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Le Cocatrix

  • Photo du rédacteur: Anne
    Anne
  • 31 mai 2018
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 janv.



Étymologie :


D'après Wikipédia,


"L'usage semble assez hésitant pour ce qui est de trancher entre le masculin et le féminin, mais c'est le masculin exclusivement que les dictionnaires relèvent, encore que ce terme ne se trouve que dans les dictionnaires anciens : Littré, La Curne, Furetière. Il semble qu'on l'appelle également cocatrice en français, ce qui pourrait être un anglicisme. Dans ce cas aussi, l'usage semble hésitant quant au genre. On trouve également les termes coquatrix, caucatrix, cocodrille, codrille et cocadrille."

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Croyances populaires :

Dans le Dictionnaire de la France mystérieuse - Croyances populaires, superstitions, sorcellerie, rites magiques (Editions Omnibus, 2016) Marie-Charlotte Delmas consacre quelques lignes au cocatrix dans la section "coq" :


En 1875, Laisnel de La Salle raconte que les œufs de vieux coqs, qui sont censés donner naissance à ces petits dragons que sont les « codrilles » et autres « coquatrix » ou « cocadrilles », étaient « autrefois » très recherchés par les sorciers berrichons car ils possédaient des propriétés magiques et servaient leurs maléfices.

[...]

Cocatri, Cocadrille - Animal fantastique : De petits œufs, sans coquille et sans jaune, probablement issus de poules malades ou de couleuvres, sont censés renfermer une sorte de serpent qui se transforme en monstre redoutable au fil du temps. On les trouve principalement sur le fumier car ils ont besoin de chaleur pour éclore. Cette version populaire du basilic (voir BASILIC) porte différents noms selon les régions, mais tous commencent par la syllabe « coc » ou « coq », en référence à leur origine, car on les dit souvent issus d’un coq. Plusieurs folkloristes du XIXe siècle évoquent cet animal, toujours craint par les paysans. Dans le Berry, l’œuf de la Cocadrille (ou Cocodrille), de la taille de celui d’un merle, est pondu par un vieux coq. C’est au bout de sept ans que commence sa mutation. D’abord serpent, il lui pousse des pattes, puis des ailes, tandis qu’elle devient énorme, tel un véritable dragon (Laisnel de La Salle, 1875). Dans le Loiret, la Codrille vient d’un œuf de coq et il est rond et gros comme celui d’un pigeon. Au bout de quelque temps, il lui pousse des pattes et elle se met à ressembler à une sorte de salamandre. En Charente-Maritime, le Coquatri est produit par l’union d’un coq et d’un serpent. Dans la Vienne, le Cocatri provient de l’accouplement du mâle de la couleuvre vert et jaune et d’une poule. On reconnaît la poule ainsi fécondée à son chant qui ressemble à celui du coq. Dans les Deux-Sèvres, l’œuf de Cocatrix est pondu par une poule qui imite le chant du coq. Lorsque le serpent sort de sa coquille, il « va se loger au-dessus de la porte d’entrée de la maison et fait mourir par sa maligne influence tous ceux qui en franchissent le seuil » (R. M. Lacuve, 1906).

En 1885, un informateur de Montigny-aux-Amognes (Nièvre) décrit le coquadrille avec quatre pattes, une tête semblable à celle du chien ou du chat, une peau de crapaud et un corps de serpent. Au bout de sept ans, il devient gros comme le bras. Une fois sous sa forme définitive, la bête porterait bonheur aux habitants de la ferme où il éclôt (A. Millien, P. Delarue, 1952).

En 1956, dans un article du bulletin de la Société de mythologie française, Henri Dontenville évoque l’étrange bête que rencontra le marquis René de Tryon-Montalembert, à La Ferté-Loupière, dans l’Yonne. Celui-ci raconte qu’en 1929, un curieux animal « entièrement vert, avec un corps de lézard très court, quatre pattes robustes, mais la tête (avec langue bifide) et la queue fort longue d’une couleuvre » pénétra dans son château par une porte ouverte. L’animal, haut sur pattes et la tête dressée, s’élevait à trente centimètres et sa longueur était d’au moins un mètre. Le marquis le poursuivit avec difficulté, du fait de son extrême agilité, et le tua d’un coup de fusil, regrettant ensuite de ne pas avoir conservé sa dépouille, tant il était surprenant. Le marquis ajoute qu’il vit à nouveau des lézards bizarres de ce type, le même été, à deux ou trois reprises. Ils traversèrent « la pelouse avec la même incroyable rapidité ». Il remarqua que ces sortes de « croisements monstrueux » ressemblaient à ces bêtes que les anciens nommaient jadis cocatrix ou cocatris dans le pays.

Quelles que soient son appellation et sa forme, cette bête est particulièrement dangereuse. Comme c’est le cas pour le basilic, son regard est mortel si elle voit sa victime en premier, mais elle meurt si c’est le contraire. C’est pourquoi elle craint les hommes et vit cachée dans les souterrains humides, les puits, les fentes de muraille ou sous les tombes en ruine des cimetières. En 1909, un folkloriste solognot rapporte que, « il y a quinze ans, on fit brûler des ossements dans le cimetière d’Ardon, parce que, dit-on, ils recélaient un codrille et que tous les habitants, en allant à l’église, mouraient » (Légier). En 1936, un informateur de la Nièvre, directeur d’école à Saint-Parize-le-Châtel, né en 1866, raconte qu’en 1900, la mère de l’un de ses élèves, malade, le crut perdu car elle venait de trouver un œuf de coq, qu’elle lui montra (A. Millien, P. Delarue, 1952). Lorsque l’œuf a été pondu, il existe plusieurs moyens de le neutraliser : en plaçant, sur les juchoirs ou le fumier, le premier mai, des rameaux feuillus de charme (Berry) ou d’aubépine (Loiret) ; dans le Bocage vendéen, on jette au loin l’œuf de coquatrix de peur qu’il ne devienne un gros serpent qui se loge sous le seuil de la porte ; en Charente-Maritime, il faut briser l’œuf en disant : « Œuf coquatri, je t’ai vu et il faut que tu meures avant moi. » Dans la Nièvre, on lance de l’eau bénite sur l’œuf, avant de le jeter dans le feu à l’aide d’une pincette.

