Blog

  • Anne

Les Fées des Fleurs



Symbolisme :


Dans L'Oracle des Esprits de la Nature (Éditions Exergue, 2015), Loan Miège nous propose une carte intitulée Lutins, à laquelle elle fait correspondre le petit texte suivant :


.................................................................................................................................................................................................................................................................

« Tu n'es pas seul, aie confiance où que tu sois sur ton chemin, ouvre ton cœur, laisse-toi traverser par la joie et marche, les pieds sur terre et la tête baignée de soleil. »

................................................................................................................

En sommeil dans le bulbe pendant l'hiver, a fée de la tulipe se réveille lorsque vient le printemps pour donner tous les soins nécessaires à la croissance et à la floraison de la plante. Elle se pare de rouge comme la fleur dont elle prend soin et s'ajuste sur la même longueur d'onde. Elle papillonne joyeusement autour de l'objet de toutes ses attentions, et ainsi, se joint au ballet formé par l'ensemble des fées des fleurs du jardin. Faciles d'accès, ces dernières apprécient la musique classique et les sons cristallins. Elles sont aussi naturellement sensibles à la façon dont le sol est travaillé et entretiennent un rapport privilégié avec le jardinier.


A propos du message : chaque hiver est suivi du printemps. Chaque être, même isolé pendant un temps, est constamment relié aux autres. Quel que soit notre chemin, nous marchons main dans la main, que ce soit avec des êtres humains ou d'autres manifestations terrestres. Cela ne nous pèse point. Au contraire, cela nous porte et nous rappelle que nous sommes à notre juste place. Ensemble, nous avançons, traversons des épreuves et profitons des cadeaux de la vie. Comme les fées des fleurs, nous formons un ballet où chaque danseur compose sa chorégraphie en accord avec les autres et avec son cœur. Et pour que le spectacle se déroule harmonieusement, il est essentiel d'y ajouter les ingrédients « affirmation de soi » et « confiance ».


Pratique : allons bouger notre corps ! Allons danser ! Cela peut se pratiquer au sein d'un cours, d'un club chez soi, partout ! Pour cet exercice plus particulièrement, cherchons un coin de Nature paisible et accueillant. Il peut se faire seul ou à plusieurs. la musique est la bienvenue, le silence aussi... selon la convenance de chacun. Habillons-nous confortablement afin d'être aussi libres que possible dans nos mouvements. Et pensons bien à prendre une bouteille d'eau ! Une fois arrivés sur notre scène d'un moment, posons nos affaires sur le côté et commençons ! Tenons-nous droits, les yeux fermés. Écoutons notre respiration. Prenons contact avec le sol par la plante de nos pieds et avec le ciel par le sommet de notre tête. Ressentons quels effets produit cet alignement. Ajustons notre posture et observons quels en sont les changements. Puis, osons un premier mouvement lent Un déplacement d'air s'ensuit, une sensation sur la peau, une envie de recommencer. Au fur et à mesure, le corps se délie et s'invente. Il se découvre. Il se libère et s'affirme dans sa singularité. Il prend confiance en ce qu'il est. C'est alors qu'il s'ouvre et entre en relation avec son environnement. Il danse avec la Terre et le Cosmos, mais aussi avec le brin d'herbe, le caillou, la coccinelle, l'oiseau et l'arbre qui tend sa branche pour nous inviter à le rejoindre. Notre corps se lie aux autres corps pour finalement n'être plus qu'un. Nous dansons tous ensemble d'un seul mouvement. Vient ensuite le temps d'en finir et de partir. Gardons ces liens précieux dans notre cœur et remercions. Sur le chemin du retour, notons comme nos pas nous paraissent différents. Ils semblent être accompagnés par toute la Création ! Notre danse se poursuit et se décline dans tous les aspects de notre vie.


Mot-clé : danser.

