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Le Cèdre



Étymologie :

  • CÈDRE, subst. masc.

Étymol. et Hist. Début xiie s. (Psautier Oxford, 79, 11 ds T.-L. : Les cedres Deu). Empr. au lat. class. cedrus, désignant l'arbre lui-même empr. au gr. κ ε ́ δ ρ ο ς, désignant l'arbre et les objets faits avec son bois, v. aussi André Bot., p. 78.


Lire aussi la définition pour amorcer la réflexion symbolique.

Selon Jutta Lenze, auteure de Huiles royales, huiles sacrées, aromathérapie spirituelle (Le Mercure Dauphinois, 2007) : "Étymologie : Du mot arabe kedron qui signifie "Force".

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Botanique :


Voici comment Jutta Lenze, auteure de Huiles royales, huiles sacrées, aromathérapie spirituelle (Le Mercure Dauphinois, 2007) présente le Cèdre de l'Atlas :


Identité botanique - Composition chimique : Le nom latin de la plante est Cedrus atlantica.


Le cèdre fait partie de la famille des Amétiacées ou Conifères comme le cèdre de l'Himalaya ou le cèdre du Liban dont il est très proche. A ne pas confondre avec le "cèdre de Virginie" dont la composition est également similaire mais qui est en fait un Juniperus virginia provenant des USA.

Le cèdre d'Atlas ou cèdre d'Atlantique pousse comme son nom l'indique dans les hautes montagnes de l'Atlas au Maroc. Ce géant, considéré comme le roi du règne végétal, doté d'une majestueuse stature pyramidale, possède une énergie vitale extraordinaire? Pouvant atteindre jusqu'à 50 m de hauteur et un âge canonique de 1000 à 2000 ans, ses branches s'étendent à plusieurs mètres du tronc, formant contre le soleil brûlant un large abri protecteur, tel une cathédrale parfumée aux senteurs résineuses.

Son bois inaltérable, résistant aux parasites et moisissures, est très riche en essences qui donnent une Huile Essentielle à a consistance légèrement épaisse, de couleur jaune ou brun doré. Obtenue par distillation du bois broyé, elle contient majoritairement des sesquiterpènes 50 à 70%, 10 à 20% de cétones (sesquiterpénones), des sesquiterpénols (20 à 30%) et quelques monoterpènes (3 à 4%) aux propriétés calmantes, sédatives, anti-inflammatoires, cicatrisantes, fongicides, détoxiquantes et décongestionnantes du système lymphatique, lipolytiques, régénérantes artérielles et cutanées, antiseptiques urinaires et pulmonaires.

Historique : Arbre sacré par excellence depuis les temps bibliques, le cèdre occupait, par son imposante stature, une place centrale dans la vie profane autant que religieuse.

Dans les rituels d'offrande ou de purification, le cèdre est omniprésent. Des écrits trouvés en Basse Mésopotamie en témoignent. Il faisait partie des plantes aromatiques utilisées en fumigation lors des rituels antiques de purification ayant pour mission, selon le prêtre kalù, d'apaiser le "cœur des Dieux".

Et Outa-Napishtim dans L’Épopée de Gilgamesh déclare : "Je fis une offrande sur le sommet de la montagne. Je disposais spet et sept vases rituels. Je répandis l'acore, l'huile de cèdre et de myrte. Les Dieux en respirèrent l'odeur, les Dieux en sentirent l'agréable odeur, ils s'assemblaient autour du sacrificateur."

En plus de son utilisation lors des rituels religieux, le bois solide et imputrescible du cèdre servit pour la construction des temples de Babylone, ainsi que pour celle des navires, des maisons, du mobilier, et même des sarcophages. Ainsi le roi Salomon fit-il venir des bois de cèdre et de cyprès pour la construction du palais royal de Jérusalem.


Du fait de son excellent pouvoir de conservation, les Égyptiens et les Celtes utilisèrent son essence pour embaumer les morts ainsi que pour préserver les papyrus de la destruction.

Très appréciée pour son odeur profonde, boisée et balsamique nous rappelant les fragrances du santal, l'essence de cèdre entrait également dans de nombreux produits cosmétiques destinés aux soins de la peau et des cheveux, ainsi que comme composante et fixateur des parfums pour hommes. Enfin, son essence faisait partie du "mithridate", célèbre antidote aux poisons."

