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  • Anne

Le Dragon




Étymologie :

  • DRAGON, subst. masc.

Étymol. et Hist. A. 1. Ca 1100 dragun « animal fabuleux » (Roland, éd. J. Bédier, 2543) ; 1176-81 hérald. (Chr. de Troyes, Chevalier Charrette, 5799 ds T.-L.) ; 1663 fig. dragon de vertu (Molière, École des femmes, IV, 8) ; 1672 dragon « femme acariâtre » (Molière, Femmes savantes, II, 9) ; 2. 1130-40 dans l'iconogr. chrét. symbole du démon (Wace, Ste Marguerite, éd. E. A. Francis, 379) ; 3. 1275-80 dragons volanz « phénomène qui se produit dans l'atmosphère » (J. de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 1885) − 1771, Trév. d'apr. FEW t. 2, p. 150b ; 1686 « gros-tourbillons d'eau » (P. Tachard, Voiage de Siam, 1. I ds Rich. 1706) ; 4. 1690 (Fur. : Dragon, est aussi une Constellation céleste, vers le Pôle Arctique) ; 5. 1690 (Fur. : Dragon, est aussi une maladie qui vient aux yeux des chevaux) ; 1694 « tache dans l'œil de l'homme » (Ac.) ; 6. 1800 (Boiste : Dragon ; serpent) ; 1803 (Boiste : Dragon lézard volant). B. Ca 1100dragun « étendard » (Roland, éd. J. Bédier, 1480) − xvie s. (Paré ds Gdf. : faire voler le dragon) ; 1594 « soldat de cavalerie » (Satyre Menippée, éd. E. Tricotel, t. 1, p. 98). Empr. au lat. draco, onis class. « animal fabuleux ; constellation », chrét. « diable, démon » ; b. lat. « enseigne de cohorte ».

Définition.


Symbolisme :

Dans le Dictionnaire des symboles (1969, édition revue et corrigée 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, on peut lire que :


"Le dragon nous apparaît essentiellement comme un gardien sévère ou comme un symbole du mal et des tendances démoniaques. Il est en effet le gardien des trésors cachés, et comme tel l'adversaire qui doit être vaincu pour y avoir accès. C'est en Occident, le gardien de la Toison d'Or et du Jardin des Hespérides ; en Chine, dans un conte des T'ang, celui de la Perle ; la légende de Siegfried confirme que le trésor gardé par le dragon n'est autre que l'immortalité.

Le dragon comme symbole démoniaque s’identifie en réalité au serpent : Origène confirme cette identité à propos du Psaume 74 (voir Léviathan). Les têtes de dragons brisées, les serpents détruits, c'est la victoire du Christ sur le mal. Outre l'imagerie bien connue de Saint Michel ou de Saint Georges, le Christ lui-même est parfois représenté foulant aux pieds les dragons. Le patriarche zen Houei-nêng fait également des dragons et des serpents les symboles de la haine et du mal. Le terrible Fûdo (Acala) nippon, dominant le dragon, vainc par là même l'ignorance et l'obscurité.

Mais ces aspects négatifs ne sont pas les seuls, ni les plus importants. Le symbolisme du dragon est ambivalent, ce qu'exprime d'ailleurs l'imagerie extrême-orientale des deux dragons affrontés, qu'on retrouve dans l'art médiéval, et plus particulièrement dans l'hermétisme européen et musulman, où cet affrontement prend une forme analogue à celle du caducée. C'est la neutralisation des tendances adverses, du soufre et du mercure alchimiques (alors que la nature latente, non développée, est figurée par l'ourobouros, le dragon qui se mord la queue). En Extrême-Orient même, le dragon comporte des aspects divers en ce qu'il est un animal aquatique, terrestre - voire souterrain - et céleste à la fois ; ce en quoi on a pu le rapprocher de Quetzalcoatl, le serpent à plumes des Aztèques. On a tenté, mais sans aucun succès, de distinguer entre le dragon long (aquatique) et le dragon k'ouei (terrestre) ; il existe au Japon une distinction populaire entre les quatre espèces céleste, pluviale, terrestre-aquatique et souterraine.

En réalité, il ne s’agit que d'aspects distincts d'un symbole unique, qui est celui du principe actif et démiurgique : puissance divine, élan spirituel, dit Grousset ; symbole céleste en tout cas, puissance de vie et de manifestation, il crache les eaux primordiales ou l’œuf du monde, ce qui en fait une image du Verbe créateur. Il est la nuée qui se déploie au-dessus de nos têtes et va déverser ses flots fertilisants. C'est le principe k'ien, origine du Ciel et producteur de la pluie, dont les six traits sont six dragons attelés ; son sang, dit encore le Yi-king, est noir et jaune, couleurs primordiales du Ciel et de la Terre. Les six traits de l'hexagramme k'ien figurent traditionnellement les six étapes de la manifestation, depuis le dragon caché, potentiel, non- manifesté, non-agissant, jusqu'au dragon planant, qui fait retour au principe, en passant par le dragon dans les champs, visible, bondissant et volant.

