Blog

  • Anne

La Tortue


Étymologie :

  • TORTU, -UE, adj.

Étymol. et Hist. I. Adj. 1. 1230 « courbé, tourné, tordu » grant roe tortue (Gaydon, 294 ds T.-L.) ; 1640 bois tortu « la vigne » (Oudin, Curiositez), ,,familier`` dep. Ac. 1718 ; 2. 1507-08 « qui manque de justesse, de droiture » beste tortue [le Diable] (Eloy d'Amerval, Le Livre de la Diablerie, éd. Chr. Fr. Ward, p. 153a) ; cf. 1564 voyes tortues (Indice et rec. univ. de tous les mots princ. des livres de la Bible, Paris, Th. Courteau, fo337 vo[Esaïe. 45, a. 2]). II. Adv. 1606 « de travers » (Crespin). Dér. de tort*, avec un -u qui permet de l'intégrer dans une série du type bossu*, etc., v. FEW t. 13, 2, p. 100a, note 24.

  • TORTUE, subst. fém.

Étymol. et Hist. I. 1. a) Ca 1190 « reptile chélonien à quatre pattes courtes, au corps enfermé dans une carapace sous laquelle la tête peut rentrer » tortues et scarpanz (Floovant, éd. S. Andolf, 1303) ; b) 1690 potager de tortuës (Fur.) ; 1825 soupe à la tortue (Brillat-Sav., Physiol. goût, p. 319) ; 2. 1648 marcher comme une tortue « marcher très lentement » (Scarron, Virgile travesti, éd. V. Fournel, livre II, 119b) ; d'où 1796 « personne très lente » (J. de Maistre, Corresp., p. 92) ; cf. 1866 (Hugo, Corresp., p. 181 : c'est une tortue [l'Académie] qui a des coups de foudre) ; 3. 1867 [1reéd.] « monnaie grecque sur laquelle était gravée une tortue » (Ch. Blanc, Gramm. arts dessin, p. 500). II. 1. 1575 « machine de guerre à l'abri de laquelle on s'approchait des remparts d'une ville assiégée » (Paré, Préface sur le livre des playes faites par harquebuses ds Œuvres compl., t. 2, p. 123) ; 2. 1606 « carapace que l'on fait en marchant en tenant des boucliers au-dessus de la tête » (Nicot). De l'a. prov. tartuga « tortue », xive s. [ms.] bec de tartuga (Marcabru, Poésies, éd. J. M. L. Dejeanne, p. 85) ; tortuga, xive s. (Eluc. de las propr., fol. 57 et 261 ds Rayn. ) qui remonte tout comme l'ital. et le port. tartaruga, à un lat. tartarūca, fém. de l'adj. b. lat. tartaruchus « de l'enfer, du Tartare » (Blaise Lar. chrét.) (du b. gr. τ α ρ τ α ρ ο υ ̃ χ ο ς « id. » ds Liddel-Scott) dans des expr. comme *bestia tartaruca ou même *testudo tartaruca, la tortue symbolisant les hérétiques, et, dans les représentations figurées l'esprit des ténèbres, du mal en lutte avec le coq, symbole de l'esprit de la lumière et du bien. Tartaruga est devenu tortuga p. dissim. des deux syll. identiques, et sous l'infl. de tort « tordu » (v. tort), les tortues ayant les pattes tordues, la voy. -o- s'est substituée à -a-; le lat. class. testūdo survit dans l'ital. testuggine (avec substitution de suff.). Cf. Bl.-W.1-5.


Pour en savoir plus, lisez la définition du nom.

*

*




Zoologie :


Dans le Hors-série de Causette (été 2018) intitulé « Histoires d'A...mours », Claudine Colozzi nous propose un petit "Kama-sutra des animaux" sous forme d'abécédaire :


Y comme Yeux (t'as d'beaux)

Qui l'eût cru ? Les tortues femelles déploient des trésors d'ingéniosité pour faire comprendre aux mâles qu'elles sont partantes pour coucher le premier soir. Quand un mâle est face à elle, la trachémyde peinte de Virginie fait de rapides clins d'œil qui créent des éclairs blancs six fois par minute. Hypnotisé, le mâle n'a plus qu'à s'exécuter.




Anecdotes historiques :


Dans La Tortue d'Eschyle et autres morts stupides de l'histoire (Éditions des Arènes, 2012 ; Édition revue et augmentée Taillandier, 2019), Bruno Léandri (un des co-auteurs avec David Alliot, Philippe Charlier, Olivier Chaumelle, Frédéric Chef et Bruno Fuligni, nous relate la mort du célèbre dramaturge :