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Symbolisme :


D'après le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,


"En raison de la taille considérable de sa variété la plus connue, le cèdre du Liban, on en a fait un emblème de la grandeur, de la noblesse, de la force et de la pérennité. Mais il est plus encore, de par ses propriétés naturelles, un symbole d'incorruptibilité. c'est ce qu'exprime Origène, le théologien philosophe du IIe siècle commentant le Cantique des Cantiques 1, 17 : Le cèdre ne pourrit pas ; faire de cèdre les poutres de nos demeures, c'est préserver l'âme de la corruption.

Le cèdre, comme tous les conifères est en conséquence un symbole d'immortalité.

Les Égyptiens en faisaient des vaisseaux, des cercueils et des statues ; les Hébreux, sous Salomon, en construisirent la charpente du Temple de Jérusalem. des statues grecques et romaines étaient en bois de cèdre. De son bois résineux, les Romains firent aussi des torches odorantes : ils sculptaient les images de leurs dieux et de leurs ancêtres dans ce bois, considéré comme sacré. Les Celtes embaumaient à la résine de cèdre les têtes les plus nobles parmi leurs ennemis. Cette résine est, dans certains cas, remplacée par de l'or qui a, de toute évidence, la même signification. Le Christ est parfois représenté au cœur d'un cèdre."

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Dans Le livre des superstitions, mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, 1995, réédition, 2019), Eloïse Mozzani nous propose la notice suivante :


Arbre sacré en Orient, où il est l'équivalent du chêne occidental, le cèdre, associé à Jupiter, symbolise immortalité et incorruptibilité. Comme l'exprime Origène : "Le cèdre ne pourrit pas ; faire de cèdre les poutres de nos demeures, c'est préserver l'âme de la corruption." Les Chaldéens s'en servaient pour chasser les mauvais esprits, tandis que les Égyptiens en tiraient une huile essentielle, utilisaient sa sciure pour les embaumements et sa gomme résineuse pour les blessures. Il fournit le bois du temple d'Apollon et de Diane, et les poutres du temple de Salomon à Jérusalem proviennent de la célèbre forêt de cèdres du Liban, restée un lieu de pèlerinage. Le christianisme, lui-même, l'a glorifié car la croix du Christ étant de cèdre (et d'olivier), l'arbre fut identifié au Sauveur. D'où les qualités magiques qu'on lui attribue en France et en Europe : il éloigne les indésirables des endroits et des habitations où il se trouve, protège les habitants des vols, des drames et des fléaux météorologiques. Celui qui porte sur soi une feuille de ce conifère transpercée d'une feuille en argent bénéficie de son heureuse influence : une de ses branches attire l'argent, « aussi en met-on dans les coffres ».

Toutefois, il provoquerait l'orgueil et la fierté, et un auteur italien du XIXè siècle prétend que le cèdre était l'arbre dont Adam a mangé le fruit défendu.

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Selon Nicki Scully, auteure de Méditations de l'animal pouvoir, Voyages chamaniques avec les alliés esprits (éditions originales 1991, 2001 ; traduction française : Guy Trédaniel Éditeur 2002),


"Dans le Chaudron, le Cèdre est la porte du royaume d'Âkasha, un domaine de connaissance. Les traditions diffèrent quand à leurs systèmes élémentaux ; certains comprennent cinq éléments, âkasha étant le cinquième, ce dont les quatre autres - terre, eau, feu et air -dérivent. Âkasha est parfois traduit par "éther", parfois par "espace" ; il est comparable à l'espace profond du ciel nocturne, constellé d'étoiles. Sa couleur est soit indigo soit violet-noir, couleur mouchetée d'or dans l'alchimie du Chaudron. L’œuf est un symbole universel de création, et la représentation bi-dimensionnelle d'un œuf, - un ovale - peut-être utilisée comme portail d'entrée dans Âkasha. Le symbole que nous utiliserons pour pénétrer dans ce royaume est la vesica piscis, littéralement le vaisseau, ou vessie, de poisson. Le symbole est formé par l'intersection de de deux cercles, représentant le "dessus" et le "dessous", et la forme centrale qui est créée devient le symbole pour Âkasha. Le profil d'un poisson explique le symbole ; c'est aussi la forme de la vulve, le yoni.

