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  • Anne

Le Robinier faux-acacia




Étymologie :

  • ROBINIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1778 (Lamarck Flore fr. t. 2, § 628, p. 655). Empr. au lat. sc. robinia, formé par Linné sur le n. de Jean Robin [1550-1629], botaniste, apothicaire et arboriste des rois Henri III, Henri IV, et Louis XIII, qui introduisit et sema cet arbre natif d'Amérique du Nord en 1601 place Dauphine à Paris, avant que ce dernier ne soit transplanté en 1635 par son fils Vespasien Robin, à son emplacement actuel du Jardin des Plantes.


Lire également la définition du robinier faux-acacia pour amorcer la réflexion symbolique.




Botanique :


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Croyances populaires :


D'après Véronique Barrau, auteure de Plantes porte-bonheur (Éditions Plume de carotte, 2012) : le Robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia) est le "Bois de Robin".


Une origine erronée : Nous désignons souvent en Europe le robinier faux-acacia sous le terme d' "acacia" à qui il ressemble par ses feuilles, ses épines et ses gousses. Cette méprise ne date pas d'hier puisque Jean Robin (1550-1629), jardinier royal ayant vraisemblablement planté le premier robinier en France, se méprit sur son genre en nommant l'arbre "Acacia americana". Erreur que le naturaliste Linné rectifia au XVIIIe siècle en classant cet arbre dans le genre Robinia (en l'honneur de Robin) et dans l'espèce pseudoacacia.

La confusion nominative des deux espèces est certainement à l'origine de la foi de nos aïeux das les vertus bienfaitrices du robinier faux-acacia. Rappelons que l'acacia et désigné dans la Bible comme ayant servi à construire l'Arche d'alliance, coffre contenant les dix commandements, et que la couronne de Jésus supplicié serait faite de ses épines. A cette assimilation faussée s'ajoutent les qualités indéniables du robinier faux-acacia. Son bois particulièrement dur résiste naturellement aux agressions d'insectes, il est insensible à l'humidité et est quasiment imputrescible, ce qui fait de lui un symbole d'immortalité.

Le premier robinier planté en 1601 a donné deux rejets, les deux arbres sont toujours visibles à Paris, l'un au square Viviani, planté en 1601, l'autre au Jardin des plantes, planté en 1636.


Un peu, beaucoup : Tels les pétales d'une marguerite, les folioles d'une feuille du robinier faux-acacia peuvent être ôtées une à une pour connaître l'intensité des sentiments portés par un être cher.


La chance au bout de l'épine : Le plus ancien robinier faux-acacia de France se trouve à Paris, dans le square Viviani. Planté en 1601, ce vieil arbre d'une quinzaine de mètres de haut et soutenu par une attelle en ciment serait capable, dit-on, d'exaucer les vœux. Près de Metz, on pensait se protéger du tonnerre en gardant une branche de robinier faux-acacia chez moi mais une simple épine retirée à l'arbre serait tout aussi efficace. d'autre part, toute personne ayant la chance de se voir offrir un rameau de cet épineux serait assurée de connaître rapidement le bonheur et la prospérité.


Banquet porte-bonheur : Afin que leur vie de couple démarre sous les meilleurs auspices possibles, les mariés de Lomné, dans les Hautes-Pyrénées, installaient les tables de leur banquet sous la frondaison d'un énorme robinier faux-acacia de la commune, supposé leur porter chance et bonheur. Pour s'assurer de ne jamais souffrir d'infidélité, les Canadiens offraient quant à eux un rameau de la même plante fleurie à leur fiancée. Par ce geste, ils recommandaient à leur dulcinée de protéger leur vertu avec autant de ferveur que les épines défendent les fleurs blanches de l'arbre...


Arbre à loques : Dans la commune belge de Stambruges, un robinier faux-acacia poussant près d'une chapelle fait encore aujourd'hui l'objet de dévotions régulières. Les malades y accrochent divers éléments leur appartenant (chaussures, habits, bandages...) en espérant transférer leur mal à l'arbre."

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Symbolisme :


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