Par une faveur du hasard, une des plus anciennes morts stupides de l'histoire peut aussi prétendre à une des plus hautes places sur le podium de l'absurde funèbre, tant ses circonstances relèvent d'une conjecture improbable. Seconde particularité et non la moindre, si la vie du tragédien athénien Eschyle est incomplètement connue, parsemée de zones d'ombre et d'épisodes confus, sa mort, même si sa date en reste incertaine, a été détaillée en long et en large dans la plupart des tentatives de biographie de l'auteur des Perses. En voici la version la plus commune : invité par le roi de Syracuse, Hiéron, Eschyle se rend en Sicile en 456 av. J.C. Il se promène un jour aux alentours de la ville de Gela, s'assoit pour contempler le paysage lorsqu'un rapace vole au-dessus de lui, cherchant un endroit approprié pour y lâcher de très haut sa proie : une tortue, dont il faut briser la carapace pour se repaître du contenu. De son œil perçant, l'oiseau repère alors un magnifique rocher rond et clair : il lâche le reptile avec une grande précision, lequel vient s'éclater sur le crâne chauve du tragédien, qui meurt sur le coup. La plus belle des variantes vient de Pline l'Ancien, qui raconte dans son Histoire naturelle (X, 3, 2) qu'un oracle avait fait à Eschyle, peu de temps auparavant, une sombre prédiction : il lui avait assuré qu'il mourrait de la chute d'une maison. Notons qu'Eschyle se trouvait alors dans les environs de l'Etna, dont les caprices telluriques étaient largement connus du monde antique, et que l'effondrement inopiné d'une bâtisse à la suite d'une secousse volcanique n'avait rien d'invraisemblable. C'est donc pour échapper à ce funeste sort que le poète passait le plus clair de sa vie dehors, se rendant ainsi d'autant plus facilement repérable par un rapace. Et sa prise particulière rendit conforme la prédiction de l'oracle.

Confrontée à la science, l'anecdote n'est pas non plus complètement dénuée de vraisemblance. Il existe un rapace alors commun en Sicile, le gypaète barbu, dont le mode d'alimentation très connu des ornithologistes consiste à prélever sur les cadavres d'animaux les os creux, crâne, fémur, etc., et à les briser en les projetant de haut sur un rocher, afin d'en manger le contenu. Alors, l'histoire est-elle vraie ? Des générations de tragédiens, de gypaètes et de tortues attendent la réponse à cette question. Une chose est sûre : dans les biographies les plus sérieuses, si le lieu est retenu, si la date reste approximative à deux ans près, l'histoire est toujours donné comme une légende. Une autre chose est sûre : depuis Pline l'Ancien, elle a régulièrement été rapportée, des recueils factuels de Valerius Maximus au 1er siècle, au lexique de Suidas au Xe siècle, ce qui n'en fait pas une légende urbaine ou rurale pour autant, mais témoigne au moins du fait que l'anecdote plaît à tous les auditoires. Heureusement pour les chauves, l'aire de répartition des gypaètes s'est considérablement restreinte.

*

*


Symbolisme :


*

D'après le Dictionnaire des symboles (1969, édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,


"Mâle et femelle, humain et cosmique, le symbolisme de la tortue s'étend sur toutes les régions de l'imaginaire. Par sa carapace, ronde comme le ciel sur le dessus - ce qui l'apparente au dôme - et plate au-dessous comme la terre, la tortue est une représentation de l'univers : elle constitue à elle seule une cosmographie ; telle apparaît-elle aussi bien en Extrême-Orient, chez les Chinois et Japonais, qu'au centre de l'Afrique Noire, chez les peuples de la boucle du Niger, Dogons et Bambaras pour ne citer que les plus étudiés.

Mais sa masse, sa force têtue, l'idée de puissance qu'évoquent ses quatre courtes pattes plantées dans le sol comme les colonnes du temple, font aussi d'elle le cosmophore, porteur du monde, ce qui l'apparente à d'autres puissants animaux chtoniens, tels le grand crocodile ou caïman des cosmogonies mezo-américaines, la baleine ou grand poisson, le dragon et même le mammouth, que la majorité des peuples sibériens considèrent comme une divinité du dessous des eaux.

Les classiques chinois insistent sur son rôle de stabilisateur : Niu-Koua coupe les quatre pattes de la tortue pour établir les quatre pôles de la création. Dans les sépultures impériales, chaque pilier repose sur une tortue. Selon certaines légendes, c'est une tortue qui supportait le pilier du ciel, abattu par Kung Kung, le maître des Titans. Les Îles des Immortels, nous dit Lie-Tseu, ne trouvèrent leur équilibre que lorsque les tortues les prirent en charge sur leur dos. En Inde, elle est un support du trône divin ; elle est surtout le Kârma-avatâra, qui servit de support au mont Mandara et assura sa stabilité lorsque dêva et asura procédèrent au barattage de la Mer de Lait pour obtenir l'amrita. Kûrmza Brâhmana l'associent à la création elle-même. Elle est aussi, comme en Chine, associée aux Eaux primordiales : elle supporte le nâga Ananta comme les eaux de la terre naissante.