Il y a de nombreux chemins d'accès aux souvenirs âkashiques, la bibliothèque éthérique où toute connaissance passée, présente et future, est emmagasinée. Dans le Chaudron d'Or, c'est le vieux cèdre, le cèdre gracieux, qui forme la porte.

L'un des mythes les plus anciens au monde est la légende de la déesse babylonienne Ishtar, l'Innana des Sumériens, dont le trône était un cèdre géant dans une vaste forêt vierge. C'est un mythe patriarcal au sujet du pouvoir séparé. Le trône d'Ishtar était gardé par le monstre semblable à un dragon appelé Humbaba. Humbaba était un énorme gardien de la Terre, mi-lion, mi-dragon, vomissant du feu par sa bouche.

Gilgamesh était un guerrier, un héros et un roi, ignorant le repos, toujours cherchant le moyen de graver son nom dans la pierre. Il n'était pas très aimé dans le pays où il vivait, et sa présence était crainte, car, avant de se transformer, il était un coureur et une terreur. Gilgamesh était mortel, mais il était deux tiers dieu, et un tiers humain, et le premier à profaner la fret. Il réussit, et quand Humbaba mourut, la magie de la forêt s'éparpilla dans toutes les directions - dans l'infra-monde, les cours d'eau, les arbres. La magie ne prévalut plus. Quand Gilgamesh entra dans la forêt, il suivit, avec sa suite, la voie que Humbaba utilisait, et ils parvinrent au cèdre de la Grand-mère qui était la demeure de la déesse, le trône d'Ishtar. Pour proclamer sa victoire, Gilgamesh balança sa hache de toute sa force sur le tronc du cèdre majestueux. La blessure faite par le coup guérit sous la forme de la vesica piscis, et c'est ce passage que nous utilisons pour accéder au royaume akashique. Les images utilisées ici sont très différentes de la plupart des souvenirs akashiques, quand nous entrons par le trône de la déesse. C'est un lieu où aller pour la connaissance, et il est utile d'avoir à l'esprit une question spécifique. Quand vous pratiquerez dans le règne d'Âkasha, que vous y serez à l'aise, vous apprendrez à retrouver une information détaillée. Il faudra peut-être plus d'un voyage pour apprendre à y maintenir la conscience ; il vous sera demandé de retrouver un cadeau du cœur de la terre. Il est important de prendre ce cadeau avec vous, car il vous aidera à vous maintenir les pieds sur le sol, pour que vous ne "décolliez" pas, et perdiez le souvenir conscient de votre expérience.

Les rameaux de cèdre font un excellent encens et sont souvent utilisés comme fumigation pour purifier les lieux, les gens et les instruments, des énergies négatives. Pour en récolter d'une façon sacrée et respectueuse, trouvez l'arbre le plus grand, le plus âgé, dans le petit bois, et faites une offrande de tabac ou de farine de maïs aux quatre directions. Dites à l'arbre ce que vous avez l'intention de faire avec ses feuilles et aspergez les branches de votre offrande. Puis, rassemblez ce dont vous avez besoin des arbres voisins plus petits.


[Le voyage du Cèdre comme celui du Faucon, de la Lionne, du Dauphin, du Coyote, du Geai bleu et du Chacal fait partie des] Voyages d'Exploration. Dans cette section, vous pouvez avancer et jouer. Si vous êtes devenu un voyageur intrépide, vous pouvez découvrir une connaissance très profonde au sujet de vous-même et de la création dans laquelle vous pouvez exprimer la vie et la conscience.


Voyage du Cèdre

[Faites l'alchimie du Chaudron...]

Thoth montre le chemin menant à une forêt vierge massive. Vous êtes dans l'antique Sumer, maintenant le sud de l'Irak. Cette forêt est immense. De luxuriants conifères, grands et imposants, leurs branches empennées dressées comme pour prier, s'étendent à perte de vue. Vous suivez la piste où Humbaba marchait. La voie est large, et la marche est aisée. Il n'est pas difficile de trouver la clairière où le cèdre géant se dresse comme un colosse devant une montagne verte au cœur de la forêt. C'est un arbre magnifique d'une circonférence colossale, comparable aux séquoias de Californie. Ses branches s'étendent comme pour embrasser toute la nature, générant un sentiment de confort et de compassion de sécurité et de nourriture. Cet arbre est le vrai trône pour la déesse, dominant la forêt et offrant une ombre vaste.