*

*

Selon le petit livret Colorier les peuples féeriques de Amandine Labarre (Éditions Ouest-France, 2016) :


"Les fées des fleurs, ou pixies, sont peut-être les plus connues de nos jours. Pourtant la description de ces créatures est assez récente : c'est Shakespeare, avec sa description de la reine Titania, petite créature éblouissante, qui semble avoir lancé la mode de ces "mini fées" inoffensives et charmantes. Dotées de robes diaphanes ou de pétales de fleurs, elles se nourrissent de mets délicats, tels le safran, les baies, les graines ou les nectars de fleurs... D'un aspect juvénile, certaines fées arborent également des ailes de libellule ou de papillon, ou encore à la semblance de feuilles nervurées. Il existe des fées de sexe masculin, qu'on appelle les féetauds. De nombreux illustrateurs ont immortalisé ces créatures, la plus connue étant peut-être Mary Barker et des adorables Flower Faeries au charme très anglais."

*

*




Contes et légendes :


Ce que disent les fleurs de George Sand très inspirée par les contes de son pays d'enfance, le Berry.

 

Dans Traditions populaires du Doubs (Librairie historique des Provinces, Emile Lechevalier, 1891) de Charles Thuriet, on peut lire un extrait de conte qui concerne directement la Fée des fleurs :


Blanche avait la vue éblouie, le vertige égarait ses sens, elle crut rêver et sa tête retomba sur son chevet ; mais voilà que le théorbe rendit un son d'une douceur infinie. Elle vit devant elle une dame blanche qui était belle et qui souriait ; elle tenait une couronne de roses rouges.

- Jeune fille, dit- elle, je suis la Fée des fleurs et de la joie. J'ai volé sur la terre silencieuse et j'ai cueilli dans la rosée de la nuit les fleurs de l'hymen . Réjouis -toi, ô jeune fiancée d'Arguel, car les parfums et les plaisirs de la terre vont t'enivrer.

Et la Fée posa sur la tête de la jeune fille la couronne de roses rouges. Et voilà que toutes les fleurs de la corbeille s'animèrent à la voix de la Fée et s'agitèrent entre elles comme au souffle du vent. Des lis sortent des jeunes filles élancées ; les corolles deviennent des robes blanches ; les pistils brillent sur leur front comme des aigrettes dorées. Les marguerites revêtent les feuilles vertes de leur tige et les pétales blancs ceignent leur tête comme d'une couronne. Les tulipes s'arrondissent comme des turbans sur le front de jeunes filles noires comme l'ébène. La rosée brille à leurs cous comme des colliers de perles et comme des pierreries dans les plis de leurs robes odorantes. Toutes ces fleurs fantastiques s'élancent de la corbeille et voltigent autour de la blanche Fée.

- Nous sommes filles de la terre ve disent- elles, qui respire nos parfums oublie le ciel. Respire-les, ô jeune fiancée d'Arguel, car nous ne vivons qu'une aurore et nous voulons t'enivrer avant de mourir.

*

*




Littérature :


Honoré de Balzac propose une œuvre de jeunesse intitulée "La Dernière Fée" (Paris, Calmann Lévy Éditeur, 1876) dans laquelle apparaît fugitivement la fée des fleurs :


Elle accourut donc un matin, et, s'asseyant sans façon à ses côtés, elle commença par lui dire qu'il n'y avait point de fées ; puis elle tâcha de lui faire comprendre les raisonnements du curé.

- Catherine, répondit gravement Abel, on ne me prouvera jamais qu'il n'y a que nous dans la nature. Qui a fait tout ce que nous voyons ? C'est un grand génie. Il y a la fée des fleurs, la fée des eaux, la fée des airs. Est -ce que tu n'es pas portée, comme moi, à aimer quelque chose hors de toi ?

- Oh oui! dit-elle.

- Eh bien ! n'imagines-tu pas des fleurs qui ne se fanent point, et un jour qui n'aura point de nuit ? Tout cela se trouve chez les fées : les fées demeurent par-delà les cieux, car les cieux sont le parvis de leur temple, et les étoiles sont les marques de leurs pas. Lorsqu'une tempête couvre le ciel, c'est que de mauvais génies se sont échappés de leurs prisons, ou qu'ils ont cassé les bouteilles qui lez renfermaient.

*

*




Arts visuels :





Voir aussi : Fée ; Herbes de féerie ;


108 vues

Posts récents

Voir tout

Le Lutin