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  • Anne

La Pomme d'or des Fées




Autres noms : Cyttaria : Pain des Indiens ; Pain indien ;

Cyttaria Darwinii : Champignon de Darwin ;

Cyttaria gunnii : Orange du Hêtre ;



Mycologie :


Dans un article intitulé "IV. Un mycologue dans la Hêtraie Australe". (In : Journal d'agriculture traditionnelle

IV. Un mycologue dans la hétraie australe
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et de botanique appliquée, 1951, vol. 31, no 339, p. 54-69) Roger Heim, nous présente les Cyttarias :

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Usages traditionnels :


Selon Henri Welter, auteur de "La Terre de feu (Première partie)." (In : Le Globe. Revue genevoise de géographie, tome 27, 1888. pp. 137-148) :


Citons enfin, comme pendant au cryptogame du commencement, un petit champignon jaune, semblable à notre morille, qui croît en abondance sur le tronc et les branches des hêtres et constitue à peu près le seul aliment végétal des Fuégiens. On dit qu'il appartient au genre Cyttaria, et peut-être est-il différent du Cyttaria Berterii, qui est commun sur le roble [Fagus obliqua] des Chiliens el fort apprécié par eux.

 

Nicolás Alboff, dans ses Contributions à la flore de la Terre de Feu : Observations sur la végétation du canal de Beagle. I. (Publications du Musée de La Plata, 1896) nous fait part des différences de goût culturelles concernant ce champignon :


En parlant des hêtres fuégiens, il ne faut pas passer sous silence les parasites très communs qui ont choisi pour habitation le tronc et les branches de ces arbres . Nous entendons deux espèces de Myzodendron (M. quadriflorum et punctulatum) qu'on voit fixés sur les jeunes rameaux en boules touffues, rappelant de loin notre gui de l'Europe, et un champignon remarquable Cyttaria Darwinii dont les colonies nombreuses habitent les excroissances sphériques très fréquentes sur les troncs des hêtres. Ce champignon est considéré comme étant comestible, et mes guides, les Indiens Yagan et Ona, le recherchaient comme une gourmandise. A mon avis , il est complètement dépourvu de goût.

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Pierre Bazire, Roland Croisé, Joanny Guillard, auteurs d'un article intitulé "Voyage dans les Andes patagoniques". (In : Revue forestière française, AgroParisTech, 1973, 25 (S), pp. 475-496) confirment la comestibilité d'un autre Cyttaria :


Il [Nothofagus dombeyi] est souvent très attaqué par un champignon (Cyttaria Darwini) qui donne des grosses nodosités sur les branches et même sur les troncs, de type loupe, et dont les fructifications (LlaoLlao) de la taille et la couleur d'une orange auraient été consommées par les Indiens (Pan del lndio riche en vitamines). Les loupes sont utilisées en artisanat.

 

Sophie A. de Beaune complète les informations précédentes à travers ses "Réflexions sur la question du nomadisme saisonnier chez les chasseurs préhistoriques de la steppe patagonique." (In : Cahiers du Centre de Recherches Préhistoriques. Université Paris I, 1982, 8, pp. 99-126) :


Les données orales dont disposait. R. Martinez-Crovetto ne sont pas disponibles dans Ie cas des Tehuelches ; i1 n'a donc pas été possible de mener à bien une étude comparable. Des données recueillies parmi les Tehuelches, les Yahgan, les Alakaluf (au moment de 1'arrivée des Espagnols) et surtout les Ona (R. Martinez-Crovetto) donnent une idée de la variété des ressources alimentaires des végétaux en Patagonie et de l'importance de ce complément économique. Nous verrons dans quelle mesure la collecte des végétaux a pu jouer un rô1e saisonnier.

[...]

Le plus commun des champignons est le Cyttaria Darwinii Berk qui vit en parasite sur les arbres, et surtout sur 1e Nothofagus. I1 est disponible toute l'année, à n'importe quelle phase de son développement ainsi que le Cyttaria Hookeri, tandis que 1e Cyttaria Hariotti n'est pleinement mûr qu'en automne. Ces espèces se trouvent en lisière de forêt et c'est pourquoi el1es sont davantage consommées.

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Sur le site Wikimonde.com on trouve des précisions supplémentaires concernant les usages traditionnels relatifs aux Cyttarias :

Les Amérindiens tels les Onas et les Yamanas, qui peuplaient les lieux où se trouvent les Nothafagus, les consommaient en abondance : tout le fruit, cru, ou seulement son jus. Les Onas pouvaient utiliser la fermentation du jus et ainsi obtenir de l'alcool. Aujourd'hui, à cause de la non connaissance de leur comestibilité et aussi de leur aspect spongieux et insipide, ils sont très peu consommés. Toutefois, quelques rares personnes les cuisinent encore en salade (crus) ou sautés à l'huile ou au beurre (cuits).

Actuellement, l'artisanat local utilise les nœuds pour ses créations de divers objets ainsi que pour la décoration intérieure et extérieure des maisons traditionnelles en bois.

 

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