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  • Anne

Le Houx



Étymologie :

  • HOUX, subst. masc.

Étymol. et Hist. Ca 1200 hos bot. (Renart, éd. E. Martin, branche XI, 115). De l'a. b. frq. *hulis « houx » que l'on peut restituer d'apr. l'a. h. all. hulis, huls et le m. néerl. huls, de même sens.


Lire aussi la définition du nom pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Ilex aquifolium ; Agrelon ; Agrilou ; Angril ; Angrivô ; Aréoulé ; Bois à la glu ; Cache-minottes ; Cache-pottes ; Cour ; Crouza ; Écouda ; Égouriou ; Épine de rat ; Gargal ; Glorieu ; Grand Housson ; Grand Pardon ; Gréboul ; Griay'ss ; Haix ; Hoise ; Houk ; Houlh ; Hour ; Houx du diable ; Husse ; Houssar ; Hussa ; Jaruss ; Lussô ; Laurier piquant ; Mesplier sauvage ; Oulette ; Ouyou ; Pinfou ; Pique-rat ; Rou ; Verte Huce ; Vis ; Visc ;




Botanique :


Dans Petit Grimoire : Plantes sorcières, Les Sortilèges (Éditions « Au bord des continents... », mars 2019, sélection de textes extraits de Secrets des plantes sorcières) Richard Ely présente ainsi le Houx :

Le houx, arbuste au feuillage persistant de la famille des Aquifoliacées, se reconnaît facilement. il porte des feuilles coriaces, ondulées, au bord parfois lisse, souvent épineux, d'un vert sombre et brillant. Des fleurs petites et blanches, groupées à l'aisselle des feuilles, composées de quatre pétales et quatre sépales, quatre étamines ou quatre stigmates selon que l'arbuste est mâle ou femelle. Les fruits sont des drupes d'un rouge prononcé, toxiques, demeurant sur la plante en hiver.

Le houx aime pousser dans les sous-bois ou à l'ombre d'un mur. Il atteint plusieurs mètres de haut et est un excellent refuge pour les oiseaux qui y construisent leurs nids à l'abri de leurs prédateurs, qui osent rarement se confronter à ses piques. Le houx apporte la chance aux maisons scandinaves qui le plantent en leur jardin. Il est un symbole associé à la fête de Noël, mais bien avant cela, un symbole de la pérennité de la lumière, de la belle saison au cœur du noir hiver, le Jul des terres du Grand Nord.

Plante protectrice au grand pouvoir, faire entrer le houx dans une demeure est permettre aux esprits de la forêt d'y pénétrer à leur tour. C'est une plante magique que toute sorcière ne peut ignorer.




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Usages traditionnels :


Selon C. Busser, auteur de "Baies, fruits et pseudo-fruits toxiques utilisés en médecine populaire ou en phytothérapie" (in Phytothérapie Numéro 1 : 31–3, 2007) le Houx x (Ilex aquifolium L. Aquifoliaceae) est un :


Arbrisseau à feuilles alternes et à dents épineuses ; fruits sphériques (7-8 mm) rouges, en petites grappes. Floraison : avril-juillet, fructification : août-octobre.


Usages populaires : Baies : les médecins et vétérinaires achetaient autrefois l’eau-de-vie de houx (en macération) : c’était un purgatif de référence, usage confirmé par les cliniciens [6,10, 16].

Feuilles : action fébrifuge et sur les toux spasmodiques ; en infusion en cas de pleurésie ; « De petits morceaux de feuilles séchées (ou infusion des feuilles fraîches) étaient utilisées, pour soigner des problèmes de foie et de reins », ou comme tonique.


Intoxication : Les baies sont toxiques par la présence de saponosides triterpéniques, mais ne seraient dangereuses que pour les enfants. La littérature signale des cas de décès chez le jeune enfant et une dose létale (mortelle) a été déterminée. Les signes dépendent de la quantité´ ingérée. Bruneton [3] ne cite pas le houx parmi les plantes toxiques mais comme purgatif.


Signes cliniques en cas d’ingestion (centres antipoison) Troubles digestifs : vomissements, salivation importante, diarrhées, douleurs abdominales avec dans les cas graves déshydratation et convulsions.

Troubles neurologiques graves.


Usage populaire dans les états grippaux : La formule suivante est transmise oralement encore de nos jours (Fréland, Vosges alsaciennes) : « Prendre 20 feuilles de ronce ; 1 feuille de houx ; 1 feuille de lierre, en tisane. » Elle était parfois préparée en plein hiver à partir de feuilles fraîches, éventuellement cueillies sous la neige.

La ronce, astringente, a une activité´ antibactérienne dans les affections bucco-pharyngées. Le houx est fébrifuge et antispasmodique. Les feuilles ne sont pas toxiques, seuls les fruits sont purgatifs, mais, par mesure de prudence, les habitants du canton n’utilisaient qu’une feuille par infusion.

La feuille de lierre est antispasmodique et antibactérienne, ce qui l’indique dans les toux sèches et coqueluchoïdes. Les saponosides présents dans le lierre impliquent un risque de toxicité à des doses excessives, c’est la raison pour laquelle la sagesse populaire a retenu en cas d’état grippal avec toux l’utilisation d’une seule feuille de lierre par infusion.

