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  • Anne

Baobab, le roi des arbres



Étymologie :

  • BAOBAB, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. [1592 bahobab « fruit d'Afrique » (Prosper Alpino, De plantis Aegypti liber, Venise, ch. 27 dans R.-P. F.-J. Nicolas, Recherches sur la valeur sém. du mot Baobab dans Notes Africaines, juill. 1955, n°67, p. 77 : Bahobab est fructus magnitudine mali citri cucurbitae similis, intus semina nigra, dura, extremis in unum semiarcum quasi inclinantibus)] ; 1752 baobab (Trév.) − 1771, Trév. ; 2. p. ext. 1757 bahobab « arbre immense de l'Afrique occidentale, qui porte un fruit dit pain-de-singe » (Adanson, Hist. Nat. du Sénégal, etc., Corresp. de l'Ac. Roy. des Sc., p. 54 dans König, p. 28) ; 1775 baobab (Valmont de Bomare, Dict. raisonné universel d'hist. nat., Paris, Brunot, s.v. Pain-de-singe). Empr. à l'ar. bū ḥibab « fruit aux nombreuses graines », étymon. satisfaisant des points de vue morphologique (bahobab, translitération la plus anc.), sém. et géogr. (1re attest. localisée en Égypte), hyp. de R.-P. F.-J. Nicolas, loc. cit. et L.-F. Flutre (v. bbg.).


Autres noms : Le baobab est aussi appelé "l'arbre magique", "l'arbre pharmacien", "l'arbre de la vie", "l’arbre à palabres", "l’arbre à l’envers" ou encore "l'arbre sens dessus dessous".


Lire également la définition du nom baobab pour amorcer la réflexion symbolique.

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Histoires d'arbres :

Un épisode de la série d'Arte est consacré à un baobab du Sénégal, vénéré à l'égal d'un Dieu.

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Symbolisme :


Roland Portières, auteur d'un article intitulé "Le caractère magique originel des haies vives et de leurs constituants (Europe et Afrique occidentale)." (In : Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée, vol. 12, n°4-5, Avril-mai 1965. pp. 133-152) rappelle le caractère magique du baobab :


Adansonia digitata L. (Baobab).

Il n'est cité ici que pour mémoire, n'entrant pas dans les haies. Disséminé par l'Homme dans l'Ouest-Africain pour ses utilisations nombreuses (médecine, alimentation, fibres, etc..) il est aussi protecteur de l'habitation ou bien logement mortuaire de conteurs, bouffons et troubadours (« griots »). Beaucoup de superstitions y sont liées. Au Sud de sa zone d'extension sahélienne, il marque remplacement de sites humains actuels ou anciens et y fait l'objet d'attentions qui relèvent du surnaturel. Rarement, on le trouve en alignement pour entourer un village : ce cercle magique est surtout réalisé par le Fromager Ceiba.

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Selon le site http://www.tibahou.com :


"On se rencontre, on écoute le griot à l’ombre du baobab : "l’arbre à palabres" est un lieu central dans la vie sociale du village.

Il est un des emblèmes du Sénégal, où il est souvent présent sur les documents administratifs, les logos de sociétés…

Gardien de la vérité, il est utilisé comme "détecteur de mensonges" : lorsqu’une de vos paroles est remise en doute, jurez sous le baobab !

Le baobab est également au cœur de rituels concernant la naissance ou la mort.

Il existe des rituels autour du baobab pour faire venir la pluie ou encore pour qu’une femme qui n’arrive pas à avoir d’enfant tombe enceinte."

 

Dossier de synthèse de futura-sciences.

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Le baobab, qui est un des arbres les plus grands d'Afrique, a de grandes propriétés médicinales, notamment pour les irritations intestinales : lors d'une excursion scientifique au Sénégal le botaniste français Michel Adanson (1727-1806) "dut la jouissance d'une santé inaltérable à la tisane de baobab".

En Angola, on extrait une huile du fruit d baobab destinée aux enfants qu'elle rend robustes. En Afrique occidentale, les graines des fruits entrent dans diverses compositions à but magique (André Mecier, Le baobab. Enquête d'ethnographie botanique. Les missions catholiques, oct-nov. 1943).

