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  • Anne

Le Fayard, l'arbre des fées



Référence de la vidéo

Voir aussi la page de blog du 15 mars.



Étymologie :

  • HÊTRE, subst. masc.

Étymol. et Hist. a) Ca 1220 hestre « jeune hêtre » (Constant Du Hamel, éd. C. Rostaing, 321) ; b) 1301 hestre (doc. ds Gay). De l'a. b. frq. *haistr (cf. néerl. heester « arbuste »), dér., à l'aide du suff. -tr, servant à former les noms d'arbres (cf. apholtra), du rad. de *haisi « buisson, fourré » qui est entré en gallo-roman sous trois formes différentes. *Haistr est devenu roman plus tard que haisi et haisia (v. hazier), de sorte que ai y était devenu ei. Il a éliminé l'ancien français fou (v. fayard, fouet) désignant les grands arbres, tandis que hêtre était le nom donné aux jeunes troncs qu'on coupait régulièrement et qui repoussaient généralement sur les souches. Cette distinction s'est perdue par la suite et hêtre, remplaçant fou, a fini par désigner l'arbre adulte.


Voir aussi la définition du nom "hêtre".


Autres noms :

Nom latin : Fagus sylvatica L.

Nom allemand : Buche, Rotbuche

Nom anglais : Beech, Buck

Nom italien : Faggio

Noms populaires : Aité ; Até ; Fa ; Faillard ; Fayard ; Foyard ; Faye ; Fayet ; Fahy ; Faînier ; Faux ; Fou ; Feuille ; Fouelle ; Foutale ; fouteau.

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Toponymie :

- issus de *baco-, *bagina, nom celte du hêtre : Bagiry ; Beaumont-en-Beine ; Beine ; Beine-Nauroy ; Beyne ; forêt de Beynes (ancien nom de la forêt de Cerisy) ; Neuville-en-Beine.

- issus de *buk, germanique : Beucres ; Boncourt ; Bouquehault ; Bouquehaut ; Bouquelon ; Bouquemaison ; Bouquemont ; Bouquet ; Bouquetot ; Bouqueval ; Buchelyay ; Buchenwald ; Buchères ; Buchwald ; Buchy ; Westbécourt.

- issus de *fay-, *faux, *feu, de fagus : Aix-la-Fayette ; Auffay ; Barbonne-Fayel ; Beaufay ; Beffeux ; Belfaux ; Belfays ; Berfay ; Bois de Faye ; Braye-soue-Faye ; Châteanuneuf-du-Faou ; Colofay ; Crete-du-Feu ; Entre-Foux ; Etelfay ; Faël ; Fahy ; Fahy-lès-Autrey ; Fahyn ; Faix ; Faoug ; Fau.

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Botanique :

Au cœur des arbres, cellules et vaisseaux prennent place et se développent au cours du temps. Leur agencement donne parfois lieu à de poétiques figures, immortalisées par les chercheurs.

Quels amoureux transis ont ainsi gravé leur amour ? Le hasard et la nature ! Le premier a donné cette forme de cœur à un bourgeon de hêtre, responsable de la croissance en hauteur de l'arbre. La seconde l'a fait grandir en conservant cette configuration. Autour de ces cellules rondes empilées, qui constituent la moelle, d'autres types cellulaires s'organisent pour former le bois proprement dit.

Les bandes roses qui semblent irradier sont le parenchyme, le tissu dans lequel l'amidon, réserve énergétique des plantes, est stocké. Entre chacun de ces rayons s'intercalent de gros vaisseaux de xylème, en blanc : ils sont chargés d'acheminer l'eau et les sels minéraux - la sève brute _ des racines jusqu'aux feuilles. des vaisseaux de phloème, sous l'écorce (non visible ici), redistribueront ensuite la sève élaborée, chargée en sucre, vers les organes qui en ont besoin (bourgeons, fleurs, fruits...). Quant aux petites cellules rondes, au milieu du xylème, elles assurent la rigidité de l'arbre."

Jeu de Mémoire Au cœur de la matière, éd. Ullmann ; photo Bruno Clair.

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Philippe Domont et Edith Montelle nous proposent un dossier complet de cet arbre dans Histoires d'arbres, des sciences aux contes :

"Le hêtre, l'arbre aux pinsons"

En l'absence de civilisation humaine, le hêtre couvrirait d'importantes étendues en Europe, dont beaucoup de surfaces occupées aujourd'hui par l'agriculture. En France, les grandes hêtraies, pures ou mélangées, seraient dominantes, et remplaceraient souvent les chênaies ou les reboisements de résineux. Le bois du hêtre a été surexploité en maintes régions autrefois, notamment en raison de son pouvoir calorifique. La situation s'est inversée depuis et le bois de hêtre mériterait d'être davantage utilisé, pour des raisons aussi bien écologiques qu'économiques.

Quel est l'arbre aux noms multiples, dont le nom courant est un héritage des Francs et dont les noms populaires évoquent le foyer, le feu et la fête du renouveau ? L'arbre protecteur dont les fruits viennent en aide aux hommes et aux animaux pendant les années de famine ? Celui dont le tronc élancé invite à la prière et à la méditation et qui fut choisi comme premier temple par les habitants de l'Europe tempérée ? C'est le hêtre, cet hôte majestueux de nos forêts. Les pinsons raffolent de ses faines, ses feuilles d'or sont le cadeau des fées, son huile qui ne rancit pas pouvait être consommée même pendant les jours de Carême. Il prend parfois un aspect étrange de gnome rabougri, et c'est alors l'arbre des sorciers et des brigands de grands chemins, comme les Jolis Fous de Lorraine et les faux de Champagne.