Le dragon s'identifie, selon la doctrine hindoue, au Principe, à Agni ou à Prajapâti. Le Tueur de Dragon est le sacrificateur qui apaise la puissance divine et s'identifie à elle ; le dragon produit le soma, qui est breuvage d'immortalité ; il est le soma de l'oblation sacrificielle. La puissance du dragon, enseigne Tchouang-tseu, est chose mystérieuse : elle est la résolution des contraires ; c'est pourquoi Confucius vit, selon lui, en Lao-tseu la personnification même du dragon. Par ailleurs, si le dragon-soma procure l'immortalité, le dragon chinois y conduit également : les dragons volants sont montures d'Immortels : ils les élèvent vers le Ciel ; Houang-ti, qui avait utilisé le dragon pour vaincre les tendances mauvaises, monta au Ciel sur le dos d'un dragon. Mais il était lui-même dragon, de même que Fou-hi, le souverain primordial qui reçut d'un cheval-dragon le Ho-t'ou ; c'est grâce au dragon que Yu-le-Grand put organiser le monde en drainant les eaux surabondantes : le dragon, envoyé du Ciel, lui ouvrit la voie (k'ai tao).


Puissance céleste, créatrice, ordonnatrice, le dragon est tout naturellement le symbole de l'empereur. Il est remarquable que ce symbolisme s'applique non seulement en Chine, mais chez les Celtes, et qu'un texte hébreu parle du Dragon céleste comme d'un roi sur son trône. Il est en effet associé à la foudre (il crache du feu) et à la fertilité (il amène la pluie). Il symbolise ainsi les fonctions royales et les rythmes de la vie, qui garantissent l'ordre et la prospérité. C'est pourquoi il est devenu l'emblème de l'empereur. De même qu'on expose des portraits de celui-ci, quand sévit la sécheresse, on fait une image du dragon Yin et il commence alors à pleuvoir. Le dragon est une manifestation de la toute-puissance impériale chinoise : la face du dragon signifie la face de l'empereur ; la démarche du dragon est l'allure majestueuse du chef ; la perle du dragon, qu'il est censé posséder dans la gorge, est l'éclat indiscutable de la parole du chef, la perfection de sa pensée et de ses ordres. On ne discute pas la perle du dragon, déclarait encore Mao.


Si le symbolisme aquatique demeure évidemment capital, si les dragons vivent dans l'eau, font naître des sources, si le Roi-dragon est un roi des nâga (mais il s'identifie, ici encore, au serpent), le dragon est surtout lié à la production de la pluie et du tonnerre, manifestation de l'activité céleste. Unissant la terre et l'eau, il est le symbole de la pluie céleste fécondant la terre. Les danses du dragon, l'exposition de dragons de couleur appropriée permettent d'obtenir la pluie, bénédiction du ciel. En conséquence le dragon est signe de bon augure, son apparition est la consécration des règnes heureux. Il arrive que, de sa gueule ouverte, sortent des feuillages : symbole de germination. Une coutume indonésienne veut qu'au jour de l'an une suite de jeunes gens se revêtent d'un dragon de papier qu'ils animent et font danser par les rues, tandis que les citadins massés aux fenêtres lui offrent des salades vertes qu'il engloutit pour la plus grande joie du public. La colonie indonésienne de Hollande perpétue chaque année ce rite dans les rues d'Amsterdam. Le tonnerre est inséparable de la pluie ; son lien avec le dragon se rattache à la notion de principe actif, démiurgique ; Houang-ti, qui était dragon, était aussi génie du tonnerre ; au Cambodge, le dragon aquatique possède une gemme dont l'éclat - et l'éclair - provoque la pluie.

La montée du tonnerre, qui est celle du yang, de la vie, de la végétation, du renouvellement cyclique, est figuré par l'apparition du dragon, qui correspond au printemps, à l'est, à la couleur verte : le dragon s'élève dans le ciel à l'équinoxe de printemps et s'enfonce dans l'abîme à l'équinoxe d'automne ; ce que traduisent les positions des étoiles kio et ta-kio, Épi de la Vierge et Arcturus, les cornes du dragon. L'utilisation du dragon dans l'ornementation des portes en Orient lui confère également un symbolisme cyclique, mais plutôt de nature solsticiale. Astronomiquement la tête et la queue du Dragon sont les nœuds de la lune, les points où ont lieu les éclipses : d'où le symbolisme chinois du dragon dévorant la lune, et celui, arabe, de la queue du Dragon comme région ténébreuse. Nous rejoignons ici un aspect obscur du symbolisme du dragon, mais l'ambivalence est constante : le dragon est yang comme signe du tonnerre et du printemps, de l'activité céleste ; il est yin comme souverain des régions aquatiques ; yang en ce qu'il s'identifie au cheval, au lion - animaux solaires -, aux épées ; yin en qu'il est métamorphose d'un poisson ou s’identifie au serpent ; yang comme principe géomantique ; yin comme principe alchimique (mercure).

