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  • Anne

Le Chêne



Étymologie :

  • CHÊNE, subst. masc.

Étymol. et Hist. Fin xie s. judéo-fr. chasne, chaisne, chesne (Raschi Blondh., § 199 et 607) ; 1160 chasne (Enéas, éd. J.-J. Salverda de Grave, 1921) ; ca 1170 chaidne (Rois, éd. E. R. Curtius, p. 18) ; 1177-88 chaisne, chesne (Chr. de Troyes, Perceval, éd. W. Roach, 6528-6529) ; ca 1225 désigne le bois tiré de cet arbre chainne (G. de Coinci, éd. V. F. Koenig, I Mir. 11, 1466) ; 1600 chesne-vert (O. de Serres, 794 et 795 ds Littré). L'a. fr. chasne est issu de *cassanus attesté sous la forme casnus (866 ds Nierm. ; v. aussi Du Cange t. 2, p. 203c) prob. d'orig. gaul. (REW3, n°1740) ou pré-gaul. (v. FEW t. 2, p. 461b). D'apr. Ascoli ds Archivio glottologico italiano, t. 11, pp. 425-427 *cassanus serait le représentant gaul. du gr. κ α ́ σ τ α ν ο ς (châtaigne*), v. aussi Hubschmid fasc. 2, p. 104. Les formes chaisne, chesne sont plus prob. issues d'un croisement avec fraisne, frêne (v. G. Tuaillon cf. bbg.) que d'un type *caxinu (Fouché, p. 816 ; v. aussi Cor., s.v. quejigo) ; chêne-vert est composé de chêne et de vert*.

  • GLAND, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. Av. 1105 judéo-fr. glant (Gl. de Raschi, 548, p. 76 ds T.-L.) ; ca 1165 la glant ici, valeur coll. (G. d'Angleterre, éd. M. Wilmotte, 430) ; 2. 1538 anat. (J. Canappe, 14e Livre de la Méthode thérapeutique de Galien ds Fr. mod. t. 18, p. 271) ; 3. arg. 1901 (d'apr. Esn.). Du lat. glans, glandis, fém. « gland de chêne » et p. anal. terme d'anatomie.

Lire aussi la définition de chêne et de gland pour amorcer la réflexion symbolique.

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Botanique :


Dans Les Langages secrets de la nature (Éditions Fayard, 1996), Jean-Marie Pelt évoque les différents modes de communication chez les animaux et chez les plantes et s'interroge plus particulièrement sur l'influence des plantes sur les humains :

En vérité, il est bien des manières d'aimer les arbres. Saint Bernard disait avoir plus appris d'eux que des livres. Quant à Lucrèce, il pensait que la musique de la flûte avait pris naissance dans les bois profonds. François Mauriac, lui, embrassait les chênes de son parc, collant son corps à leur écorce et les enserrant dans ses bras. Il renouait ainsi avec la primauté du chêne, que l'Antiquité gréco-romaine considérait comme oraculaire : en regardant le vent faire trembler ses feuilles, on pouvait connaître le dessein des dieux. Et bienheureux les mortels, empereurs ou généraux victorieux, que l'on couronnait de chêne ! C'était reconnaître leur quasi-divinité D'ailleurs, les généraux français portent encore sur le képi de leur tenue d'apparat une couronne de feuilles de chêne.


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Fleurs de Bach :

D'après Les Douze "Guérisseurs" et autres remèdes (1ère édition 1941, traduction française Centre Bach 2011) du Dr Edward Bach :


La fleur de chêne est préparée "Pour ceux qui luttent et se battent avec force pour se rétablir ou faire face aux choses du quotidien. Ils continueront d’essayer une chose après l’autre, même si leur cas peut paraître désespéré. Ils continueront à se battre. Ils sont mécontents d’eux-mêmes si la maladie les empêche de faire leur devoir ou d’aider les autres. Ce sont des gens courageux, qui se battent contre de grandes difficultés, sans perdre espoir et sans diminuer leurs efforts."