Cette formule agit en cas de toux sèche, de fièvre, d’affections bucco-pharyngées et comme antibactérien. Même si rien ne prouve qu’elle puisse agir directement sur les virus grippaux, cette formule géniale agit sur de nombreux symptômes associés et en cas de surinfection bactérienne. Nos médecins modernes n’agissent pas autrement dans les états grippaux aggravés en prescrivant un traitement symptomatique avec des antibiotiques inactifs sur le virus grippal mais efficaces en cas de surinfection bactérienne.

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Fleurs de Bach :


D'après Les Douze "Guérisseurs" et autres remèdes (1ère édition 1941, traduction française Centre Bach 2011) du Dr Edward Bach :


La fleur de houx est préparée pour "Pour ceux qui sont parfois assaillis par des pensées telles que la jalousie, l’envie, la vengeance, la suspicion. Pour les différentes formes de contrariété. Ils peuvent souffrir beaucoup en eux-mêmes, alors qu‘il n’y a aucune cause réelle à leur malheur."

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Selon Mechthild Scheffer, auteure du coffret de cartes Les Fleurs du Dr Bach, le chemin de l'harmonie psychique (1997, traduction française : Médicis-Entrelacs, 2001), la fleur de houx est "la fleur de l'ouverture du cœur" qui nous guide dans le processus de transformation "de la dureté de cœur... vers la magnanimité."


Message de la carte :

Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

Quand on cherche l'unité et l'amour divin à l'extérieur, on subit nécessairement des désenchantements. Les sentiments humains sont toujours incomplets et contradictoires. Nous ne pouvons accéder à l'amour divin qu'en ouvrant notre cœur à notre Moi supérieur qui nous guide spécifiquement selon les principes de l'amour divin. A travers l'amour que nous rencontrons ensuite sur notre chemin de vie, notre compréhension des lois divines augmente, ce qui nous rend à même de penser de plus en plus avec le cœur et de toujours mieux comprendre les sentiments des autres.


Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Je me décide à accepter l'amour divin par la voie directe, et à ne plus le chercher dans le monde extérieur. Je comprends que nous sommes tous sur le même chemin. J'ouvre mon cœur, puisque c'est en lui que je peux percevoir les impulsions de mon Moi supérieur dans leur forme la meilleure et la plus pure, et je m'abandonne à ce guide.

Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif de Holly s'accroît :

Je peux témoigner plus de bonne volonté aux autres, et ne m'ouvrant ainsi, je peux davantage favoriser notre rencontre, parce que je comprends mieux leurs sentiments. Depuis que je sais mieux reconnaître la partie divine en moi-même, je peux également mieux la reconnaître chez mon prochain.

État d'âme négatif : Influençabilité : Sentiments de forte irritation : jalousie, méfiance, haine, envie.

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Selon le site http://lesouffledessimples.com/, le houx pourrait s'exprimer ainsi :


Je suis avant tout porteur de lumière. Je donne vie aux lieux obscurs et glauques. Mes fleurs produisent un abondant nectar dont la douceur attire multitude d'abeilles. Au printemps elles n'ont de cesse d'emporter avec elles ma capacité à saisir la luminosité. Je tends et je tords sans aucun état d'âme chacune de mes feuilles afin qu'elles suivent ma précieuse lumière. Elle éblouit et obsède ma vie. Pour cette impalpable éternité, cette gloire, je reste dans l'ombre où j'éduque chacune de mes feuilles à capter la moindre lueur que j'envoie ainsi au cœur des profondeurs. Je trône à Noël dans les maisons où je symbolise l'immortalité, la vie au cœur de l’apparente mort hivernale. Je suis le soldat fidèle et passionné de l'énergie de transformation, totalement soumis.


Le Houx est bien connu pour ses feuilles persistantes, épineuses et ses baies rouges qui le rendent si attirant l'hiver. Ses feuilles possèdent chacune en moyenne une quinzaine de piquants, répartis de chaque côté d'une solide nervure centrale. Ils obligent les feuilles, qui autrement seraient plates, à s'incurver sans cesse dans tous les sens. Les feuilles du sommet de l'arbre reçoivent la lumière dont elles ont besoin – c'est pourquoi elles sont plates et les piquants petits et peu nombreux.


Par son élixir :La lumière de l'amour entre dans l'obscurité. La réactivité négative excessive trouve à s'apaiser. La jalousie, l'envie, la vengeance, la suspicion, les différentes formes de vexation, la colère, la comparaison aux autres...posent leurs boucliers. Notre système de défense entre dans l'amour et se calme.


Mots-clefs : Transformation – Harmonie – Jeu."

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Symbolisme :


Selon Pierre Zaccone, auteur de Nouveau langage des fleurs avec la nomenclature des sentiments dont chaque fleur est le symbole et leur emploi pour l'expression des pensées (Éditeur L. Hachette, 1856) :


HOUX - DÉPENS .

