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  • Anne

Le Jasmin





Étymologie :

  • JASMIN, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. xive s. oile de jasmin (Ghatrif, 56, 6 ds T.-L.), attest. isolée, à nouv. en 1573 huile de jasmin (Paré, XVIII, 63, éd. J.-F. Malgaigne, t. 2, p. 768b) ; 2. 1512 jassemin « arbuste » (J. Lemaire de Belges, Illustrations de Gaule, I, 29 ds Œuvres, éd. J. Stecher, t. 1, p. 215) ; 3. 1569 josmin « fleur » (Ronsard, Poèmes, l. 7, le Soucy, 17 ds Œuvres complètes, éd. P. Laumonier, t. 15, p. 174). Empr. à l'ar. yāsamīn « jasmin » et celui-ci au persan yāsamīn, yāsaman, yāsam, moy. persan yāsman (FEW t. 19, p. 199 ; Frisk, s.v. ι ̓ α ́ σ μ η). Cf. gr. ι ̓ α ́ σ μ η « jasmin », ι ̓ α ́ σ μ ι ν ο ν μ υ ́ ρ ο ν « essence de jasmin », ι ̓ α σ μ ε ́ λ α ι ο ν « huile de jasmin »; lat. médiév. oleum iasiminum ca 1240 ds la trad. lat. de Moamin et Ghatrif (éd. H. Tjerneld, p. 364).


Lire aussi la définition du nom "jasmin" pour amorcer la réflexion symbolique.




Botanique :































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Symbolisme :


Selon Des Mots et des fleurs, Secrets du langage des fleurs de Zeineb Bauer (Éditions Flammarion, 2000) :


"Mot-clef : La Volupté ; L’Élégance.


Savez-vous ? : Le premier pied de jasmin est arrivé en Toscane, en provenance de Perse, au XVIe siècle. L'été, toute la Tunisie est embaumée par la capiteuse odeur du jasmin. Fleur emblématique de ce pays, il est partout, dans les jardins, les terrasses et même sous forme de colliers portés par les dames, ou bien encore en petits bouquets que les hommes portent à l'oreille. Il a par ailleurs ravi la première place aux roses blanches dans les bouquets des mariées. Les feuilles de jasmin sont extrêmement toniques. Il ne faut jamais les laisser à portée des jeunes enfants, ni des animaux domestiques.


Usages : En Chine, le thé à la fleur de jasmin est considéré comme un des plus succulents breuvages. Il accompagne les mets les plus raffinés de la cuisine chinoise. En Orient, les femmes ajoutent encore de nos jours des fleurs de jasmin à l'argile avec laquelle elles s'enduisent le corps et les cheveux.


Légendes : Dans certaines régions de la Sicile, les fleurs de jasmin ont des vertus divinatoires. Elles servaient aux sorcières pour arracher l'amour du cœur des hommes.


Message : Je vous fais le vœu de mon amour."

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D'après Nicole Parrot, auteure de Le Langage des fleurs (Éditions Flammarion 2000) :


"Il n'y va pas par quatre chemins, le jasmin, lorsqu'il prend la parole dans les mains de celui ou de celle qui en fait cadeau. Il commence par déclarer : "je vous propose la passion et la volupté des sens." Ensuite, il nuance son offre selon sa couleur. S'il est blanc, il recommande avec autorité : "commencez donc à m'aimer". S'il est jaune, il exige : "je veux e$être tout pour vous" et réclame en prime "une grande amabilité". Sûr de lui, il garantit le bonheur sensuel. Cependant, il reste honnête puisqu'il prévient : "notre bonheur sera émaillé de séparations". Il est judicieux de l'offrir aux jeunes fiancées car il leur murmure :" je vous apporte un calme bonheur".

Les Romains qui, en toutes occasions, publiques, solennelles, familiales, tristes ou gaies, se coiffaient de couronnes de fleurs, y glissaient du jasmin, cette fleur très ancienne qui poussait déjà en Grèce quatre siècles avant notre ère. Ils le faisaient avec parcimonie tant son parfum grise et fait tourner la tête. Les Hindous, à la même époque, le préféraient blanc et un poète le chantait ainsi :


"Le créateur a fait tes yeux

avec un lotus bleu

Tes lèvres avec de jeunes

boutons de rose

Et tes dents avec le jasmin".