Le dragon rouge est l'emblème du Pays de Galles. Le Mabinogi de Lludd et Llewelys raconte la lutte du dragon rouge et du dragon blanc, ce dernier symbolisant les Saxons envahisseurs. Finalement, les deux dragons, ivres d'hydromel sont enterrés au centre de l'île de Bretagne, à Oxford, dans un coffre de pierre. L'île ne devait subir aucune invasion tant qu'ils n'auraient pas été découverts. Le dragon enfermé est le symbole des forces cachées et contenues : les deux faces d'un être voilé. Le dragon blanc porte les couleurs livides de la mort, le dragon rouge celles de la colère et de la violence. Les deux dragons enterrés ensemble signifient la fusion de leur destin. La colère est tombée, mais les dragons pourraient ressurgir ensemble. Ils demeurent comme une menace, une puissance virtuelle, prompte à se lancer contre tout nouvel envahisseur.

On peut rattacher l'image de la baleine rejetant Jonas à la symbolique du dragon, monstre qui avale et recrache sa proie, après l'avoir transfigurée. Cette image d'origine mythique solaire représente le héros englouti dans le dragon. Le monstre vaincu, le héros conquiert une éternelle jeunesse. Le voyage aux enfers accompli, il remonte du pays des morts et de la prison nocturne de la mer. L'analyse de C. G. Jung a tiré parti de ce mythe, dont l'expérience clinique a retrouvé le thème dans les rêves, et de son interprétation traditionnelle : le mythe familier de Jonas et de la baleine, où le héros est avalé par un monstre marin qui l'entraîne sur la mer, la nuit, d'ouest en est, symbolise la marche supposée du soleil du crépuscule à l'aube. Le héros, explique J. L. Henderson, s'enfonce dans les ténèbres, qui représentent une sorte de mort... la lutte entre le héros et le dragon... laisse paraître le thème archétypique du triomphe du Moi sur les tendances régressives. Chez la plupart des gens, le côté ténébreux, négatif, de la personnalité reste inconscient. Le héros, au contraire, doit se rendre compte que l'ombre existe et qu'il peut en tirer de la force. Il lui faut s'accorder avec ses puissances destructrices s'il veut devenir assez redoutable pour vaincre le dragon. En d'autres termes, le Moi ne peut triompher qu'autant qu'il a d'abord maîtrisé et assimilé l'ombre. Le même auteur cite dans le même sens l’acceptation par Faust du défi de Méphistophélès, le défi de la vie, le défi de l'inconscient : à travers lui, à travers ce qu'il a cru être la poursuite du mal, il débouche sur les horizons du salut.

Tous les dragons de notre vie sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir beaux et courageux. Toutes les choses terrifiantes ne sont peut-être que des choses sans secours qui attendent que nous les secourions. (R. M. Rilke, Lettres à un jeune poète). Le dragon est d'abord en nous.

Les dragons représentent aussi l'armée de Lucifer opposée à l'armée des anges de Dieu : se déplaçant un peu plus vite que la lumière divine, crachant d'avance tous les feux de l'enfer, puissamment armés de toutes les griffes de la haine et de tous les crocs du désir, cuirassés d'égoïsme, munis des ailes puissantes d u mensonge et de la ruse, les dragons de Lucifer étaient au mal ce que les anges de Dieu étaient au bien. Les dragons de Lucifer ! ... Sifflant, soufflant, hurlant, rugissant, ils fondent encore sur nous du fond des âges et des ténèbres... Les serpents, les rats, les vampires, les chauves-souris, tout ce qui est frappé d'horreur et de puissance maléfique dans la mémoire ancestrale et dans l'imagination populaire est, à peine camouflée, une image de dragons qui menaçaient le Tout-Puissant. Si quelque chose subsiste, au fond de l'inconscient collectif, de la terreur originelle et de la répugnance primordiale, c'est bien l'ombre de la bête fabuleuse et abjecte qui composait le gros de ce que nous appellerions aujourd'hui, pour parler notre langage et en forçant les termes avec une vulgarité un peu facile, les troupes aériennes et le corps blindé du Malin.

Saint Georges ou Saint Michel et le dragon, dont les artistes ont si souvent représenté le combat, illustrent la lutte perpétuelle du mal contre le bien. Sous les formes les plus variées, on en retrouve la hantise dans toutes les cultures et toutes les religions, et jusque dans le matérialisme dialectique de la lutte des classes.

L'axe des dragons, dans le thème astrologique, est aussi nommé axe de destinée. La tête du dragon, qui indique le lieu du thème où doit se construire le foyer de l'existence consciente, est opposée à la queue du dragon, qui brasse toutes les influences venues du passé, le karma dont il faut triompher. Ces deux parties du dragon sont également appelées nœuds lunaires, Nord et Sud ; il s'agit des points où la trajectoire de la lune croise celle du soleil.

Le dragon est le symbole du mercure philosophal. Deux dragons qui se combattent désignent les deux matières du Grand Oeuvre ; l'un est ailé et l'autre pas, pour signifier la fixité de l'une, la volatilité de l'autre. Lorsque le soufre, fixe, a changé en sa propre nature le mercure, les deux dragons font place à la porte du jardin des Hespérides, où l'on peut cueillir sans crainte les pommes d'or.

