Blog

  • Anne

Le Pin



Étymologie :

  • PIN, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. Ca 1100 (Roland, éd. J. Bédier, 114) ; ca 1200 pume de pin (Beuve de Hanstone, I, 674 ds T.-L.) ; 2. 1680 pin maritime (Rich.) ; 3. 1845 pin sylvestre (Besch.). Du lat. pinus, de même sens que le fr.


Lire aussi la définition pour amorcer la réflexion symbolique.




Botanique :


Selon Stefano Mancuso et Alessandra Viola , auteurs de L'Intelligence des plantes (édition originale 2013 ; Traduction française Albin Michel, 2018),

"De manière générale, les arbres n'ont rien de timide et n’hésitent pas à entrelacer en parfaite liberté leurs propres frondaisons avec celles des autres. Toutefois, ceux qui appartiennent à des familles comme les Fagaceae, les Pinaceae ou les Mirtaceae pour ne citer que quelques-unes des plus communes, se montrent plutôt réservés et n'apprécient pas du tout ces frôlements inconvenants. Si vous pénétrez dans une pinède et que vous levez les yeux, vous remarquerez ainsi qu'en dépit de leur proximité, les pins font le nécessaire pour que leurs cimes ne se touchent jamais : ils laissent toujours un petit intervalle libre entre leurs aiguilles et celles de leurs voisins, de manière à éviter un contact dont on peut imaginer qu'il leur serait désagréable. Bien que l'on ignore toujours les raisons et les modalités précises de ce phénomène, il implique à l'évidence une forme ou une autre de communication permettant aux frondaisons de signaler leur présence et de parvenir à un accord sur une répartition de l'air et de la lumière susceptible d'éviter les conflits."

*

*




Fleurs de Bach :


D'après Les Douze "Guérisseurs" et autres remèdes (1ère édition 1941 ; traduction française Centre Bach 2011) du Dr Edward Bach :


La fleur de pin est préparée pour "Pour ceux qui se font des reproches. Même quand ils réussissent, ils pensent qu’ils auraient pu faire mieux et ne sont jamais satisfaits de leurs efforts ou des résultats. Ils travaillent dur et souffrent beaucoup des fautes qu’ils s’attribuent. S'il y a une erreur, elle est parfois attribuable à un autre ; ils n’en revendiquent pas moins la responsabilité."

*

*

Selon Mechthild Scheffer, auteure du coffret de cartes Les Fleurs du Dr Bach, le chemin de l'harmonie psychique (1997, traduction française : Médicis-Entrelacs, 2001), la fleur de pin est "la fleur de l'acceptation de soi" qui nous guide dans le processus de transformation "de l'auto-culpabilisation... vers le respect de soi".


Message de la carte :

Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

Il n'y a pas pire péché que ce lui de ne pas remplir consciemment son propre plan de vie et de contrevenir sciemment à la Loi de l'Unité. L'on n'est responsable que de soi-même, nullement du comportement des autres, et encore moins de tous les "développements erronés" du monde entier.


Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Je prends la décision de m'accorder dès ce jour mon droit à l'existence, sans remise en cause permanente. Je m'accepte entièrement tel que je suis. Je sais ce que je vaux et je ne donne que ce que je suis en mesure de donner.


Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif de Pine s'accroît :

Lorsqu'on me fait un reproche, je ne me cache pas immédiatement par fausse honte ; je peux au contraire examiner rationnellement dans quelle mesure ce reproche est justifié et le rejeter si nécessaire. Je me réjouis davantage de la vie qu'auparavant.


État d'âme négatif : Découragement et désespoir : On se fait des reproches, et on éprouve des sentiments de culpabilité non justifiés.

*

*

Selon le site http://lesouffledessimples.com/, la fleur du pin sylvestre pourrait s'exprimer ainsi :


De mes talons à ma tête je m'étire, droit et puissant. Où que je sois je démontre ma force sans fioritures, je suis totalement direct. Sans stratégies, je néglige la diplomatie. J'agis, et lorsque je crée je n'ai pas de doutes, je ne me pose aucun problème de valeur,Je le dépose dans mes actions, mes œuvres me définissent.et je ne mets pas mon pouvoir en question.

Comme tous les rois j'ai la maîtrise de mon énergie vitale, créatrice et sexuelle. Ce que j'ai reçu je sais largement le donner, je suis fier de savoir garder et protéger constamment trois générations.


Une particularité du Pin est de distinguer trois étapes de croissance du cône sur une branche : la fleur femelle, le cône immature de l'année dernière, et le cône adulte de l'année précédente. Une image des générations successives : les grands-parents, les parents et l'enfant.