Plus près de nous, à la Belle Epoque, les jeunes gens si bien élevés décrits par John Galsworthy dans sa Saga des Forsyte se l'offrent ainsi :

"Ne voudrait-elle pas accepter cette "chétive fleur" ? Il lui tendit un jasmin. Elle ferait tout à fait bien dans ses cheveux. "Oh, merci, c'est impossible". Elle s'était soudain rappelé les mots "manque de sobriété".


Mots-clefs : "Plaisirs et passion"

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Eric Pier Sperandio, auteur du Grimoire des herbes et potions magiques, Rituels, incantations et invocations (Editions Québec-Livres, 2013), présente ainsi le Jasmin (Jasminum officinale) : "Le jasmin fleurit sur une vigne qui pousse à l'état sauvage dans toutes les régions chaudes du globe. Ses fleurs sont extrêmement odoriférantes et le parfum que l'on en extrait est prisé depuis l'Antiquité.


Propriétés médicinales : Cette plante est un clamant reconnu depuis très longtemps pour son effet bénéfique sur les conditions nerveuses. On s'en sert surtout en infusion. Les Chinois en consomment beaucoup, car c'est une des plantes de longue vie et ils croient que le thé au jasmin équilibre les courants d'énergie yin et yang. D'autres traditions insistent sur ses propriétés aphrodisiaques. D'autre part, on affirme que quelques gouttes d'huile essentielle de jasmin mêlées à de l'huile d'amande douce en massage sont suffisantes pour guérir de la frigidité. En Inde, on se sert d'une infusion de ces feuilles pour les problèmes de la vue.


Genre : Féminin.


Déités : Diane - Vishnu - Kwan Yun.


Propriétés magiques : Amour - Argent - Rêves prophétiques.


Applications :


SORTILÈGES ET SUPERSTITIONS

  • Traditionnellement, cette fleur était consacrée à Diane ; par la suite, l’Église de Rome en fit une fleur dédiée à la Vierge Marie.

  • Dans la tradition chinoise, elle est consacrée à Kwan Yun, déesse de la compassion.

  • Idéal pour vous assurer un avenir doré si vous en portez sur vous.

  • Brûlé en encens dans la chambre à coucher, le jasmin permet de se souvenir plus clairement de ses rêves.

  • On considère que l'huile de jasmin est idéale pour oindre les chandelles, car elle assure une protection psychique contre les énergies négatives et apporte une nouvelle brillance aux couleurs de l'aura.

  • Le jasmin est relié au chiffre 9 en numérologie, lequel symbolise l'aspect maternel de l'univers.

  • C'est une excellente herbe pour charger un cristal d'énergie positive.

  • On recommande de toujours placer un petit cristal de quartz dans le pot où vous conservez vos fleurs de jasmin séchées.

RITUEL POUR ATTIRER VOTRE ÂME SŒUR

  • Malgré sa réputation aphrodisiaque, le jasmin n'attire pas vers vous un amour passionnel. Son pouvoir réside surtout dans sa capacité d'attirer vers vous votre âme sœur, celui ou celle qui représente votre partie manquant, qui vous complète. Mais attention, trouver son âme sœur ne garantit pas le bonheur.

Ce dont vous avez besoin :

  • une chandelle blanche

  • de l'encens de jasmin

  • une coupe remplie d'eau de source

  • un petit bol de sel

  • des fleurs de jasmin (facultatif)

Rituel :

Allumez votre chandelle et faites brûler l'encens. recueillez-vous et méditez plusieurs minutes sur la signification qu'a pour vous la recherche de l'âme sœur. Soyez certain que c'est ce que vous voulez et débarrassez-vous de vos idées préconçues, car, comme nous l'avons dit, rien ne garantit que votre âme sœur corresponde à vos attentes.