Cette fonction de support du monde, gage de sa stabilité, l'apparente aux plus hautes divinités : au Tibet comme en Inde, la tortue cosmophore est une incarnation, tantôt d'un Bodhisattava, tantôt de Vichnou qui, sous cette forme, présente un visage vert, signe de régénération ou de génération, lorsqu'il émerge des eaux premières, portant la terre sur son dos. L'association eaux premières - régénération relève d'un symbolisme nocturne, lunaire, la tortue symbolise également en Chine le Nord et l'hiver, que l'on associe aux phases de la lune. Le dieu de la Lune, chez les Mayas, est représenté recouvert d'une cuirasse en écaille de tortue. Sa longévité bien connue conduit à lui associer l'idée d'immortalité, qui va de pair avec la fertilité des eaux premières, régie par la lune, pour donner les traits de la tortue à de nombreux démiurges, héros civilisateurs et ancêtres mythiques, excipant de sa fonction de cosmophore. D'innombrables traditions marient ces caractéristiques symboliques, sur tous les continents. Ainsi, pour les Munda, peuple dravidien du Bengale, la tortue est désignée comme démiurge par le soleil, dieu suprême, époux de la lune, pour ramener la terre du fond de l'océan. La Grand-Mère des hommes tombe du ciel sur la mer, selon les Iroquois ; il n'y avait alors pas de terre. La tortue recueille la Grand-Mère sur son dos que le rat musqué recouvre de vase remontée du fond de l'océan. Ainsi se forme peu à peu sur le dos de la tortue la première île, qui deviendra la terre tout entière ; ce mythe, selon Krickeberg, serait d'origine algonkine.

Le même mythe voit réapparaître par deux fois la Grande Tortue qui assurera le développement de l'espèce humaine : ainsi passe-t-on du cosmophore au héros créateur et à l'ancêtre mythique : la première fois elle apparaît sous la forme d'un jeune garçon qui a des franges sur les bras et les jambes et féconde magiquement la fille de la Grand-Mère céleste, d'où naîtront les Héros Jumeaux antagonistes, créateurs du bien et du mal. La seconde fois, le Héros jumeau du Bien, étant tombé dans un lac, arrive devant la hutte de son père la Grande Tortue : celle-ci lui remet un arc et deux épis de maïs, un mûr pour le semer, un laiteux pour le griller. (Les Iroquois sont un peuple de chasseurs devenus agriculteurs).

La même croyance se retrouve parmi d'autres tribus nord-américaines, telles que les Sioux et les Hurons, ainsi que chez de nombreux peuples altaïques, turcs ou mongols d'Asie Centrale, tels que les Bouriates et les Dörbötes. Dans les mythes mongols, la tortue dorée supporte la montagne centrale de l'univers. Chez les Kalmouks, on pense que, quand la chaleur solaire aura tout desséché et brûlé, la tortue qui soutient le monde commencera aussi à sentir les effets du chaud, se retournera avec inquiétude et provoquera ainsi la fin du monde.

Évoluant ainsi, dans la pensée mythique, entre les enfers chthoniens et les invisibles hauteurs ouraniennes, la tortue se trouve tout naturellement liées aux étoiles et aux constellations : le bouclier d'Orion est appelé Tortue en langue Ycatec. Et, entre le dôme et la surface plate de sa carapace, la tortue devient aussi la médiatrice entre ciel et terre. De ce fait, elle possède les pouvoirs de Connaissance et de Divination : on connaît les procédés divinatoires de la Chine archaïque, basés sur l'étude des craquements provoqués sur la partie plate de la carapace de la tortue (terre) par l'application de pointes de feu ; pratiques que l'on peut rapprocher de la fonction du tabouret-tortue ou tabouret de justice sur lequel les justiciers tikar du Cameroun asseyaient les suspects pour les empêcher de mentir au cours de leur interrogatoire.

C'est à ses qualités d'ancêtre omniscient et bénéfique que la tortue doit d'être souvent un compagnon, un familier de la maison des hommes : toutes les familles du pays dogon possèdent une tortue ; en cas d'absence du patriarche, c'est à elle que sont offertes la première bouchée de nourriture et la première gorgée d'eau quotidienne. Les Japonais lui portent la même considération qu'à la grue et au pin auquel ces deux animaux sont associés. Ils lui prêtent des dizaines de milliers d'années de vie

Ce rapprochement de la tortue et de la grue n'est pas sans évoquer une gravure de Hypoerotomachia Poliphili et qui représente une femme tenant d'une main une tortue et de l'autre une paire d'ailes déployées. Le symbolisme, évidemment hermétique, de cette ancienne allégorie oppose - ou compare - les valeurs chthonienne et ouranienne représentées par les ailes et la tortue. A lire Dom Pernety, le célèbre hermétiste du XVIIIe siècle, on serait tenté de voir dans ces ailes les attributs de Mercure et dans la tortue la matière de la cithare que Mercure aurait confectionnée à partir d'une carapace de tortue. Cette transformation de la tortue en cithare résumerait tout l'Art de l'alchimie ; c'est pourquoi Dom Pernety considère que la tortue est le symbole de la matière de l'Art.