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Selon Mechthild Scheffer, auteure du coffret de cartes Les Fleurs du Dr Bach, le chemin de l'harmonie psychique (1997, traduction française : Médicis-Entrelacs, 2001), la fleur du chêne est "la fleur de l'endurance" qui nous guide dans le processus de transformation "du batailleur par obligation... vers le guerrier pacifique".


Message de la carte :

Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

Il est parfaitement juste de remplir ses obligations dans la vie et de tenir les engagements pris envers d'autres. L'engagement suprême consiste cependant à accomplir la décision prise envers son Moi supérieur pour la réalisation de son propre plan de vie. En faisant totalement confiance à son guide intérieur et en développant de manière équilibrée toutes les parties de son être, on sera à même d'accompli ses obligations avec plus de joie et de facilité.

Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Je prends fondamentalement la décision de coopérer avec mon Moi supérieur et de tenir compte de toutes les impulsions que je ressens intérieurement. l'accomplissement de mes obligations sera don un poids moindre pour moi.

Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif de Oak s'accroît :

J'aurai une conception moins "acharnée" de la vie. Je ne me mettrai plus autant sous pression moi-même. J'organiserai ma vie de manière plus créative.

État d'âme négatif : Découragement et désespoir : On se sent comme un combattant abattu et épuisé, qui continue néanmoins courageusement sans jamais abandonner.

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Selon le site http://lesouffledessimples.com/, la fleur de chêne pourrait s'exprimer ainsi :

Autrefois j'ai été élu roi. Aujourd'hui je vis tête nue comme tous les arbres.

Je suis toujours dans la nature pour accueillir et rassembler, parfois jusqu'à me faire dévorer. Les chenilles aiment mon feuillage, qu'à cela ne tienne. Dans mes gènes, j'ai gravé l'art de reverdir même en plein été : je règne par le non-agir.

De mes racines jusqu'à mes fleurs, c'est à la sagesse que je m'offre. Présent, je vis de mon travail, j'accepte en respirant le moindre vent : changements ou accidents matériels.

Venez me visiter, venez tôt un matin de printemps quand le ciel est haut, lorsque mes châtons mâles emplissent chaque souffle d'air de leurs chatouillantes douceurs et où légèrement teintées mes tendres fleurs femelles ne peuvent pas résister à la caresse de tant d'appels.

Venez. A la fraîcheur de l'aurore mes feuilles toutes neuves se tendent à l'horizon. La récolte de la rosée est ainsi si aisée. Chaque goutte de lumière vient se reposer au soleil jusqu'à ce que, dans un soupir, dans un instant, comme un moine ou un bouddha qui médite et sourit, je bénisse ceux qui se trouvent là d'une pluie sacrée par la vie, sous un ciel bleu sans nuages.


A la fin de sa vie l'arbre Chêne lutte pour vivre et nourrir les autres êtres vivants qui vivent à ses dépens.

Il a une faculté d'adaptation aux parasites. Il les aident plutôt que de s'opposer à eux.


Par son élixir :

La fleur du Chêne nous dégage de l'obligation d'une "nécessaire lutte" obstinée. Trop têtus, nous avons besoin d'aide pour réévaluer, réexaminer notre vie et nous repositionner.

L'élixir du Chêne nous accompagne vers la sortie d'une éventuelle soumission à la douleur et/ou au travail, alors même qu'il nous semble être courageux et déterminé.

En prenant ce remède nous gagnons en compréhension, ce qui nous permet de regarder avec des yeux neufs la difficulté à laquelle nous sommes en permanence confronté. Nous commençons à entrevoir une nouvelle manière de grandir.


Mots-clefs : Patience – Calme – Compassion."