Tournez-vous ensuite vers le nord en tenant le sel dans vos mains et en prononçant ces mots :


Avec le sel, je demande l'aide de la terre

Afin de trouver celui (celle) qui me complète.


Maintenant, prenez le bol d'eau en vous tournant vers l'est.


Avec l'eau du ciel et des rivières,

je demande l'aide de cet élément.

Afin de trouver celui (celle) qui doit voguer

avec moi dans l'océan de la vie.


Prenez la chandelle et tournez-vous vers le sud en disant :


Avec le feu sacré, je demande l'aide du feu

Afin de trouver celui (celle) dont l'âme brûle du même feu.


Prenez l'encens et tournez-vous vers l'ouest en disant :


Avec de l'air parfumé, je demande à cet élément

De m'aider à découvrir mon âme sœur

qui me complète parfaitement.


Une fois que c'est fait, laissez brûler la chandelle et l'encens, et méditez sur le sujet pendant 15 à 30 minutes."

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Contes et légendes :


Dans la collection de contes et légendes du monde entier collectés par les éditions Gründ, il y a un volume consacré exclusivement aux fleurs qui s'intitule en français Les plus belles légendes de fleurs (1992 tant pour l'édition originale que pour l'édition française). Le texte original est de Vratislav St'ovicek et l'adaptation française de Dagmar Doppia. L'ouvrage est conçu comme une réunion de fleurs qui se racontent les unes après les autres leur histoire ; le Jasmin raconte la sienne dans un conte venu de Java et intitulé "Le turban magique, la dague enchantée et l'écriture merveilleuse" :


"Je m'appelle Jasmin", dit un prince en se présentant devant la reine. "Ma patrie s'étend loin à l'Orient, aussi vais-je vous raconter une légende que le vent d'est m'a murmurée. Écoutez plutôt."


Il y a longtemps de cela, un vieux sage nommé Ayi Saka vivait dans un lointain pays. Un jour, il prit la décision de s'éloigner des hommes pour chercher à pénétrer, dans le silence et la solitude de la forêt, le mystère de la vie. Pendant sept jours et sept nuits. Ayi Saka se tint immobile au milieu de la jungle pour y écouter en silence, sans manger et sans boire, les voix énigmatiques de la terre et du ciel. Son âme se remplit de paix, son cœur fut pénétré par un pouvoir magique, celui qui couvre les fleurs de la forêt. Ayi Saka devint magicien.

Après avoir quitté sa réclusion pour retourner dans le monde des simples mortels, il convoqua ses deux serviteurs, Sembada et Doro, et leur dit :

"Lorsque j'attendais dans le silence de la forêt que mes mains se chargent d'un pouvoir surnaturel, le vent d'est m'apporta un parfum de jasmin et, avec lui, un songe étrange. J'ai rêvé une île merveilleuse, baignée par une mer transparente. Le peuple de ce pays, pauvre et inculte, avait pour roi un ogre affreux, nommé Sang Prabu. J'ai entendu en rêve une voix inconnue qui m'appelait au secours. Je vous demande donc, mes fidèles serviteurs, de m'accompagner dans ce lointain voyage."

Sambasa et Doro acceptèrent avec empressement tout en interrogeant leur seigneur et maître sur la meilleure façon de traverser la mer jusqu'au royaume de cet ogre terrible. Ayi Saka sourit de leur inquiétude : "Le parfum de jasmin a su me trouver, c'est donc lui qui décidera."