Par son élixir : Notre responsabilité retrouve une place saine, et permet de déposer le conditionnement du passé. L'élixir Pin concerne les restrictions venant du côté paternel en nous, homme ou femme.

Le Pin nous sort la tête hors du mécontentement de nos réalisations, de nos efforts, de nos attentes. Il dissout le "peut mieux faire"...

La poix culpabilisante judéo–chrétienne, l'élixir du Pin la nettoie, la décolle. Il décrasse les vieux schémas acquis. Il fait vibrer en nous le serpent qui mue. Il ouvre notre créativité castrée et ouvre la voie à une activité responsable, fière d'exister, assumant sans fatigue ses erreurs, en nous apprenant comment avec elles rebondir.


Mots-clefs : Responsabilité – Imagination – Vitalité."

*

*




Symbolisme :


Selon Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, auteurs du Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982),


"Le pin est très généralement, en Extrême-Orient, un symbole d'immortalité, ce qu'expliquent à la fois la persistance u feuillage et l'incorruptibilité de la résine.

Les Immortels taoïstes se nourrissent des graines, des aiguilles et de la résine. Cette nourriture les dispense de toute autre, elle rend le corps léger et capable de voler. La résine de pin, si elle s'écoule le long du tronc et pénètre dans le sol, produit, au bout de mille ans, une sorte de champignon merveilleux, le fou-ling, qui procure lui-même l'immortalité. Les fleurs des pins du Ciel de la Pureté de Jade donnent l'éclat de l'or à qui les mange (Maspéro).

C'est un symbolisme de même nature qui fait choisir, au Japon, le pin et le binoki (cyprès) pour la construction des temples de Shintô et la confection des instruments rituels. Même idée encore : dans les sociétés secrètes chinoises, le pin (associé au cyprès) est figuré à la porte de la Cité des Saules, ou du Cercle du ciel et de la terre, séjours d'immortalité. Près des autels de la Terre, rapporte Confucius, les Hia plantaient des pins et les Yin des cyprès (Entretiens, 3).

Le pin apparaît, dans l'art, comme un symbole de puissance vitale ; dans la vie courante japonaise, comme un signe de bon augure ; dans la littérature, par la suite d'un calembour, il évoque l'attente. Deux pins rappellent la légende de Takasago et symbolisent l'amour, la fidélité conjugale.

Dans l'iconographie occidentale, la pomme de pin est parfois figurée entre deux coqs qui se la disputent, ce qu'on ne peut manquer de rapprocher des deux dragons se disputant la perle : c'est le symbole de la vérité manifestée.

En Chine, le pin se trouve souvent associé aux autres symboles de longévité ; il forme une triade avec le champignon et la grue, ou bien avec le bambou et le prunier. Les Chinois, pour qui le bonheur suprême est de vivre longtemps, se figurent peut-être qu'en associant ces symboles leur pouvoir en sera d'autant plus renforcé. Pour eux, argent, honneurs, amour, enfants, ne se conçoivent comme vraiment agréables que s'ils sont assurés d'avoir le temps pour en profiter.

Au Japon, le pin (matsu) est encore le symbole d'une force inébranlable forgée tout au long d'une vie de difficiles combats quotidiens ; symbole aussi des hommes qui ont su conserver intactes leurs pensées, malgré les critiques qui les entouraient, parce que le pin lui-même sort vainqueur des assauts du vent et de la tempête. Durant la semaine des fêtes du Nouvel An, les Japonais placent de chaque côté de l'entrée de leur maison deux pins, sensiblement de la même grandeur. C'est une tradition shintoïste qui veut que les divinités (Kami) vivent dans les branches des arbres. Le pin étant un arbre à feuillage permanent a été préféré à tous les autres. Ils sont ainsi placés à l'entrée de la maison pour y attirer les kami et leurs bienfaits. Ils sont souvent entourés d'un shimenawa. Il y a une poésie japonaise très connue là-bas, drôle et ironique, sur ces pins jumeaux :


Joie et tristesse à la fois !


La pomme de pin est souvent tenue à la main par Dionysos, comme un sceptre : elle exprime, comme le lierre, la permanence de la vie végétative ; elle y ajoute cette nuance : une sorte de supériorité du dieu sur la nature considérée dans ses forces élémentaires et enivrantes. Elle représente l'exaltation de la puissance vitale et la glorification de la fécondité. Les Orphiques vouaient à Dionysos un culte à mystères, selon lequel le dieu mourait dévoré par les Titans, puis ressuscitait : symbole de l'éternel retour de la végétation, et en général de la vie. A Delphes, aussi, il apparaissait durant trois mois, régnant sur le sanctuaire, et disparaissait le reste de l'année. Les historiens y vient un mythe de religion agraire. Le pin était aussi consacré à Cybèle, déesse de la fécondité. Il serait la métamorphose d'une nymphe, que le dieu Pan aurait aimée. La pomme de pin symbolise cette immortalité de la vie végétative et animale.