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Roger Tanguy-Derrien, auteur de Rudolph Steiner et Edward Bach sur les traces du savoir druidique... (L'Alpha L'Oméga Éditions, 1998) s'inspire du savoir ancestral pour "récapituler de la manière la plus musclée les informations sur les élixirs" :


Si vous portez de lourdes responsabilités, vous êtes dignes de confiance. Si vous portez des fardeaux très lourds sans vous plaindre. Si vous êtes un travailleur persévérant qui continue malgré les rechutes, gardant toujours espoir ; si votre obstination vous mène à l'épuisement ; si vous acceptez des charges alors que vous avez des difficultés pour assumer ; si vous arrivez à la limite de votre endurance ; si vos problèmes de santé vous rendent mécontents et abattus car ils entravent votre train-train quotidien ; si vous tentez quelque chose d'impossible, voire de désespéré, alors n'hésitez pas à faire appel à l'élixir de Chêne. Pourquoi ?

Car sa croissance est majestueuse et calme. Il lui faut 60 à 80 ans pour produire ses premières fleurs. A cet âge, il est noueux car il a rencontré déjà de nombreuses vicissitudes. Il exprime la lutte dynamique dune vie qui ne jaillit pas facilement en ligne droite. Ses châtons dissimulent sa fleur toute petite, humble et cachée. On remarquera plus facilement toute la gent animalière qui vit de sa substance et de sa structure (on compte parfois 400 espèces d'insectes). Pour se faire autant vampiriser, il manifeste une grandiose vitalité. Mais ne lui faisons aucun reproche, il aime cela.

La mythologie grecque nous apprend que la masse d'Hercule est faite de chêne. Dans de nombreuses traditions, cet arbre symbolise solidité et longévité. Ces qualificatifs lui donnent une signature Saturne-martienne. Chêne et force s'expriment en latin par le même mot : robur qui exprime aussi bien la force morale que physique. C'est auprès d'un chêne qu'Abraham reçoit les révélations de Yahvé. Attirant la foudre, il est l'arbre de la communication entre le ciel et la terre. Dans le Tarot, il correspond au nombre 16. Sitôt de retour de son odyssée, Ulysse vient consulter le feuillage divin du grand chêne de Zeus (14, 327 ; 19, 296). La Toison d'or, gardée par le dragon, était suspendue à un chêne qui avait valeur de temple. Pour les druides le chêne symbolise l'hospitalité et le temple. Saint Louis rend la justice sous un chêne. Il se sent ainsi assuré d'être en conformité avec la justice divine. Fait contradictoire, c'est pourtant lui qui fait campagne pour détruire les mythes païens et les vierges noires qui se trouvaient sur ces lieux druidiques.

Deux éléments prédominent chez le chêne : le calcium et le tanin. Il est une véritable fabrique de calcium (son écorce contient pas moins de 90% d'oxyde de calcium). Un calcium qui est d'autant plus assimilable par la présence du tanin. C'est pourquoi nous conseillerons cet élixir aux femmes enceintes, aux enfants fragiles et dont la croissance ne se déroule pas bien ; dans tous les cas d'hémorragies, de coagulation sanguine, de saignements, d'ulcères, de crachements de sang, de sang dans les urines, de saignements de nez, de diarrhées, de règles surabondantes, d'incontinence d'urine, de varices, d'eczéma. En même temps, cet élixir vous rendra encore plus courageux et plus perspicace devant n'importe quelle épreuve. Vous serez étonné de la solidité de votre système nerveux. Et cela vous le devez à ce merveilleux principe calcique contenu dans la fleur de Chêne.


Mots-clés : chêne avec un ch comme charges... trop lourdes. Robur comme robuste physiquement et psychiquement.

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Histoires d'arbre :

Je vous invite à découvrir les trois épisodes de la série d'Arte qui nous rendent familiers en les individualisant des arbres merveilleux :

  • le chêne appelé Whiteleaved oak, en Angleterre, aux pouvoirs magiques,

  • le "chêne à clous" de Herchies, en Belgique et

  • le chêne des Upmeyer en Allemagne.