Tandis que vous regardez cette Grand-mère cèdre, vous voyez comme un rectangle doré, brillant, gravé sur le tronc. Entrez dans l'arbre par la porte rectangulaire. Immédiatement, votre conscience s'étend pour embrasser votre corps arbre. Laissez votre attention s'élever par le tronc et se répandre à travers vos branches. Étendez votre attention jusqu'à ce que vous soyez aux extrémités mêmes du cèdre, et que vous puissiez visionner l'aura autour de chaque pousse nouvelle d'épines douces comme des plumes. Prenez le temps dont vous avez besoin pour vous mouvoir dans la conscience appropriée, en sorte que tous vos sens apprécient l'expérience. Sentez les jus âcres ; l'arôme du cèdre a un effet purificateur, et vous pouvez sentir la libération de la négativité, du doute, et des pressions et tensions de votre vie. Tandis que le vent tourbillonne doucement à travers vos branches, ces choses sont emportées, et votre purification est achevée...

Recentrez votre conscience dans le cœur de l'arbre. Sentez la force et la souplesse de votre tronc. Ici, vous avez un sentiment du pouvoir qui vous permet de supporter les orages qui traversent inévitablement cette forêt magique... Faites descendre votre conscience dans les racines. Une énergie incroyable monte d'en bas, et de légères rafales passent en sifflant. Suivez les racines de l'arbre, de plus en plus profond, à travers les différentes strates de rochers et de minéraux. Il devient de plus en plus dense ; vos racines deviennent plus petites, mais vous allez encore plus profond, jusqu'à ce que vous sentiez votre connexion avec le cœur de la Terre. Vous pouvez sentir le pouls de la Mère et la chaleur de son cœur embrasé. Il y aura quelque choses ici pou vous, un morceau de la Mère que vous pouvez emmener avec vous tandis que vous continuez votre voyage...

Emportez-le avec vous en vous élevant. L'énergie vous fait remonter le long des racines, le long du tronc, d'où vous pouvez voir, de l'intérieur de la région inférieure, le symbole d'Âkasha qui fut fait quand Gilgamesh attaqua et balafra l'arbre avec sa hache. Quand vous passez à travers la porte, vous êtes aspiré dans un tourbillon de nuit, un tunnel d'obscurité. Les étoiles scintillent en une muette splendeur,comme à travers de nombreuses couches de gaze... La lumière des étoiles cède bientôt la place à une totale vacuité quand vous entrez dans le Vide. Laissez-vous dériver dans cette noirceur d'encre, veloutée, pendant un moment intemporel...

Un grand œil apparaît. Vous êtes attiré et vous traversez la pupille, jusqu'au centre de l’œil... Un présent spécial vous attend à l'intérieur, quelque chose qui est symbolique ou qui a un rapport avec le lieu où vous êtes dans votre évolution spirituelle. Prenez votre présent, et cherchez celle qui vous l'a donné. C'est soit la déesse, soit sa représentante. Elle est là pour vous aider à apprendre au sujet d'Âkasha et à avoir accès aux souvenirs. Passez quelques moments ici, vous ajustant au sentiment de ce règne akashique, et recevant l'information de votre guide. Posez toutes les questions que vous avez apportées...

[Longue pause]

Vous êtes renvoyé hors de ses yeux avec cette nouvelle connaissance. Repassez par le tunnel d'étoiles voilées et dans l'arbre à travers la cicatrice qui forme le symbole âkashique. Prenez le temps de vous centrer dans le tronc de l'arbre. Faites l'expérience de vous-même en tant qu'arbre total depuis l'intérieur de son centre - entier, complètement équilibré et enraciné, et entouré d'amour. L'arbre se retransforme en votre propre corps, et vous êtes à nouveau sous une forme humaine, en présence de Thoth.

Discutez avec lui de votre voyage...


[Thoth vous aidera à rentrer dans votre conscience ordinaire... ]


Mot-clef : Âkasha (éther).

