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  • Anne

Le Diamant


Style toujours un peu too much de National Geographic mais l'information reste intéressante.



Étymologie :

  • DIAMANT, subst. masc.

Étymol. et Hist. Fin xiie s. diamant « sorte de pierre précieuse » (Floire et Blanche flor, éd. M. Pelan [ms. 1447], 647 : Diamanz et amacites) ; 1549 pointe de diamant « outil de vitrier » (Est.) ; 1676 diamant « id. » (Félibien Dict.). Du b. lat. diamas, -antis (attesté dans des tablettes d'exécration d'apr. M. Niedermann ds Anzeiger für indogermanische Sprach − und Altertumskunde, t. 23, p. 79), prob. issu par métathèse de *adimas, -antis (aimant*) sous l'infl. des mots gr. commençant par dia-(cf. gr. δ ι α φ α ν η ́ ς, diaphane* ; v. FEW t. 24, 1, pp. 132-133).


Lire aussi la définition pour amorcer la réflexion symbolique.




Géologie :


Selon Odile Alleguede, auteure de La parole perdue des pierres, La face cachée des joyaux les plus mythiques (Éditions Quintessence 2008),


"De toute manière, la formation du diamant natif demeure toujours un intense sujet de controverses pour les géologues. Seul trait d'union, tous sont d'accord sur la présence d'une double contrainte de chaleur et de pression gigantesques, afin de permettre au carbone de se cristalliser sous cette forme particulière.

Le diamant est du carbone pur qui se trouve sous trois états moléculaires différents, c'est-à-dire cristallisé, cristallin et amorphe. Seul le premier nous intéresse ici, car c'est celui qui correspond à la gemme qui alimente le rêve des hommes depuis le mystère de ses origines. [...]

Mais un diamant coloré le doit à la présence d'un autre élément. Verts et bleus, ils sont très rares, rouges encore davantage. Le diamant est né il y a environ trois milliards d'années, à plus de 200 kilomètres de profondeur au sein de la matrice terrestre, )à 1 400 °C et 1 200 bars ! Cette gestation se produit très lentement au sein d'amas de roches appelées péridotites et éclogites.

Amalgamé ensuite à une roche tendre, la "kimberlite" (roche primaire de lave solidifiée, riche en olivine, don le nom est tiré de Kimberley, ces mines de diamant emblématiques de l'Afrique du Sud), ou encore à la "lamproïte", dans lesquelles il s'est retrouvé projeté, à des vitesses phénoménales (près de 2 000 km/h), le long des cheminées volcaniques ou des failles de la croûte terrestre, il jaillit soudain des profondeurs utérines de sa gestation. La brutalité de sa mise au monde est, en fait, un élément fondamental de sa formation. Le seul moyen, pour lui, d'éviter sa forme "ordinaire" de graphite. Comment avoir de telles vitesses d'expulsion volcanique ? c'est ce type de questions qui contribue à maintenir le diamant dans une fascinante pénombre d'incertitudes...

La cheminée volcanique, considérée comme lieu primaire, se trouve ensuite détruite par l'érosion. Les diamants sont alors entraînés par les eaux vers les lits de fleuves, ou des embouchures de terrains alluvionnaires nommés gîtes secondaires, où on les trouve généralement. Cependant, trouver de la kimberlite n'est pas une garantie de découvrir automatiquement des diamants. On estime qu'à l'échelle mondiale, seulement une kimberlite sur cent contient des diamants.

La recette diamantifère est donc un savant, délicat et parfaitement improbable mélange de feu, de pression, de vitesse et de composition matricielle de roches.

[...] Le diamant est un extraordinaire conducteur de la chaleur. Sa relation à la chaleur, au feu, est unique. Il surpasse tout ce qui est connu. Le contact avec la pierre laisse immédiatement une sensation froide, bien connue des gemmologues. Littéralement, il boit la chaleur ! Une température intenses le fait à peine se dilater et on peut le chauffer au rouge (800 °C) ou le plonger dans de l'azote liquide (- 195 °C) sans qu'il en souffre le moins du monde ! Ce, jusqu'aux 1500 )C fatidiques où, au sein d'oxygène, il se vaporise en dioxyde de carbone !