Le roi des feuillus : si le bouleau, le tremble ou le mélèze sont des "pionniers" qui créent de l'humus forestier sur les sols encore bruts, le hêtre, le sapin et l'épicéa font partie des "bourgeois" qui profitent de l'initiative des premiers, s'installent et sont difficiles à déloger une fois établis. Les hêtraies, comme les sapinières et les pessières constituent des forêts climaciques, stables à long terme. Une hêtraie succède à une hêtraie, ce qui n'est pas le cas d'une forêt de mélèzes ou d'un bois de bouleau. Les forêts climaciques ne cèdent leur place qu'après une destruction violente (incendie, éboulement, avalanche) ou à la suite d'un bouleversement climatique.

L'intérieur des hêtraies est assez sombre, car les feuilles du hêtre n'ont besoin que de peu de lumière pour assurer la photosynthèse (elles vivotent encore avec 2% de luminosité) et les branches peuvent facilement se superposer. Cet ombrage, hostile à la végétation basse, explique l'impression de "propreté" qui émane de l'intérieur des hêtraies - et le sentiment aussi de pénétrer dans une cathédrale végétale, dont les longs troncs gris sont les colonnes.

Autre conséquence de la tolérance du hêtre à l'ombrage : on peut se demander combien de chênaies actuelles, si elles étaient laissées à elles-mêmes, resteraient chênaies à long terme. A Fontainebleau, par exemple, les hêtres, plus vigoureux, prennent lentement la place des chênes, qui ont été favorisés au Moyen-Âge. Sous le couvert des chênes, qui se sont d'autant plus serrés que l'on a voulu renoncer aux interventions humaines, il y a en effet, assez de lumière pour le hêtre, mais pas assez pour le chêne. [...]

Plante européenne, le hêtre s'est fortement étendu depuis 4000 ou 5000 ans, à la faveur d'un climat plus frais et plus humide. Aujourd'hui, il est l'essence feuillue principale dans une grande partie de l'Europe, si bien que l'on peut parler d'un âge du hêtre. Même en France, pays du chêne, on rencontre un hêtre pour deux chênes. Il s'installe notamment dans les Vosges, le Jura et le Massif central, en plaine dans le Nord de la France et en altitude dans le Sud. Lorsque la pluviosité est suffisante, c'est-à-dire supérieure à 800 mm par an, il se hisse à 1400 m et même plus haut dans la partie sud des Alpes. Si le réchauffement climatique se poursuit, la situation pourrait s'inverser à l'avantage des chênes.


A l'ombre de l'arbre-mère : les écoliers de ce village jurassien étaient inquiets pour leur forêt. Le message du panneau planté au début du sentier nature de la commune semblait clair : en 1910, on avait planté ici 450 000 feuillus et résineux. L'inventaire effectué 90 ans plus tard indiquait encore environ 10 000 arbres, soit 2% du nombre initial. Que de conjectures sur l'origine de cette hécatombe ! Dépérissement des forêts, maladies, déforestation ? Le panneau ne donnait pas de réponse... Ces chiffres reflètent en fait l'évolution parfaitement normale d'une jeune forêt qui parvient à l'âge adulte. Si un jeune arbre planté se contente d'un mètre carré, il lui en faudra 50 fois plus après cent ans. La taille des arbres augmentant avec les années, une double concurrence s'installe : sous terre, les racines entrent en compétition pour les ressources d'eau et de sels minéraux, au-dessus les branches et les feuilles se disputent la lumière.

Le même phénomène se produit en cas de régénération naturelle de la forêt, à partir des graines. Au printemps suivant une année riche en faines, les petites plantules de hêtre se pressent en grand nombre sous les frondaisons des parents (souvent 10 à 20 par mètre carré). Comme les fleurs printanières, elles se sont mises à croître avant les grands arbres, pendant que la lumière atteint encore le sol. Elles accumulent ainsi quelques réserves pour l'année, trop pour sécher tout de suite, pas assez pour se développer vraiment. Les mères prolifiques, quant à elles, ne peuvent pas céder la place à leur progéniture, à moins de mourir. En attendant, pendant des décennies, les plantules du sous-étage vont sécher à l'ombre des parents, jusqu'au jour où une tempête, la chute d'un arbre pourri ou la tronçonneuse du bûcheron découpera un espace dans le toit de chlorophylle.

Au contact de la lumière, les jeunes hêtres croissent vigoureusement et la compétition sévit bientôt au sein de la même génération : des centaines ou milliers de prétendants espèrent occuper la place libérée par le vieux hêtre. Un siècle plus tard, ils auront tous disparu, sauf le vainqueur de la course à la lumière et quelques compagnons moins chanceux, dont la couronne étriquée reçoit juste assez de lumière pour vivoter à mi-hauteur dans l'ombre, sans jamais accéder à la strate des dominants. Le vainqueur pourra espérer atteindre 100 à 150 ans en forêt gérée, peut-être 200 ou 300 ans dans une forêt laissé à elle-même. Ces hêtres dominants sont maintenant 100 à 150 par hectare, ce qui représente moins d'un pour mille du nombre des prétendants. Lorsqu'ils ont atteint leur taille définitive, ils n'ont plus guère à lutter contre leurs voisins. Leur nombre reste stable jusqu'à la phase de décrépitude naturelle ou jusqu'à l'intervention du sylviculteur. [...]


Du bois surexploité au bois écologique : bois assez dense, facile à fendre, le bois de hêtre est un des meilleurs bois de feu. Surexploité jusqu'au milieu du XIXème siècle, il a dans le passé joué un rôle de premier plan dans l'approvisionnement énergétique des ménages et des industries naissantes, fonderies, forges, salines ou verreries, avant l'arrivée du charbon, puis du pétrole. A l'instar des chênaies, dont la valeur était exprimée en nombre de porcs que l'on pouvait y nourrir, les hêtraies étaient jugées sur la quantité de bois d'énergie qu'elles pouvaient livrer. Symétriquement, la valeur d'une forge dépendait essentiellement du volume de bois situé à une distance de transports raisonnable. [...] Même les cendres du hêtre, riches en potasse, constituaient un produit important pour l'économie et entraient dans la fabrication du savon et du verre. On ajoutait également aux lessives des cendres récupérées dans le foyer de la cuisine.

