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  • Anne

La Fourmi



Étymologie :

  • FOURMI, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1. 1121-34 entomol. (Ph. de Thaon, Bestiaire, 1031 ds T.-L.) réputé masc. par Cotgr. 1611, fém. par Rich. 1680 ; 1831 avoir des fourmis dans les jambes (Kock, Cocu, p. 152) ; 2. av. 1664 « personne laborieuse et économe » (La Rochefoucauld, Réflexions diverses, éd. M. D. L. Gilbert, XI). Issu d'un lat. pop. *formicus, class. formica « fourmi » ; cf. l'a. fr. formie fém. < formica (xiiie s. ds T.-L.), furmiz (*formice), masc. et fém. (Ph. de Thaon, ibid.).

Lire aussi la définition du nom fourmi pour amorcer quelques pistes symboliques.



Zoologie :


Dans Les Langages secrets de la nature (Éditions Fayard, 1996), Jean-Marie Pelt s'intéresse à la communication chez les animaux et chez les plantes :


Chez une fourmi (Acanthomyops claviger), les glandes mandibulaires, sous l'effet de la peur, excrètent une série de substances très parfumées (géranial, citronnellal, nériol...). Les congénères voisines se rapprochent et émettent les mêmes substances d'alarme, de sorte que, de proche en proche, toute la fourmilière est mise en émoi et se place sur le pied de guerre. On assiste ainsi à une véritable mobilisation chimique. Comme les termites, les fourmis utilisent également des substances chimiques pour marquer leurs pistes. Mais il arrive que les prédateurs repèrent ces traces et les suivent : les fourmis sont prises à leur propre jeu.

[...]

Récemment, des phénomènes alimentaires singuliers ont été révélés chez deux plantes du Sud-Ouest asiatique (Hydnophytum formicarum et Myrmecotia tuberosa). Il s'agit d'épiphytes des forêts tropicales, c'est-à-dire d'espèces herbacées poussant sur les fourches et les branches des arbres, et dépourvues de racines enterrés. Il est évident que de telles espèces ont a priori quelques difficultés à s'alimenter normalement, puisqu'elles ne disposent pas des mêmes ressources alimentaires que leurs congénères solidement enracinées au sol. Pourtant, la plupart d'entre elles savent s'adapter à ces conditions et ont su mettre au point toutes sortes de dispositifs de prélèvement de l'eau et de la nourriture. Il semble toutefois que ces espèces aient besoin d'une ration alimentaire supplémentaire, qui leur est apportée par les fourmis vivant en permanence dans les cavités qu'elles creusent dans leurs tiges. Elles y accumulent des déchets animaux et, notamment, des larves d'insectes. En rendant ces larves radioactives, on a pu montrer que les acides aminés qu'elles contiennent se propagent rapidement dans toute la plante. Bref, les fourmis nourrissent la plante en lui abandonnant une portion de leurs propres proies : la floraison et la production de graines s'en trouvent fortement accrues.

On connaît aujourd'hui plusieurs espèces de plantes qualifiées de « myrmécophiles », c'est-à-dire « amies des fourmis ». Dans cet exemple, phénomène nouveau et tout à fait insolite, on voit non plus un animal se nourrissant d'une plante, cas général dans la nature, pas plus d'ailleurs qu'un végétal se repaissant d'un animal, comme chez les plantes carnivores, mais bel et bien un animal qui nourrit une plante ; et non pas de sa propre chair, mais en lui apportant sa pitance comme le ferait une nourrice, avec cette efficacité industrieuse dont les fourmis sont, on le sait, coutumières. Les carnivores capturent les insectes et les dévorent ; ces étranges myrmécophiles ont l'élégance de se faire nourrir en passant un contrat d'assistance mutuelle avec les fourmis : elles les abritent en leur sein, en échange de quoi ces dernières chassent pour elles et leur offrent leur part de butin !

[...] Vu le perfectionnement des dispositifs attractifs mis en œuvre par les plantes, on en a naturellement déduit que ces fourmis devaient rendre en échange à ces végétaux quelque service utile à leur perpétuation. Ainsi, par exemple, les fourmis du genre asteca, vivant sur des plantes de la famille des orties (Cecropia), les protègent de l'envahissement des fourmis attas, dévastatrices redoutables capables de dépouiller un arbre en peu de temps, d'om leur nom de « coupeuses de feuilles ». La moindre attaque par les attas provoque une riposte immédiate des astecas, qui donc sauvegardent le végétal porteur. En fait, ce sont moins les arbres que défendent les astecas, que leur propre nid ; l'arbre ne bénéficie, en quelque sorte, que des retombées de la bataille.