Mais il possède encore, à ce propos, une autre faculté étonnante. Lorsqu'il brûle, donc entre 1350 °C et 1500 °C, il se consume tout en restant toujours lui-même, dans sa structure et sa forme, à quelque niveau que l'on soit de la combustion, et ce jusqu'à sa disparition totale, sans laisser la moindre trace... C'est ce qui a fait écrire à Elie-Charles Flamand dans [Les Pierres magiques, 1981] : "... sa volatilisation dans le feu, cet élément purissime, force vitale et spirituelle lumière des choses dont le diamant semble être une corporification cristalline..."

Parmi toutes ses impressionnantes particularités, il y a aussi celle de posséder une transparence optique très large (de l'ultraviolet à l'infrarouge lointain) et sa quasi neutralité chimique, à l'instar des gaz nobles (néon, argon, etc.), en réaction avec la plupart des substances."

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Symbolisme :


D'après le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et augmentée Robert Laffont, 1982), de Jean Chevalier et Alain Gherbrant,


"Ses qualités physiques exceptionnelles, dureté, limpidité, luminosité, font du diamant un symbole majeur de la perfection, encore que son éclat ne soit pas uniformément considéré comme bénéfique.

La minéralogie traditionnelle de l'Inde le fait naître de la terre sous forme d'un embryon dont le cristal constituerait un état de maturation intermédiaire. Le diamant est mûr, le cristal est non mûr. Il est le sommet de la maturité. Il s'agit d'un parfait achèvement que l'alchimie indienne utilise elle-même symboliquement en associant le diamant à l'immortalité, c'est-à-dire en l'identifiant à la Pierre philosophale.

La dureté du diamant, son pouvoir de rayer, de couper, sont spécialement mis en relief dans le Bouddhisme tantrique où le vajira (foudre et diamant) est le symbole de l'inaltérable, de l'invincible puissance spirituelle. C'est, selon l'étymologie de l'équivalent tibétain dordje, la reine des pierres. Il symbolise la clarté, le rayonnement, le tranchant de l'illumination, le vide et l'indéterminé. C'est encore la nature propre, qui est identique à la nature de Bouddha ; cela qui ne croît ni ne décroît, c'est le Diamant, enseigne le patriarche zen Houei-nêng. Un texte tantrique cité par Mircea Eliade pose expressément l'équation shunyâta (vacuité) = vajira.

L'immutabilité est par excellence un caractère axial : c'est pourquoi le trône du Bouddha situé au pied de l'Arbre de la Bodhi, est un trône de diamant. C'est aussi pourquoi l'Axe du monde est décrit par Platon comme étant de diamant. Foyer de rayonnement brillant, il participe aussi de la symbolique du centre. Nous signalons au mot pierre le rapprochement qui a été fait entre la pierre angulaire et le diamant, tous deux désignés en allemand par le mot Eckstein.

Dans l'iconographie tibétaine, le dordje (sceptre de diamant) s'oppose à la cloche (tilpu) comme le monde adamantin (potentiel, non-manifesté) au monde phénoménal (ou du sein maternel), comme le principe actif au principe passif, comme la Sagesse à la méthode.

Dans le langage courant, le diamant sous le marteau est le symbole de la fermeté, de la solidité du caractère résistant aux persécutions.

Dans les traditions occidentales, le diamant est le symbole de la souveraineté universelle, de l'incorruptibilité, de la réalité absolue.

Selon Pline, il est le talisman universel, qui rend inopérants tous les poisons et toutes les maladies. Il chasse les mauvais esprits, écarte les mauvais rêves. Plongé dans le vin ou l'eau, il préserve les buveurs de l'apoplexie, de la goutte, de la jaunisse.

Selon les traditions d'Europe occidentale, il chasse également les bêtes sauvages, les fantômes, les sorciers et toutes les terreurs de la nuit. La tradition russe dit qu'il empêche la luxure et favorise la chasteté. On disait aussi en France qu'il écartait la colère et entretenait l'union entre les époux ; ce qui lui avait fait donner le nom de pierre de réconciliation ; il contient l'innocence, la sagesse et la foi. Dans la langue iconologique, le diamant est le symbole de la constance, de la force, et des autres vertus héroïques.