Des baobabs peuvent toutefois servir de résidence à des lutins malfaisants qui "se montrent parfois sous forme de vilains êtres noirs" (côte de Tanga, Afrique orientale).

 

Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivrent un :


Message des arbres :

Nous venons du cœur de Dieu. Nous n'avons rien

à apprendre et beaucoup à offrir. Nous avons été ensemencés

sur la Terre pour le bien du règne humain et animal, incluant

les oiseaux et les insectes, et pour nourrir la planète elle-même,

physiquement, émotionnellement et spirituellement. Nous

diffusons l'amour et la guérison pour vous.


Les baobabs : Les baobabs reconnaissables à leurs troncs gonflés qui peuvent contenir jusqu'à 120 000 litres d'eau - un véritable don du ciel dans les zones arides dans lesquelles ils poussent. Les arbres matures sont souvent creux et procurent un abri. Un baobab d'Afrique du Sud connu sous le nom de "Sunland Baobab" a une circonférence de 47 mètres, et un bar pouvant accueillir jusqu'à 60 personnes a été aménagé dans son tronc creux.

C'est un arbre qui donne la vie, et quand vous êtes assis et que vous bénéficiez de sa protection, vous recevez un message disant qu'il veille sur vous et que vos besoins seront satisfaits. Il aide à élever la fréquence vibratoire du chakra racine des êtres humains.

Les baobabs poussent en Afrique, en Australie et à Madagascar. ils portent des noms différents en fonction de la région concernée :

  • L'arbre de vie, parce que toutes les parties peuvent être utilisées par les humains et les animaux.

  • L'arbre bouteille, parce qu'il ressemble vraiment aux bouteilles.

  • L'arbre pain de singe, car ses grosses coques sont connues sous le nom de pain de singe et sont les fruits préférés des singes qui vivent dans cette région. Ces fruits sont riches en vitamine C.

  • L'arbre à l'envers, car l'arbre n'a pas de feuilles durant la majorité de l'année et ses branches nues ressemblent à des racines qui se dressent dans les airs.

C'est un arbre si inhabituel que des légendes racontent la façon dont il a reçu son nom.

Une histoire nous dit que quand Dieu a créé le monde, il a donné un arbre à chaque animal. Il a donné le baobab à une hyène, qui était tellement stupide qu'elle l'a planté à l'envers !

Un conte africain relate que le baobab n'aimait pas son apparence et que de descendre peu attrayant était pour lui une façon de faire des reproches à Dieu.

Un jour, Dieu en a eu assez. Il l'a soulevé du sol et l'a retourné. Puis, il l'a replanté à l'envers pour que sa bouche soit dans le sol et qu'il ne puisse plus lui faire de reproches.


VISUALISATION POUR AIDER LES ARBRES

  1. Aménagez un espace où vous pourrez vous détendre sans être dérangé.

  2. Faites appel à l'archange Purlimiek, l'ange de la nature, et sentez sa belle énergie vert-bleu.

  3. Permettez à n'importe quel arbre d'apparaître dans votre esprit.

  4. Bénissez-le et remerciez-le d'être venu vers vous.

  5. Demandez au rayon doré du Christ de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  6. Demandez au feu lilas de la Source de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  7. Demandez à l'énergie protectrice bleu foncé de l'archange Michaël de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  8. Demandez à la lumière aigue-marine de la sagesse féminine divine de l'ange Marie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  9. Demandez à la lumière argentée de l'archange Sandalphon de l'équilibre et de l'harmonie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  10. Prenez un moment pour invoquer toutes les énergies qui vous attirent et voyez-les se déverser dans l'arbre.

  11. Imaginez les couleurs qui s'écoulent d'une racine à l'autre en connectant le réseau d'arbres et en dynamisant les lignes ley.

  12. Ouvrez les yeux ensachant que vous avez aidé les arbres.

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Selon Sophie Ékoué, auteure de Sagesses africaines (Hachette, 2016), le baobab est le "gardien des secrets du monde" :


On raconte au Burkina Faso que Dieu, un jour de colère, lança un arbre sur la terre, cet arbre, c'est le baobab : ce que l'on voit est la racine de l'arbre, la tête est dans le sol !