Sur ce, le sage cueillit une fleur de jasmin, la laissa tomber par terre et étendit au-dessus d'elle ses mains au pouvoir magique. La fleur se mit à grandir, jusqu'à pouvoir abriter confortablement les trois hommes. Elle s'envola avec eux vers le ciel, comme un tapis volant étincelant. Ils survolèrent longtemps les mers et les continents, la longue barbe blanche d'Ayi Saka flottant comme un pan de brume arachnéen. Un jour, la barbe s'accrocha sur les montagnes d'une île inconnue, dont les sommets disparaissaient dans les nuages. "Nous sommes arrivés", dit Ayi Saka. la fleur de jasmin se posa au bord d'un lac de montagne sans fond. "Restez sur vos gardes, mes mais", dit le vieillard pour prévenir ses compagnons. "Nous sommes dans le royaume des spectres et des démons chargés de garder la voie qui mène au pays du roi et sorcier Sang Prabu. Sembada et moi, nous allons pénétrer au cœur du pays, mais toi, mon fidèle Doro, tu resteras ici, dans la montagne, pour empêcher les démons de voler au secours du roi-ogre. Prends cette dague magique qui te permettra de vaincre tous les monstres de la montagne. N'oublie pas, cependant, que les esprits savent changer de visage et revêtir l'apparence de tes amis. Aussi ne remettras-tu cette dague qu'à moi-même, car ils n'ont pas le pouvoir de se faire passer pour moi."

Doro promit de suivre les instructions du maître. Celui-ci, accompagné du fidèle Sembada, descendit de la montagne pour fouler enfin le sol du Mendang, royaume du puissant ogre. En chemin, nos deux voyageurs ne crisèrent pas âme qui vive. On aurait dit qu'un charme pesait sur tout e pays. Après avoir marché pendant longtemps, ils aperçurent un vieillard qui tressait des paniers en fibres de palmier.

"Honorable vieillard," l'appela Ayi Saka, "où est donc passé le peuple du Mendang ? Tout est désert et désolé comme dans un pays enchanté."

"Tu dis vrai, home au turban et à la barbe blanche", répondit le petit vieux. "Le pays du Mendang est un royaume maudit. tous les matins, notre vice-roi conduit à notre souverain un beau jeune homme qui est dévoré le jour même. toutes les mères de ce pays qui ont des fils craignent l'aube et tous les pères serrent les poings d'impuissance lorsque le soleil apparaît au firmament. Le peuple déserte le royaume du Mendang ou bien fuit les sbires du roi, en se cachant loin dans la frêt. Demain matin,le vice-roi présentera à Sang Prabu son propre fils, car tous les habitants du pays se sont enfuis."

"Conduis-moi chez le vice-roi", demanda Ayi Saka. Après avoir longuement hésité, le vieillard fit selon la volonté du sage. Celui-ci s'inclina respectueusement devant le trône.

"Notre vice-roi et exécutant de la volonté du puissant Sang Prabu," s'adressa-t-il à l'homme mélancolique de peuple, sage et magicien, "la nouvelle du malheur qui frappe votre pays est parvenue jusqu'à moi. Lorsque cette nuit s'achèvera, jette-moi en pâture à ton souverain. Tu verras que j'arriverai à débarrasser votre royaume de cet ogre cruel."

"Ton corps est efflanqué, tes cheveux sont blancs", objecta le vice-roi avec dépit. "Sang Prabu refuse de se nourrir de vieillards." Ayi Saka sourit, toucha son front et, aussitôt, un beau jeune homme se tint devant e vice-roi. Seule la longue barbe blanche continuait à orner son visage. Le vice-roi s'étonna :

"Je m'aperçois que tes pouvoirs sont immenses, noble sage. Si tu arrives à débarrasser notre pays d terrible tyran, j'accéderai à tous tes désirs."

Ayi Saka répondit : "J'ai un souhait modeste. Je veux un lopin de terre que l'on peut couvrir avec mon turban." "Tu es bien original, mais soit ! Ton vœu sera exaucé, je t'en fais un serment solennel", jura le vice-roi. Le lendemain matin, lorsque l'aurore teinta de rose l'horizon, il conduisit Ayi Saka devant le trône du terrible ogre, le roi Sang Prabu. Sang Prabu se réjouit dans son cœur en voyant le beau jeune homme à la barbe blanche. Il retroussa ses babines et déglutit, attirant le jeune homme par la barbe blanche plus près de son trône.

"Quelle est cette barbe, mon garçon ? On peut la manger ? " grogna-t-il.

"Goûte, seigneur, " sourit Ayi Saka, "tu n'as rien mangé de meilleur de ta vie."