Ayant perdu une bonne partie de son importance après l'apparition du charbon et du pétrole, le bois de hêtre fait toujours partie de la vie quotidienne des Européens : pupitres et chaises des classes d'école, escaliers, parquets, meubles modernes, traverses de chemin de fer, berceaux, jouets d'enfants, spatules et planches à pain, sans oublier la pâte à papier. Il a la rare particularité d'allier la dureté à la capacité de se laisser plier (à chaud), si bien qu'il intéresse beaucoup les designers à la recherche de concepts modernes et de lignes futuristes dans l'ameublement. [...] La récolte judicieusement menée de ce produit naturel - pour la construction comme pour le chauffage - entraîne de nombreux effets favorables : stabilité des forêts de protection, diversité des espèces de plantes et d'animaux, prévention du réchauffement climatique, qualité de l'habitat.


La Riviera des pinsons du Nord : les hêtres produisent des graines pratiquement chaque année, mais les véritables fainées ne se produisent que tous les 6 à 7 ans. Ces années-là, au printemps, le promeneur attentif se rend compte qu'il marche sur un parterre de fleurs tombées au sol. En automne, les couronnes sont criblées de petits points noirs. Ces faines, avec les glands et tous les fruits comestibles étaient au menu de nos ancêtres.. Ces "noisettes à trois côtes", qui contiennent jusqu'à 20% d'huile, ainsi que des protéines très nourrissantes, apparaissent fréquemment dans les macro-restes alimentaires des fouilles archéologiques. On en faisait une huile de table excellente et à haute durée de conservation. Et les porcs s'en rassasiaient aussi lorsqu'on les menait s'engraisser en forêt, même s'ils préféraient les glands.

Les pinsons du Nord migrent par millions vers le sud en hiver à la recherche de nourriture, surtout de faines. Le niveau de leur population varie en fonction de la quantité de leurs graines préférées. Le dernier en date des grands rassemblements de pinsons du Nord eut lieu durant l'hiver 2001-2002, année de faines, dans le Jura suisse, près de Porrentruy. Pendant trois mois, de décembre à mars, 30 millions de pinsons ont habité une grande hêtraie de la région. De leur dortoir, qui mesurait 300 sur 400 mètres, ils s'envolaient chaque matin par groupes plus ou moins importants à la recherche de nouvelles hêtraies où se nourrir. Ils parcouraient parfois plus de 50 km. A la vitesse de 50 à 60 km/h, le vol simple pouvait donc durer une heure. Tous les soirs, à la même heure, ils revenaient au dortoir, observés par une foule internationale de curieux, de photographes et de naturalistes.


Le mai dont on attend les premières feuilles : dans le jura franco-suisse, l'apparition des feuilles de hêtre est le signal du début des travaux agricoles.

Lorsque le mai (un des noms du hêtre) pousse ses feuilles de bonne heure, on aura une année très productive. Si cet arbre donne ses feuilles en avril, votre femme vous mènera tout l'an par le bout du nez ; si les feuilles viennent en mai, vous serez le maître dans votre maison. Au XIXème siècle, si le premier dimanche de mai, le hêtre n'avait pas feuillé, les garçons du Val-de-Ruz, dans le canton de Neuchâtel, n'avaient pas le droit de chanter le mai devant les maisons des filles ni de les embrasser ce jour-là. Les filles se moquaient alors d'eux et leur faisaient des pieds de nez. Certaines années, les garçons de Dombresson descendirent jusqu'à Pierre-à-Botavant pour trouver du mai feuillé. En Russie, c'est à Pentecôte que les jeunes gens allaient couper un hêtre nouvellement feuillé, l'apportaient dans les maisons où il était revêtu comme une femme. Cet arbre restait là, au coin de la cheminée, jusqu'à la Saint-Jean, où il était brûlé.


Le Fou : l'un des noms du hêtre est le fou, qui a donné naissance à de nombreux toponymes. Au Moyen Âge et à la Renaissance, les jongleurs et poètes ont largement plaisanté en rapprochant l'homme de l'arbre.

Sur le tableau de Jérôme Bosch intitulé La Nef des Fous, [...] le mât, véritable mât de cocagne, est un jeune hêtre nouvellement feuillé. Jérôme Bosch, comme beaucoup d'artistes de son époque, était friand de rébus, que l'on peut déchiffrer dans ce tableau où le hêtre occupe la place centrale."

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Fleurs du Dr Bach :


D'après Les Douze "Guérisseurs" et autres remèdes (1ère édition 1941, traduction française Centre Bach 2011) du Dr Edward Bach :


La fleur de hêtre est préparée pour "Pour ceux qui ressentent le besoin de voir plus de bien et de beauté dans tout ce qui les entoure. Et bien que beaucoup de choses leur paraissent mauvaises, être capables de percevoir le bien intérieur grandissant. Afin de pouvoir être plus tolérant, indulgent et compréhensif envers les différentes voies empruntés par chaque individu et chaque chose pour atteindre sa propre perfection finale."

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Selon les cartes représentant les 38 fleurs du Dr Bach élaborées par Mechthild Scheffer et intitulées Les Fleurs du Dr Bach, Le chemin de l'harmonie psychique (1997, traduction française Médicis-Entrelacs, 2001),


Le hêtre est "la fleur de la tolérance" qui nous conduit "du jugement... vers la compréhension.


Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

Toute critique dévalorisante formulée à voix haute ou seulement pensée, constitue une ingérence dans la personnalité de l'autre et cause simultanément un blocage dans le grand champ d'énergie cosmique qui englobe tout. Ceci est contraire à la la Loi de l'Unité. Le Dr. Bach disait : "Chaque mauvaise chose est une bonne chose commise au mauvais moment, au mauvais endroit.


Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Je me décide à évaluer une situation avec compassion avant d'émettre un jugement tout en prêtant attention à la résonance avec mes propres sentiments. J'essaye également de comprendre davantage les processus de croissance de l'autre qui sont soumis à des lois supérieures.


Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif de Hêtre s'accroît :

Je peux garder du recul face aux situations extérieures. Je peux les considérer sous plusieurs angles et aussi déceler en chacune des éléments positifs.


État d'âme négatif : Autoritarisme - Exigence vis-à-vis des autres : exagérément critique et intolérant envers autrui, on n'a guère de commisération ou de compréhension envers les autres."

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Selon le site http://lesouffledessimples.com/, le hêtre pourrait s'exprimer ainsi :


"De mes forêts, certains en sortent et les nomment "cathédrales", mais moi Hêtre, je vis dans l'ombre qui rit derrière cette illusion.

Ces insensés ne me reconnaissent pas : je suis le chemin des Sages.

Je suis là pour rappeler que tout devient poussière, que tout s'effondre et qu'il n'y a là pourtant aucun drame.

Grâce à l'agilité de mes racines à fleur du sol et ma capacité à oser monter droit vers le ciel, ma destruction devient un processus de grandeur et vous assistez ainsi à la splendeur.

Mon équilibre ouvre la voie aux clairières, quelle joie !Je suis le tableau vivant qui se manifeste jusqu'à sa plus grande beauté.

Je suis au service de l'éternité. Je montre le chemin de l'amour, celui où il n'y a ni fin ni commencement.

Je pousse vers la transformation, je me donne à l'éphémère.


Dans les bois mixte de Chênes et de Hêtres, le Hêtre domine et finit par prendre le dessus. Le Hêtre à la mauvaise réputation de symboliser l'ambition égoïste, celle du prince de la forêt, rival du monarque Chêne.

Le Hêtre ne peut pas tolérer la compétition et le rude jeu de la vie, il fait obstacle à toutes les autres espèces.

Son emprise est superficielle sur la terre : ses racines se déploient sur le sol, elles pénètrent rarement en profondeur. La force du vent le rabat sur terre. Ainsi se crée de magnifiques clairières...


Par son élixir :

Notre orientation tournée vers la forme extérieure retrouve la confiance nécessaire pour marcher à nouveau sur son chemin intérieur. Notre mécontentement, intérieurement coincé dans une quête absolue du "beau", notre "beau et bien" s'évanouit. Nous retrouvons dans cette lumière tolérance, indulgence et compréhension qui nous guident avec compassion vers l'observation des différentes façons de faire et d'être. La richesse de l'acceptation de la diversité nous permet de retrouver notre estime de nous-même et d'accorder avec souplesse de la valeur aux autres.


Mots-clefs : Compassion – Équilibre – Grâce"

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Selon Annie Guibert, auteure de Fleurs de Bach, fleur de soi (éditions Médicis 2008, 2017),


Beech est "une fleur de la dernière période, c'est-à-dire trouvée dans le printemps-été de 1935, au moment donc où le Docteur Bach souffrait lui-même d'états d'âme difficiles qui le poussaient à en découvrir, de manière immédiate, le remède pour le soulager d'abord lui, puis les personnes qu'il rencontrerait souffrant du même mal-être, validant ainsi sa découverte, pour une portée générale.

Cette fleur appartient donc au groupe VII de sa classification : le souci excessif du bien-être d'autrui. Beech appartient comme Aspen, aux derniers élixirs, dits « spiritualistes ».


Symbolique : La description de la gestuelle de cet arbre suggère une grande précision et une beauté remarquable dans la forme. Aucun arbre ni arbuste ne peut pousser sous un hêtre, il domine les autres espèces et et ne tolère rien en dessous de lui. LA protection de la féminité dans le fruit si dur suggère un système défensif puissant, en regarde de l'extrême sensibilité à l'extérieur, ce que nous allons retrouver dans la description de l'état négatif correspondant. La couleur rouge et la grande fantaisie de la forme du fruit femelle, ainsi que la douceur soyeuse des feuilles plissées comme par une repasseuse de talent, donnent peut-être une clé pour nous ouvris à nos aspects positifs de Beech.


Reconnaître un aspect négatif Beech : Il est toujours amusant de constater, avec les participants aux formations, que la Fleur la moins vendue ou achetée leur est, comme à nous tous, la plus connue ! Et personne ne peut s'empêcher à cette occasion, de dénoncer tel ou tel autre de son entourage qui, à leur avis, en aurait bien besoin !

Critiques, jugements intempestifs, intolérance, irritation, exaspération à propos des défauts, manies, travers, tics, comportements, opinions, systèmes de pensées, croyances des autres - ceux qui nous côtoient, en tant qu'individus ou groupes, que ce soit un groupe restreint, par exemple familial, ou plus élargi (social, professionnel, une société, un pays, un continent) voici le champ d'action on ne peut plus large de cette quintessence florale de Beech.

La littérature parle de juge puissant, de tribunal ambulant, et les mots de pédant, exigeant, cynique, arrogant, insupportable, hautain, sont souvent accolés à la personne qui souffre de cet état.

En réalité, la profonde insatisfaction qu'elle ressent à la contemplation de ce qu'elle croit constituer les imperfections du monde extérieur, la pousse à vouloir réformer ce qui, à son avis, n'est pas en ordre, ou n'est pas dans ce qu'elle croit constituer les lois du monde. C'est la nature de son groupe VII de préoccupation excessive du bien-être d'autrui.