C'est un arbre étrange car il ressemble à un vieux monsieur qui a l’œil sur tout, qui voit tout, sait tout, accepte et accuse tous les coups de la nature. Son tronc creusé, écorché, avec des trous béants, symbolise la souffrance des hommes.

Pour dire d'un homme qu'il est solide et plein de vécu et de sagesse, on l'appelle un baobab.

Situé au centre du village, il garde une fonction sociale d'arbre à palabres près duquel on aime se réunir pour régler les problèmes communautaires. Dressé entre ciel et terre, il protège les villages et rassure les habitants.

De par sa qualité, le baobab se rattache au symbolisme d'autres arbres sacralisés dans des cultures différentes : le chêne en Europe et au Moyen-Orient, le frêne en Europe du Nord, l'olivier des Grecs et des Romains, le sakaki (Cleyera japonica) des shintoïstes japonais, le sycomore des Égyptiens, le dialan (caïlcédrat) des Peul et des Mandingue, ou l'acacia des francs-maçons.

Le baobab est avec le lion l'un des deux symboles majeurs du Sénégal. Il figure que le sceau qui estampille les actes de l'administration publique de la République. La police sénégalaise l'utilise également dans sa signalétique de corps constitué.

Officiellement, la justification de sa représentation est liée d'une part aux utilisations multiples des différentes parties de sa structure et d'autre part sa fonction sociale d'arbre à palabres.

En Afrique du Sud, a été institué depuis 2002 "The Order of the Baobab" (l'ordre du Baobab), récompensant les services rendus au pays par des individus ; le baobab a été choisi car il est le symbole de l'endurance, de la vitalité. Le baobab est un arbre bienfaisant, mais il peut aussi être regardé comme un symbole inquiétant et pas toujours bénéfique : à Madagascar, on dit que certains baobabs retiendraient des esprits maléfiques qu'ils libéreraient à la nuit tombée.

Symbole présent dans de nombreux mythes africains, il est associé aux mystères des génies, à la grandeur de l'Afrique, de sa culture et de sa pérennité."

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Arnaud Riou dans L’Oracle du peuple végétal (Guy Trédaniel Editeur, 2020) classe les végétaux en huit familles : les Maîtres, les Guérisseurs, les Révélateurs, les Enseignants, les Nourricières, les Artistes, les Bâtisseurs et les Chamans.

Les Bâtisseurs : le Hêtre, le Peuplier, le Sapin, le Baobab, le Séquoia, l’Acacia, le Platane. Ils peuplent, ils construisent, inspirent l’édification d’une société. Ils en sont le ciment.

[...]

Auprès de mon arbre,

Je vivais heureux,

J’aurais jamais dû m’éloigner de mon arbre

Auprès de mon arbre,

Je vivais heureux,

J’aurais jamais dû le quitter des yeux.


Les Bâtisseurs : Ils font partie du paysage. Ils donnent du relief, créent de la présence. Ils tiennent compagnie et nous ramènent à l’essence même du vivant. Ils abritent les oiseaux, les écureuils, les insectes. Sans eux, il n’y aurait pas de forêts, pas de bois. Les Platanes qui bordent les routes, le grand Chêne qu’on va enlacer, le Hêtre en haut duquel le merle fait son nid, les Sapins, les Baobabs, les Séquoias. Les arbres ont démontré leur intelligence. La science sait désormais ce qu’enseignent les chamans depuis des siècles : les arbres sont capables d’empathie, d’intelligence relationnelle, de solidarité et de mémoire émotionnelle. Ils ont une conscience du tout. Ils interviennent auprès de leurs congénères, ils protègent, alertent, sécurisent, harmonisent, bâtissent. Ils équilibrent et peuplent nos forêts. Ils font partie de notre paysage et méritent de gagner notre respect.

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Offre à ta parole

Le cadeau de l'authenticité.