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Symbolisme :

D'après le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant :


"Arbre sacré dans de nombreuses traditions, le chêne est investi des privilèges de la divinité suprême du ciel, sans doute parce qu'il attire la foudre et qu'il symbolise la majesté : chêne de Zeus à Dodone, de Jupiter Capitolin à Rome, de Ramowe en Prusse, de Perun chez les Slaves. La massue d'Hercule est de chêne. Il indique particulièrement solidité, puissance, longévité, hauteur, au sens spirituel autant que matériel.


Le chêne est, en tout temps et en tout lieu, synonyme de force : c'est, de toute évidence, l'impression que donne l'arbre à l'âge adulte. D'ailleurs, chêne et force s'expriment en latin par le même mot : robur, qui symbolise aussi bien la force morale que la force physique.

Le chêne est la figure par excellence de l'arbre ou de l'axe du monde, tant chez les Celtes qu'en Grèce, à Dodone. C'est encore le cas chez les Yakoutes sibériens.

On note en outre que, tant à Sichem qu'à Hebron, c'est auprès de chênes qu'Abraham reçut les révélations de Yahvé : le chêne jouait donc, là encore, son rôle axial, qui en faisait l'instrument d'une communication entre le Ciel et la Terre. Dans l'Odyssée, Ulysse vient consulter deux fois, sur son retour, le feuillage divin du grand chêne de Zeus. (14, 327 ; 19, 296). La Toison d'or, gardée par le dragon, était suspendue à un chêne : celui-ci avait valeur de temple.

D'après un passage de Pline l'Ancien, qui s'appuie sur l'analogie du grec (drûs), le nom des druides est en relation étymologique avec le nom du chêne ; d'où la traduction homme de chêne, qui a souvent réussi à s'introduire jusque dans l'érudition moderne. Mais le nom du chêne est différent dans toutes les langues celtiques, y compris le gaulois (dervo). Le rapprochement est symboliquement valable cependant, en ce sens que les druides, étant donné leur qualité sacerdotale, ont droit à la fois à la sagesse et à la force. Le chêne symbolise en effet ces deux valeurs. Adoré par les Celtes, il était aussi pour eux, par son tronc, par ses larges branches, par son feuillage touffu et par son propre symbolisme, l'emblème de l'hospitalité et l'équivalent d'un temple."


A l'entrée "Gland", on peut lire : "se rattache à la symbolique de l’œuf : abondance, prospérité, fécondité. Transposé du plan matériel et au plan spirituel, il figure au bout du cordon rouge qui entoure le chapeau des cardinaux, aux chapiteaux des colonnes, dans les blasons, etc. Émergeant de son enveloppe grenue, il symbolise la naissance, la sortie du sein maternel ; puis, à une seconde phase, lors de l'érection, la manifestation de la virilité ; enfin, par couple, il n'est plus que l'image sexuelle de l'homme. Mais au sens spirituel, comme dans les attributs religieux, il désigne la puissance de l'esprit et la vertu nourrissante de la vérité, cette vérité qui vient de deux sources : la nature et la révélation."

Lire aussi le document tiré de http://docplayer.fr/12389896-L-edelweiss-un-symbole.html

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Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes ( (Hachette Livre, 2000) :

"Imaginez un arbre divin et sacré, symbole de force et de sagesse, planté au centre du monde et reliant le Ciel et la Terre. Les Grecs en avaient fait l'arbre tutélaire de Zeus. Ainsi , le premier temple consacré au dieu des dieux de l'Olympe n'était autre qu'une forêt de chênes, située à Dôdôné, une ville de l’Épire, dans le pays des Molosses, où l'on se rendait pour interroger l'oracle de Zeus, mais aussi celui d'Aphrodite. C'était alors la voix de Zeus lui-même qui répondait par le truchement du bruissement des feuilles des chênes sacrés, remuées par le vent. Selon la légende mythique grecque toujours, la massue d'Héraklès était en bois de chêne.