Après sa préparation, elle devient en effet, aux yeux des alchimistes, le plus excellent remède. Elle serait de la race de Saturne comme le plomb première matière de l'œuvre. Ce qui rejoint la pensée des alchimistes chinois qui considèrent la tortue comme le point de départ de l'évolution, en accord avec les mythes évoqués plus haut. Au lieu de marquer, par sa nature chthonienne, une involution, une régression, elle serait au contraire le commencement de l'œuvre de spiritualisation de la matière, dont les ailes symbolisent l'aboutissement. Est-(ce pour cela que Pline l'ancien considère la chair de la tortue comme un remède salutaire contre les poisons et lui attribue des vertus pour conjurer les manœuvres magiques. Le symbole, ici, devient ambivalent, car tout contre-poison porte en lui une nature de poison, c'est bien ce que signifie cet extrait de l'hymne homérique à Hermès où le dieu s'adresse à la tortue :

Je te salue, aimable nature, tu es pour moi d'un si heureux présage. Comment, étant de la race des coquillages, vis-tu sur ces montagnes ? Je te porterai chez moi, et tu m'y seras très nécessaire. Il vaut mieux que je fasse quelque chose de bon de toi, que si tu étais dehors pour nuire à quelqu'un, car tu es par toi-même un poison très dangereux pendant que tu vis et tu deviendras quelque chose de bon après ta mort....

Les philosophes hermétiques voient dans cette adresse à la tortue un résumé de l'œuvre alchimique : la tortue est un des grands poisons avant sa préparation et le plus excellent remède après qu'elle ait été préparée, dit Morien,. Avec elle Mercure se procure des richesses infinies, telles que sont celles que donne la pierre philosophale.

Au plan strictement anthropocentrique, enfin, la tortue revêt, comme nous l'avons indiqué au départ de cet article, un symbolisme à la fois mâle et femelle. Il semblerait que cet aspect du symbole, particulièrement attesté en Chine et dans les traditions amérindiennes, soit dû à l'observation du mouvement de sortie de la tête de la tortue hors de la carapace, qui n'est pas sans analogie avec l'érection phallique, d'où certaines expressions métaphoriques chinoises. Le retour de la tête à l'intérieur de la carapace évoquera, dans le même ordre d'idée, la flacidité de la verge, d'où l'on induira des idées de dérobade, voire de capitulation et donc de lâcheté : à la limite cette image de la tortue rentrant le cou évoquera celle de l'autruche se cachant la tête dans le sable ; dès lors, dans la dégradation du symbole, les Chinois en vinrent à qualifier la tortue aussi bien les maris trompés que les souteneurs qui feignent d'ignorer le commerce dont ils sont les bénéficiaires. de leur côté, les Indiens d'Amazonie considèrent la tortue comme la représentation d'un vagin, qui est parfois, dans les mythes de la région de Vaupés, celui de l'épouse du soleil : il est frappant de souligner que, dans la même zone culturelle, la carapace de tortue, fermée de cire à son extrémité, constitue un instrument de musique, qui joue un rôle dans les cérémonies initiatiques, ce qui n'est pas sans évoquer la carapace de tortue transformée en cythare par Hermès.

Notons enfin que la rétractation de la tortue dans sa carapace est une image de haute portée spirituelle dans la tradition hindouiste : elle est symbole de concentration, de retour à l'état primordial, et donc d'une attitude fondamentale de l'esprit. Lorsque, dit la Bhagavad Gitâ, telle la tortue rentrant complètement ses membres, il isole ses sens des objets sensibles, la sagesse en lui est vraiment solide (2, 58)."

*

*

Selon les Cartes médecines, Découvrir son animal-totem (1999, traduction française 2010) de Jamie Sams et David Carson,


"Dans les enseignements des Amérindiens, la Tortue est le plus ancien symbole de la planète Terre ; elle personnifie la déesse de l’énergie et la Mère éternelle d’où nos vies sont issues. Nous sommes nés des entrailles de la Terre et nos corps y retourneront. Par respect pour la Terre, la Tortue nous demande d’être attentif au cycle donner-recevoir et de remettre à la Terre ce qu’elle nous a donné.

La Tortue a une carapace semblable à celle que la Terre utilise depuis des siècles pour se protéger des souillures que nous lui faisons subir. La Terre se protège en effectuant des changements : régénération des plantes, création de nouvelles masses par l’éruption des volcans, modifications du climat... Comme la Tortue, vous avez aussi des boucliers qui vous protègent des blessures, de l’envie, de la jalousie et de l’inconscience des autres. Par ses habitudes, la Tortue vous enseigne comment vous protéger. Quand les actions ou les paroles des autres vous préoccupent ou vous blessent, il est temps d’entrer en vous-même et de respecter vos sentiments. Quand on vous attaque, il est temps de mettre en garde l’ennemi et de lui indiquer que vous êtes aux aguets.

Si vous avez choisi le symbole de la Tortue, on vous recommande de rendre hommage à la source de création qui vous habite, de vous enraciner dans la Terre-Mère et d’observer, avec une compassion toute maternelle, la situation dans laquelle vous vous trouvez. Utilisez les énergies de l’eau et de la terre ; elles représentent toutes deux les domaines où la Tortue habite. Avec elles, suivez harmonieusement le cours de votre vie actuelle et prenez une position de pouvoir en ancrant fermement vos pieds au sol.