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C'est l'arbre à palabres, le grand-père du peuple végétal, l'arbre médecin, le gardien de l'Afrique, le Baobab est tellement rentré dans la légende qu'une encyclopédie ne suffirait pas à vanter ses qualités. Sa présence impose le respect, le sacré, la magie. Il est l'arbre symbolique du Sénégal, et de toute l'Afrique tropicale. Sa stature imposante à l'écorce douce et lisse nous rassure. Son tronc majestueux, qui peut facilement mesurer trente mètres de circonférence, a la forme d'une bouteille. Cet arbre incarne l'intelligence de l'adaptation, la générosité et la sécurité. Un Baobab dans un village sert de point d'ancrage, de point de ralliement, de repère. Vivant dans des pays en proie à la sécheresse, son tronc s'est constitué de tissus gorgés d'eau. Il peut contenir jusqu'à cent mille litres d'eau et survivre aux sècheresses les plus rudes. Le Baobab offre alors son eau aux habitants qui viennent se servir dans son tronc creux. Il est dans certaines régions d'Afrique aménagé comme un réservoir à l'aide d'entonnoirs et de robinets pour subvenir aux besoins du village. Parce qu'il vit facilement jusqu'à deux mille ans, c'est l'arbre du souvenir, de la mémoire et des archives. Certains individus ont plus de six mille ans. Le Baobab rejoint alors par sa sagesse le monde des ancêtres et des arbres Maîtres. Le Baobab conservera ses feuilles une partie de l'année dans les zones qui reçoivent un peu de pluie. Ce sont les Chauves-souris qui vont le polliniser la nuit, car le Baobab s'entend bien avec ces animaux mythiques, qui établissent les liens entre le jour et la nuit, le monde visible et le monde invisible. Le Baobab est un arbre médecin. On utilise ses feuilles, son écorce, ses racines, sa pulpe et ses graines pour réaliser des onguents, des pommades, des tisanes, des poudres médicinales aux bienfaits innombrables. C'est l'arbre pharmacien par excellence. Il est antidiarrhéique et anti-inflammatoire. Ses remèdes contribuent à la guérison des rhumatismes, de l'asthme, de la dysenterie, de la variole, de la rougeole et de l'anémie. il est plus riche que n'importe quel autre de ses frères végétaux en vitamines A, B, C, en antioxydants, en calcium, potassium, fer, manganèse, en fibres, en protéines. Il protège de nombreuses infections, lutte contre la constipation, soigne la peau, fortifie les os, les dents. Le Baobab offre son bois pour le feu, son huile, ses fruits à la cuisine. Il s'offre à la confection de sauces, jus, boissons énergisantes. Il offre ses fibres pour la réalisation d'objets d'artisanat, d'instruments de musique, de pirogues légères, de filets de pêche, de cordages, de tissus et de papiers. Généreux et accueillant, il héberge des colonies d'Abeilles. C'est l'arbre du renouvellement, car son écorce se reproduit au fur et à mesure qu'on la prélève. Le Baobab est un arbre à tronc creux. Certains Baobabs abritent les sépultures des griots. D'autres sont si larges qu'ils servent de prison, d'église ou de salle d'attente. Le Baobab s'est imposé en Afrique comme l'arbre à palabres. Il est alors lié à la vérité, la parole, à la promesse. Les sages et les conteurs racontent aux enfants au pied du Baobab les contes et légendes de l'Afrique. Les contrats peuvent être confirmés au pied de cet arbre Maître. Car donner sa parole au pied du Baobab, c'est donner la promesse d'être fidèle à la vérité et à l'engagement.


Mots-clés : La maturité - La sagesse - La connaissance - La parole - La vérité - L'engagement - Les contrats - L'oralité - La transmission - La médecine - L'abondance - La cuisine - La nourriture - LA vitalité - L'accueil - La famille - La communauté - Le regroupement - La convivialité -