La lignée Brug-pas Kagyu-pas, qui appartient au véhicule du Diamant, signifie lignée du dragon Kagyu-pas ; ses enseignements sont magnifiquement exposés dans Vie et Chants du Brug-pa Kun-Legs le Yogin qui vécut au XVème siècle et dont le nom signifie Beau dragon. Il est vénéré au Bhoutan, près du Tibet (le Bhoutan étant le Pays du Dragon)."

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D'après Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes (Hachette Livre, 2000), on peut mettre sur le même plan symbolique la licorne et le dragon :


"Ces deux animaux mythiques et fabuleux sont à l'origine de bien des légendes, contes et récits merveilleux. Quand, dans l'esprit des hommes, le symboles deviennent vivants, la licorne et le dragon prennent corps, forme et substance. [..]

Sans faire aucun amalgame, et sans vouloir à tout prix trouver des correspondances, des coïncidences, des liens entre certaines croyances du passé et celles qui hantent l'imaginaire des hommes contemporains, nous ne pouvons éviter de constater qu'il y a bien des points communs entre le mythe du dragon, animal de légende, et celui du dinosaure, dont nous savons qu'il a existé mais qui ne nous semble pas moins fantastique. D'une certaine manière, le dinosaure a peut-être quelque chose d'encore plus irréel que le dragon, en cela que plus de 100 millions d'années nous séparent de sa présence sur Terre.. Or comment pourrions-nous réaliser ce que signifient 100 millions d'années, nous qui ne vivons sur Terre que 70 ou 80 ans à peine ? Le grand reptile du mésozoïque serait-il l'ancêtre du dragon ? Ou serait-il possible que l'être humain ait conservé, dans les couches profondes de sa mémoire psychique, des traces inconscientes de l'existence de ce grand reptile ? Nous ne pouvons rien affirmer à ce sujet. Tout ce que nous savons aujourd'hui, c'est que l'homme, aussi intelligent soit-il, n'emploiera jamais qu'à peine 10% des capacités de son cerveau, et qu'il ne vivra pas plus de cent ans environ, alors qu'il dispose d'une quantité de cellules grises suffisantes pour durer mille ans !

Quoi qu'il en soit, bien que nous ne sachions pas si nos ancêtres avaient déjà trouvé des squelettes de dinosaure, une chose est sûre : l'iconographie du dragon nous présente souvent cet animal fabuleux sus les traits d'un grand reptile doté d'ailes ou de nageoires, d'une longue queue, de longues patte aux doigts tantôt griffus, tantôt palmés, et crachant le feu. C'est du moins ainsi qu'il figure en Occident.

En revanche, en Chine, le dragon, animal mythique, symbole du Yang, de la fécondité et de l'activité, est plutôt représenté comme un grand serpent lové au centre de la Terre, à l'origine de la création du monde. Le ciel et les constellations furent aussi souvent représentés par un grand serpent recouvrant la terre, en Occident comme en Chine. Or, symboliquement, c'est à ce fabuleux potentiel d'énergies primordiales - à la fois créatrices et destructrices, célestes et terrestres -, que l'homme porte en lui mais qui est aussi celui de la terre, que le mythe du dragon a été assimilé et identifié. Comme si une force incroyable, dépassant tout ce que l'on peut imaginer, était retenue prisonnière dans le sein de la Terre comme en l'être humain.

Dès lors, pour l'homme, vaincre le dragon devint une quête. Celle de se rendre maître de ces forces primordiales, primitives, qui l'enchaînent dans le cycle infernal et interminable de la naissance et de la mort, suivie d'une nouvelle naissance et d'une autre mort, etc. Là encore, les mythes et les symboles du dragon furent intégrés dans la symbolique alchimique. A l'instar du cerf, le grand principe féminin et mercuriel, le dragon devait être sacrifié, afin que l'on puisse extraire de lui le soufre, le grand principe masculin.

La licorne et le dragon sont-ils des monstres ? Nous ne le pensons pas. Dans l'esprit de nos ancêtres, ces deux animaux fabuleux n'étaient pas des monstres de la nature. Mais quand bien même ils auraient été perçus comme tels, n'oublions pas que, dans l'Antiquité comme au Moyen Âge, les monstres avaient un caractère divin, précisément pare qu'ils étaient monstrueux, extraordinaires, rares. Leurs particularités en faisaient des messagers des dieux sur Terre. Il fallait donc, sinon les honorer, du moins être attentif à leur manifestation et réceptif à leur présence. C'est ainsi que la chasse à la licorne et au dragon devint une quête mystique. On ne chassait pas un rêve, une légende, un mythe. en traquant l'une ou l'autre, on chassait en soi, pour trouver la lumière, la vérité, l'amour, la pureté, le bonheur. N'est-ce pas ce que l'on cherche encore et toujours ?

