Euménides ; la fumée de ses rameaux verts était l'encens qu'ils offraient de préférence aux dieux infernaux ; on brûlait ses baies pendant les funérailles, pour en écarter les maléfices. Le simple villageois de nos campagnes croit encore que le parfum des grains de genièvre purifie l'air, et écarte les mauvais génies de son humble toit. Les Anglais et les Chinois aiment à décorer leurs jardins de cet arbre sauvage, qui se panache quelquefois d'un jaune doré, mais qui se plie toujours difficilement à la culture ; libre, il aime à croître sur la lisière des forêts : des êtres faibles et timides cherchent souvent un asile sous ses longues branches qui couvrent le sol ; le lièvre aux abois vient avec confiance se blottir sous ses tiges, dont l'odeur forte met les chiens en défaut ; souvent la grive lui confie sa famille et s'engraisse de ses fruits , tandis que l'entomologiste vient étudier, autour de ses rameaux hérissés d'épines, mille insectes brillants, qui n'ont point d'autres défenses, et qui semblent deviner que cet arbre est destiné à protéger leur faiblesse.

 

Dans Les Fleurs naturelles : traité sur l'art de composer les couronnes, les parures, les bouquets, etc., de tous genres pour bals et soirées suivi du langage des fleurs (Auto-édition, Paris, 1847) Jules Lachaume établit les correspondances entre les fleurs et les sentiments humains :


Genévrier - Asile et secours.

La grive cache son nid dans l’épaisseur de son feuillage, et le lièvre vient se blottir au pied du genévrier, parce que la forte odeur de cet arbre met les chiens en défaut.

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Emma Faucon, dans Le Langage des fleurs (Théodore Lefèvre Éditeur, 1860) s'inspire de ses prédécesseurs pour proposer le symbolisme des plantes qu'elle étudie :


Genévrier - Asile - Secours.

Le genévrier abonde en suc résineux ; ses fleurs sont peu apparentes, ses feuilles hérissées et aiguës servent de refuge au lièvre poursuivi par les chiens, car l'odeur forte qui s'exhale de toutes les parties de cet arbrisseau les met en défaut. La plupart des oiseaux frugivores, notamment les merles et les grives , recherchent avec avidité les baies du genévrier, et cette nourriture donne à la chair du gibier une saveur exquise .

Placé dans des conditions très favorables, le genévrier parvient à une hauteur de six à sept mètres. Ses fruits, ou baies de genévrier, sont de la grosseur d'un pois violet et d'une saveur aromatique, mais ils n'acquièrent leur parfaite maturité qu'après dix-huit mois à partir de l'époque de la floraison. Avec ces baies, les Hollandais font une espèce d'eau-de-vie ; les vétérinaires les emploient avec succès pour guérir les animaux, car elles sont stomachiques, stimulantes, diurétiques et antiscorbutiques. Le bois du genévrier est incorruptible et sert aux ouvrages de marqueterie.

 

Dans son Nouveau Langage des fruits et des fleurs (Benardin-Béchet, Libraire-Éditeur, 1872) Mademoiselle Clémentine Vatteau poursuit la tradition du Sélam :


GENÉVRIER COMMUN : Asile ; Secours.

Le lapin, l'oiseau, poursuivis par le chasseur, viennent demander un abri à ses rameaux épineux.


GENIÈVRE (fruit) : J'ai de l'amertume au cœur.

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Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), le Genévrier (Juniperus communis) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Masculin

Planète : Soleil

Élément : Feu

Pouvoirs : Protection ; Exorcisme ; Charme contre les voleurs.


La Madone fuyait avec l'Enfant Jésus les soldats d'Hérode. Les genêts et les pois chiches claquaient de peur et allaient les trahir ; le lin se hérissa ; heureusement un Genévrier hospitalier ouvrit ses branches et cacha la Vierge avec l'Enfant. Alors Marie maudit les genêts et les pois chiches, les condamnant à claquer pour toujours. Elle pardonna au lin sa faiblesse et donna sa bénédiction au Genévrier.

Si l'on en croit Bochus, les poutres du temple de Diane à Sagonte, miraculeusement épargné par Hannibal, étaient en bois de Genévrier.