Les Celtes, quant à eux, adoraient le chêne. Leurs prêtres, les druides - que l'on surnommait les hommes du chêne (en réalité le nom druide est issu du celtique druvids, qui signifiait "très savant") - cueillaient le gui, la fleur du chêne, au nouvel an. Il symbolisait alors une nouvelle vie, une régénération, l'immortalité de l'âme. Toutefois, il est bon de préciser que la fleur de chêne es rarissime. En trouver dans une forêt de chênes était donc quasi miraculeux. Le druide partait alors en quête du gui le sixième jour après la Nouvelle Lune, et si'il revenait bredouille, c'était un mauvais présage pour le village celte ou gaulois.

Enfin, le gland, le fruit du chêne, fut souvent considéré comme un symbole de fécondité et de prospérité. Car nos ancêtres savaient que c'était à partir de la graine contenue dans ce petit fruit qu'un nouveau chêne qui deviendrait plusieurs fois centenaire pouvait naître."

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Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :


Message des arbres :

Nous venons du cœur de Dieu. Nous n'avons rien

à apprendre et beaucoup à offrir. Nous avons été ensemencés

sur la Terre pour le bien du règne humain et animal, incluant

les oiseaux et les insectes, et pour nourrir la planète elle-même,

physiquement, émotionnellement et spirituellement. Nous

diffusons l'amour et la guérison pour vous.


Le chêne

Presque tout le monde connaît le chêne et comprend qu'il est fort et stable. J'ai la chance de vivre près de grands chênes centenaires. Je les serre dans mes bras et je colle mon dos contre leur tronc quand je le peux. Je peux presque sentir leur sagesse, leur force et leur endurance se répandre dans tout mon corps. Ils sont vraiment extraordinaires !

Au fil des ans, les humains ont abattu tant de vieux chênes sages qu'l en reste moins pour faire le travail que beaucoup ont fait dans le passé. Non seulement il y a moins de chênes, mais il y a plus de travail à faire. Ils se sentent fatigués et souvent découragés. Chaque fois que vous en appréciez un, cela les aide tous à accomplir leur mission divine.


VISUALISATION POUR AIDER LES ARBRES

  1. Aménagez un espace où vous pourrez vous détendre sans être dérangé.

  2. Faites appel à l'archange Purlimiek, l'ange de la nature, et sentez sa belle énergie vert-bleu.

  3. Permettez à n'importe quel arbre d'apparaître dans votre esprit.

  4. Bénissez-le et remerciez-le d'être venu vers vous.

  5. Demandez au rayon doré du Christ de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  6. Demandez au feu lilas de la Source de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  7. Demandez à l'énergie protectrice bleu foncé de l'archange Michaël de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  8. Demandez à la lumière aigue-marine de la sagesse féminine divine de l'ange Marie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  9. Demandez à la lumière argentée de l'archange Sandalphon de l'équilibre et de l'harmonie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  10. Prenez un moment pour invoquer toutes les énergies qui vous attirent et voyez-les se déverser dans l'arbre.

  11. Imaginez les couleurs qui s'écoulent d'une racine à l'autre en connectant le réseau d'arbres et en dynamisant les lignes ley.

  12. Ouvrez les yeux ensachant que vous avez aidé les arbres.

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Eric Pier Sperandio, auteur du Grimoire des herbes et potions magiques, Rituels, incantations et invocations (Editions Québec-Livres, 2013), présente ainsi le chêne (Quercus alba) : "C'est un arbre majestueux qui pousse dans les forêts tempérées de l'Europe et de l'Amérique du Nord.