Il semble en définitive que toute cette affaire ne soit qu'une « affaire entre fourmis » et que l'arbre puisse vivre sans elles « comme un chien sans puces ». L'inverse n'est pas vrai : les fourmis astecas, elles, ne peuvent vivre ailleurs que sur lui ; lorsqu'il meurt, elles meurent aussi. D'ailleurs, c'est en sécrétant leur salive qu'elles déclenchent la prolifération des tissus en forme de galles dont elles se nourrissent. Curieuse manière de contraindre l'arbre à produire la nourriture dont elles ont besoin tout en le respectant ! Car si elles consomment également les jeunes pousses en voie de croissance et les jeunes bourgeons, elles ne le font qu'accessoirement, se nourrissant en priorité des tissus qu'elles obligent l'arbre à fabriquer par l'action de leur salive.

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D'après Stefano Mancuso et Alessandra Viola, auteurs de L'Intelligence des plantes (édition originale 2013 ; traduction française Albin Michel 2018) :


"Et puis, il y a les fourmis. Leur alimentation inclut, entre autres, de petits fruits qu'elles ne consomment pas là où elles les trouvent mais qu'elles transportent dans leur fourmilière, où elles les placent dans leur "garde-manger" afin de s'en nourrir plus tard. Cette habitude est très appréciée de nombreuses plantes, qui voient satisfaites d'un seul coup deux de leurs exigences : éloigner les graines de la plante mère ; les faire parvenir en un lieu idéal (le sous-sol) pour leur future germination. L'aide des fourmis étant si précieuse, on ne s'étonnera pas qu'afin de s'assurer leurs services, de nombreux végétaux produisent des graines dotées d'une excroissance charnue appelée "élaïosome" (du grec élaios, "gras", et soma, "corps"), riche en énergie, presque entièrement huileuse et dont ces insectes raffolent. L’échange opéré ici apparaît donc à la fois très simple et très avantageux pur la plante : la fourmi prend ses graines, les transporte dans la fourmilière, mange l'élaïosome et laisse le reste intact dans une zone très favorable à la germination puisque humide, bien abritée et gorgée d'engrais.

Les fourmis et les plantes ont ainsi mis au point un partenariat remarquable, fondé sur un système de communication et d'assistance mutuelle qui continue de fasciner les chercheurs. Une découverte assez récente a par exemple montré que, non contentes d'assurer la défense de certains végétaux avec lesquels elles paraissent entretenir un rapport très étroit, les fourmis Camponotus rendent aussi des services à plusieurs espèces carnivores, en particulier les Nepenthes. On a décrit plus haut [voir nepenthès] le mécanisme du redoutable piège où elles attirent leurs victimes en sécrétant du nectar autour d'une sorte de petit sac qui une fois refermé, les empêche de s'évader.

Mais pour que le traquenard fonctionne jusqu'au bout, il faut que les parois de ce sac restent aussi propres et glissantes que possible : si des détritus ou de la poussière s'y accumulaient, les animaux capturés pourraient s'en servir comme appuis dans leurs tentatives de fuite. De là l'importance du'ne alliance avec les Camponotus, qui, en échange d"un peu de nectar, se prêtent volontiers au nettoyage des parois en question. Selon toute apparence, même les plus effroyables "machines de mort" du monde végétal nécessitent le concours d'animaux amis."

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Selon Joël de Rosnay, auteur de La Symphonie du vivant, Comment l'épigénétique va changer votre vie (Éditions Les Liens qui libèrent, 2018),


"Les fourmis constituent un autre excellent modèle d'étude du comportement social. Dans leur monde, l'impact de l'épigénétique est plus frappant encore, car il consiste dans le remplacement de castes par d'autres. Si vous avez passé de longs moments à observer des fourmilières dans votre enfance, vous avez sans doute remarqué qu'elles sont composées de trois castes : les reines, les ouvrières (stériles) et les mâles. Vous n'ignorez pas non plus qu'il existe une seule reine dans une colonie de fourmis. Peut-être même avez-vous réussi à l'identifier, car c'est la plus grosse de toutes. C'est aussi la seule à pouvoir pondre. Au cours de sa vie, elle peut donner naissance à des millions d’œufs.