Le culte de Cybèle à Rome, ce grand drame mystique (Franz Cumont), qui n'est pas sans rappeler les cérémonies du culte isiaque, mettait en effet le pin à l'honneur : un pin était abattu et transporté dans le temple du Palatin par une confrérie qui devait à cette fonction son nom de dendrophores (porte-arbres). Ce pion, enveloppé, comme un cadavre, de bandelettes de laine et enguirlandé de violettes, figurait Attis mort (l'époux de la déesse) : celui-ci n'était primitivement que l'esprit des plantes et un très ancien rite des campagnards phrygiens se perpétuait, à coté du palais des Césars, dans les honneurs rendus à cet arbre de mars. Le lendemain était un jour de tristesse où les fidèles jeûnaient et se lamentaient auprès du corps du dieu... Veillée mystérieuse... résurrection attendue... On passait alors brusquement des cris de désespoir à une jubilation délirante... Avec le renouveau de la nature, Attis s'éveillait de son long sommeil de mort et, en des réjouissances déréglées, des mascarades pétulantes, des banquets plantureux, on donnait libre cours à la joie provoquée par un retour à la vie. Le pin symbolisait le corps du dieu mort et ressuscité, image lui-même dans les cultes de Cybèle de l'alternance des saisons."

*

*

Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), le Pin sylvestre (Pinus sylvestris) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Masculin

Planète : Mars

Élément : Air

Divinités : Pan ; les Satyres.

Pouvoirs : Fécondité ; Guérison ; Bonheur ; Chance.


On lit dans le Dictionnaire pittoresque d'histoire naturelle de 1836 : « Les forêts situées dans le département des Basses-Pyrénées, et sur divers autres points de la chaîne de ces montagnes, renferment des Pins d'une grosseur vraiment extraordinaire. Ces arbres, dont les uns sont cannelés comme des piliers gothiques, les autres décomposés à l'intérieur, servent de cabanes aux pâtres et autres ouvriers qui s'y abritent contre la pluie et les tempêtes. Tous ne sont rien cependant auprès des tiges privilégiées que l'on admira durant plusieurs siècles aux îles Canaries et qui, vues de loin, avaient l'apparence de navires flottants. Il en existait encore un en 1684, à Tiéror, ayant 10 m de diamètre à la base, dont la végétation première était de beaucoup antérieure à l'année 1483 ; aujourd'hui, le Pin del Paso, que l'on vénère à l'île de Palma, est le seul de la même époque qui conserve toujours une vigueur vraiment surprenante. »

Les forêts du mont Ida (montagne de Crète qui joue un rôle dans de nombreuses légendes de la mythologie grecque) abritèrent la nymphe Œnone qui alla s'y cacher pour échapper aux poursuites de Pan ; mais le dieu cornu aux pieds de bouc s'enfonça à son tour dans les sous-bois profonds, et ses amis les Pins lui indiquèrent la caverne où se terrait la nymphe aux abois...


Utilisation rituelle : Le centre du culte de Pan était en Arcadie où le petit dieu pastoral et lubrique avait plusieurs sanctuaires, les principaux étant ceux du mont Parthénion et de Mégalopolis. Des guirlandes d'aiguilles et de pommes de Pin décoraient ces temples. Les jours de fête, on faisait avancer en procession des tortues dont la carapace était recouverte de rameaux de Pin.

Plus tard, on lui consacra une grotte au nord de l'Acropole, dite grotte de Pan ; l'intérieur était orné de Pin et de chêne, et tout autour circulaient des tortues.

Dans les dionysiaques, Pan et ses amis les Satyres étaient souvent couronnés ou ceinturés de Pin.


Utilisation magique : Les pommes de Pin ont partout la réputation de favoriser la fertilité, la fécondation. Les plus actives, assure-t-on, sont celles que l'on cueille à la Saint-Jean, quand les graines nichées sous les écailles commencent à mûrir. Les femmes mangent ces semences pour être enceintes ; les hommes pour accroître leur potentiel viril.

Une très vieille tradition polonaise veut que les pignons d'une certaine variété de Pin (non précisée), mangés avant la bataille, rendent les guerriers invulnérables...