Les contes populaires ajoutaient que les diamants en engendraient d'autres : origine ancestrale de la sagesse qui s'engendre elle-même. La forme du diamant brut est à rapprocher de la croyance qui considère le cube comme un autre symbole de la vérité, de la sagesse et de la perfection morale.

Dans la devise des Médicis, le diamant figure comme un symbole de l'amour divin. Mais l'interprétation se fonde sur un calembour : diamant, dio-amando.

Trois anneaux entrelacés portant chacun un diamant, constituèrent la devise de Côme de Médicis... Le fils de Côme, Pierre, reprenant la devise de son père, en la modifiant selon la règle, mit un anneau avec un diamant dans les serres d'un faucon, avec la devise semper. Ce qui signifiait vouer à Dieu un amour éternel, d'une fidélité à toute épreuve. Laurent le Magnifique ajouta à l'anneau trois plumes, blonde, verte et rouge, voulant que l'on entendist qu'en aymant Dieu, il florissait en ces trois vertus, Fides, Spes, Charitas, appropriées à ces trois couleurs, la Foy blanche, l'Espérance verte, la Charité ardante, c'est-à-dire rouge : avec un Semper au pied.

Le diamant des Médicis a été aussi interprété comme le symbole de la sagesse de la famille, de sa victoire sur elle-même et sur les autres. Botticelli, représentant Minerve qui maîtrise un centaure, pare la robe de la déesse de la bague au diamant.

Le diamant a symbolisé également, dans l'art de la Renaissance, l'égalité d'âme, le courage devant l'adversité, le pouvoir de libérer l'esprit de toute crainte, l'intégrité du caractère, la bonne foi."

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Roger Tanguy-Derrien, auteur de Rudolph Steiner et Edward Bach sur les traces du savoir druidique... (L'Alpha L'Oméga Éditions, 1998) s'inspire du savoir ancestral pour "récapituler de la manière la plus musclée les informations sur les élixirs" :


Vous éprouvez le besoin de vous protéger contre des vibrations et des pensées négatives ou contre des conceptions arbitraires qui vous agacent. Vous vous sentez fragile, prêt à accepter une tentative de corruption ou n'importe quoi d'absurde. Vous vous sentez dispersé, désuni, désorienté. L'élixir de Diamant peut remédie à ces maux. Il va vous aider, en se servant de vos faiblesses pour faire émerger votre force. Il aide à réaliser votre unité entre le Moi et le Surmoi, créant ainsi une meilleure vision des choses. Selon les termes employés par les Bouddhistes, il vous apporte un esprit de diamant, éveillé, proche de l'illumination.

Diamant viendrait du grec Adamas qui signifie invincible, mais encore des quatre points cardinaux, sous-entendu celui qui connaît le macrocosme et le microcosme, le visible et l'invisible. Diamond, le mot anglais prend une consonnance qui ressemble à démon, voire encore diable. On note le préfixe di qui indique généralement quelque chose d'origine divine, même s'il s'agit de forces lucifériennes. Le diable est celui qui dérange, qi empêche de tourner rond, qui incite au vice plutôt qu'à la vertu. Selon Sainte Hildegarde de Bingen, « le diamant a une telle force qu'il n'est dépassé par aucune autre. Le diable a des sentiments hostiles envers le diamant, parce qu'il lui résiste. »

Elle préconise l'utilisation du diamant contre le mensonge, l'irascibilité, le fanatisme, l'obsession, la perversité sexuelle, l'arthrite, la jaunisse, l'attaque d'apoplexie. Selon Santini, cet élixir calme la colère, dissipe la folie, les maléfices, la peste, le venin, le poison ; délivre de l'envoûtement, des frayeurs de la nuit et comme l'ambre, attire le fœtus. Ces avantages lui font avancer que le diamant trouverait son origine dans l'étoile située dans la tête de Méduse. Vous savez cette configuration céleste qui, apparue dans le ciel lors de la Révolution Française, passe pour annoncer des mauvais présages. Heureusement qu'elle disparaît un jour ou l'autre de la vue des Terriens, chassée par Persée, lequel transperce la pieuvre tentaculaire.