Propriétés médicinales : L'écorce de cet arbre est un astringent et un tonique qui peut servir de façon tant interne qu'externe. De façon interne, on s'en sert sous la forme d'un lavement qui soulage les hémorroïdes et autres problèmes rectaux. On peut aussi s'en servir sous forme de douche vaginale pour soulager les problèmes de menstruation ou sous forme de douche urinaire pour traiter les problèmes de sang dans les urines. Une infusion peut réduire la fièvre et soulager les irritations de la bouche et de la gorge ; on s'en sert alors sous la forme de gargarisme.


Genre : Masculin.


Déités : Thor - Zeus - Jupiter - Odin - Pan.


Propriétés magiques : Protection - Magie solaire - Fertilité mâle - Argent - Vitalité - Chance - Guérison.


Applications :

SORTILÈGES ET SUPERSTITIONS

  • L'utilisation du chêne, en magie remonte au temps des druides et même de l'Antiquité, car c'était aussi l'arbre sacré des Romains. Porter sur soi un gland de chêne indiquait que l'on était un disciple des dieux Jupiter, Zeus ou Odin. On se servait de l'écorce pulvérisée comme encens pour honorer ces dieux lors du festival du solstice d'été alors que le soleil est à son zénith.

  • Pour attirer la chance, prenez deux petites branches de chêne de longueur égale et nouez-le en croix avec un bout de laine rouge, ce qui représente l'équilibre et l'harmonie.

RITUEL POUR ATTIRER LA PROTECTION

C'est un rituel très simple que l'on effectue le jour, sous les branches d'un chêne lorsque le soleil brille. Il s'agit d'un ancien rituel druidique qui s'effectuait ordinairement au solstice d'été, alors que le soleil est à son plus haut - qu'il est le plus chaud - et que le chêne accorde sa fraîcheur.

Tendez votre figure vers le soleil à travers les branches du chêne, sentez ses rayons vous pénétrer et réchauffer votre corps en même temps que l'ombre des feuilles vous entoure. La lumière et la chaleur sont là, ais vous êtes complètement protégé par les branches du chêne. Visualisez les branches de l'arbre qui vous entoure comme ne armure verte qui vous protège et bloque toute influence négative, mais qui laisse passer les rayons du soleil et les influences positives. Recueillez- vous et dites :


Ô chêne majestueux, roi des forêts et des bois

Enveloppe mon corps et mon âme de ta protection

Afin que les forces du mal ne puissent m'atteindre

Et que jour et nuit je me sente protégé.

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Dans Vert, Histoire d'une couleur (Éditions du Seuil, 2013), Michel Pastoureau nous apprend que :


"Tout verger est construit comme un espace symbolique, et [que] chaque plante qui s'y trouve possède sa signification propre. Celle des fleurs varie beaucoup selon les époques et les régions et prend en compte plusieurs particularités : la couleur, le parfum, le nombre de pétales, l'aspect des feuilles, les dimensions des unes et des autres, l'époque de la floraison, etc. Quelques idées peuvent néanmoins être dégagées pour le Moyen Âge central : Le lis est symbole de pureté et de chasteté, [...] De même, les arbres sont toujours signifiants. Le chêne (rare au verger) est un arbre de pouvoir et de souveraineté..."

Sylvie Verbois, auteure de Les arbres guérisseurs : Leurs symboles, leurs propriétés et leurs bienfaits (Éditions Eyrolles, 2018) transcrit le message que lui inspirent les arbres :

Mot-clé : Revenir à soi.

Élément : Eau ; Feu.

Émotion : Mélancolie ; Colère.


Je suis renaissance et longévité, puissance et soutien. Je vous apporte ma force tranquille, venez vous reposer près de moi, je vous offre l'hospitalité à l'ombre de mon ample feuillage. Je suis un temple naturel, laissez-vous aller au calme et au silence. Je vous protège de vous, je viens ôter les masques que vous avez endossés, la confusion de vos pensées et le désarroi. Je repousse les foudres intérieures qui assaillent votre esprit, en éloignant emportements fortuits et flambées émotionnelles. Je dépose dans le cœur de votre corps quiétude et soulagement. Je redonne verticalité à votre âme, et vous unifie. Je vous ramène à vous.