Pendant que les reines pondent, les ouvrières s'activent. Elles mettent en œuvre une forme d'intelligence collective pour organiser la vie de la fourmilière et transporter les matériaux nécessaires à sa construction. Certains jours, peut-être leur facilitiez-vous la tâche en retirant avec précaution les minuscules obstacles encombrant leur chemin. D'autres jours, au contraire, vous preniez sans doute un malin plaisir à les détourner de leur route, curieux de voir à quelles solutions elles recourraient pour arriver à leurs fins. Malgré les obstacles, les fourmis trouvent toujours le chemin le plus court pour aller chercher de la nourriture et la rapporter à la fourmilière. Comment fonctionne cette intelligence collective ?

Mettons que l'on pose un pot de confiture renversé à quelque distance d'une fourmilière et qu'il ne soit accessible qu'en contournant un obstacle dissymétrique : par la droite, le chemin est plus court ; par la gauche, il est plus long. Les premières fourmis qui ont trouvé la nourriture ont autant de chances de revenir en empruntant la route de gauche que la route de droite. On sait que les fourmis sont pratiquement aveugles et communiquent avec leurs antennes grâce à une substance très odorante appelée "phéromone", dont elles déposent une petite goutte sur le chemin pour signaler à leurs congénères de les suivre. L'odeur des phéromones s'estompant au bout d'un certain temps, les fourmis privilégient logiquement la distance la plus courte. Ainsi, lorsque les fourmis se déplacent sur une courte distance, l'odeur des phéromones est d'autant plus forte que le circuit est embouteillé. Donc, les chances pour que la fourmi suivante choisisse le chemin le plus fréquenté sont plus grandes. En déposant son parfum, chaque nouvelle fourmi renforce, par un effet de feedback positif d'amplification (ou d'autocatalyse), la préférence pour un chemin par rapport à un autre. Au bout d'un certain temps, toute la colonne de fourmis aura opté pour le chemin le plus court.

Pourquoi le chemin le plus court est-il plus important pour les fourmis ? Tout simplement parce qu'elles vont ainsi économiser de l'énergie, une énergie qui pourra être réinvestie dans le nettoyage et dans le maintien et la protection de la fourmilière, des reines, des œufs, ce qui contribue à la survie de l'espèce, au sens darwinien du terme.

Mais c'est la coordination collective qui fait la différence. Certaines colonies abritent deux types de castes d'ouvrières aux comportements sociaux différents, bien que possédant des gènes parfaitement identiques. Le plus étonnant, comme dans les sociétés d'abeilles est que ces comportements et l'aspect physique propres à chaque caste ne sont pas déterminés à vie. Des scientifiques ont montré qu'il est possible de les "reprogrammer". Il suffit pour cela de modifier les marqueurs chimiques déterminant l'expression de certains gènes. Ils sont intervenus sur l'acétylation des histones, ce mécanisme épigénétique bien identifié consistant à modifier chimiquement les protéines associées à leur ADN. C'est la régulation épigénétique qui explique les différences entre castes - notamment le fait que les fourmis "guerrières" possèdent des mandibules puissantes qui leur permettent de combattre leurs ennemis et de transporter des aliments lourds et encombrants, ou que les fourmis ouvrières, plus petites et plus nombreuses, consacrent tout leur temps à la recherche de nourriture.

Le biologiste E. O. Wilson a mené une expérience très intéressante. Il a démontré que, en éliminant une portion importante d'une caste donnée dans une population de fourmis équilibrée (comprenant des ouvrières ou des guerrières), les fourmis restantes évoluaient de manière à compenser cette diminution : elles se métamorphosaient en fourmis appartenant à la caste détruite ou réduite. Ainsi, il suffit de diminuer la population d'une caste (ouvrières, "infirmières", récolteuses ou reines) pour la voir se reconstituer par transformation épigénétique."

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Symbolisme :

Selon Hildegarde de Bingen, dans Physica, Le Livre des subtilités des créatures divines (XIIe siècle ; traduction P. Monat, 2011) :


"La fourmi est chaude et se développe à partir de l'humeur qui produit les aromates, et elle a ainsi quelque chose de la nature des œufs d'oiseaux.

Si on a beaucoup de flegme dans la tête, l'estomac ou la poitrine, il faut prendre une fourmilière avec les fourmis et faire cuire le tout dans de l'eau. Puis verser cette eau sur une pierre chauffée à blanc : mettre alors ce liquide dans les narines et la bouche, dix à quinze fois, et le flegme diminuera.

Si un homme souffre d'une surabondance d'humeurs et qu'il a la goutte, on prendra une fourmilière avec les fourmis elles-mêmes : on fera cuire dans de l'eau et on préparera alors un bain. Le malade entrera dans le bain et s'y plongera tout entier, à l'exception de la tête, qu'on recouvrira seulement d'un linge qui aura trempé dans cette eau. Car si ta tête trempait dans l'eau et recueillait toute sa force, elle ne souffrirait facilement. Faire cela souvent et la goutte disparaîtra.