Utilisation magique : Cette plante, lorsque ses rameaux sont chargés de baies, fut probablement le premier aromate employé comme parfum à brûler en Europe occidentale; au V- siècle de notre ère, les sorcières italiennes et espagnoles en faisaient des fumigations sur des collines telluriques pour éloigner les envahisseurs barbares.

En Russie blanche, on frappait sur tous les trous, sur toutes les fissures de l'isba avec des branches de Genévrier de peur que les mauvais esprits s'y faufilent avec les maladies; dès que les esprits malveillants s'approchent de la maison et sentent le genièvre, ils s'en éloignent.

Dans le district de Waldeck, en Prusse, lorsque les enfants tombaient malades, les parents apportaient de la laine et du pain dans un bouquet de Genévrier, en engageant les mauvais esprits à manger, à filer, et à oublier le petit enfant. On connaît même une Fräu Wachholder qui personnifie le Genévrier et en est le génie. On l'invoque pour se faire rendre par les voleurs tout ce qu'ils ont emporté.

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Selon Annie Pazzogna, auteure de Totem, Animaux, arbres et pierres, mes frères, Enseignement des Indiens des Plaines, (Le Mercure Dauphinois, 2008, 2012, 2015),


"Appelé Juniper tree ou Cedar tree par les Amérindiens, Genévrier revêt maints aspects et possède de nombreux habitats. "Les Oiseaux-Tonnerre aiment, paraît-il à se percher dans ses branches." C'est un arbre robuste qui peut pousser à une belle altitude dans les Rocky Mountains ou en milieu désertique comme en Arizona ; les forêts ou les talus ont sa préférence.

Genévrier plat est utilisé en fumigations pour apporter calme, acceptation et paix intérieure. Il dissout les formes pensées.

Autrefois, il était utilisé en Europe pour combattre les épidémies de choléra ou assainir une habitation après un hiver rigoureux, calfeutré.

Il peut être présent pour le remplissage de la Pipe Sacrée ainsi que artemisia ludoviciana appelée "sage ou peji hota" par les Lakota.


Lors des cérémonies de nuit, Hante des Quatre Directions est sollicité ; c'est l'expir.

Hante Wiyohpeyata... Cèdre de l'Ouest

Hante Waziyata... Cèdre du Nord

Hante Wiyohiyanpata... Cèdre de l'Est

Hante Itokahata... Cèdre du Sud


Pour les cérémonies du jour, ce chant est adressé aux Quatre Vents ; c'est l'inspir.

Tate Wiyohpeyata... Vent de l'Ouest

Tate Waziyata... Vent du Nord

Tate Wiyohiyanpata... Vent de l'Est

Tate Itokahata... Vent du Sud


Hante peut être majestueux comme Red Cedar qui fait partie de cette famille. Il est actuellement décimé dans la forêt canadienne, victime de la beauté de son bois et de la facilité à le travailler.

Par sa parure constante, verte ou bleue, Genévrier symbolise l'immortalité. Par son odeur, il permet une verticalité nous menant dans le monde des étoiles. Il nous apporte régénération, purification, paix et confiance. Il est le gardien de la vibration.

Certains Contraires, Heyoka, "cueillent" Genévrier afin qu'il devienne Arbre de leur Danse du Soleil. Il est alors "plant" en direction intermédiaire dans l'aire et le Danseur lui tourne le dos. Entre le Ciel et la Terre, l'homme a dominé sa condition. Genévrier symbolise alors le tunnel qui permet à l'être descendu dans la matière de refaire en sens inverse le chemin vers la Lumière.

Genévrier est séché, émietté, parois pulvérisé et mis en petits sacs. Sa fumée "honore" les six premières pierres entrées dans la Hutte à Sudation qui représentent les grandes forces des Six Directions. Antiseptique, digestif, avec la vapeur, il redonne vitalité aux êtres épuisés, éloigne les pensées délétères ; il permet la maîtrise.

Lors de la Danse du Soleil, Hante est présent en constance pour éloigner le doute et la peur, ces fausses émotions, et "relever" les Danseurs."

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Symbolisme celte :

Selon Philip et Stephanie Carr-Gomm dans L'Oracle druidique des plantes, travailler avec la flore de nos ancêtres (1994, traduction française 2006) les mots clefs associés à cet arbuste sont :


en "position droite : Nettoyage - Original - Magie

en position inversée : Esprit critique - Conscience de soi - Longévité.