Par la dénonciation permanente et sans concession de ce qu'elle croit être des défauts, elle pointe, de son doigt accusateur et de son œil aiguisé, qui ne laissent aucune chance à l'observé, tout ce qui ne va pas, selon elle. Elle pense, en fin de compte, être dans la vérité, et rendre service à l'autre, pour qu'il puisse s'en approcher à son tour, pour un monde meilleur et plus beau.

Cette projection absolue et permanente sur l'extérieur, lui permet de ne pas se laisser atteindre dans sa vulnérabilité, par ailleurs bien cachée à l'abri de sa dureté apparente. Son hypersensibilité à la réception des conditions extérieures, de l'autre en général, la rend allergique à tout ce qu'elle ne reconnait pas comme étant elle, et la différence ne peut qu'être vécue en termes de rejet.

L'analyse des détails, portée à une haute qualité diagnostique, focalise le regard sur une seule direction et ne permet pas de voir l'ensemble de la situation, ou de ses paramètres globaux.


Que nous rappelle cette Fleur de Beech ? A la différence de la plupart des autres descriptions de chaque Fleur par le Dr Bach, celle de Beech est formulée uniquement par lui en termes positifs. Ce choix confère à l'état négatif correspondant beaucoup de douceur et d'espoir, et lui donne un aspect large du potentiel à retrouver dans la qualité correspondante.

La sagesse orientale nous conte l'histoire d'une assemblée de savants, chercheurs de vérité, qui se chamaillaient sans cesse pour avoir raison, et à qui il fut proposé d'identifier, les yeux bandés, un éléphant dans le noir, uniquement par le toucher. Et qui de dire un tronc d'arbre pour celui qui avait touché une patte, une liane pour celui qui avait palpé la trompe, ou une corde pour celui qui avait pris en main la queue. Chacun d'eux avait donc identifié l'éléphant en fonction de ses seules références habituelles, prenant de plus une partie pour l'ensemble.

La diversité immense qui règne dans l'univers auquel nous sommes reliés, est une richesse infinie et constitue une des conditions de notre connaissance de nous-même, être à la fois singulier, unique et de même nature que tous nos proches, tout comme les facettes d'un diamant. La confrontation entre l'extérieur et nous-même nous fonde, nous construit, nous différencie, pour ensuite nous permettre de nous sentir en union, sur un autre plan.

La première étape qui nous conduira au positif sera d'bord de reconnaître que ce qui nous dérange peut nous appartenir, aussi bien.

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Symbolique :


Dans le même ouvrage (Philippe Domont et Edith Montelle, Histoires d'arbres, des sciences aux contes) on peut lire que :


"En Bretagne, au Folgoët, vivait un garçon idiot nommé Salaün, c'est-à-dire Salomon. Il ne connaissait que deux mots qu'il répétait sans cesse : Ave Maria. A la mort de ses parents, il s'était réfugié auprès d'une fontaine, à l'ombre d'un hêtre tortillard. Lorsqu'il faisait froid, il se plongeait dans l'eau de la fontaine, puis il montait dans son arbre et sautait de branche en branche en criant : "Ave Maria ! Ave Maria !" Les villageois des alentours le nommaient Salaün le Fol. Il vécut ainsi huit ans, puis tomba malade, et ne voulut pas quitter son arbre. Il mourut le premier novembre et fut enterré au pied du hêtre. Son souvenir s'était perdu quand on remarqua un lys blanc et parfumait qui sortait de sa tombe. Sur chaque feuille était écrit en lettres d'or : Ave Maria ! Ave Maria ! On creusa la terre et l'on vit que le lys prenait racine dans la bouche de Salaün.

Chêne de dieu, hêtre de déesse !

Quand les Achéens envahirent le Péloponnèse, les Pélasges honoraient sur l'Olympe une déesse qui créa le monde par sa danse et son chant : Eurynomé. L'arbre par lequel cette divinité rendait ses oracles était le hêtre aux fruits nourrissants. Il avait été désigné aux prêtres par le vol d'une colombe noire qui s'était posée sur sa plus haute branche. Les nouveaux arrivants arrachèrent le Hêtre de Dodone, qu'ils remplacèrent par le chêne de Zeus. Ils racontaient que Cronos, père de Zeus, était entré dans le palais qu'Eurynomé habitait et l'avait précipitée dans la Méditerranée, où elle avait été recueillie par Téthys, qui en avait fait l'une de ses naïades. Ils intégrèrent l'ancienne déesse à leur panthéon et la firent fille d'Okéanos et de Téthys. En souvenir de cette ancienne déesse mère, à Delphes, les lauréats aux jeux pythiens, jeux artistiques et sportifs qui célébraient la victoire d'Apollon sur le serpent Python, étaient couronnés de feuilles de hêtre. Pour rappeler que cet endroit était consacré auparavant à une déesse féminine, un temple d'Athéna, la déesse de la sagesse, fut construit en limite de l'espace sacré.

Les Grecs consacrèrent le hêtre à Héra, épouse de Zeus. Les Romains offrirent le chêne à Jupiter et le hêtre à Junon. Jason et les Argonautes naviguèrent jusqu'en Colchide, l'actuelle Crimée, pour conquérir la Toison d'or, accrochée à un hêtre gardé par un dragon. En Italie, Oreste, fuyant les Furies qui le poursuivaient pour le punir de ses crimes, trouva refuge dans une hêtraie-chênaie, le bois de Némi. Il apportait avec lui une statuette de l'Artémis d’Éphèse, qui devint pour les Romains Diane chasseresse. Cette dernière était symbolisée par un hêtre, alors que les prêtres qui gardaient son temple étaient les chênes qui protégeaient le bois sacré.

Ces quelques exemples tendent à prouver que le hêtre était consacré à une puissante déesse mère, la créatrice primordiale, qui exigeait des sacrifices. Il est le symbole de la connaissance féminine, comme le chêne est celui de la science masculine. Comme dans nos forêts, le chêne et le hêtre forment dans la mythologie un couple complémentaire et inséparable.