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D'après Madonna Gauding, auteure de Animaux de pouvoir, Guides, protecteurs et guérisseurs (Octopus publishing Group 2006 ; traduction française Éditions Véga, 2006) :


Guide d'interprétation

En tant que symbole onirique

Pouvoir ; Chance ; Changement ; Transformation ; Protection ; Puissance sexuelle.

En tant que gardien ou protecteur

Garde la richesse ou le trésor ; Éloigne les mauvais esprits.

En tant que guérisseur

Assure une bonne hydratation ; Favorise la respiration yogique.

En tant qu'oracle ou augure

Attendez-vous à trouver un trésor ; La chance est en route.


Mythes et contes

Le dragon est une bête magique d'une immense puissance, dotée d'un corps reptilien possédant pattes et ailes. Son souffle est ardent. En Europe, les dragons sont décrits comme étant des bêtes féroces, malfaisantes, que les hommes combattent. Les dragons asiatiques, dépourvus d'ailes, sont généralement considérés comme des créatures amicales qui assurent la chance et la richesse.

Si le dragon est votre animal de pouvoir

Vous êtes une personne extrêmement puissante, tant physiquement que mentalement. Si vous ne vous contenez pas, vous exhibez avidité, orgueil démesuré et comportement sexuel vil. Quand vous transformez votre négativité, vous êtes aimé pour votre intrépidité, chaleur et authenticité. Vous aidez les autres à surmonter les obstacles de leur vie. Toujours dynamique et puissant, vous pouvez être aussi très gentil et enjoué. Vos amis et votre famille apprécient beaucoup votre énergie sans bornes, votre générosité, votre élégance et classe, au point d'accepter votre perfectionnisme et excentricité.


Demandez au dragon de vous aider

  • à transformer vos habitudes négatives ;

  • à utiliser votre pouvoir pour le bien.

Accéder au pouvoir du dragon en :

  • regardant la danse du dragon au Nouvel an chinois ;

  • admirant des images de dragons dans l'art.

En Chine, au Nouvel an, un groupe de personnes virevolte dans les rues en partant un grand costume de dragon pour faire fuir les esprits mauvais et les empêcher de gâcher la fête. Concevez un rituel ou une prière pour écarter les mauvais esprits de votre vie."

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Pour David Carson, auteur de Communiquer avec les animaux totems, puisez dans les qualités animales une aide et une inspiration au quotidien (Watkins Publishing, 2011 ; traduction française Éditions Véga, 2011), le dragon appartient à la famille des Qualités intérieures, au même titre que le serpent, la taupe, la tortue, le faucon, le singe, le phénix, le jaguar, le chat, l'éléphant, le l'araignée, le lion, l'ours grizzly, le loup, le corbeau et la corneille, le crocodile, le gorille et le bison.

Qualités intérieures :

Le rythme effréné du monde dans lequel nous vivons - exigences du travail, évolution technologique et pressions financières - nous fait aisément oublier notre parenté aux animaux. Il est encore plus facile de négliger notre esprit animal, personnel et intérieur, où nous pouvons puiser force, sagesse et conseils.

Il existe diverses façons de nous reconnecter à nos guides intérieurs. L'une d'elles est de fournir un effort conscient pour trouver l'animal qui compense les faiblesses que nous sentons en nous-mêmes - le lion peut par exemple nous aider à combattre notre timidité. Une autre approche consiste à identifier un ou plusieurs animaux avec lesquelles nous sentons une affinité particulière et à travailler en lien étroit avec eux sur une large gamme de problèmes et de peurs. Ce chapitre sonde les créatures susceptibles d'offrir un éclairage intérieur particulier sur notre caractère et notre psyché.

[...]

Créature mystérieuse au symbole mythologique chargé, le dragon peuple de nombreuses cultures du monde entier, avec des sens et des associations différents. Il semblerait qu'il soit un mélange de plusieurs animaux encore existants - tels que les alligators, les lézards et les serpents - et disparus comme le ptérodactyle, reptile préhistorique volant.

En Asie, les dragons ressemblent généralement à des serpents, tandis que le dragon européenne est ailé et crache du feu. D'autres différences culturelles sont notables - les dragons asiatiques sont vus comme des forces naturelles primitives, dotées d'une grande sagesse et de pouvoirs surnaturels. A l'inverse, le dragon européen symbolisait communément le diable, bête dangereuse à abattre, dont la plus célèbre illustration est la légende de saint Georges.

Il est fascinant de constater que des créatures-dragons sont apparues partout dans le monde dans des cultures sans lien apparent. Une théorie soutient que leurs traits - corps de serpent, griffes de chat et capacité à voler comme un oiseau de proie - incarnent les trois genres animaux les plus redoutés des humains. D'autres supposent que les dragons ont été inspirés par les restes de dinosaures, découverts un peu partout dans le monde. Enfin, certains croient toujours que des dragons existent et agissent profondément en nous sur le plan spirituel. Parfois, la puissante énergie du dragon fait surface et pose problème ; à d'autres moments, elle produit l'effet inverse et nous confère une force extraordinaire - dont nous ne pensions pas disposer. Quand le dragon s'éveille en nous, nous sommes à l'endroit juste de nous-mêmes : les vibrations du moment entrent en parfait équilibre, nourries par cette force ancienne universelle. L'être pensant s'élargit, comme si ses pensées venaient du centre du cosmos. C'est comme si le dragon nous avait transporté au plus haut niveau d'existence, ou s'il avait réuni en nous l'univers entier.