Lorsque le Baobab vous apparaît dans le tirage : C'est un signe d'encouragement à l'ouverture et à la confiance. Le Baobab vient vous parler de stabilité, de maturité. L'âme du Baobab est profondément apaisée et permet à l'arbre d'offrir tout ce qu'il a : son tronc, ses feuilles, ses fruits, son ombre. Plus il donne, plus l'arbre est apprécié, jusqu'au point d'être vénéré et reconnu. Dans la famille des Bâtisseurs, le Baobab est un pilier. Il est stable, entier. Son apparition dans le tirage vous invite à offrir, à reconnaître en vous le Maître capable de donner, car ce que vous donnez en confiance et en conscience ne vous manquera pas, mais au contraire vous enrichira. Le baobab reconnaît en vous le Maître. Le Maître fait confiance à ses ressources, il n'est pas dans les petits calculs, il offre généreusement sans chercher des bénéfices. Par ailleurs, le Baobab est l'arbre à palabres. Il est lié à la parole, à l'engagement, aux contrats, à l'authenticité. Il vous apporte l'énergie nécessaire pour aligner votre verbe à vos actes et à vos valeurs. II vous offre la générosité qui vous rassurera pour vous exprimer avec authenticité lorsque vous avez quelque chose d'important à dire, comme il vous aidera à rester silencieux si au contraire la parole n'est pas nécessaire. Enfin, en tant qu'arbre de parole, il vous aide à trouer les mots justes pour poser sur votre histoire personnelle et lui donner toute sa beauté.


Signification renversée : Dans sa position renversée, le Baobab indique un risque de dispersion. Vous voulez tant faire et tant donner que cela manque de cohérence et de sens. Le Baobab vous invite à revenir à vous. Il vous aide à vérifier si, avant de donner, vous vous sentez vous-même plein de vous, car on ne peut donner de dont nous ne sommes pas pleins. Le Baobab renversé vous parle également de sécheresse. Il peut s'agir d'une forme de sécheresse du cœur. Peut-être avez-vous été blessé, affecté par une situation et cela vous a fermé le cœur. Peut-être retenez-vous vos expressions, vos sentiments ou vos dons. Dans ce cas, prenez un temps pour vous, revenez au centre de vous-même, redevenez le maître de votre propre royaume. En prenant le temps nécessaire pour vous remplir de vous, il vous sera plus facile de donner sans compter.


Le Message du Baobab : Je suis le Baobab, l'arbre Maître de l'Afrique. C'est à l'ombre de mes branches que l'on vient se poser, se confier ou écouter sa légende. Je souffle aux griots et aux marabouts la légende du monde. Quiconque se posera à mes pieds recevra l'apaisement, la confiance, la paix. C'est sous mon ombrage que les contrats importants sont pris, car en ma présence, chacun tient sa parole, chacun tient son engagement. Je réveille chez quiconque se connecte à mon esprit le sentiment de vérité, d'authenticité. Je révèle la parole vraie. Je fais tomber les masques, les apparences, les politesses et les démagogiques protocoles. Mais je fais cela en douceur, je ne force rien, car mon énergie est si puissante qu'elle n'a pas besoin de cris, d'effets de manche. J'amène simplement chacun à retrouver et à partager sa vérité, car lorsque tu es apaisé et en lien avec avec ta propre vérité, celle-ci devient comme un nectar, quel plus grand plaisir alors peux-tu prendre d'autre que de le partager.


Le Rituel du Baobab : Prenez un temps pour vous, pour revenir à ce que vous êtes en essence. Méditez quelques temps sur vos valeurs, sur ce qui vous tient le plus à cœur. Puis, prenez un temps pour vérifier les situations dans lesquelles vous auriez tendance à ne pas oser dire, à cacher la vérité, à la transformer. Prenez le temps de sentir si vous retenez des mots, des informations, des sentiments. Aimeriez-vous parler à quelqu'un en tombant le masque ? Si votre cœur est apaisé, alors votre verbe sera vrai. Dans ce rituel, le Baobab vous propose de parler, de raconter une histoire à vos enfants, de parler de vous à votre compagnon, de dire quelques mots à vos amis. Bien sûr, cela vous arrive toute la journée. Mais pour ce rituel, avant de prendre la parole, prenez le temps de vous poser, de vous enraciner, puis appelez l'esprit du Baobab. Visualisez-vous assis à ses pieds, prenez le temps de vous sentir accompagné, soutenu, vous verrez, le Baobab est d'un grand support pour fluidifier votre parole. Si vos portez un secret de famille, c'est le moment de le déposer. Une fois enraciné et soutenu par le Baobab, utilisez votre parole comme un baume. Que vous racontiez une histoire, que vous mettiez les choses au clair avec un proche, sentez toujours l'énergie forte et rassurante du Baobab dans votre dos. Vos mots, votre parole et votre verbe retrouveront alors leur puissance et la clarté des origines.

