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  • Anne

Le Févier d'Amérique




Étymologie :

  • FÉVIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1786 (Encyclop. méthod. Bot. t. 2). Dér. de fève* ; suff. -ier*.

  • FÈVE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1178 (Renart, éd. E. Martin, IV, 371, t. 1, p. 156) ; ca 1220 trouver la fève [du gâteau des Rois] (G. de Coinci, éd. V. F. Kœnig, II Mir 25, 410). Du lat. class. faba « fève ».


Lire également les définitions de févier et fève pour amorcer la réflexion symbolique.

Autres noms : Gleditsia triacanthos ; Févier à trois épines ; Arbre aux escargots ; Épine du Christ.




Botanique :


D'après Lionel Hignard et Alain Pontoppidan, auteurs de Les Plantes qui puent, qui pètent, qui piquent (Gulf Stream Éditeur, 2008) :


"Ce grand arbre élancé porte de longues gousses pendantes qui contiennent des graines ressemblant à des fèves. La spécialité du févier, ce sont ses longues épines triples, très pointues, capables de provoquer de cruelles blessures. Les jeunes arbres sont les plus agressifs : l'épine centrale, pouvant mesurer jusqu'à cinq centimètres de long, est encadrée de deux épines plus courtes mais tout aussi redoutables.


Pourquoi fait-il ça ? Les épines servent à défendre le tronc du févier d'Amérique. Dirigées vers le bas, elles sont là pour empêcher les chevreuils ou les cerfs de lui arracher l'écorce en se frottant le front contre son tronc.


Nourriture pour chevaux : Les longues gousses du févier ne sont pas comestibles, mais sont très nourrissantes pour les animaux. Les paysans américains les cueillaient quand elles étaient encore vertes et tendres, pour les donner aux vaches et aux chevaux.


Des clous pour le canoë : Les longues épines de cet arbre servaient de clous aux Indiens pour assembler leurs canoës, en particulier pour maintenir les pièces de bois contre lesquelles était tendue l'écorce."

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Symbolisme :


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