Le genévrier pousse dans de nombreuses régions de l'hémisphère nord, depuis l'Arctique à l'Afrique. Atteignant cinq mètres de hauteur, il a un tronc tordu et des aiguilles vert foncé, d'une teinte souvent bleuâtre, et préfère les terrains crayeux et calcaires.

La carte montre un arbrisseau de genévrier en Écosse, ses branches chargées de baies en train de mûrir. Au premier plan, on voit un sac de druide en peau de grue décoré de cristaux de roches ou de silex naturellement troués, censés écarter le mal ( qu'on appelle également pierres de fée).


Sens en position droite. Jadis, le genévrier purifiait les maisons, le bétail et les gens en préparation à l'été. Cette carte dit qu'il y a quelque chose que vous devez achever ou écarter avant d'entamer un nouveau projet ou une nouvelle phase. Selon un adage : " Avant d'accueillir quelque chose de nouveau, dites au revoir à ce qui doit être dépassé." Si vous avez du mal à tenter un effort inédit ou à entamer une nouvelle relation, vous devez peut-être vous occuper d'abord de l'ancien - régler les choses et achever le cycle.


La carte suggère également que le moment est venu de faire attention à la signification des commencements. La manière dont on commence quelque chose détermine grandement son déroulement et son résultat. L'intention, la prévoyance et la planification sont importantes. L'art d'une vie heureuse se trouve dans le maintien d'une véritable spontanéité, associée cependant à la réflexion et à l'intention.


Sens en position inversée. Le genévrier est un puissant désinfectant. Tirer cette carte dans une lecture signale qu'il est prudent d'éviter la critique excessive. Bien que la voie spirituelle aide à devenir de plus en plus conscient, le danger que la conscience même que vous recherchez élimine la spontanéité et la créativité est souvent présente. Trop de réflexion ou de conscience de soi risquent de mettre à mort une idée ou une pulsion. Comme un embryon est susceptible de disparaître lors d'une fausse couche, de même une nouvelle relation ou un projet novateur excessivement analysés pourront ne pas voir le jour. Il faut parfois une vie entière pour trouver l'équilibre nécessaire entre pulsion et retenue. En développant son humanité et son affectivité, l'individu arrive peu à peu à savoir intuitivement quand il doit agir avant de réfléchir et quand il doit réfléchir avant d'agir.

Le genévrier est associé à la longévité. L'un des secrets de la longue vie est d'apprendre à combiner la spontanéité juvénile de l'enfance et la sagesse de l'âge.

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L'arbre de Beltaine

Le genévrier est un arbre si magique que son absence de l'alphabet oghamique irlandais est surprenante. Actuellement, son existence en Irlande, comme dans toute la Grande-Bretagne, est menacée, sa présence ayant diminue de 60% par rapport aux années 1960.

Le genévrier a probablement été le premier arbre à coloniser le nord des îles Britanniques lors du retrait de la dernière glaciation, il y a 12 000 ans. Dans l’Égypte ancienne, ses baies étaient utilisées au cours du processus de momification et en tant que vermifuge. Son bois, ses aiguilles et ses baies contiennent une huile utilisée dans la médecine, l'aromathérapie et la parfumerie - son arôme boisé balsamique passe pour "masculin" et est idéal pour les après-rasage. Les rameaux de genévrier étaient jadis brûlés dans les hôpitaux en raison des propriétés antiseptiques et désinfectantes de son huile. Dans la médecine populaire de l'Europe centrale, cette huile était une panacée pour la fièvre typhoïde, la dysenterie, le choléra et d'autres maladies liées à la pauvreté.


Jadis, au matin de la nouvelle année, on brûlait du genévrier dans les maisons d’Écosse pour les purifier, ainsi que leurs habitants. Dans certaines parties des Cornouailles et de la Bretagne, les feux de Beltaine en genévrier purifiaient le bétail. Dans l'Aberdeenshire, les baies brûlées purifiaient les étables. En Europe centrale, elles étaient brûlées pendant les trois jours précédant Beltaine afin de purifier la maison et d'accueillir l'été.