Le roi Sang Prabu prit la barbe du jeune homme dans sa bouche et commença à l'avaler avec voracité. Soudain, la barbe se mit à pousser comme si elle était sans fin. Elle s'embrasa dans le corps de l'ogre et le cruel roi mourut dans les flammes, ne laissant derrière lui qu'un petit tas de cendres.

Tout le royaume fut en liesse en apprenant la mort de son méchant souverain. Le vice-roi convoqua Ayi Saka dans la salle du trône pour le remercier. "Tu as demandé une piètre récompense, noble Ayi Saka", estima-t-il. "J'accéderai facilement, et le cœur léger, à ton désir. Prends toute la terre que ton turban peut couvrir. Elle t'appartiendra pour toujours."

Ayi Saka demanda en souriant à son serviteur Sembada de dérouler la pièce de tissu qui lui protégeait la tête. Le zélé Sembada eut beau se hâter, le tissu ne diminuait pas, recouvrant rapidement la jungle et les montagnes, les rivières et les lacs, tout le pays du Mendang. De cette façon, Ayi Saka devint le seigneur et maître d'un grand royaume. Il se mit à l'administrer avec sagesse et bienveillance. Un jour, il se souvint de son compagnon Doro. Il convoqua son serviteur Sembada et lui ordonna :

"Retourne dans la montagne et demande à ton ami de fonder au pied de la chaîne une grande ville qui aura pour fonction de garder l'accès de notre royaume. Rapporte-moi aussi ma dague magique, symbole de mon rang et de mon pouvoir."

Sembada se mit aussitôt en route. Après d'interminables pérégrinations, il retrouva Doro, épuisé par d'incessants combats avec les démons de la montagne. Il lui transmit le message du vieillard et lui demanda de lui remettre la dague. Mais Doro s'y refusa.

"Ton visage est celui de mon fidèle ami Sembada," dit-il, mais Ayi Saka m'a mis en garde contre les esprits qui savent revêtir l'apparence de n'importe quel homme. Aussi me suis-je engagé à ne remettre la dague qu'à Ayi Saka lui-même."

"Moi non plus je ne peux pas revenir sur mon engagement", répondit Sembada. "Je ne partirai pas d'ici sans la dague d'Ayi Saka. Ma fidélité m'y oblige."

Ainsi, les deux amis inséparables se livrèrent un combat à mort pour accomplir la tâche que leur maître vénéré Ayi Saka leur avait confiée. A l'issue de leur combat long et acharne, ils s'effondrèrent, expirant dans les bras l'un de l'autre.

Ne voyant pas revenir Sembada, Ayi Saka partit à sa recherche. Il découvrit les corps inanimés de ses deux serviteurs qui gisaient au pied de la montagne des démons. Le vieux sage se rappela avec regret l'ordre qu'il avait donné à Sembada et la tâche qu'il avait confiée à Doro, comprenant qu'ils avaient payé de leur vie la fidélité et l'amour qu'ils lui vouaient. Il ramasse, les larmes aux yeux, la dague magique pour graver dans la roche une inscription magique, souvenir éternel de ses chers serviteurs :


"Ha na tsa ra ka - "Des serviteurs fidèles

Da ta sa wa la - Luttèrent ensemble.

Pa da ia ya nya - Tous deux de force égale

Ma ga ba ta nga" - Devinrent cadavres inanimés."


A peine eut-il gravé la dernière lettre qu'un miracle se produisit. Doro et Sembada sortirent de leur sommeil de mort, remerciant avec effusion Ayi Saka.

"Moi aussi, je vous remercie de votre fidélité", dit le sage. "Que cette inscription magique devienne pour toujours l'écriture du peuple de ce pays, en souvenir de la noblesse de vos âmes !" Et il en fut ainsi.

Si un jour le vent de l'Orient qui embaume le jasmin vous fait parvenir des mots mystérieux : Ha na tsa ra ka, sachez que sur une merveilleuse île perdue dans l'océan, les petites filles et les petits garçons javanais sont en train de réciter leur alphabet sur les bancs de l'école."

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