Sacré et sorcier : la maison de la déesse blanche du Pays de Galles, Keridwen, est encadrée par quatre hêtres. A Collinée, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Bel-Air couronne le point culminant de Bretagne. Elle est entourée par un double cercle de hêtres, d'où partent huit allées, comme des rayons de soleil. Elle a sans doute remplacé un temple dédié à une divinité celte du soleil, peut-être Belenos, ou, plus sûrement, son épouse Belisama la très brillante dont on célébrait le culte le 1er mai, jour de la fête du hêtre. En France, les fées offrent de l'or à leurs amis en leur interdisant de regarder dans leur sac avant d'arriver chez eux. Les curieux n'obéissent pas à cette consigne et ne découvrent que des feuiles dorées du hêtre. Les hautes futaies composées de hêtres aux troncs droits et élancés, gris et argentés, invitent à la méditation et à la prière. Saint-Bernard de Cîteaux (1090-1153) fonda en 1115, avec quelques moines, l'abbaye de Clairvaux, aux bords de l'Aube, non loin de Troyes, sur une terre donnée par le comte de Champagne. Il aimait à dire que ses seuls professeurs avaient été les chênes et les hêtres. Sous son influence, les colonnes des cathédrales gothiques s'inspirèrent des troncs de fayards. Leurs chapiteaux s'ornent de feuilles, et, dans ces couronnes, apparaissent des visages étranges, mi-humains mi-végétaux, visages de fous feuillus : les Hommes Verts. Mais le hêtre peut aussi revêtir une forme contournée, rampante : c'est le hêtre tortillard. Il adopte alors le nom de "joli fou" ou de "faux". Dans les légendes, il est le rendez-vous de brigands, de comploteurs, ou un lieu de sabbat cher aux sorciers de tous poils. L'arbre de Dieu se transforme alors en arbre du Diable.

Le hêtre et les saints : au contraire du chêne, le hêtre protège de la foudre, dit-on. Au Faouët, en Bretagne, un seigneur fut pris dans un violent orage et promit à Sainte Barbe de lui consacrer une chapelle si elle le sortait de ce mauvais pas. Sorti d'affaire, il tint parole. Sur un rocher proche, il fit élever une chapelle à Saint Michel, sur un autre un oratoire renfermant une cloche qu'il suffit d'agiter pour faire partir un orage. Et au pied du rocher et du hêtre qui l'avait protégé, il fit élever la chapelle sainte Barbe de style gothique flamboyant. Tout près de là coule la fontaine sainte Barbe où les jeunes filles en mal de mari viennent faire flotter des épingles pour deviner combien d'années les séparent de leur mariage.

A Domrémy, Jeanne d'Arc, encore bergère, entendit des voix qui lui ordonnèrent de bouter les Anglais hors du royaume de France. Ces voix, qu'elle croyait être celles de sainte Marguerite et de sainte Catherine, sortaient du hêtre aux fées ou Beau May, au pied duquel la jeune fille venait danser avec ses amies. Nombreux sont les hêtres consacrés à la Vierge : des sanctuaires comme Notre-Dame du Faoug, Notre-Dame de Faubouloin, sont là pour le rappeler.

Philippe Domont et Edith Montelle, Histoires d'arbres, des sciences aux contes.

Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes ( (Hachette Livre, 2000) :


Au Moyen Âge cet arbre magique était surnommé l'arbre aux fées. En effet, nos ancêtres croyaient que, à la nuit tombée, les fées dessinaient leur cercle magique autour de son tronc solide et rassérénant, à l'intérieur duquel elles venaient chanter et danser.

C'est sous un hêtre, près de Domrémy, que Jehanne d'Arc entendit, après avoir vu les fées y danser, comme elle l'avoua elle-même, lors de son interrogatoire, à l'évêque de Beauvais Pierre Cauchon, le 24 février 1430.En Grèce antique, le hêtre était un arbre oraculaire. Mais il était aussi consacré à Zeus, qui le protégeait des foudres de l'orage. Selon l'Edda encore, le long récit épique et poétique de la mythologie germanique et scandinave, Alvilda, Hetha et Visna, les Walkyries, les reines guerrières épouses d'Odin, le dieu des dieux, vivaient dans un bois de hêtres, dans l'île de Ügen, dans la Baltique, à l'abri des colères parfois destructrices de leur divin mari, qui, à l'instar de Zeus en Grèce, faisait gronder le tonnerre et tomber la foudre sur la Terre.

Enfin, c'est dans le tronc de cet arbre apparemment protégé des dieux, et que la foudre ne semble jamais devoir frapper, que l'on taillait la fameuse bûche de Noël que l'on faisait brûler ensuite dans l'âtre, traditionnellement, au Moyen Âge, mais qui aujourd'hui, se retrouve dans notre assiette, sous forme d'un gâteau savoureux."

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Dans Les Légendes de France contées par les Arbres (2001), Robert Bourdu, citant Georges Duby, Saint Bernard, L'Art cistercien (1979), revient sur le fait que :


"Guillaume, moine cistercien, abbé de Saint Thierry, affirme que son ami Bernard de Clairvaux "... pensait acquérir le meilleur en méditant et en priant dans les forêts et dans les champs, et n'avoir en cela nul maître, sinon les chênes et les hêtres..." "

Dans un autre chapitre, Robert Bourdu rapporte une partie de l'interrogatoire que subit Jeanne d'Arc lors de son procès :

" "Avez-vous souvenir d'un bois qu'on nomme le Bois-Chesnu ?"