Le Diamant est donc l'épée de ce chevalier blanc (Persée chez les Celtes), faite de feu et de pierre. La lumière blanche qui habite ce diamant est la plus haute manifestation de la lumière blanche, cette lumière originelle d'où naissent toutes les autres couleurs. Ici, on pense à Excalibur et on serait tenté de dire que cette épée légendaire avait été façonnée dans un bloc de carbone. Car le Diamant est composé de 100% de carbone. Ce dernier métal est le plus dur existant sur notre planète. Il peut graver dans n'importe quel acier. Il est fait de feu et par conséquent triomphe du feu. Il est insoluble dans les acides et dans les bases. Seule la salive peut l'assouplir. Il contrarie l'action de l'aimant naturel. On fera donc en sorte de ne pas associer ces deux élixirs dans une même préparation à moins que le testing le confirme. Certains prétendent que le plomb peut le rompre. Ceci pourrait s'expliquer par le fait qu'ils sont influencés tous les deux par l'intelligence planétaire de Saturne.

L'industrie a compris le bien-fondé de ce matériau extraordinaire en produisant du matériel performant en fibres de carbone. Pour ce qui est des avantages de l'élixir de diamant au niveau thérapeutique, il est bon de le conseiller pour les problèmes de glandes pituitaire, pinéale, d'endorphines, de bilatéralité, de dyslexie, d'autisme, d'épilepsie, d'hémorragie cérébrale, de cervicales, de maladie des yeux, des tissus, des muscles, des os, de testicules, des régions génitales. Déjà au Moyen Âge (en 1507 on extrayait à Golconde aux Indes des diamants de tailles considérables) ; on prétendait que le diamant porté à la bouche et imprégné de salive assainissait le cerveau et influençait l'intelligence. On comprend maintenant cette mode des Indous de porter le diamant sur le front ou sur la narine.


Mots-clés : Di comme Dieu, amant comme aimer ou comme aimant. Que ce soit au propre comme au figuré, cet élixir triomphe de toutes les petites pestes, poisons, diables qui vous entourent et qui vous freinent dans votre évolution normale.

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Odile Alleguede, dans son ouvrage La parole perdue des pierres, La face cachée des joyaux les plus mythiques (Éditions Quintessence 2008), nous apprend que


"Une des plus anciennes traces de son importance dans la culture indienne se trouve dans un manuscrit hindou du IVe siècle avant J. C. l'Artha Sastra, sorte de texte législatif mi-religieux, mi-fiscal. N'est-ce pas naturel, après tout, car l'Inde est déjà une terre généreuse, ruisselante de gemmes ?

Une très antique légende raconte en effet qu'elles sont nées du corps d'un démon nommé asura, foudroyé par les dieux, et dont la dépouille délivra des "montagnes de pierreries". Des os de ce démon, appelé "Bala" ou "Vajra", naquirent les diamants ; de ses dents les perles ; de son sang les rubis ; de sa bile les émeraudes ; de ses yeux les saphirs ; de son cri l’œil-de-chat ; de sa peau les topazes ; de ses ongles le chrysobéryl ; de sa lymphe le grenat ; de son chyle la cornaline et de sa graisse le cristal et le corail. Dès que le corps de l'asura eut donné sa foison de gemmes, des êtres célestes s'en emparèrent pour les faire connaître dans les trois mondes...

Vajra est donc en sanscrit le nom du diamant. L'alchimie indienne associe le diamant à l'immortalité et l'assimile à la pierre philosophale. Au Tibet, il symbolise la vacuité, l'indéterminé. dans l'ancienne Égypte, il était placé au milieu du ankh, cette représentation emblématique du hiéroglyphe signifiant "vie". En Grèce, il s'appelle "adamas" soit l'indomptable. Pour Platon, l'axe du monde est fait de diamant ! On lui a toujours attribué les plus grandes propriétés magiques et on le pensait incombustible. En fait, il se volatilise à 1 500 degrés, sans laisser aucune trace.