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D'après Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes ( (Hachette Livre, 2000) :


"Il était une fois un arbre dont les racines plongent dans les mythes de la plus haute Antiquité, mais qui, pourtant, trône encore sur les montagnes du Liban contemporain et sur les pentes du Taurus, en Turquie, témoignant ainsi de sa longévité. Mais le cèdre régnait déjà à Byblos, à Ébla et à Jérusalem, où les architectes du roi Salomon réalisèrent la superbe charpente du Temple des Hébreux avec du bois de cèdre. Les Égyptiens, quant à eux, utilisèrent le bois pour construire des bateaux et des statues. Selon une légende égyptienne, le bruissement des feuilles sous le vent dans les forêts de cèdre n'était autre que la plainte d'Osiris, dont le corps était enfermé, dans un cercueil confectionné en bois de cèdre. De ce fait, en égyptien, le terme désignant le cèdre signifiait aussi "gémir". Ainsi, cet arbre symbolisait-il l'immortalité et l'incorruptibilité, à l'instar de l'âme d'Osiris devenue éternelle, et les artisans du bois d’Égypte réalisaient-ils des cercueils en bois de cèdre, dont la forte odeur résineuse avait la réputation d'adoucir celle de la putréfaction du corps et de chasser les insectes.

Cet arbre avait tant d'attraits aux yeux de nos ancêtres que les auteurs de la Bible eux-mêmes en vinrent à le considérer comme une représentation de l'Arbre du jardin d'Eden, dont une branche fut le bâton de Moïse, une autre la verge d'Aaron, et dont le bois fut encore utilisé pour réaliser la Croix du Christ. "Le juste pousse comme un palmier, il grandit comme un cèdre au Liban", dit le psalmiste (Psaumes 92, 13)."

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Selon Jutta Lenze, auteure de Huiles royales, huiles sacrées, aromathérapie spirituelle (Le Mercure Dauphinois, 2007) :


"De tous temps, le cèdre a été, comme l'indique son nom arabe kedron, un symbole de force, de majesté et de respect. Solide, intègre et incorruptible, il reflète à la fois l'authenticité et l'autorité divine, nous indiquant le chemin de la droiture. Le philosophe Origène écrivait : "Le cèdre ne pourrit pas, faire de cèdre les poutres de nos demeures, c'est préserver l'âme de la corruption."

Contempler le cèdre et inhaler son parfum nous structure de l'intérieur, redresse l'échine de notre corps et conforte celle de notre âme. Sa fragrance profonde et boisée, en effleurant nos narines, ouvre grand notre esprit, et nous procure un avant-goût d'éternité.

En effet, les anciens considéraient le cèdre comme un arbre planté par Dieu pour représenter la magnificence et la gloire divine. Dans le livre d'Ezéchiel il est écrit : "Ainsi parle le Seigneur : "A la cime du grand cèdre, à son sommet, je cueillerai un jeune rameau, je le planterai moi-même sur une montagne très élevée, sur la montagne d'Israël e le planterai. Il produira des branches, il portera du fruit, il deviendra un cèdre magnifique et tous les passereaux y feront leur nid et toutes sortes d'oiseaux habiteront à l'ombre de ses branches et tous les arbres des champs sauront que c'est moi, le Seigneur"."

La montagne, tout comme le désert, a toujours été un lieu symbolique pour entrer en contact avec le monde divin et recevoir les messages de Dieu. Les oiseaux, messagers du ciel, en contact avec des énergies éthérées, représentent l'esprit, expression invisible du principe divin.

Le cèdre est ainsi l'incarnation du principe divin, car il s'agit d'un arbre fertile, "il produira des branches, il portera du fruit", représentant la force créatrice qui engendre la vie sur terre. C'est l'arbre généalogique du peuple d'Israël et de ses descendants.


Action sur les corps physique, émotionnel, spirituel : L'odeur percutante, piquante et astringente du cèdre monte immédiatement à la tête, au 3e œil et au chakra coronal. Il concentre dans un premier temps l'énergie au niveau du mental, aiguise notre conscience et nous apporte davantage de lucidité, mais aussi de force te de courage pour persévérer sur notre chemin. Les notions d'Endurance et de Persévérance sont très présentes dans le cèdre. Il nous incite à agir et faire "ce qu'il faut" et prendre les décisions qui s'imposent.