Mot-clé : Pouvoirs cachés.

Beowul et Grendel

Dans le poème épique anglo-saxon et premier récit d'aventure Beowulf, le héros se bat contre Grendel, un monstre féroce qui tue le peuple local. Beowulf dit au roi du Danemark Hrrogar : "On prétend que vous avez un monstre ici, et que vos terres sont maudites. Je suis Beowulf et suis venu pour tuer votre monstre." Bien qu'on ne connaisse pas exactement la nature de cet adversaire maléfique, le monstre Grendel illustre parfaitement l'archétype du dragon, avec écailles, excroissances calleuses et griffes au sang séché. Beowulf tua la bête malfaisante puis, du fond de la mer, s'engagea dans une lutte serrée contre la mère de Grendel, où il finit par la décapiter. De nombreuses légendes similaires nous enseignent que le pouvoir du dragon est effectivement grand, et que nous pouvons apprendre à la dompter et à le maîtriser pour nous-mêmes. Dans la légende de saint Georges et du dragon, saint Georges délivre une princesse en transperçant le dragon de sa lance, puis en le menant, pleinement dompté, par la ceinture de la princesse."

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Dans Vert, Histoire d'une couleur (Éditions du Seuil, 2013) Michel Pastoureau s'attache à retracer l'histoire de la perception visuelle, sociale, culturelle de cette couleur en Occident, de l'Antiquité au XIXe siècle. C'est aussi l'occasion d'évoquer d'autres éléments de la symbolique liées à la couleur verte. Ainsi :


"Le dragon est plus effroyable encore [que le serpent]. Pour la culture médiévale, c'est un animal réel, le plus grand des serpents, mais un serpent composite, doté de pattes et souvent d'ailes. Son corps, recouvert d'écailles bien plus dures que celles des poissons, se prolonge par une longue queue effilée et présente sur le dos une crête armée d'aiguillons. Ses pattes, semblables à celles du lion, sont terminées par des serres d'aigle ; sa tête, petite et allongée, possède des oreilles pointues et parfois une barbiche. Ses yeux sont rouges ; son regard, fixe et paralysant. Sa gueule n'est pas grande mais elle abrite des dents cruelles et une langue en forme de trident. Le dragon mord, déchire, dévore, avale, vomit, crache, bave : c'est un ogre. Certains dragons n'ont pas une tête unique mais plusieurs : deux comme l'amphisbène, une au sommet du cou, l'autre à l'extrémité de la queue ; ou bien trois comme "le dragon du pays des Amazones", une grosse entourée de deux petites ; voire sept comme l'épouvantable hydre, monstre des eaux, ennemie du crocodile, dont elle emprunte la couleur : le vert.

Cette couleur est aussi celle du dragon ordinaire. Quelques auteurs précisent cependant qu'il est vert sur le dos et jaune sous le ventre. D'autres ajoutent qu'il est tellement retors qu'il peut, comme le caméléon, changer de couleur à volonté. En outre, si le dragon est vert ou vert et jaune à l'extérieur, l'intérieur de son corps, gorgé de sang et de feu, est rouge. On recueille ce sang pour faire un pigment dont se servent les peintres et les enlumineurs : le sandragon (la sandaraque). Il faut l'utiliser, nous disent les recueils de recettes, pour peindre le visage du Diable, le châtiment des méchants et les flammes de l'enfer. Curieusement, aucun bestiaire n'associe le dragon à la couleur noire, ni même à des teintes sombres : il est vert, visqueux, pustuleux, luisant, enflammé. Il entretient des rapports étroits avec les quatre éléments (l'eau, la terre, l'air, le feu) et avec les cinq sens : il est terrifiant (la vue), bruyant (l'ouïe), gluant (le toucher), nauséabond (l'odorat) et ogresque (le goût). Son haleine empeste ; les flammes qui sortent de ses oreilles et de sa gueule brûlent et détruisent ; son venin, placé à l'extrémité de sa queue, comme chez le scorpion, tue. Mais son sperme et sa bave passent pour fertiles et fécondants, et son sang peut durcir pour se transformer en une sorte de carapace assurant l'immortalité à qui se baigne dedans. Siegfried, héros du chant des Nibelungen, l'a fait, mais une malheureuse feuille de tilleul tombée entre ses épaules l'a empêché de devenir totalement invulnérable. Ici, le vert de l'arbre préféré s'oppose au rouge de l'animal le plus craint : les deux couleurs, une fois de plus, font couple."

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Dans son jeu de carte L'Oracle du peuple animal (Guy Trédaniel Éditeur, 2016), Arnaud Riou regroupe les animaux par famille. Le dragon appartient selon lui à la famille de l'action, avec le bélier, l'éléphant, l'ours, le colibri, le renard, le cheval, le bison, le requin et le castor.