Si on souffre de la lèpre, de quelque espèce qu'elle soit, il faut prendre de la terre où se trouve une fourmilière, là où l'on peut se rendre compte que la terre a été humidifiée par la présence des fourmis. Mettre cette terre dans des cendres de hêtre encore chaudes, pour qu'elle en soit réchauffée, de façon qu'il y ait un peu plus de terre que de cendres ; puis on fera passer de l'eau chaude sur cette terre, comme pour une lessive ; on mélangera du suif de bouc avec légèrement plus de graisse de vieux porc, et on mettra cela dans ladite eau ; quand le mélange sera pris, on enlèvera l'eau. Ensuite, on ajoutera à ces graisses de la poudre de violette avec une plus petite quantité de poudre de camomille : on fera ainsi un onguent. Le malade frictionnera les endroits lépreux avec cet onguent, pendant neuf mois, ou davantage, et il sera guéri... si cette lèpre ne doit pas être la cause de sa mort, ou alors c'est que Dieu ne veut pas qu'il guérisse. Quand il s'est frotté avec cet onguent, il se gardera de passer près d'un homme ou d'un porc, de peur que la puissante vapeur de lèpre qui émane de lui n'aille se jeter sur eux, car, dans ce cas, ils seraient forcément atteints par la lèpre.

Si on souffre de glandes et de tumeurs, on alignera des œufs de fourmis sur la feuille verte d'un chêne et on placera du fumier de poule sur cette feuille, le long des œufs : on mettra tout cela, chaud, sur les glandes ou les tumeurs, et celles-ci disparaîtront.

Si quelqu'un est en colère, ou oppressé ou plongé dans la tristesse, on prendra des jeunes fourmis, auxquelles l’œuf est encore attaché, avec une partie de la fourmilière où elles sont installées ; on attachera le tout dans un linge de lin ; puis, quand l'homme sentira son esprit accablé, il dénouera le linge dans lequel se trouvent les fourmis et les placera sur son cœur, jusqu'à ce qu'il soit couvert de sueur. Il retrouvera la paix de l'esprit, redeviendra joyeux et retrouvera toute sa tête pour les affaires auxquelles il s'applique."

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Selon le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,


"La fourmi est un symbole d'activité" industrieuse, de vie organisée en société, de prévoyance, que La Fontaine pousse jusqu'à l'égoïsme et à l'avarice. Citant Proverbes 6, 6, Saint Clément d'Alexandrie écrit : "Aussi est-il dit : Va voir la fourmi, paresseux, et tâche d'être plus sage qu'elle. Car la fourmi, à la moisson, met de côté une nourriture abondante et variée pour faire face à la menace de l'hiver (Stromates, 1).

Le bouddhisme tibétain fait aussi de la fourmi dans la fourmilière un symbole de vie industrieuse et d'attachement excessif aux biens de ce monde.

Dans le Talmud, elle enseigne l'honnêteté. Dans L'Inde, elle suggère le peu de prix des êtres vivants individuels, voués à la médiocrité et à la mort, s'ils ne tendent pas à s'identifier à Brahman, l'infini de la petitesse évoquant l'infini de la divinité. [...]

La fourmi joue un rôle important dans l'organisation du monde, selon la pensée cosmogonique des Dogon et Bambara du Mali. A l'origine, lors de la première hiérogamie ciel-terre, le sexe de la terre était une fourmilière. A la dernière étape de la création du monde, cette fourmilière devint une bouche, d'où sortirent le verbe et son support matériel, la technique du tissage, que les fourmis transmirent aux hommes. Elles leur fournirent également le modèle de leurs habitations traditionnelles. Les rites de fécondité demeurent associés à la fourmi : les femmes stériles vont s'asseoir sur une fourmilière pour demander au dieu suprême Amma de les rendre fécondes. Les hommes doués de pouvoirs, - tels que les forgerons - s'y transforment momentanément en animaux, panthères et faucons.

L'association fourmilière-sexe féminin (à la fois mont de Vénus et vulve-source) entraîne de nombreuses applications pratiques : ainsi pour les Bambaras, les fourmis ndiginew sont réputées être en liaison avec l'eau invisible du sous-sol. Aussi, quand on veut forer un puits, ne saurait-on choisir meilleur endroit que l'emplacement même d'une fourmilière. La terre de cette fourmilière, rituellement utilisée par certaine sociétés initiatiques, en rapport avec l'abdomen et les fonctions digestives de l'homme, symbolise l'énergie circulant dans les entrailles de la terre, prêt à se manifester sous forme de source.