La Tortue est un excellent maître dans l’art de s’enraciner. Si vous adoptez la médecine de la Tortue, vous pourrez même probablement vous débarrasser de vos tendances à être dans la lune. En apprenant à vous enraciner, vous vous concentrez sur vos pensées et sur vos actions, ce qui ralentit votre allure et vous permet d’achever vos projets.

En maintenant son pas lent et égal, la Tortue vous souligne les dangers de bousculer le cours des choses. Le maïs que l’on cueille avant son temps n’a aucune chance de mûrir. D’autre part, si on lui permet de se développer à son rythme, selon la saison, tout le monde pourra profiter de son goût sucré.

La Tortue enterre ses pensées, comme ses œufs, dans le sable et permet ainsi au soleil de couver ses petits. Cette habitude vous enseigne à mûrir vos idées avant de les sortir au grand jour. Rappelez-vous la vieille fable du lièvre et de la tortue et décidez si vous voulez être du côté de la Tortue. Plus gros, plus vite, plus fort : ce n’est pas nécessairement la meilleure façon d’arriver au but. Si toutefois vous y êtes parvenu de cette façon, attention ! Lorsqu’on vous interrogera sur le chemin parcouru, il se peut bien que vous ne vous rappeliez de rien... ou de si peu. Dans ce cas-là, vous ressentirez vivement cette absence de maturité.

Si vous avez tiré la Tortue, cela augure qu’il est temps de vous relier à la puissance de la Terre et à la Déesse-Mère qui vous habite. Cette carte vous rappelle que la Terre est votre alliée. Peu importe la situation que vous avez créée, demandez son aide et l’abondance viendra.


A l’envers :

Choisir la carte de la Tortue à l’envers, c’est un signe certain que la Terre-Mère vous lance un appel en vue d’un meilleur contact. Si vous êtes devenu négligent au point que vous oubliiez de mettre les déchets en lieu approprié, les jetant plutôt là où ça vous plaît, elle appelle. Si vous vous sentez seul face à un besoin, elle appelle. Si vous éprouvez des difficultés financières, si vous avez à peine de quoi manger ; ou, si vous désirez un enfant et que la grossesse ne se présente pas, voilà votre médecine... utilisez-la. Vous n’êtes pas seul... jamais. Vous êtes l’enfant de la Terre. Tous les actes de plaisir, de joie, d’abondance sont le fruit de cette Mère aux forces créatrices. Utilisez son énergie, cela vous aidera à guérir et vous accumulerez alors assez de vibrations guérisseuses pour les partager avec les autres.

La carte à l’envers peut aussi vous faire penser à une tortue renversée qui cherche à se remettre sur ses pieds. Peu importe combien votre situation semble difficile, vous n’êtes pas une victime, vous n’êtes pas sans recours. Pour redresser la Tortue si mal en point, vous n’avez qu’à établir la liste des choses dont vous pouvez être reconnaissant. Et, du plus profond de votre gratitude, voyez et goûtez l’abondance de choix que la Terre vous offre.

*

Lire également l'article très intéressant du web magazine Le roi dragon.















*

Selon Nicki Scully, auteure de Méditations de l'animal pouvoir, Voyages chamaniques avec les alliés esprits (éditions originales 1991, 2001 ; traduction française : Guy Trédaniel Éditeur 2002),


"La Tortue est l'une des créatures les plus anciennes de la planète. Son origine remonte à l'époque supposée de l'émergence de la vie hors de l'élément aquatique. Les représentations picturales mythologiques hindoues montent une image de quatre éléphants regardant les directions cardinales, soutenant le monde. Ils sont sur le dos d'une tortue.

Les Algonkins, et autres Indiens d'Amérique du Nord, appellent leur pays, "l'Amérique", l'Île de la Tortue. Des tribus d'Amérique du Sud croient que la Tortue est le symbole de la planète entière, "l'Île dans le ciel".

La Tortue représente la nature perpétuelle de la vie, et sa continuelle régénération, planétaire et physique. Il convient de remarquer la tolérance et l'endurance de la Tortue ; elle est très indulgente, compréhensive, et douce, mais elle n'est pas naïve ni crédule. Elle a réussi à conserver les mêmes caractéristiques générales pendant des millénaires, s'adaptant aux bouleversements terrestres. Elle voit clairement, ayant une profonde connaissance terrestre de ce qui se passe autour d'elle. La Tortue est éternellement jeune, sans être enfantine. Réconfortante, maternelle, et apaisante, elle st un exemple de compassion ; mais son présent le plus grand est son service rendu aux générations futures, au moyen de son attention diligente à la prolifération de la vie.

Ce voyage est venu de Tawahana, l'esprit de la grande Tortue rouge. Le rouge représente la couleur de la chair et du sang de Mère Terre. Il y a un lien symbolique entre les larmes rouges que verse la Tortue dans ce voyage et tous les inconnus, les mystères de la vie, dont les mystères féminins des liquides menstruels, le sang qui est produit par le corps pour les rejetons. Tous les êtres luttent pour produire une vie nouvelle, et les tortues donnent un exemple de la ténacité et de la force requisses pour remplir leurs épuisantes fonctions reproductives. Elles accomplissent cette tâche sans attente du succès ou de l'échec.