"Au-delà de nos concepts, de nos belles théories, de nos idées et de nos valeurs, le passage à l'acte est une dimension fondamentale de notre humanité. Nous avons beau avoir le plus bel idéal, nous ne serons pas heureux tant que nous ne l'aurons pas réalisé. De la même façon, si nous passons à l'action en permanence sans prendre le temps de ressentir à quels besoins fondamentaux correspondent les actions que nous entreprenons, nous ne resterons que dans la dimension superficielle de notre être et notre vie manquera de sens. Notre santé s'appuie sur notre inspiration et notre expiration. Plus nous respirons profondément, plus nos perspectives s'élargissent.

L'inspiration correspond à l'intuition, la méditation, l'introspection, la sagesse. L'expiration correspond au passage à l'acte, à la décision, à l'action compatissante.

C'est alors tout un art de passer à l'action en s'appuyant sur une intention claire, sans pour autant y mettre trop de volonté. C'est tout un art de n'être ni dans la procrastination, l'art de remettre à demain ce qu'il serait juste d'entreprendre aujourd'hui. C'est tout un art aussi de travailler quotidiennement sans tomber dans la surchauffe, la dépression ou le découragement.

[N.B. La syntaxe fautive de cette fin de paragraphe n'est pas de mon fait (ni... ni ?) : je recopie scrupuleusement l'article afin que chacun puisse se faire sa propre opinion.]

La volonté égotique est dure et empêche la fluidité de nos actions. Lorsqu'il tire à l'arc, le samouraï est précis sur le centre de la cible qu'il vise. Toute sa concentration est posée sur la qualité de sa posture. Puis, il détend le pouce et l'index, et libère la flèche. Il ne met aucun volonté dans ce dernier mouvement. Poser une intention claire et passer à l'acte avec douceur et précision est tout un art.

C'est à cet art que nous invite cette famille d'animaux.

Peut-être que ces démons que tu redoutes d'affronter

Ne sont en fait que les gardiens de la pureté de ton cœur qui ne demande qu'à se révéler.

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La carte représente un paysage d'îles volcaniques. En arrière-plan, un volcan est en activité et sa lave rouge coule sur le flanc de la montagne. L'ensemble donne une dimension irréelle, féerique et exotique. Au centre de la carte, un Dragon est en vol. Hybride d'un lion, d'un lézard et d'une chauve-souris, il crache des flammes rouges semblables à celles du volcan.

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S'il existait une hiérarchie dans la puissance symbolique des animaux, le Dragon se hisserait certainement en tête ! Sorti des feux de l'enfer, le Dragon est un totem qui nous ouvre instantanément la frontière entre le rêve et la réalité. Animal hybride dans toute sa puissance, il réunit le rayonnement solaire du lion, la stabilité du lézard, le mystère de la chauve-souris. Il est parfois représenté comme un serpent ou comme une hydre à plusieurs têtes. Il incarne la puissance invulnérable, le défi, la transcendance. Il protège la porte du mystère et incarne le démon sous toutes ses formes, l'ennemi à abattre ou à découvrir. Dans tous les cas, il provoque le dépassement de soi, la révélation d'autres univers. Car il y a dans le combat avec le Dragon une rencontre avec nos propres limites et notre propre feu intérieur. Le dragon porte son mystère. Toutes les civilisations de l'humanité rapportent des témoignages de sa présence sur la Terre. De la Chine à l'Inde en passant par l'Europe, tous les peuples le décrivent avec des attributs semblables. Anis, peut-être le Dragon était-il un saurien qui a appris à voler ? C'est ainsi qu'il a pu survivre à l'extinction de son espèce au moment où les premiers hommes peuplèrent la Terre. Dans la tradition chrétienne empreinte de dualité, le Dragon est le symbole du mal. C'est l'incarnation de Lucifer que va combattre et terrasser l'Archange Michaël. comme lui, d'autres saints, comme saint Georges, saint Germain, sainte Marguerite, saint Julien, saint Léon, saint Victor, terrassèrent chacun leur Dragon. Mais pour vaincre le gardien légendaire, c'est notre propre Dragon que nous devrons affronter. Celui qui est capable de réchauffer ou de brûler, d'aimer ou de haïr. C'est nos propres démons qu'il s'agit de vaincre. Nos pulsions, notre violence intérieure qui barre la porte de notre cœur. Car le Dragon est un gardien du seuil. Il n'est en soi ni bon ni mauvais. Il est le gardien de la fontaine de Jouvence, de l'or et des pierres précieuses. Il préserve la Toison d'or. Dans la mythologie grecque, il garde les pommes d'or du jardin des Hespérides et la fontaine d'Arès. Le Dragon conserve précieusement les clés de la richesse, de l'abondance, de l'immortalité, de la puissance et du pouvoir. Il préserve ces trésors et teste la foi et le cœur qui veulent se les approprier. Ainsi, le Dragon est celui qui nous offre l’initiation. En Chine, il est symbole d'abondance, de longévité, de bonheur et de succès, c'est pourquoi il est bon d'avoir une représentation du Dragon dans sa maison. dans la Chine ancienne, seuls les généraux et les hauts dignitaires étaient autorisés à porter le Dragon sur leurs habits et brocarts et seul l'empereur en portait neuf, symbole du cycle achevé de la connaissance des mystères de la terre et du ciel.