Dans la tradition judéo-chrétienne, le diamant est associé à Israfel, l'ange de la résurrection qui sonnera de la trompette à l'heure du jugement dernier. Dans le folklore arabe, Israfel plonge son regard dans l'Enfer chaque jour. Il en est tellement malheureux que ses larmes inonderaient la terre si Allah ne les arrêtait pas à chaque fois. Des larmes de diamant... évidemment. Qui dit larmes, pense œil. C'est peut-être dans le prolongement de ces récits mytho-religieux que l'on peut, peut-être, trouver une des sources d'inspiration des artistes bouddhistes.

Dans le bouddhisme, notamment, le troisième œil est un canal divin de communication. A Karmagön se trouve le monastère du Kham où l'on peut admirer la monumentale statue de Cakyamuni. De par son gigantisme, il fallut mouler et assembler séparément les membres et les diverses parties du corps. La tête, faite d'une seule pièce, porte au milieu du front un gros diamant qui, selon la croyance locale, provient du bec du célèbre épervier "Garuda". Ce diamant symbolise cet œil intérieur permettant l'accès aux mondes invisibles. La statue, dessinée par le huitième Gyalwa Karmapa (1507-1554), est, à l'instar de celles des bouddhas passés et futurs, en argile mêlée à des herbes consacrées. [...]

Origines, symbolismes et pouvoirs

Le diamant cristallise dans le système cubique. On trouve les cristaux de diamant le plus souvent sous forme d'octaèdres aplatis, de dodécaèdres ou d'hexocaèdres solides (48 facettes). L'octaèdre est cette double pyramide à base carrée, dont les sommets la firent appeler "pointe naïve" en vieux français.

Le symbolisme antique le sait d'ailleurs parfaitement puisque... en Inde, en tant qu'arme d'Indra, un des plus anciens dieux du panthéon védique - le maître de la Foudre - le diamant est justement un octaèdre dont les six pointes annihilent toutes les menaces venant des quatre points cardinaux, plus celles des démons et... des dieux ! Ce qui laisse supposer que, tous dieux qu'ils sont, ils ne sont peut-être pas aussi inoffensifs que cela. Une légende qui, de toute façon, laisse rêveur lorsqu'on sait que le diamant est un isolant électrique remarquable !

En Inde, seuls les souverains masculines pouvaient en porter en guise de talisman pour devenir invincibles. En Occident, les puissants portèrent longtemps, de temps à autre, un diamant comme amulette, mais jamais comme bijou !

Si on se réfère au langage mathématique de la création abordé dans l'introduction, on constate que le diamant obéit sommairement à une double loi. D'une part, il reçoit les vibrations de Saturne (le maître du Temps), via son système cristallin cubique qui le relie à la Terre. D'autre part, il capte les influx de Mercure (le communiquant, entre autre) à travers l'octaèdre qui correspond à l'élément air. Peut-être est-ce cette correspondance archétypale qu'il faut voir dans le geste d'hermès (Mercure) qui offre à Persée une épée de diamant pour combattre la Méduse ? Comment s'étonner alors de son exceptionnelle dureté et de son fantastique pouvoir de "traduction" (souvenez-vous par exemple, des fameux diamants des anciennes platines de lecture des disques vinyles) ?"


Diamants célèbres :


"Koh i noor" en persan signifie "montagne de lumière. On le mentionne pour la première fois dans le Mahabharata, la grande épopée indienne qui célèbre des événements ayant eu lieu vers l'an 2000 av. J. C. Le Koh I Noor y est alors porté par l'un des héros. Mais la légende, qui inévitablement se marie à l'histoire lorsque la route du Temps est trop longue, mentionne qu'il appartenait à Karna, roi d'Agra, encore bien avant cela, en 3000 av. J. C. Cette même légende affirmait que celui qui le possédait aurait le pouvoir de dominer le monde et d'imposer sa volonté aux foules ! De toute façon, le premier résultat présuppose le seconde... Probablement extraite des gisements de Kollur, en Inde, la pierre brute pesait alors au minimum 600 carats.