Le Pin représentait pour les Assyriens l'emblème de la vie. Le même mythe se retrouve au Japon où cet arbre est symbolique. Etant toujours vert, il est l'image de la ténacité et de la vieillesse saine et vigoureuse. On recourait à ses aiguilles pour chasser les mauvais esprits. Quand ils recevaient des invités, les Japonais accrochaient au-dessus de leur porte d'entrée une branche chargée de cônes et d'aiguilles bien vertes ; ce rameau de Pin symbolisait la vie qui circule grâce aux relations humaines et à l'amitié.

En Sardaigne, les aiguilles, accompagnées de leurs bourgeons résineux, sont brûlées sur des réchauds en fer non étamé pour renverser les sorts, pour retourner l'envoûtement à son envoyeur.

Dans beaucoup d'îles grecques, c'est une infusion de bourgeons que l'on répand pour exorciser un local.

La sciure de Pin aurait des vertus guérisseuses ; on en répand dans la chambre d'un malade, ou bien on la brûle avec diverses gommes-résines aromatiques.

La sève est purificatrice ; on en extrait une essence que l'on ajoute à l'eau du bain, ou que l'on dilue à très petite dose dans une huile de massage (l'huile d'olive vierge convient parfaitement).

Des rameaux bien chargés en aiguilles, mis dans la maison, sont toujours bénéfiques. En Autriche, on en faisait des croix qui étaient placées devant la cheminée. En Suisse, lorsque le bétail redescendait des alpages pour passer l'hiver dans la vallée, la première fois que les bêtes reprenaient contact avec leur étable, on les y faisait rentrer en marchant sur un lit d'aiguilles de Pin.

En Vendée, les empreintes digitales de la Vierge sont imprimées sur les graines plates, larges, que l'on trouve dans certaines variétés de pommes de Pin.

L'ambre jaune est, croit-on généralement, la résine fossilisée d'une espèce antédiluvienne de Pins - ce qui n'empêche nullement cette substance d'être un précipité des larmes qu'ont versées ces "arbres quand ils ont vu monter Jusqu'à leurs branches les eaux du déluge, incapables qu'ils étaient, ces malheureux, d'aller demander une place à bord de l'arche de Noé.

*

*

Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes ( (Hachette Livre, 2000) :


"Voici ce que Pline l'Ancien écriait à propos du pin, au Ier siècle après Jésus-Christ : "... le plus admirable est le pin pignon : il porte un fruit mûrissant, un qui arrivera à maturité l'année suivant et un autre la troisième. Aucun arbre n'est plus avide de se prodiguer : le mois même où l'on cueille une pigne, une autre mûrit ; la répartition est telle qu'il ne se passe pas un mois sans qu'il en mûrisse." (Pline l'Ancien, Histoire naturelle). En lisant ces lignes, on comprend comment, dans l'esprit des grecs, la pomme de pin devint un symbole de fécondité, de reproduction, d'éternel retour de la vie, de renaissance perpétuelle.

En Grèce, le pin était consacré à Attis, un héros dont la légende mythique est assez complexe. Selon elle, il aurait été aimé par son propre père, qui était un être hermaphrodite et le rendit fou. Sous son influence, il s'émascula et en mourut. Toutefois, des pins poussèrent au-dessus de sa tombe, et les pommes de ces arbres, se reproduisant sans cesse, symbolisèrent alors sa vie éternelle. Enfin, signalons qu'en Chine le pin est aussi considéré comme un facteur de vie éternelle. Ainsi, les moines taoïstes mâchent-ils des graines, des aiguilles et de la résine de pin en disant des prières, dans l'espoir de devenir immortels..."

*

*

Eric Pier Sperandio, auteur du Grimoire des herbes et potions magiques, Rituels, incantations et invocations (Éditions Québec-Livres, 2013), présente ainsi Le Pin (Pinus) : "Il s'agit, bien entendu, du conifère que tout le monde connaît.


Propriétés médicinales : Les propriétés médicinales du pin sont bien connues des Amérindiens de l'Amérique du Nord. On utilise son écorce interne en décoction pour soulager la congestion pulmonaire et comme expectorant. On s'en sert aussi dans les sirops contre la toux due au rhume et à la grippe. Les nouvelles aiguilles du pin ainsi que sa résine étaient utilisées comme infusion pour soulager les symptômes du rhume et de la grippe. On se servait également de la résine en cataplasme pour les plaies et les blessures.


Genre : Masculin.


Déités : Cybèle ; Vénus ; Dionysos ; Ashtart.