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Symbolisme celte :

On peut lire dans Les Traditions celtiques (1ère éd. 1945, réed. Dangles 2011) de Robert Ambelain que :


"Notre Démiurge celtique, c'est Esus, reflet matériel d'HU KADARN. En effet, le chêne, dans la tradition celtique, est l'emblème de HU, mais Esus est lui-même couronné de chêne... Le chêne est l'attribut de noblesse, conféré au meilleur de la Cité, et le laurier n'est l'apanage que du vainqueur. Concluons donc que le chêne, l'art de construction (la Cité), et l'idée "démiurgique" incluse dans le mythe de l'Architecte des Mondes, chère aux platoniciens, sont des images liées les unes aux autres dans le domaine de la Symbolique.

[...]

Dans la symbolique celtique, le Père, "OIW" a pour attribut l'If, symbole de Sagesse ; le Fils HU a pour image le Chêne, attribut de la Force. A KARIDWEN est donné le Bouleau, image de la Beauté, et de l'Amour."

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Selon Sabine Heinz, auteure des Symboles des Celtes (édition originale, 1997 ; traduction française : Guy Trédaniel Éditeur, 1998),


"Le chêne, déjà important chez les romains et les grecs, est pour les Celtes l'un des principaux arbres. On ne sait pas définitivement s'il faut traduire le mot druide par "sage du chêne" ou par "sage fiable". Le mot gallois pour druide, derwydd, est plus clair puisqu'il signifie "homme du chêne". Les noms celtiques en rapport avec le chêne sont Derva, Dervaci, Dervinus, ainsi que Querqueni qui est le nom d'une tribu.

Son bois solide convient très bien pour la fabrication de ce qu'on soumet à de fortes pressions ; les chariots, les routes et surtout les bateaux. On sait que les chênes peuvent devenir très vieux ; c'est pourquoi, lorsqu'on compare l'âge de choses très anciennes, on les prend comme référence.

En hiver, leurs glands nourrissent hommes et bêtes ; quand on les mange crus, ils agissent sur le psychisme. dans le monde entier, on les utilise dans ce but, que ce soit pour naviguer entre les mondes et / ou accéder à d'autres connaissance, prendre conscience de certaines choses, se laisser inspirer, fuir la réalité pour quelques instants (comme c'est le cas aujourd'hui avec les drogues) ou se donner (apparemment) courage et confiance en soi. Les tanins curatifs du chêne ont certainement joué un rôle important en cas de faiblesse et de maladies stomacales et intestinales.

A la fonction curative est peut-être venue s'ajouter la fonction protectrice qui ne se limitait pas au soleil et à la pluie. Ces facteurs, ajoutés à la dureté et la longévité du bois, ont-ils été déterminants pour le choix effectué lors de la construction des tombes ? Il est intéressant de réfléchir au lien entre le chêne, le porc et le chiffre sept. Le sept est le chiffre du porc et fait de lui l'animal de l'Autre Monde dans la tradition propre aux Celtes insulaires. Les porcs se nourrissent principalement de glandes. Il est possible que ce soit la raison première de l'importance accordée aux glands. Dans Le Combat des arbres, on lui consacre une strophe très brève :


Le chêne est rapide ;

ciel et terre tremblèrent devant lui.

Il est un courageux portier devant l'ennemi.

Son nom est une aide.

Saint Colomban vénérait encore le chêne puisqu'il faisait construire ses cloîtres près des chênaies. Dans les Annales d'Ulster, on a noté que la mort des chênes en 1146 et 1178 fut un grand malheur. Pour l'héraldique, les chênes restent également très importants et sont souvent mis en relation avec des signes de navigation.