Le Hope ou "Terreur bleue" : Surnommé aussi le "diamant leu" cette pierre splendide de 45, 52 carats, unique par sa couleur bleu vif, est probablement celle qui baigne le plus, parmi les diamants célèbres, dans une pénombre angoissante de drames et de maléfices.

Le Hope fut découvert en Inde. Non taillé, il pesait 112 carats. Une légende tenace le lie à la déesse Shiva dont il aurait orné le troisième œil d'une des statues ans un ancien temple, quelque part sur cette pétrie de mythes. Cette même légende rapporte la malédiction jetée sur la pierre par la divinité, au cas où un mortel oserait commettre le sacrilège d'arracher son œil pour le porter."

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Dans L'Âme des pierres précieuses dans la science des sept rayons(Éditions Alphée Jean-Paul Bertrand, 2010) Michel Coquet rapporte que :


L'Inde, qui fut dépositaire d'une science des gemmes et des symboles qui s'y rapportent, donnait au diamant une importance capitale puisque cette pierre est le stade de perfection le plus élevé du règne minéral. Pour de nombreux occultistes, la pierre rapportée par les Kumaras de Vénus ne pouvait donc être qu'un exceptionnel diamant. Si certains autres ont émis l'hypothèse qu'il s'agissait plutôt d'une émeraude, c'est à cause de sa couleur associée à la planète Vénus.

Le diamant va donc être utilisé dans toutes les philosophies d'Orient pour symboliser la perfection et la réalisation, par un initié, de la nature de l'Esprit. Dans cet ordre d'idée, les adeptes du bouddhisme tantrique considèrent la voie du Vajrayana comme la plus sûre et la plus directe en vue d'atteindre le cœur de la vérité, Vajrayana signifiant « véhicule de diamant ». Il s'agit d'une voie libératrice supérieure car elle émane directement de l'Esprit vide du Bouddha dans son corps absolu ou Dharmakaya. Le Vajrayana propose à ses adeptes la libération au moyen de la puissance des tantras, et la suprême vérité, Vajrasattva, en est le but. L'âme de diamant, ou Vajrasattva, est une appellation du suprême Bouddha nommé par les bouddhistes tibétains Vajradhara ou Adi-Bouddha, l'essence unique de la vérité.

A suivre p. 135

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Symbolisme onirique :


Selon Georges Romey, auteur du Dictionnaire de la Symbolique, le vocabulaire fondamental des rêves, Tome 1 : couleurs, minéraux, métaux, végétaux, animaux (Albin Michel, 1995),


Une psychologue qui s'attarderait dans la contemplation d'un diamant serait en grand risque de se perdre. Un diamant est absolu, donc inaccessible. Il est image d'éternité. Quel rêveur prétendrait s'installer dans une image d'éternité sans renoncer à la vie quotidienne ? Le Christ lui-même, associé au diamant dans beaucoup de rêves, n'a réalisé sa vocation de communion sublime qu'en accomplissant le sacrifice du sang.

Plus rare, dans l'imaginaire, que le cristal auquel il s'apparente, le diamant entraîne trois fois plus de corrélations. Celles-ci se répartissent surtout entre cinq familles de symboles : en premier lieu les parties du corps et les formes géométriques, planes et volumétriques, ensuite les matières et les personnages, enfin les lieux. Les personnages sont tous des figures mythiques ou génériques, tells que la fée, le Christ, le Veux Sage, le pharaon, le roi. Les personnages familiers, tels que la mère, le père, l'enfant, sont, à l'inverse, moins fréquents que dans l'ensemble des rêves constituant la base de données. La même remarque est faite dans l'article consacré au cristal. Les lieux sont surtout le trône, la grotte et le centre.

Le diamant participant, comme le cristal, à la rêverie lapidaire limpide, des répétitions dans l'interprétation de chacun des deux symboles sont inévitables. le fait qu'ils n'apparaissent que très rarement ensemble commande cependant de les traiter séparément. Le plus souvent, le diamant du rêve apparaît seul. Lorsqu'il est cité parmi les pierres précieuses, il en est toujours distingué, ne serait-c