Dans un deuxième temps, les notes balsamiques plus chaudes, ondes et boisées descendent progressivement en forme de pyramide ou d'escalier à l'intérieur du corps. Elles nous amènent vers une respiration plus ample, procurant une sensation d'élargissement aux différents étages du corps depuis la tête, les épaules, les côtes jusqu'au bassin. En respirant l'Huile Essentielle de Cèdre nous pouvons rapidement sentir notre assise de densifier, nous procurant une sensation d'ancrage jusque dans la plante des pieds. Une sensation de redressement naturel de la colonne vertébrale se fait sentir, le port de tête devient aisé, en appui sur des épaules plus solides et légères à la fois.

Ses effets bénéfiques sur l'être pourraient se résumer de la façon suivante : Bien planté dans mon corps et solide dans ma psyché, rien ne peut m'arriver.


Son message : La tranquillité inébranlable.


Le cèdre d'Atlas est souvent considéré comme une énergie purement masculine. Personnellement, je le perçois plutôt comme un bel exemple d'énergie holistique, heureux mariage entre les énergies féminines et masculines dans la maturité de la vie. La tête dans la ciel, les racines profondément plantées dans la terre, il est l'expression du yin et du yang dans leur complémentarité : le côté masculin est exprimé par son action stimulante sur l'ouverture de la conscience, la lucidité de l'esprit, l'éveil de l'énergie vitale nous procurant la force pour agir. Cette énergie masculine se relie au principe féminin : l'enracinement dans la terre, le côté protecteur qui accueille et abrite, "se transformant en nid pour les oiseaux", qui invite au recueillement intérieur, à la patience et à la persévérance pour atteindre notre but. Il nous montre que l'origine de la vie, l'énergie créatrice divine englobe aussi bien le principe masculin que féminin.

Le cèdre d'Atlas est un "bon compagnon" pour tous ceux qui manquent d'assurance, de foi et de courage dans la vie. Il renforce la volonté, redresse la colonne vertébrale physique et "psychique" de ceux qui, manquant de confiance en eux et qui à force de vouloir se conformer, ont fini par se déformer.

Il nous fait comprendre que le manque de respect du monde extérieur à notre égard est au fond souvent le reflet du manque de respect et d'écoute que nous avons vis-à-vis de nous -mêmes. Le cèdre d'Atlas est très bénéfique pour tous ceux qui vivent les relations aux autres dans une forme de dépendance. Ces personnes s'oublient facilement et se perdent dans la relation à l'autre, dans un besoin désespéré d'être aimées. Elles ont du mal à s'affirmer et souvent n'osent pas dire non de peur d'être rejetées, d'être abandonnées. Dans ce cas, le cèdre renforce notre Moi et nous aide à retrouver notre aplomb. La peur de l'abandon peut se transformer progressivement en confiance et estime de soi, grâce à la présence d'une dimension spirituelle nous accueillant tels que nous sommes et qui sera toujours à nos côtés.

Son énergie sera également très bénéfique pour des dirigeants ou chefs d'entreprise qui, se trouvant souvent seuls face à des situations difficiles, doivent faire preuve de courage et d'esprit de décision. (restructuration, redressement d'entreprise, licenciements...) mais aussi pour toute personne traversant, dans la solitude, une crise importante (divorce, décès d'un être cher...) et qui ne peut compter que sur ses propres forces pour trouver une issue. Compagnon stable et fiable, le cèdre nous aide à conserver la foi en nous et dans la vie dans les moments difficiles au milieu de la tempête.

Doté d'une énergie astringente, il nous ramène à l'essentiel. Il nous aide à poursuivre notre quête en gardant le fil conducteur, sans se disperser ou être découragé par les obstacles extérieurs.


Analogie avec le tarot : Le côté majestueux, imposant et autonome du cèdre me fait penser au IVe arcane du Tarot, L'Empereur. Souverain et confiant, c'est un personnage qui règne sur son univers en guidant les humains dans la réalisation de leurs projets. C'est un homme pragmatique, un bâtisseur d'édifices. Le chiffre 4 marque cette assise de l'Empereur dans la réalité, la matière, solide et s'appuyant sur lui-même. Imperturbable, tel un taureau, il poursuit et trace son chemin avec force et vigueur, le regard fixé sur le but à atteindre.