C'est donc de cet arbre-là que voulaient parler les juges. Bien sûr qu'elle le connaissait. Tout le monde connaît le Beau Mai, ce hêtre exceptionnel sous lequel on va danser et sur lequel on dépose des guirlandes. Il y a près de cet arbre une "bonne fontaine" dont l'eau guérit des fièvres. On dit que des fées fréquentent les lieux.

Jeanne répond : "Assez proche de Domrémy, il y a certain arbre qui s'appelle l'arbre des Dames, et d'autres l'appellent l'arbre des Fées. Auprès il y a une fontaine. Et j'ai ouï dire que les gens malades de fièvre boivent de cette fontaine ; et vont quérir de son eau pour recouvrer la santé." Quant à l'arbre, "c'est un grand arbre, appelé Fau, d'où vient le Beau Mai. Il appartenait, à ce qu'on dit, à monseigneur Pierre de Bourlement." Prudente, Jeanne évite d'évoquer tous les bruits qui circulent sur les relations plus ou moins louables que monseigneur Pierre entretient avec l'arbre et les Dames qui fréquentent les lieux.

Elle précise, cependant : "Plusieurs fois j'ai ouï dire des anciens, non pas de mon lignage, que les Dames Fées y conversaient. [...] Mais moi qui parle, ne sais si cela est vrai ou non. Je n'ai jamais vu fée à l'arbre, que je sache."

"En avez-vous vu ailleurs ?" s'enquiert le juge, se croyant soudain sur une piste.

"Je ne sais" répond Jeanne qui poursuit : "J'ai vu mettre aux branches de l'arbre des chapeaux de fleurs par les jouvencelles, et moi-même en ai mis en aucunes fois (parfois) avec les autres filles... Je ne sais point si, depuis que j'eus entendement, j'ai dansé près de l'arbre. Mais aucunes fois j'y peux bien y avoir dansé avec les enfants ; mais j'y ai plus chanté que dansé."

Revenant au Bois-Chesnu... "Il y a un bois qu'on appelle le Bois-Chesnu, qu'on voit de l'huis de mon père, et il n'y a pas la distance d'une demi-lieue. Je ne sais, et n'ai ouï oncques dire, si les Dames Fées y conversaient. Mais j'ai ouï dire à mon frère qu'on disait au pays que j'avais pris mon fait à l'Arbre de mesdames les fées. Mais ce n'était point et je lui ai dit le contraire."

Une basilique et un couvent entourent actuellement la fontaine des Fiévreux. Derrière, un arbre perpétue la légende de l'arbre des fées, un arbre énorme, un hêtre dont les branches retombaient jusqu'au sol, hêtre pleureur ou hêtre tortillard. Il formait alors comme une cellule où l'on pouvait se recueillir et auprès du tronc puissant établir un dialogue secret avec Catherine ou Marguerite ou qui sait d'autre encore.....

Saintes et saints des ramures enlacées avez-vous, pendant quatre ans, comme on le prétend, lentement convaincu Jeanne d'une mission ? Saintes Dames ou Fées inquiétantes qui rôdaient près de l'arbre dites-nous quelles furent vos apparences et quelle fut votre voix. Et auprès de quel arbre, compagnon de Jeanne, avez-vous choisi de stimuler ses rêves de jeune fille ?"

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Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivrent un :


Message des arbres :

Nous venons du cœur de Dieu. Nous n'avons rien

à apprendre et beaucoup à offrir. Nous avons été ensemencés

sur la Terre pour le bien du règne humain et animal, incluant

les oiseaux et les insectes, et pour nourrir la planète elle-même,

physiquement, émotionnellement et spirituellement. Nous

diffusons l'amour et la guérison pour vous.

Les hêtres

Ces arbres remarquables et très robustes nous font vraiment don de la grâce. Ils aident les humain à trouver le pardon dans leur coeur en les mettant face à la sagesse de leur cheminement d'âme passée Cela adoucit leur conscience et les aide à voir les choses différemment. Quand les humains traversent des bois de hêtres, ils se sentent souvent apaisés et calmes ; mais ils ne se rendent pas toujours compte que l'énergie que ces arbres dégagent et leur transmettent opère un changement dans leurs perceptions et leurs sentiments. L'énergie élève le niveau des vibrations, ce qui permet aux humains de dépasser la douleur.


VISUALISATION POUR AIDER LES ARBRES

  1. Aménagez un espace où vous pourrez vous détendre sans être dérangé.

  2. Faites appel à l'archange Purlimiek, l'ange de la nature, et sentez sa belle énergie vert-bleu.

  3. Permettez à n'importe quel arbre d'apparaître dans votre esprit.

  4. Bénissez-le et remerciez-le d'être venu vers vous.

  5. Demandez au rayon doré du Christ de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  6. Demandez au feu lilas de la Source de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  7. Demandez à l'énergie protectrice bleu foncé de l'archange Michaël de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  8. Demandez à la lumière aigue-marine de la sagesse féminine divine de l'ange Marie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  9. Demandez à la lumière argentée de l'archange Sandalphon de l'équilibre et de l'harmonie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  10. Prenez un moment pour invoquer toutes les énergies qui vous attirent et voyez-les se déverser dans l'arbre.

  11. Imaginez les couleurs qui s'écoulent d'une racine à l'autre en connectant le réseau d'arbres et en dynamisant les lignes ley.