Le souffle de la Tortue nous permet d'être en contact avec notre corps entier et ses limites physiques. Il aide à élargir notre conscience au-delà de la périphérie de nos corps. Avant d'entreprendre ce voyage, pratiquez la technique de respiration de la Tortue :

Respirez très profondément et pleinement par les narines, prenant autant d'air que vous pouvez, remplissant votre corps comme si vous étiez emballé dans une carapace de tortue. Expirez aussi rapidement que vous le pouvez par le nez. Quand vous respirez ainsi, vous sentez la pression devant et derrière, comme si vous portiez une carapace de tortue.


[Le voyage de la Tortue fait partie, au même titre que ceux des Castor, Corbeau, Mulot, Paon et Bisonne blanche fait partie des] Voyages pour célébrer et honorer. Il y a tant de choses à notre sujet que l'on peut apprendre à partir du règne animal, car les animaux déploient pour nous des qualités que nous oublions parfois. Nous avons beaucoup de choses à célébrer et honorer avec ces parents concernant la richesse, la beauté, et la pure joie de vivre.

Voyage de la Tortue

[Préparez-vous en vous asseyant très confortablement. Faites cinq respirations profondes de la Tortue (voir ci-dessus). faites l'alchimie du Chaudron...]

Thoth vous montre le chemin de la demeure de la Tortue. Vous traversez la campagne, jusqu'à ce que vous arriviez à un petit étang, avec des multitudes de formes de vie. Il y a plein de roseaux et de joncs, d'araignées d'eau et autres insectes. Remarquez les reflets du soleil sur l'eau de l'étang. Vous remarquez un mouvement sur l'eau. Venant à la surface, une Tortue très grande, rouge, vous fait signe. Entrez dans l'étang et suivez la tortue quand elle plonge profondément dans l'eau...

Elle s'arrête près du fond, et vous grimpez sur son dos. Vous nagez, et votre forme disparaît, et vous devenez un avec la tortue... Sentez son corps, ses petits pieds palmés. Remarquez combien vous vous sentez en sécurité à l'intérieur de la carapace de la tortue, sachant que vous pouvez y entrer à n'importe quel moment.

Pensez-vous vous-même comme étant de couleur rouge, la couleur de la Terre Mère. Vous sentez une profonde connexion avec la terre et vous vous comprenez vous-même comme étant le symbole de l'Île de la Tortue.

En tant que tortue, vos mouvements sont lents, délibérés, et exigeants. Vous êtes perpétuel et éternel, ne vous mouvant jamais hâtivement, et ne prenant jamais de décisions hâtives. Quand vous avez besoin d'air, vous pagayez à la surface, puis vous nagez vers le rivage...

Il y a du beau sable blanc sur la plage. Faites quelques pas sur le rivage, prêtant attention à la température du sable. Trouvez un endroit chaud, exposé au soleil le plus longtemps possible chaque jour. Utilisez vos pattes de derrière pour creuser un trou aussi profond que vous le pouvez. Vous êtes extrêmement attentif à votre tâche et vous creusez votre trou avec grande compassion, et tendresse. Votre chakra du cœur est tout ouvert. Quand votre trou est assez profond, revenez-y et déposez vos œufs.

Quand vous avez fini de déposer vos œufs, vous, en tant que Tortue, dites une incantation sur les œufs. Doucement et consciencieusement, vous les recouvrez de sable, prenant le plus grand soin. Votre compassion pour la progéniture que vous ne connaîtrez jamais est sans borne, ineffable. Vous craignez pour sa sécurité, sachant que rares sont les petits qui arrivent à l'âge adulte.

Quand ils sont tous recouverts, marchez sur le nid, et de votre patte gauche, égalisez le sable, pour qu'on ne puisse pas croire qu'un trou a été creusé ici. Ramassez quelques rameaux et feuilles ou algues, et éparpillez-les sur la partie camouflée.

Quand vous êtes prêt, traversez lentement la plage, vers la mer. Des larmes rouges coulent de vos yeux, laissant des taches rouges sur le sable.

Retournez dans l'eau, plongez profondément, arrêtez-vous au fond. Votre corps se sépare de la Tortue. descendez de son dos et nagez de façon à être en face d'elle, et regardez-la profondément dans les yeux, pendant très longtemps. Elle peut vous donner un message qui est un enseignement spécial pour vous à ce moment... [Longue pause]

Vous pouvez souhaitez faire une offrande appropriée...

Quand votre communication avec Thoth sera achevée, elle nagera avec vous, vous guidant jusqu'au point où vous êtes entré dans l'eau. Suivez le chemin où Thoth attend.

Passez quelques moments avec lui...

[Thoth vous aidera à rentrer dans votre corps...]