Mais nous pouvons également rattacher le cèdre à l'arcane du Pape ; tous les deux reflètent une connexion profonde avec le monde spirituel. Le Pape va apporter à l'homme un nouvel éclairage, une nouvelle conscience, l'incitant à donner à ses réalisations matérielles un sens plus profond, sans lequel il risquerait de se perdre dans une course effrénée au succès, au pouvoir et à l'argent. Pour trouver cette nouvelle direction en lien avec des valeurs plus humaines, l'éclairage du Pape doit être associé à un travail d'introspection qui se fait à l'aide du 11e arcane du Tarot, l'Hermite. En effet, ce vieil homme appuyé sur son bâton, tenant une lampe dans la main droite, cherche à éclairer les profondeurs de son être, dans l'écoute de son cœur. Pour cela, il a besoin de se retirer du monde extérieur et entrer dans un silence intérieur. Les notes profondes, chaudes et balsamiques du cèdre l'aident dans ce travail d'intériorisation, en créant une ambiance méditative, rassurante et chaleureuse.

Enfin, le VIIIe arcane du Tarot, la Justice, réunit plusieurs aspects u cèdre. Son personnage, bien ancré, à l'assise large nous inspire respecte t autorité. Elle a le pouvoir de décision, elle sait comment statuer, après avoir pesé le pour et le contre de façon lucide et logique pour rétablir l'ordre et l'équilibre dans son royaume. Ne représente-t-elle pas la "version féminine" du cèdre ?

Présence Prestance

En appui

Mon regard s'élève

Vers l'infini

Sans doute ni question

Ma force inébranlable Émerge du dedans

Mon assise est puissante

Mes racines bien ancrées

Mes bras s'étalent au large

Majestueux

Je suis l'image même du respect

Et de la stabilité

J'ai survécu aux tempêtes

Depuis des milliers d'années

Rien ne m'inquiète

car j'ai la connaissance de l'éternel

La connaissance du sacré

Inhale mon parfum et tu recevras ma force innée

Pour traverser les eaux troubles, sans crainte

Porté sur mes épaules

En appui sur mon pilier

Conscience aiguisée

Esprit élevé

Poursuis avec courage

Le chemin vers ta destinée

Car tel est le but de notre existence éphémère

Remplir notre mission

En accord avec l'esprit du ciel

Et la semence de la terre"

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Eric Pier Sperandio, auteur du Grimoire des herbes et potions magiques, Rituels, incantations et invocations (Editions Québec-Livres, 2013), présente le cèdre sous sa forme générique : "Cet arbre pousse dans toutes les régions tempérées du globe sous une forme ou une autre, des cèdres du Liban au thuya d'Amérique.

Propriétés médicinales : On lui reconnaît certaines propriétés médicinales, surtout comme huile essentielle. Son action est efficace pour soigner les maladies de la peau et les affections capillaires ; c'est aussi un antiseptique urinaire et pulmonaire.


Genre : Masculin.


Déités : Wotan et diverses autres déités amérindiennes.


Propriétés magiques : Guérison - Purification - Protection - Argent.


Applications :

SORTILÈGES ET SUPERSTITIONS

  • Un peu partout dans le monde, on se sert du cèdre comme agent de purification au cours de rituels.

  • Les Tibétains en faisaient brûler devant les portes de leurs temples pour purifier les fidèles qui venaient faire des offrandes.

  • Les Amérindiens se servaient du cèdre pour assurer un sommeil réparateur et pour soulager les conditions nerveuses.

  • On l'utilise en plaçant des branches de cèdre sous le lit et parfois même dans un oreiller, pour chasser les cauchemars.

  • Les Amérindiens s'en servent aussi dans des rituels de purification.

  • Pour attirer l'argent sans avoir mauvaise conscience, ce sont des branches ou des copeaux de cèdre qu'il faut brûler.

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Eliot Cowan, auteur de Soigner avec l'Esprit des Plantes, Une voie de guérison spirituelle (Édition originale ; traduction française Éditions Guy Trédaniel, 2019) raconte plusieurs histoires de guérison dont il a fait l'expérience à partir du moment où il est entré sur la voie de la Guérison avec l'Esprit des plantes :


"On est en 1970. Je suis un urbain expatrié essayant de vivre de la terre dans le nord du Vermont. C'est le début du printemps et il y a encore de la neige. Ce sera bientôt le moment de réparer la clôture, et j'ai besoin de piquets. Je prends sur l'épaule une scie à archet et une machette et me dirige vers la partie de la ferme que je préfère - la tourbière de cèdres blancs autour de la chute d'eau.