Le pouvoir nettoyant du genévrier brûlé est tel que la célèbre voyante Dion Fortune en avait fait, en compagnie du cèdre et du santal, un ingrédient de son "Feu d'Azraël" servant à la divination du passé et de l'avenir, mentionné dans son roman occulte The Sea Priestess. Les baies du genévrier servaient à la cuisine et à l'aromatisation du gin. En Écosse, elles donnaient une tisane fortifiante. Les branches, mélangées avec de la bruyère et de l'argile, bouchaient les creux des murs. On façonnait des coupes et des bols dans du bois de genévrier - dont l'huile conférait un "goût agréable" à tout ce qui était servi dedans. L'huile était par ailleurs abortive - encore vers 1993, on faisait de la publicité pour les cachets de genévrier en l'appelant "l'ami des dames".

Le druidisme moderne considère le genévrier comme magique et sacré. Ses baies séchées, ses aiguilles et son huile essentielle sont des ingrédients de l'encens et des bains rituels. Un sachet renfermant quelques rameaux ou quelques baies séchées de genévrier peut être accroché dans une pièce pour la protéger et purifier la maison."

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Rituels :


Dans Vivre la Tradition celtique au fil des saisons (édition originale 2001, trad. 2014), Mara Freeman rapporte que :


"Le Nouvel An était l'un des moments spéciaux de l'année, où la maison était sained, purifiée rituellement et consacrée avec de l'eau bénite et de l'encens. Le soir de la veille du 1er janvier, des groupes de jeunes gens apportaient des branches de genévrier des collines, et les mettaient à sécher autour du feu. Un autre membre de la maisonnée allait chercher un pichet d'"eau magique", du "gué mort et vivant". C'était un gué par lequel passaient les processions funèbres. On considérait les gués comme des lieux intermédiaires particuliers : ni rivière ni terre sèche, un seuil entre les mondes, plein de pouvoirs numineux.

Le lendemain matin, la famille se rassemblait et le pichet passait de main en main, pour que chacun boive un peu de son eau. Le chef de la maisonnée parcourait les pièces avec des assistants, aspergeant d'eau les quatre coins, les lits, et quiconque n'était pas présent à la principale réunion. Puis les portes, les fenêtres, les serrures, et autres ouvertures, étaient ouvertes, et les branches de genévrier étaient embrasée, et portées dans toute la maison, comme un encens. Si la fumée des bouffées les plus fortes provoquait quelque toux, tant mieux, car cela montrait que les gens se débarrassaient de la maladie ! Après, tout le monde se remettait avec un verre de whisky, suivi d'un copieux petit déjeuner de Nouvel An.


Pour Purifier et Bénir votre Demeure :

  1. Pour purifier votre maison au Nouvel An, ou à un tout autre moment, utilisez de l'eau qui a été puisée d'une façon sacrée. Si vous vivez avec d'autres gens, formez un cercle autour du foyer ou du cierge central. Faites passer l'eau dans le sens des aiguilles d'une montre, pour que chacun boive, puis promenez-la autour de la maison, et aspergez les quatre coins de chaque pièce.

  2. On peut faire un saining avec seulement de l'eau. Mais si vous voulez aussi utiliser de l'encens de genévrier, il n'est pas difficile à obtenir, car c'est une plante de jardin très répandue, et on e n trouve aussi en abondance dans la nature dans de nombreuses parties d'Amérique du Nord et d'Europe. Coupez quelques brins la veille au soir, et mettez-les sur le foyer, sur des feuilles de journal, ou suspendez-les dans un endroit sec pendant quelques jours u quelques semaines. quand vous allumez les brindilles, tenez un petit bol ou un grand coquillage pour les cendres ou les braises qui pourraient tomber. Avec l'une ou l'autre de vos mains, ou une longue plume, éventez la fumée autour de chaque membre de la maisonnée, tour à tour, puis allez dans chaque pièce, et soufflez-en un peu aux quatre coins."

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Eric Pier Sperandio, auteur du Grimoire des herbes et potions magiques, Rituels, incantations et invocations (Editions Québec-Livres, 2013), présente ainsi le Genévrier (Junuperius communis) :


"Cet arbuste à feuilles persistantes pousse dans des terrains rocailleux en Amérique du Nord et en Europe. Cette plante est bien connue pour ses baies qui parfument certains alcools et sont utilisés en cuisine.


Propriétés médicinales : Les baies de genévrier sont prises en infusion pour soulager les maux d'estomac causés par trop d'acide gastrique. Cette infusion soulage aussi les crampes intestinales et les inflammations de cette région. C'est également un excellent diurétique pour éliminer les surplus d'eau au niveau des tissus et pour soulager les douleurs arthritiques.