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Contes et légendes :


Légende rapportée du Burkina-Faso par Chenobab :


On raconte que, dans un endroit loin de l'énigmatique Afrique, il y a longtemps, vivait une famille très pauvre de lapins dans laquelle le père lapin gagnait sa vie comme il pouvait pour donner à manger à sa famille. La vie était très difficile pour cette famille de lapins. Un jour, papa lapin fatigué de marcher dans le désert brûlant se coucha à l'ombre d'un grand arbre.

Le lapin assis dans l'ombre de l'arbre déplorait son sort. Il a commencé par maudire le soleil qui brûle , le sable, la pluie qui inonde le village et tout. Quand soudain, l'arbre se mit à lui parler avec une voix très douce.

- Ami Lapin, pourquoi vous plaignez-vous ?

- Oh, combien triste et malheureuse est ma vie. Si seulement je pouvais être un arbre comme vous ... Bien sûr ! Debout toute la journée, sans avoir à travailler, il suffit de vous dégourdir les feuilles et d'obtenir les aliments du soleil et la pluie. Alors que moi, je dois travailler très dur, je dois souffrir de la faim pour nourrir mes enfants ... Quelle est triste ma vie !

L'arbre lui répondit de sa voix mélodieuse :

- Vous savez, je ne suis qu’un baobab, et même si je n'ai jamais su parler aux animaux, cela me fait de la peine de vous entendre gémir ainsi !

Après ces mots, le lapin se leva et regarda l'arbre de haut en bas. Il n'avait pas remarqué que l'arbre était en fait un baobab.

- Excusez-moi Baobab, je vous promets que je ne me plaindrai jamais plus, il suffit de me laisser aller et continuer à travailler fort afin de ne pas pleurer pour ce que je suis .

- Attendez ami lapin, ne partez pas encore ...

Tout à coup, les branches du baobab s’écartèrent, le baobab poussa un soupir de joie et, après quelques secondes de silence, son cœur s'ouvrit lentement pour laisser apparaître des bijoux, des diamants, des pièces d'or, perles, rubis, pierres précieuses, des tissus précieux, etc . Le lapin fut très étonné de ce spectacle et le baobab de sa voix douce lui dit :

- Prenez ce que bon vous semble, aller, acceptez le peu d'aide que je vous offre de bon cœur mon bon ami.

Le lapin, très reconnaissant, prit dans ses mains ce qu’il pouvait et s'éloigna heureux après avoir remercié le baobab d'une telle démonstration de générosité. Arrivant à la maison, il raconta tout à sa famille et, qu’il pourrait enfin, changer leur mode de vie.

Papa Lapin avait maintenant une voiture de lapin pour aller au travail. Maman Lapine portait de beaux habits, et pouvait faire cuire un repas pour leurs enfants. Maintenant maman Lapine portait toujours son collier de perles de lapin aux réunions de ses amis, et ce fut lors d'une de ces réunions que Mme Hyène nota avec beaucoup d'envie les richesses de Mme Lapine. Mme Hyène, qui était très autoritaire, exigea de son mari qu’il aille lui acheter un collier de perles !

M. Hyène, était curieux de savoir comment le lapin avait acquis tant de richesses ; un jour, il s'approcha de lui et lui demanda ce qu'il avait fait. Eh bien, papa lapin, qui était d'un cœur noble, lui raconta tout ce qui s'était passé avec le baobab.

M. Hyène très excité, sans perdre une seconde, alla à l'endroit où était le baobab. Puis, il cria d'une voix forte:

- Ah. Pourquoi ma vie est-elle si misérable ? je suis si pauvre, et si malheureux !

Le baobab se mit à secouer ses branches doucement et lui répondit :

- Mon bon ami hyène, pourquoi vous plaignez-vous de votre sort ?