Arbre toujours vert, dont les feuilles sont luisantes et armées de piquants, et dont le fruit est une baie d'un très beau rouge. Les houx viennent dans les bois, dans les haies.

Le houx luisant armé de ses dards épineux. (DELILLE)

Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), le Houx (Ilex aquifolium) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Masculin

Planète : Mars

Élément : Fau

Pouvoirs : Protection ; Chance.


Utilisation rituelle : Un bouquet de Houx mis à la fenêtre d'une fille indique symboliquement qu'il vaut mieux ne pas s'y frotter.


Utilisation magique : Encore une plante ambivalente. En règle générale :

a) Les Anglo-Saxons et les Nordiques en ont fait une plante protectrice, voire sacrée.

b) Les peuples latins sont nettement plus réservés : la plante est pour eux sinon néfaste, du moins suspecte et « épineuse ».

Plante protectrice par excellence, le Houx garantit le foyer contre toutes sortes de maléfices et de catastrophes. Un mauvais sort ne peut pas atteindre une ferme protégée derrière une haie de Houx. La foudre ne tombe jamais sur... etc. (monde anglo-saxon).

Si une fille aime à manier les boules de Houx, elle aura un mari gentil, mais qui aura beaucoup de chagrin, de misères, et qui mourra Jeune (région de Soissons).

Si un garçon se pique souvent à des branches de Houx, il épousera une femme hérissée d'épines, c'est-à-dire une mégère (toute la France).

Si vous jetez à des animaux agités une poignée de boules de Houx, ils s'allongeront aussitôt sur leur litière et resteront tranquilles (sud de l'Angleterre).

Si tous les chiens du voisinage deviennent enragés les uns après les autres, c'est qu'un sorcier glisse des boules de Houx dans leur pâtée (Abbiategrasso, Milanais).

Les hommes d'entreprise devraient s'entourer de beaucoup de Houx ; le lierre étant la plante porte-chance correspondante pour les femmes qui souhaitent faIre carrière dans les affaires (États-Unis).

Lorsque cet arbuste prend de l'âge, ses « dents » s'émoussent et finissent par tomber : les feuilles d'un vieux Houx sont molles, sans épines, et elles perdent leur beau vernis brillant. Selon une tradition allemande, ce sont ces feuilles-là qu'il faut cueillir, un vendredi, juste après le coucher du soleil. Prenez-en neuf, enveloppez-les dans un linge blanc que vous fermerez par neuf nœuds. Placez le tout sous votre oreiller. Vos rêves, bons ou mauvais, se concrétiseront dans la réalité.


La tradition du Houx paratonnerre est aussi solidement implantée dans beaucoup de régions d'Allemagne et d'Autriche.

Les filles tirent un présage des feuilles épineuses en comptant les piquants et disant : « fille ; femme ; veuve ; religieuse ». Le dernier piquant donne la réponse (Beaucoup de régions d'Espagne). Il ne faut jamais semer du mais à proximité d'un bosquet de Houx, car le nain qui y habite est terriblement friand de maïs et il viendrait la nuit voler toutes les graines (Sicile).

Lire l'article sur le houx en tant qu'arbre sacré de Frau Holle.

Selon le site www.arfe.fr :


"Le Houx symbolise la persistance de la vie végétale (par ses feuilles et par ses fruits présents sur l'arbuste au cœur de l'hiver). Comme beaucoup de plantes piquantes il protège des maléfices. Son usage à cette fin était déjà pratiqué par les Romains où il était l'arbre des Saturnales. Ces traditions ont perduré en Allemagne, en Suisse et en France où il était d'usage d'en accrocher des rameaux sur les portes des étables et au seuil des maisons la veille de Noël.Il est difficile de distinguer, dans les textes anciens, ce qui se rapporte au Houx (Ilex aquifolium L.) de ce qui se rapporte à l'Yeuse ou Chêne vert (Quercus ilex L.) Le terme latin Ilex utilisé pour les deux est responsable de ces confusions mais également les végétaux eux-mêmes qui peuvent par bien des points s'assimiler (notamment par la forme et la persistance des feuilles et par les caractéristiques du bois). Ceci explique sans doute cette étrange parenté qui semble perdurer entre le Houx et le Chêne."

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D'après Nicole Parrot, auteure de Le Langage des fleurs (Éditions Flammarion, 2000) :


"Les petites billes rouge vif accrochées en grappes, parmi le feuillage rigide et brillant comme de l laque, peuvent prendre place aux côtés des fleurs les plus raffinées. Et parlent tout aussi bien. Sans doute parce que ses feuilles se terminent en pointes acérées, le houx dit : "protégeons-nous", "protégeons l'avenir" et même "défendons-nous". Il s'écrie aussi "longue vie !". Vous pouvez le croire, il connaît la question, son buisson peut atteindre trois cents ans. Mais il recommande : "traitez-moi avec égards" et prévient : "je peux piquer". Il ne s'en prive pas.

Attentionné et prudent, il met en garde les fantaisistes qui auraient la curieuse idée de croquer ses baies : "Ne me mangez pas, je suis toxique".

Naturellement, comme chacun sait, son apparition chez l