Genre : Masculin.


Déités : Odin - Thor - Zeus.


Propriétés magiques : Protection - Antivol - Exorcisme - Amour.


Applications :

SORTILÈGES ET SUPERSTITIONS : Le genévrier est probablement le plus ancien des encens utilisés par les sorcières de la région de la Méditerranée.


RITUEL POUR SE PROTÉGER DU FEU : Il s'agit d'un rituel très ancien qui appelle le lion, gardien du feu sacré.

Ce dont vous avez besoin :

  • trois chandelles rouges

  • de l'encens de sang-de-dragon

Rituel : Allumez vos chandelles et faites brûler l'encens en vous concentrant sur votre besoin de protection contre le feu et les incendies. (Notez que vous devez être tourné vers le sud et lever le bras au-dessus de la tête pour implorer l'attention du gardien).

Je t'appelle, ô grand lion sacré

Gardien de la flamme éternelle.

Toi qui règnes sur l'élément du feu,

qui orchestres les incendies aussi bien

que les flammes de l'âtre, dont l'esprit se retrouve

dans chacune des flammes qui naissent à travers le monde.

Sois avec moi afin que nul péril provenant de ton

royaume ne m'atteigne, moi et les miens.

Garde nous de tout péril provenant du sud.

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Symbolisme alimentaire :


Pour Christiane Beerlandt, auteure de La Symbolique des aliments, la corne d'abondance (Éditions Beerlandt Publications, 2005, 2014), nos choix alimentaires reflètent notre état psychique :


Le GENIEVRE exprime le désir de s'abandonner de façon exubérante au "rire", de s'arracher entièrement à l'emprise de certaines directives strictes, de normes et de convenances. Des forces sous-jacentes, de nature animale, magnétique, sexuelle, terrestre, demandent à être examinées, purifiées, transformées, affinées. Les frustrations devront être examinées et résolues.


Mythes et légendes :


D'après Angelo de Gubernatis, auteur de La Mythologie des plantes ou les légendes du règne végétal, tome 2 (C. Reinwald Libraire-Éditeur, Paris, 1882),


GENEVRIER. — En Allemagne on connaît une Frau Wachholder, qui personnifie le genévrier et en est le génie. On l’invoque pour se faire rendre par les voleurs tout ce qu’ils ont volé, et voici par quel procédé : On se rend près d’un buisson de genévrier, on courbe jusqu’à terre l’une des branches, et on la maintient avec une pierre en appelant le voleur, qui ne peut pas manquer de se présenter et de rendre sa proie. Alors on laisse aller la branche, et on remet la pierre à sa place. Le genévrier et le chardon sont peut-être censés arrêter les voleurs en leur qualité de plantes épineuses, au milieu desquelles il n’est sans doute pas facile d’avancer. Que le genévrier arrête les fuyards, nous le savons par la légende italienne de la Madone ; seulement, en Italie, la Madone n’est pas trahie, mais au contraire, couverte et sauvée par le genévrier. Dans la légende italienne, le genévrier rend à la sainte Vierge le même service qui a été rendu, d’après la légende allemande, à la sainte Valpurga par le blé, au milieu duquel un paysan la cache pendant qu’elle fuit ses persécuteurs.

En Toscane, la légende du genévrier m’a été racontée ainsi par une vieille femme fort âgée, de Signa : La Madone fuyait avec l’enfant Jésus, les soldats du roi Hérode la poursuivaient ; pendant qu’elle marchait, les genêts et les pois chiches claquaient, et, par ce bruit, allaient la trahir ; le lin se hérissa ; heureusement pour elle, la Madone arriva près d’un genévrier : alors cette plante hospitalière ouvrit ses branches comme des bras, et se referma sur elle, cachant ainsi la vierge avec l’enfant. Alors la Vierge lança sa malédiction aux genêts et aux pois chiches qui, depuis ce jour maudit, claquent toujours ; elle pardonna au lin sa faiblesse, elle donna sa bénédiction au genévrier, que l’on voit par conséquence, suspendu dans presque toutes les étables italiennes le jour de Noël, de même qu’en Angleterre, en France, en Suisse, on suspend le même jour des branches de houx.