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D'après Jean Markale, auteur du Nouveau Dictionnaire de Mythologie celtique (Éditions Pygmalion - Gérard Watelet, 1999),


Le chêne est un "arbre sacré chez tous les Celtes - et bien d'autres peuples. Pline l'Ancien rapporte que les druides coupaient du gui sur un chêne, ou sur tout autre arbre considéré symboliquement comme un chêne. Le chêne représente la force vitale divine, mais contrairement à ce que laisse entendre Pline, le mot "druide" ne peut provenir du nom celtique du chêne (dervo ou cassano)."

Thierry Jolif, auteur de B. A.- BA Mythologie celtique (Éditions Pardès, 2000), nous apprend que :


"Selon une assertion de Maxime de Tyr (Dissertations VIII, 8), le chêne est, pour les Celtes, la "représentation visible de la divinité". Pour qui s'est peu ou prou intéressé à la religion celtique, le chêne est invariablement relié au nom des druides, à la suite de l'étymologie hasardeuse de Pline, qui fit dériver le nom des druides de celui de cet arbre. Finalement, il est aujourd'hui couramment accepté que l'étymologie exacte se déduirait du nom du "savoir" , celtique *vid-. Néanmoins, il est tout à fait possible d'accepter l'existence d'une ancienne étymologie analogique qui porterait non sur le préfixe *dru- et le nom du chêne *dervo-, mais bel et bien sur le rapport entre le nom du savoir, *vidsu- et celui du bois, *vidu-. Le bois était donc, dans la conception celtique, le support naturel de la science, du savoir et de la connaissance. Le symbolisme du chêne réside bien là.

S'il est souvent perçu, de nos jours, comme un emblème de la force et de la longévité, nous devrions nous souvenir que la force première et hiérarchiquement supérieure fut, pour les Celtes, celle du savoir druidique. Le chêne fit certainement partie des essences utilisées dans les sanctuaires naturels des Celtes. Faut-il rapprocher ce fait de ce qui est dit au chapitre II de la Volsunga Saga :

"Le roi Volsung fit construire un édifice conçu de manière à comprendre un grand chêne dont les branches s'épanouissaient magnifiquement sur le toit, tandis que le plus bas le tronc se dressait à l'intérieur de l'édifice ; et les hommes appelèrent le dit arbre Branstock."


Sans doute pas de façon aussi directe, car nous ne possédons pas de description écrite aussi nette des sanctuaires celtiques, mais il semble toutefois que la tradition celtique ait, comme de nombreuses autres, conçu l'arbre comme un pilier cosmique reliant le ciel et la terre.

De plus, si nous en revenons à la phrase de Maxime de Tyr, il est alors possible, dans un cadre plus général, de la comparer avec ce que nous enseigne le Rig-Véda (X, 31, 7 et X, 81, 4) :


"Quel que fut l'arbre à partir duquel ils façonnèrent le Ciel et la Terre ?"


et avec la réponse qu'apporte le Taittirîya Brâhmana (II, 8, 9, 6) :

"Le bois était Brahma, et Brahma était l'arbre, à partir duquel ils façonnèrent le Ciel et la terre : je tiens à te le dire, gens de compréhension, là se tient Brahma, qui supporte le monde."


Nous retrouvons bien ici la représentation visible de la divinité" ainsi que la signification de l'axe du monde."

p. 102 : "Les noix, les glands et les noisettes sont traditionnellement considérés comme des fruits de connaissance et de sagesse. Dans Le Voyage de Cormac au Pays de la Promesse, il est dit que les neuf coudriers de Buan laissaient tomber leurs fruits dans une source où cinq saumons les saisissaient, puis jetaient les coquilles dans cinq ruisseaux dont le bruit était plus doux que toute mélodie.

Le saumon symbolise la connaissance, et la source qui se trouve dans l'Autre Monde est bien évidemment la source primordiale, la source de toute vie. Extraite du Dindshenchas métrique, cette strophe est sans aucun doute plus évocatrice qu'un long discours :


"Du suc des noix, ce n'est pas une chose vulgaire, furent faites les coquilles d'inspiration qui descenden