Lorsque le Dragon vous apparaît dans le tirage. Le Dragon est un gardien du seuil. Lorsqu'il vous apparaît, c'est généralement pour vous signaler que vous êtes à la fin d'un cycle et que vous vous préparez à une nouvelle étape. Pour franchir l'étape suivante, d'autres initiations vont vous être dévoilées mettant au défi votre patience, votre courage, votre humilité. Le Dragon se présente aux âmes pures. A ceux qui se préparent à révéler au monde leur courage, la beauté de leur cœur, leur abnégation et leur foi. Le Dragon est l'animal qui révèle les chevaliers, les guerriers, les héros et les rois. Aussi, le Dragon vous met à l'épreuve pour vous inviter à regarder en vous ce qui mérite d'être terrassé et ce qui mérite d'être révélé.


Mots-clés : Le trésor - L'initiation - La victoire - La richesse - La dualité - L'infini potentiel - Le combat - Le nouveau cycle - Le changement - L'or - L'immortalité.


Signification renversée : Lorsque le Dragon vous apparaît dans sa position renversée, c'est pour vous inviter à regarder en vous ce qui mérite d'être apprivoisé. Le Dragon renversé peut vous signaler une violence contenue, une frustration importante qui peut vous dévorer et vous brûler de l'intérieur. Le Dragon renversé peut parfois vous signaler que vous protégez avec trop de violence ce que vous croyez vous appartenir. Pour vous protéger, peut-être crachez-vous trop de feu autour de vous.


Le message du Dragon : Je suis le gardien du seuil. Je préserve ce qui, sans moi, serait vulgarisé sans précaution. Je sais reconnaître les âmes nobles qui sont prêtes à recevoir l'or, la puissance et l'immortalité dont j'ai la garde. Les trésors que je protège peuvent te permettre toi-même de développer ta puissance, tes connaissances, tes valeurs et ta propre lumière. Mais je suis ici pour te rappeler que c'est du combat et ta propre lumière. Mais je suis ici pour te rappeler que c'est du combat contre nous-mêmes que nous tirons nos plus belles victoires. Je suis le Dragon. Je t'invite à descendre en toi. Dans la profondeur de ton être. Je t'invite à dépasser tes pulsions, tes peurs et toutes les blessures accumulées depuis ta naissance. Ce sont elles qui forment la porte du feu. celle qui protège la pureté de ton cœur. Avec moi, tu n'auras plus peur du feu et sauras transformer le brasier qui détruit en chaleur qui réconforte.


Le rituel du Dragon : Je rends hommage au Dragon, père de toute initiation. gardien des qualités humaines les plus héroïques. Je suis prêt à transformer ce qui en moi a besoin de l'être. Je me sens digne d'affronter le plus noble des combats. Celui de la lumière contre l'ombre. Celui de la peur contre l'amour. Je reconnais que la lutte même est vaine puisqu'elle renforce la dualité et le rejet d'une partie de moi et d'une partie de l'humanité. J'unis en moi ce qui a besoin de l'être. Je me pardonne du fond du cœur pour toutes les fois où j'ai lutté. Sur un cahier, je rédige toutes les fois où j'ai lutté, et toutes les fois où désormais, je me pardonne du fond du cœur."

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Pour Melissa Alvarez, auteure de A la Rencontre de votre Animal énergétique (LLewellyn Publications, 2017 ; traduction française Éditions Véga, 2017), le Dragon est défini par les caractéristiques suivantes :


Traits : Le Dragon symbolise la force, la chance et la croissance financière. C'est un être magique, très fort physiquement, et qui possède aussi une grande force de caractère qu'il montre par sa sagesse. Le Dragon est symbole de chance dans de nombreuses cultures parce qu'il trouve de l'or et des joyaux qu'il garde en dormant dessus, c'est pourquoi il peut aussi vous apporter la fortune. Le Dragon signifie que vous êtes quelqu'un de fort et de sage. Vous avez beaucoup de chance dans tout ce que vous entreprenez, surtout lorsqu'il s'agit d'argent et d'accroître vos richesses.


Talents : Acceptation ; Aventure ; Beauté ; Dignité ; Extase ; Enchantement ; Téméraire ; Croissance financière ; Feu ; Gloire ; Chance ; Guidance ; But supérieur ; Impressionnant ; Inspiration ; Joie ; Meneur ; Majestueux ; Esprit ouvert ; Passionné ; Présence ; Prospérité ; Protecteur ; Royauté ; Spiritualité ; Force ; Transitions ; Sagesse.


Défis : Arrogant ; Mortel ; Destructeur ; Féroce ; Thésaurise ; Irréaliste ; Intimidant ; Imprévisible.