Le genévrier, de même que le houx, est censé chasser des maisons et des étables toute sorte de sorcellerie, et spécialement éloigner des vaches et des chevaux les monstres qui parfois les hantent mystérieusement. C’est pourquoi nous lisons qu’en Allemagne, pour fortifier les chevaux, et pour les rendre plus souples, on leur administre, pendant trois dimanches de suite, avant que le soleil se lève, trois poignées de sel, et soixante-douze baies de genévrier. Je possède un petit livre qui est une rareté bibliographique, intitulé : Curioso discorso intorno alla Cerimonia del Ginepro, aggiuntavi nel fine la dichiaratione del metter Ceppo e della Mancia solita darsi nel tempo del Natale, di Amadeo Costa (Bologna, 1621). L’auteur cite d’abord l’usage de Bologne où, la veille de Noël, on distribue dans toutes les maisons des branches de genévrier, et il ajoute que tous les auteurs ont prouvé la toute-puissance du genévrier contre les serpents et les animaux venimeux qui, par leurs morsures, représentent les péchés ; que le genévrier a fourni son bois à la croix du Sauveur, et protégé la fuite du prophète Élie ; après quoi il arrive à cette conclusion : « Potevasi dire ancora che il Gineppo ha le medesime virtù che’l Cedro, l’uso del quale serviva nelle cose sacre, e di esso gli antichi soleano fare i simulachri degli Idoli loro, onde leggiamo che di Seleucia fu condotto a Roma un Apollo di Cedro. Si che conchiuderemo che questa ceremonia del Ginepro non ha del gentile, e non è punto superstitiosa, ma tutta con misterio, e pero dobbiamo tutti mostrarci pronti ad accendere et abrugiare il Ginepro, e nel gettarlo sul fuoco consideraremo che, essendo arbore odorifero, nell’ abbrugiarsi rende odore ; e il suo fumo sale in alto, nel qual atto consideraremo che le nostre orationi deono ascondere et arrivare all’ orecchio di Dio. »

En Toscane, on porte à l’église le genévrier pour le faire bénir seulement au dimanche des Rameaux. Berghaus nous apprend que, chez les Bachkirs, on garde dans les maisons les fruits du genévrier, pour chasser les mauvais esprit.

Dans la Vénétie on brûle le genévrier pour purifier l’air aux vers à soie. Porta, Phytognonomica, recommande les cendres du genévrier contre la lèpre. D’après Pline (XXIV), les Grecs et les Romains brûlaient parfois le genévrier au lieu d’encens et de romarin. Si l’on en croit Bochus, les poutres du temple de Diane à Sagonte, épargné par Hannibal, étaient en bois de genévrier.

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SABINE. [Juniperus sabina]— A Bologne, on l’appelle « plante damnée, cyprès des magiciens », à cause du grand emploi qu’autrefois en faisaient les sorciers. On lui attribuait des pouvoirs extraordinaires pour faire avorter les femmes enceintes auxquelles on voulait du mal.

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Selon Véronique Barrau et Richard Ely, auteurs de Les Plantes des fées et des autres esprits de la nature (Éditions Plume de Carotte, Collection Terra curiosa, 2014), le genévrier est une "plante protectrice".


"Projets contrecarrés : En Italie, les montagnards de Pistoïa avaient coutume d'accrocher une branche de genévrier au-dessus de toutes les portes de leur maison. Les sorcières qui voulaient s'introduire à l'intérieur durant la nuit pour commettre leurs méfaits, ne pouvaient s'empêcher de compter une à une les nombreuses feuilles des rameaux. comme elles se trompaient systématiquement dans leur calcul, ces perfides perdaient patience et préféraient battre en retraire avant que quelqu'un n'aperçoive leur visage et les identifie.

L'efficacité du genévrier est également réputée contre les voleurs. Lorsque les Allemands d'autrefois étaient victimes d'un larcin, ils invoquaient l'aide de Frau Wachholder, le génie de l'arbuste dont la réputation surpassait celle des gendarmes ! La méthode est très simple, elle consiste à courber une branche du végétal jusqu'à terre puis de la maintenir en place avec une pierre. Il suffit ensuite d'ordonner au cambrioleur de venir immédiatement sur les lieux pour rendre son butin. Mu par une force surnaturelle, ce dernier n'a d'autre choix que d'obéir... Une fois les biens rendus, on peut relever la branche et remettre la pierre là où on l'a trouvée.