Mots-clef : Service / Don

*

*

D'après Madonna Gauding, auteure de Animaux de pouvoir, Guides, protecteurs et guérisseurs (Octopus Publishing Group, 2006, traduction française Éditions Véga, 2006) :


Guide d'interprétation

En tant que symbole onirique

Protection ; Stabilité ; Bienveillance ; Indépendance ; Maison ; Solidité.


En tant que gardien ou protecteur

Empêche de s'engager dans les problèmes des autres ; Garde contre l'attaque physique, verbale et psychique.


En tant que guérisseur

Favorise la longévité ; Aide à métaboliser la vitamine D.


En tant qu'oracle ou augure

Retirez-vous des situations mauvaises ; Honorez votre allure.

Mythes et contes

La tribu amérindienne des Hurons pensait que le monde était bâti sur le dos d'une tortue et désignait le continent américain par le nom "île de la tortue". Les Chinois et les Hindous entretenaient une croyance similaire.

Si la tortue est votre animal de pouvoir

Vous êtes une âme très ancienne et les autres se tournent vers vous pour votre sagesse et compassion. Vous êtes lent mais fort, solide et fiable. Vous êtes extrêmement sensible à votre environnement et pouvez même percevoir l'aura et les champs énergétiques. Lorsque vous voyagez avec des amis, vous êtes le navigateur. Rien n'échappe à votre attention et à la compréhension profonde de tout ce qui se passe autour de vous. Du côté négatif, vous vous retirez dans votre "coquille" pour éviter la responsabilité.


Demandez à la tortue de vous aider

  • à laisser mûrir vos idées créatives avant de les exposer aux autres ;

  • à bien choisir vos lectures et ce que vous regardez à la télé et sur Internet ;

  • à vous protéger de l'énergie négative ;

  • à vous adapter aux changements échappant à votre contrôle.

Accéder au pouvoir de la tortue en :

  • étudiant les sagesses bouddhique, hindoue, grecque et amérindienne ;

  • vous enfermant dans un petit espace sombre et en notant vos sensations.

Les bébés tortues doivent être extrêmement indépendants, car les femelles pondent leurs œufs dans le sable ou la terre et s'en vont. Essayez de trouver une voie de milieu entre la dépendance totale des autres et l'indépendance excessive.

Élément Terre."

*

*

Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :


Message des tortues terrestres :

Nous nous déplaçons lentement et nous absorbons tout.

Nous ressentons l'amour et les battements de coeur de la Terre-

Mère et pourtant nous n'y sommes pas attachées. Nous répandons

la sagesse supérieure de Jupiter et Jumbay, mais nous ne

sommes pas attachées à cela non plus. Nous faisons toutes les

expériences telles qu'elles se présentent. Et notre message à

votre intention est d'expérimenter tout ce que la vie

offre sans attachement. Soyez, simplement.


Les tortues terrestres sont des êtres très anciens et elles vibrent à une fréquence de la cinquième dimension. Comme les autres reptiles, les tortues sont venues sur Terre en passant par Neptune, la planète de la spiritualité suprême, bien qu'elles soient originaires de Jumbay, l'aspect ascensionné de Jupiter.

Jupiter est vaste et a de nombreuses lunes. Les tortues terrestres viennent d'une partie différente de Jumbay des tortues marines et sont influencées par une autre lune.

Elles ont été envoyées sur Terre avec des missions divines différentes, mais similaires. Les tortues marines devaient répandre leur sagesse provenant de Jumbay, de l'Atlantide et de la Lémurie dans les eaux de la Terre. Le devoir des tortues terrestres était de répandre leur sagesse provenant de Jumbay, de l'Atlantide et de la Lémurie dans la terre elle-même. Les deux rapportaient de la connaissance de la Terre et de la Terre creuse sur Jumbay.

Les tortues terrestres sont très sensibles et se construisent une solide carapace pour se protéger physiquement et énergétiquement du monde qui les entoure. Cette carapace sert également à protéger la sagesse ancienne qu'elles détiennent.

Elles vivent sur terre et, en étant si près du sol, elles attirent la lumière et les données qui se trouvent dans la Terre creuse, le chakra de la septième dimension situé au centre de notre planète.

Les tortues vivent très longtemps. Certaines des plus grandes tortues vivent plus de cent ans et accumulent les connaissances et les informations provenant de la Terre creuse. Elles sentent et comprennent le réseau des lignes ley de la Terre. en fait, elles aident même à ajouter de l'énergie au système doré des lignes ley de la cinquième dimension.

Durant leur longue vie, elles répandent un grand nombre de données spirituelles à travers leurs champs énergétiques dans le sol, les gens et les animaux avec lesquels elles se connectent. Les petites tortues terrestres font le même travail spirituel, mais à un niveau moindre.