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Symbolisme :


Pour Melissa Alvarez, auteure de A la Rencontre de votre Animal énergétique (LLewellyn Publications, 2017 ; traduction française Éditions Véga, 2017), la Cocatrix est défini par les caractéristiques suivantes :


Traits : Le Cocatrix, bêtes à ailes mythique, se tient sur deux pattes, avec une tête et des pattes de coq, et il a un corps et une queue de dragon. La légende dit qu'il est né d'un œuf sans jaune, pondu par un coq de sept ans lors d'une nuit de pleine lune, et couvé par un crapaud ou un serpent pendant neuf ans. On croyait que si vous lanciez l’œuf par-dessus votre maison et qu'il retombait de l'autre côté sans la toucher, alors le Cocatrix ne naîtrait pas. Le Cocatrix peut tuer la végétation, les animaux et les gens en les pétrifiant par le toucher, le souffle ou la salive, ou bien qu'il s'agit d'animaux et d'humains en les regardant droit dans les yeux. Le Cocatrix peut être tué par le venin que crache une belette, ou bien en voyant son propre reflet dans un miroir (puisque son regard tue), ou en entendant le chant du coq.


Talents : Adaptable - Sans peur - Envol - Impressionnant - Indépendant - Vérité intérieure - Malléabilité - Mystérieux - Rareté - Rapide - transformation - Transitions - Inexpliqué - Unique.


Défis : Mortel - Destructeur - Féroce - Mauvais caractère - Intimidant - Imprévisible.


Élément : Air - Terre.


Couleurs primaires : Noir - Brun - Vert - Rouge - Blanc - Multicolore.


Apparitions : Lorsque le Cocatrix apparaît, cela veut dire que vous êtes quelqu'un d'indépendant et d'adaptable qui possède son point de vue particulier. Vous êtes un de ces rares individus qui fait souvent des choses inattendues et extraordinaires qui rendent les autres heureux, et vous le faites pour le seul plaisir de voir leurs visages s'illuminer de joie. Vous vous sentez particulièrement attiré par tout ce qui ressemble à la magie, à l'inspiration ou à l'illumination. L'aptitude du Cocatrix à amener les choses à extinction signifie que vous savez voir lorsque les choses n'ont plus de nécessité dans votre vie. Lorsque vous n'en voulez plus, vous pouvez donner les choses matérielles à des organismes de charité ou à des familles dans le besoin. Le Cocatrix se tient sur ses deux pattes, ce qui est le signe que vous êtes autonome et que vous prenez soin de vous. Il se peut que vous soyez un peu superstitieux (et que vous lanciez l’œuf par-dessus votre maison, juste au cas où). Le Cocatrix vient vous dire de vous réjouir du matin qui se lève, même si vous êtes parfois du genre oiseau de nuit. Vous lever au chant du coq peut vous donner des perspectives nouvelles et des idées fraîches en contemplant le lever du soleil. C'est un très bon moment pour vous organiser, pour penser à votre emploi du temps, ou pour faire de l'exercice avant de vous lancer dans la journée. Cela va aussi stimuler votre bonne humeur et renforcer votre productivité.


Aide : Vous avez besoin de réfléchir sur votre intériorité et votre spiritualité. Lorsque le Cocatrix se voit dans le miroir, son propre regard le tue. Cela ne vous arrivera pas, mais, si vous vous regardez dans le miroir, que voyez-vous ? Êtes-vous au diapason de votre essence spirituelle et de votre être supérieur ? Voyez-vous le doute ou la négativité dans votre regard ? Si oui, il est grand temps d'analyser pourquoi et de l'éliminer. Le Cocatrix ne peut pas regarder directement un animal ou une personne dans les yeux sans le transformer en pierre, mais vous, vous le pouvez. Il se pourrait que certaines personnes se sentent alors gênées : si c'est le cas, vous pouvez ajuster l'intensité de votre regard. Quand vous regardez quelqu'un dans les yeux, cela lui fait comprendre que vous écoutez vraiment ce qu'il a à dire et que vous prenez en compte son point de vue.


Fréquence : L'énergie du Cocatrix avance mais en se coulant dans un mouvement harmonieux et fluide. Elle est brillante et colorée. Sa sonorité ressemble à un crépitement ou à un yodel qui monte et descend en tonalité et intensité. Elle donne une sensation douce et soyeuse, bien que piquante et aiguë.

Voir aussi : Poulet - Dragon.


Imaginez...

Le Cocatrix vous a plaqué contre un arbre. Il est perturbé parce que vous ne vous êtes pas transformé en pierre lorsqu'il vous a regardé. Il se tient à une faible distance de vous, en grattant la terre de ses griffes et en hochant la tête. Vous pensez qu'il s'apprête à sauter sur vous. Vous lui dites de se calmer et que les choses ne sont pas toujours ce dont elles ont l'air. Vous avancez la main et, magiquement, un panache de fumée bleue s'élève devant la bête. Vous vous échappez derrière l'arbre. Une grosse belette est là, et elle vient à votre place de l'autre côté de l'arbre. Lorsque la fumée se dissipe, le Cocatrix se sauve à toute allure avec la belette sur ses talons.

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