  12. Ouvrez les yeux ensachant que vous avez aidé les arbres.

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Le caractère de l'essence :


Dans Communiquer avec les arbres (1998), Maia Kooitstra qui est chercheur scientifique auprès du ministère de l'agriculture et de la conservation de la nature des Pays-bas nous propose une méthode ancestrale de communication avec les arbres fondée sur l'intuition et la perception des énergies. Pour mieux faire comprendre son travail, elle propose p. 83 un exemple développé à partir de la perception du hêtre :


"Lors d'un exercice sur le terrain, j'invite les participants à se laisser pénétrer par l'atmosphère propre à quelques essences et à la résumer en quelques mots. Les réactions sont de prime abord très contrastée et aucune concordance ne semble possible. En revanche, lorsque toutes les réponses sont consignées noir sur blanc, triées et commentées, un ensemble cohérent ne manque jamais de se dessiner. Voici, à titre d'exemple les réponses regroupées en cinq familles, suscitées par les hêtres :

  • impression de grande sérénité ;

  • apaisants

  • chaleureux, protecteurs, agréables ;

  • enveloppants comme une maison, intimité ;

  • espace intérieur solennel ;

  • royaux, imposants ;

  • troncs difficiles à embrasser ;

  • beauté majestueuse, équilibre ;

  • éveillent un profond respect ;

  • froids, glacés, pas très accueillants ;

  • me sens la tête légère ;

  • énergie ascendante ;

  • me sens plus lucide, plus éveillé ;

  • rigoleurs, rieurs, pétillants ;

  • folâtres, joyeux ;

  • terriblement imposants ;

  • les hêtres ont de beaux pieds ;

  • équilibre et harmonie.

[...] Mises côte à côte, toutes ces sensations forment assurément un portrait détaillé, mais qu'est-ce qui constitue l'essence même du hêtre ? D'autres arbres aussi créent un espace enclos sous leur couronne, ainsi le sureau et le saule pleureur. Là aussi on peut se sentir en sécurité, enveloppé par un rideau protecteur. Cet aspect n'est donc pas spécifique au hêtre, mais la conséquence de son port. En revanche, la solennité royale et hautaine, la beauté majestueuse et imposante constituent des traits marquants. Une autre caractéristique est l'onde d'énergie ascendante, mais le hêtre la partage avec d'autres essences. En revanche, l'aspect évoqué par le groupe suivant, l'atmosphère qui se dégage sur le pourtour de l'arbre, appartient bel et bien au hêtre : même en l'absence de feuilles, la mobilité de la fine pointe des ramilles conserve un aspect enjoué. Par contre, le dernier groupe de sensations n'est pas spécifique : un chêne ou un marronnier peuvent, eux aussi, impressionner par leur robustesse. S'il est vrai que le pied des hêtres présente souvent un superbe mouvement de racines apparentes, l'équilibre et l'harmonie de sa silhouette ne se retrouvent-ils pas chez le sapin ?

[... donc, portrait du hêtre] Les hêtres sont des personnes de haut rang, distinguées et riches d'expériences Elles ne s'en laissent pas facilement compter et ont un sens très développé de la relativité des choses. Elles pratiquent un humour assez ironique. Elles peuvent se montrer espiègles, pétillantes, folâtres et même provocantes. Lorsque vous comptez un hêtre parmi vos amis, vous pouvez aborder des sujets très sérieux, escompter des réactions profondes et des expériences très enrichissantes."


p. 106 : "On peut dire de nos essences indigènes qu'un sujet lunaire est le plus souvent protégé par un épais feuillage de sorte que la lumière n'atteint pas le tronc. L'écorce est donc fréquemment plus lisse que celle d'un sujet solaire. Le hêtre constitue à et égard un exemple significatif." [d'après le tableau proposé à la même page, le hêtre est lunaire à plus de 75%].

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Dans Les Forces spirituelles des arbres, Petra Sonnenberg livre son témoignage vivant sur sa communication personnelle avec les arbres en prenant bien soin de ne pas prendre ses résultats comme argent comptant mais en nous incitant à poursuivre son travail par nos propres rencontres avec les arbres...


"Devise [hêtre, hêtre rouge, fagus sylvatica]" : sagesse du passé confère discernement et force pour l'avenir.


Visualisation, rayonnement et caractère : Autrefois, quand tout était plus beau... La chaise et la baguette de la maîtresse d'école... Les faines... Les contes... Le hêtre relie au passé et fait remonter les souvenirs. Avec son caractère nettement féminin, il est, dans les bois, la reine à côté du "roi chêne". Autant son bois est solide, autant son écorce est tendre, mince et sensible à la lumière du soleil. Pour se protéger, il s'entoure d'une frondaison dense, à travers laquelle la lumière (solaire) ne perce pratiquement pas. rares sont les arbres possédant une frondaison aussi épaisse et pouvant aussi bien se protéger. Le hêtre ne tolère guère de plantes à proximité, et bien que la forêt de hêtres évoque des images bien connues, il se dresse souvent seul, en haut d'une colline ou en rase campagne.

Cet arbre éveille des sentiments de sécurité et de bien-être, l'instinct maternel et l'impression de solidité. Il est la lionne qui protège ses petits contre les agressions extérieures. Il nous écoute toujours. Si vous éprouvez le besoin d'échanger avec un partenaire qui ait l'âme tendre et soit bon conseiller, le hêtre convient à merveille.

Il symbolise la vertu et la protection, les liens familiaux, la tradition, l'attachement, la solidarité. Il est patient, ce qui permet de discerner des facultés créatives, de libérer l'énergie intérieure éventuellement bloquée, et de réaliser des idées en sommeil.

Mais le hêtre offre encore davantage que sa protection et d'une bonne oreille. Comme il éprouve le besoin de protéger tout ce qu'il aime, et s'il le faut l'aider à survivre, il est plein de créativité et possède un grand talent d'improvisation. C'est donc un esprit d'une grande souplesse, toujours capable de prendre la bonne décision au bon moment ou de prononcer la bonne parole. Il a même le sens de l'humour mais ne s'en vante pas.Le hêtre n'aime pas les bavardages, va droit au but, et ne s'en laisse que rarement détourner.

Il est le partenaire parfait pour refaire le plein d'énergie avant une décision importante. Son altruisme et désintéressement sont tels qu'il n'est pas nécessaire de lui "rendre" cette énergie.

Contes, mythes, légendes et pratiques rituelles :