Blog

  • Anne

Le Homâ



Symbolisme :


Selon le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,


Le homâ est un "oiseau célèbre dans la littérature persane ; son symbolisme se rattache à l'idée de bonne fortune et de gloire. Il erre dans les hauteurs célestes et dispense ses vertus bénéfiques à ceux qu'il couvre de ses ailes (Zarâtusht- Nâma de Bahrân Pazdhû, ed. F. Rosenberg, Saint-Pétersbourg, 1904 ; Sa'dî, Bûstân, p. 28 ; Kollîyâte-e Sa'dî, Téhéran, 1961).

Sa'dî l'oppose parfois au hibou qui symbolise la malédiction et le malheur :


Nul ne cherchera refuge à l'ombre des ailes du hibou,

Quand bien même le homâ viendrait à disparaître totalement du monde.

(Sa'dî, Golestân, éd. Moscou, 1959).


A cause de sa noblesse et de sa sobriété le homâ est également opposé au corbeau, symbole de la cupidité (Mullâ Abû-Bakr Hidâyalullâh Gûranî Shâhûî, Riâd-ul-khulûd, manuscrit personnel, p. 99). Le folklore raconte que le homâ se nourris des débris d'os, afin de ne pas importuner les autres animaux (Sa'dî, Golestân, éd. Moscou, 1959, p. 66). Le maître mystique est comparé à Homâ pour sa noblesse d'âme et pour la bénédiction qu'il apporte. Donc tout ce qui a trait au pouvoir bénéfique est attribué à cet oiseau.

Dans les légendes (par ex. "Les Secrets de Hamza", éd. lithographique, Tabriz, 1902, p. 54), le homâ a servi de motif de décoration ; des têtes de homâ en bois ou en métal ornent souvent le mobilier (M. Mokri, Le Chasseur de Dieu et le mythe du Roi-Aigle, Dawra-y Dâmyârî, Beitrage zur Iranistik, Band I. Otto Harrassowitz, Wiesbaden, 1967, p. 35).

*

*