Geste de conciliation : Le Domovoi des pays slaves est un esprit domestique qui peut se montrer aussi serviable et de bonne volonté que colérique et désagréable. Pour apaiser un tel être, les fermiers lui laissaient des offrandes d'encens, de tabac ou de genévrier et ne manquaient jamais de regagner sa faveur.


Soins végétaux : Selon une croyance commune à plusieurs pays, les mauvais esprits serraient responsables de nombreuses affections dont souffrent les humains. Par chance, le genévrier contrerait efficacement le pouvoir de ces êtres. Le peuple turc des Bachkirs mettait ainsi toute sa confiance dans les cônes de cette plante qu'il déposait en plusieurs endroits de leur maison. Craignant qu'ils ne pénètrent pernicieusement dans leur demeure, les Estoniens plantaient en nombre des genévriers aux aiguilles acérées autour de chez eux et frappaient les fissures de leurs murs extérieurs avec des rameaux de l'arbuste.

La même appréhension se retrouvait dans la région aujourd'hui occupée par la Biélorussie, où les ouvertures des cabanes de bain étaient bouchées avec ce végétal. Grâce à ce stratagème, le Bannik, lutin maléfique éprouvant un malin plaisir à faire entrer l'air froid ici et là, voyait ses efforts réduits à néant. Dans le district allemand de Waldeck, les parents d'enfants malades déposaient du pain et de la laine dans un genévrier tout en invitant à voix haute les mauvais esprits à manger et à filer. En les occupant de la sorte, les humains espéraient détourner l'attention de ces êtres maléfiques sur leurs petits qui, dès lors, recouvreraient la santé.

Le genévrier accroché à la porte des étables et des écuries fait fuir les êtres féeriques qui troublent le repos du bétail durant la nuit.


Parure végétalisée : Dans les montagnes d'Europe centrale vivent les Samolvili, des fées célibataires affectionnant particulièrement la flore. Elles se montrent intraitables envers les humains qui ont osé s'assoupir sous les arbres sacrés ou fouler leurs fleurs favorites. Leur attachement aux végétaux est si profond que ces belles créatures se parent toujours de robes blanches ornées notamment de couronnes de fleurs et de branches de genévrier."

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Littérature :


Jean Giono, dans le troisième roman de La Trilogie de pan, à savoir Regain (Éditions Bernard Grasset, 1930) évoque brièvement le Genévrier :


Comme on arrive sur le dos du mamelon, on entend le ronron sauvage des genévriers. C'est là-bas, de l'autre côté d'un petit val. La terre est nue. Il n'y a, au fond de ce pli, qu'un vieux peuplier. On remonte de l'autre côté sur un sentier qu'il a fallu tailler à la barre à mine. Plus d'herbes, seules, quelques touffes de thym, un plant de sauge et son abeille ; la roche gronde sous les pieds. On monte, on tourne, plus de village, plus de peupliers. Encore dix pas qui comptent, dix pas où tout est utile, l'épaule qui pèse en avant, la cuisse , le pied qui fait ressort, la tête qui commande : encore un, encore un... Gédémus est aussi attelé à la charrette. Dix pas, et puis, pour revenir, c'est trop tard : les grands genévriers bouchent la route, derrière. On est en plein dans la terre libre. c'est le plateau : voilà le plateau !

Plat comme une aire c'est la prairie des nuages. Le sentier n'est plus qu'un petit ru sec jusqu'à l'os.

C'est au ras des yeux comme une grande mer toute sombre avec une houle de genévriers. Des genévriers, des genévriers.

 

Yves Paccalet, dans son magnifique "Journal de nature" intitulé L'Odeur du soleil dans l'herbe (Éditions Robert Laffont S. A., 1992) évoque ainsi le Genévrier :

29 novembre

(Au-dessus de Peille)


Le genévrier de Phénicie aux aiguilles étranges (nervures vert sombre ; limbes blanc-bleu ; rebords jaunes) se constelle de fruits arrondis verdâtres ou gris-roux, avec un dessin terminal énigmatique - une sorte de bouche monstrueuse à trois lèvres épaisses poudrées de bleu vénitien, qui sourit comme sourirait un extraterrestre.

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