- A la vérité, je ne suis pas assez heureux comme il le devrait, si seulement je pouvais avoir autant de trésors que M. Lapin , ma vie serait différente. Soudain, les feuilles de baobab s’étirèrent avec un tendre soupir. M. Hyène était impatient, ne pouvait pas arrêter de bouger de gauche à droite. Puis, le cœur de l’arbre s’ouvrit pour faire apparaître ses nombreux trésors, et le baobab dit de sa voix calme: - Prenez ce que bon vous semble, aller, accepte le peu d'aide je vous donne cher monsieur Hyène.

M. Hyène, qui avait une intention bien différente de celle du lapin, en souhaitant s’approprier la totalité des trésors du baobab, se jeta sauvagement sur le baobab et, avec ses griffes acérées, a commencé à déchirer le cœur de l’arbre et à faire beaucoup de dégâts.

Ce fut très douloureux pour le baobab, qui poussa un long cri de douleur et de tristesse puis le cœur du baobab se referma et se cacha parmi les feuilles qui avaient pris un ton d’un vert très foncé. L'hyène qui ne put obtenir ce qu’il souhaitait et se mit à maudire l'arbre en déchirant son tronc, mais le tronc du baobab était devenu tellement rugueux que M. Hyène, très fatigué, se retourna et rentra chez lui sans aucune espèce de trésor.

La légende raconte que depuis lors, personne n'a jamais vu le cœur du baobab et qu'il ne peut plus être abordé par les animaux parce qu’une odeur repoussante émane de son tronc. On dit aussi que les hyènes errent toujours à travers le désert à la recherche de baobab pour obtenir les trésors cachés de cet arbre. Et ils disent aussi que le baobab est un peu comme les gens. Pourquoi est-il si difficile pour les gens d’ouvrir leur cœur ? Pourquoi est-il si difficile de montrer la richesse qui est à l'intérieur ?

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La légende sénégalaise du baobab de Toumbou-bâ

(http://www.senegalou.com)


Ce baobab est venu ici, transporté dans les airs d'un village nommé Balou qui existait autrefois sur la rive orientale du fleuve. Les ancêtres des habitants actuels reçurent l'ordre de suivre le baobab jusqu'à l'endroit où il s'arrêterait. Mamadou Monécata était alors le chef de clan. Mamadou Monécata s'arrêta avec ses gens à Toumbou-bâ où tomba et reprit racines le vrai baobab sacré. Il fonda ce village. A sa mort, on l'enterra sous l'arbre. On connaît l'endroit du tombeau, bien que l'on ignore la date d'existence de ce grand aïeul. Des abeilles avaient suivi, dans le tronc du baobab, mais à sa chute, elles sont parties vivre dans les rochers du marigot voisin. Il n'y a que les gens de Toumbou-bâ qui peuvent prendre ce miel. Celui qui égratigne l'écorce du baobab meurt dans l'année. Toute écorchure à l'écorce fait sortir du sang. Si l'on casse certains fruits (pains de singe), on y trouve des cheveux humains. Autrefois, quelqu'un voulut monter à l'arbre et y planta des échelons : il mourut sur le coup. On voit encore des traces de cet essai d’ascension. Une grosse branche cassée, tombée à terre et entièrement desséchée, donne encore fleurs et fruits, auxquels personne ne touche (il est exact qu'en décembre, elle avait encore des bourgeons).On ne peut ni frapper ni insulter qui cherche asile sous les branches ou dans les cavités du baobab. Au moment de la circoncision, jusqu'à la fin de l'accomplissement de la fête rituelle, il pleut sur le village et cependant c'est la saison sèche. Durant les tam-tams de circoncision, des serpents sortent du baobab et tournent au milieu du cercle des exécutants.Les femmes stériles viennent appuyer leurs mains contre l'arbre à l'endroit de la cavité en forme de niche. Elles font vœu de sacrifice au baobab, ou bien de donner son nom à leur enfant. Si elle n'exécutent pas leurs vœux assez vite, les enfants meurent.

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Littérature :


Bien sûr : Le Petit Prince (chapitre V) de Antoine de Saint-Exupéry !

 

Arts visuels :


Un monde de baobabs par Pascal Maître.

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