C'est un jour où le soleil brille intensément, bien que l'air soit encore froid. En entrant dans le bois, j'écoute le bruit du vent passant dans les branches des cèdres blancs. Je prends une poignée de feuilles, je les écrase sous mon nez, et salue les arbres d'un signe de tête. Les cèdres poussent ici par petits groupes, avec des racines communes à plusieurs troncs. Entre ces groupes il y a de minuscules prairies où vont bientôt pousser de l'herbe et des plantes sauvages. Je compte passer les deux ou trois prochains jours à travailler dans cet endroit, et je me dis que si j'avais pris ma tronçonneuse, j'aurais pu finir ce travail aujourd'hui même à l'heure du déjeuner - ou au plus tard à l'heure du dîner. Je décide cependant de ne jamais amener ici de tronçonneuse.

Je n'ai jamais coupé moi-même de piquets de clôture jusqu'à cet instant. et je peux décider de le faire de la façon qui me convient. De quelle façon ai-je envie de le faire ? Si j'étais un arbre poussant par ici, comment souhaiterais-je que ce soit fait ?

Je me tourne vers le cèdre blanc le plus proche et je lui demande comment je devrais couper les piquets. Je n'espère bien pas sûr de réponse, et je n'en reçois pas.

Ou bien est-ce que j'en reçois une ?

Car la façon de couper les piquets est devenue maintenant parfaitement évidente pour moi. Dans chaque groupe je vais sélectionner un tronc qui gêne les autres. Je vais couper ce tronc avec soin, élaguer les branchages, et les empiler sur le dessus de la souche. De cette façon, je ne vais pas tuer un seul arbre, je vais pas étouffer les prairies sous des tas de branchages, et je vais laisser le bosquet en meilleure santé et plus beau que lorsque je l'ai trouvé. Cela prendra sans doute un jour de plus, mais cela m'est égal.

[...]

Nous sommes en 1988. Je viens de déménager pour les contreforts de la Sierra, au nord de la Californie, et je commence à connaître les communautés de plantes locales. Je fais un voyage en rêve pour rencontrer l'esprit du cèdre à encens de Californie. C'est une belle femme à la peau brune qui me fait savoir que, partout où elle pousse, l'esprit du cèdre est la mère de toutes les créatures qui vivent dans la forêt.

"Les cèdres sont contents de toi, me dit-elle, et nous t'aiderons à réussir avec les autres esprits des plantes. Nous continuons à t'aider à cause de la gentillesse que tu as eue pour nous il y a longtemps.

- Ma gentillesse avec vous ? dis-je. Quand ai-je été gentil avec vous ? Est-ce que nous ne nous rencontrons pas pour la première fois ?

- C'était avec mon cousin le cèdre blanc, dit-elle. Tu ne t'en souviens pas ?"

Et soudain je me rappelle cette scène que j'avais oubliée depuis dix-huit ans : c'est le début du printemps dans le Vermont, et je me dirige vers une tourbière de cèdres pour couper des piquets de clôture..."

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Sylvie Verbois, auteure de Les arbres guérisseurs : Leurs symboles, leurs propriétés et leurs bienfaits (Éditions Eyrolles, 2018) transcrit le message que lui inspirent les arbres :

Mot-clé : Croître.

Élément : Terre+++ ; Air++ ; Eau.

Émotion : Peur ; Tristesse ; Mélancolie.


Je viens vous inciter à retrouver votre pouvoir intérieur, à vous libérer des ombres tordues poussant dans vote champ émotionnel, à apaiser émois et anxiété. Je vous aide à guérir de vous-même, de vos peurs et de vos appréhensions. Acceptez que je réajuste les flots de votre émotivité en les mettant là où ils se doivent d'être : emportés dans l'air du temps. Il est temps pour vous de déposer les armes, de cesser de vous combattre et d'aller de l'avant sans vous blâmer. Je vos apprendrai les étoiles, les lointains heureux, les songes émerveillés et la liberté d'être.

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