Alors que les tortues marines, qui vivent dans un milieu aquatique, se connectent à la Terre-Mère et à la Terre creuse par l'intermédiaire de l'archange Joules, les tortues terrestres se lient à l'archange Roquiel, qui travaille dans les profondeurs de la Terre. Roquiel est connu pour être un archange, mais il vibre sur la fréquence de douzième dimension des séraphins, qui est très au-delà de la compréhension humaine. Sa couleur est le noir, qui est la couleur yin du féminin divin. Par conséquent, la tortue est capable d'accéder à l'extraordinaire sagesse de fréquence très élevée de la Terre creuse, et la transmettre, avec l'aide de ce puissant être angélique.

Les tortues nous démontrent qu'il est bon d'avancer lentement dans la vie, pour profiter de chaque étape du chemin et l'apprécier. Quand elles le jugent nécessaire, elles pratiquent la patience, l'endurance, la force et la capacité de se réfugier dans un silence sécuritaire.

Même si les reptiles n'ont pas de corps émotionnel, voici une histoire qui prouve que les tortues peuvent avoir des sentiments !


Il y avait, à Mombasa au Kenya, une tortue mâle âgée de 100 ans du nom de Mzee, qui vivait dans une réserve faunique.

Un bébé hippopotame a été séparé de ses parents quand une vague de tsunami l'a emporté en mer, et les gardes forestiers ont décidé de le mettre avec Mzee. L'hippopotame a traité la tortue comme si c'était sa mère. Il léchait le visage de la tortue et elle se montrait très protectrice si quelqu'un s'approchait. L'hippopotame et la tortue se baignaient et dormaient ensemble.

Etant donné que les hippopotames restent avec leur mère pendant les quatre premières années de leur vie, les deux amis sont restés ensemble pendant toute cette période de temps. Puis, les gardiens ont emmené le jeune hippopotame et lui ont fait rencontrer d'autres animaux de son espèce, et la tortue est retournée à sa vie solitaire.

Je sens que cette histoire démontre de la dévotion et du détachement.

Pratiquez la visualisation, puis remarquez ce que vous ressentez envers les tortues.


VISUALISATION POUR SE CONNECTER AUX TORTUES :

  1. Aménagez un espace où vous pourrez vous détendre sans être dérangé.

  2. Imaginez que vous êtes dans un endroit chaleureux et magnifique où vous vous sentez très heureux.

  3. Une tortue géante marche avec peine et s'approche lentement de vous.

  4. Regardez-la dans les yeux et voyez l'ancienne sagesse accumulée dans cette incarnation et la sagesse encore plus ancienne de son âme.

  5. Prenez une profonde inspiration et retrouvez-vous dans le corps de la tortue géante. Vous êtes devenu cette créature au niveau énergétique.

  6. Remarquez ce que vous ressentez lorsque vous vous déplacez lentement.

  7. Remarquez ce que vous ressentez à cause de votre carapace.

  8. Soyez conscient qu'un rayon de lumière se concentre sur vous depuis Jupiter / jumbay. Détendez-vous.

  9. Sentez les cellules de votre corps qui agissent comme un transformateur et font descendre la lumière dans la Terre creuse. Cette information est ensuite transmise dans l'univers à partir de la Grande Pyramide. Que ressentez-vous ?

  10. Vous baignez dans l'énergie en pleine ascension de la Terre creuse où se trouvent beaucoup de données et de sagesse. Vous l'aspirez et vous la répandez sur le sol lorsque vous marchez.

  11. Vous laissez une trace d'énergie partout où vous allez, qui illumine le chemin que vous empruntez.

  12. Détendez-vous et sentez ce que vous ressentez en ayant une si belle mission d'âme.

*

*

Selon Annie Pazzogna, auteure de Totem, Animaux, arbres et pierres, mes frères, Enseignement des Indiens des Plaines, (Le Mercure Dauphinois, 2008, 2012, 2015), dans le cercle des animaux, la Tortue (Keya) fait partie, au même titre que le Lézard, le Blaireau, le Renard, la Taupe, la Fourmi et le Castor des Animaux qui se situent à l'Ouest, symbole du noir de la Mère Terre, de l'élément terre et du physique.


Mots-clés :

"(en négatif ) : Immobilisme - Entêtement.

(en positif) : Réflexion - Endurance Stabilité.

A ongle ou palmée, terrestre ou marine et d'eau douce, Tortue est toujours ovipare. Elle est herbivore, carnivore ou piscivore. Certaines espèces géantes peuvent vivre jusqu'à deux cents ans.

Lente, Keya est la réflexion dans la création. Portant la Terre sur son dos, elle est la stabilité. Tortue est endurante. Elle dort ou se cache dans les ténèbres de sa carapace. Sa sortie envers la lumière est acceptation.

Entendant tout et ne disant rien, elle est liée aux pouvoirs féminins.

Des hochets sont fabriqués avec sa carapace.

Les mères lakota placent un morceau de cordon ombilical de leur enfant à l'intérieur d'une tortue de peau perlée bourrée de sauge, afin qu'il soit aidé dans son enfance, qu'il marche bien et vive longtemps.

Alors que les eaux du déluge recouvraient la Terre Mère, c'est Tortue qui plongea le plus profond pour rapporter de la terre entre ses pattes et sous sa carapace. Le Pouvoir Créateur a lissa avec une plume d'