Au Maroc on faisait avaler des fourmis aux malades atteints de léthargie."

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Dans l'Encyclopédie des symboles (1989, éd française 1996) établie sous la direction de Michel Cazenave, on apprend que :


"En dépit de sa petite taille, la fourmi occupe une place importante en symbolique. Le texte du Physiologus des débuts de l'ère chrétienne cite les paroles de Salomon : "Va voir la fourmi, paresseux !" (Les Proverbes VI, 6) et présente la fourmi et l'abeille comme des symboles d'ardeur et de zèle. Ce même texte affirme aussi que, lorsqu'elles voient quelques unes de leurs consœurs porter des graines sur leur dos, les fourmis ne leur demandent pas l'aumône mais se mettent à leur tout au travail, ce qui prouve leur intelligence. On peut en voir un autre signe dans la façon dont elles mordent les graines amassées dans leur fourmilière pour les empêcher de germer, ou encore dans leur habitude de récolter des graines lorsqu'elles se préparent les tempêtes hivernales (symbole de la prévoyance). Cette capacité de discernement est montrée en exemple à l'ensemble des chrétiens qui doivent savoir distinguer les paroles littérales de l'Ancien Testament de l'Esprit qui les anime, afin que ce dernier ne succombe pas à l'apparence des mots. Les hommes, selon cette vue, subiraient autrement le même sort que les juifs qui ont refusé de reconnaître le Sauveur et qui sont condamnée depuis lors à une espèce de longue agonie spirituelle. Le Physiologus raconte enfin, à propos de la fourmi, qu'elle sait reconnaître l'orge et le seigle à leur odeur et ne récolte que les véritables céréales, non les plantes fourragères. "Toi aussi, homme, fuis les nourritures réservées à l'animal ; mais récolte les céréales et engrange-les soigneusement. car l'orge est tel le discours de l'hérétique, la véritable céréale telle la foi perpétuelle dans le Christ".

A u contraire de l'Occident, le va-et-vient apparemment confus des fourmis symbolise en Inde l'agitation absurde des hommes qui n'ont pas encore trouvé l'accès aux vérités les plus hautes.

Différents peuples exotiques célèbrent cet insecte "zélé" comme l'assistant de la divinité qui a créé le monde. Dans les mythes grecs antiques, les premiers habitants d'Egine sont appelés myrmidons, c'est-à-dire fourmis, car ils ont travaillé le sol avec la patience, la persévérance et l'ardeur des fourmis. Une légende de Thessalie raconte que la charrue fut inventée à l'origine par une nymphe du nom de Myrmex (fourmi). Les fourmis y étaient considérés comme des animaux sacrés."

Canalisation de Caroline Leroux qui communique avec les devas des animaux.

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D'après Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes ( (Hachette Livre, 2000) :


"Selon la mythologie grecque, Myrmèx, qui avait obtenu les grâces d'Athéna, la déesse guerrière, s'appropria l'invention de la charrue que l'on attribue communément à Athéna. par vengeance, cette dernière transforma Myrmèx en fourmi. Toutefois, Zeus, en sa clémence, la libéra du sort que lui avait jeté Athéna et, du même coup, fit des êtres humains de tout le peuple des fourmis. Symbole du travail organisé, accompli en commun pour le bien de la communauté et, par analogie, de l'honnêteté, de l'abnégation et de la solidarité, hors de sa communauté, la fourmi n'existe pas. Si Jean de La Fontaine choisit la fourmi comme interlocutrice à la cigale, pour illustrer sa célèbre fable traitant de l'imprévoyance et du manque de générosité, en réalité, l'une comme l'autre ne peuvent survivre individuellement. De ce fait, l'apparition d'une fourmi, s'entend d'une seule fourmi, dans un rêve, est souvent un signe d'isolement dangereux pour le rêveur. Mais la vision d'une fourmilière n'en est pas moins inquiétante, en cela qu'elle révèle une espèce d'agitation cérébrale très organisée, certes, qui peut donc paraître saine et équilibrée vue de l'extérieur, mais qui n'en est pas moins l'expression d'un esprit si logique, si cohérent, si replié sur lui-même et fixé sur un but unique et précis qu'il s'interdit toute perspective d'évolution, d'ouverture au monde et à la vie. De fait, les fourmis dans un rêve reflètent un attachement trop vif à la vie matérielle et aux biens de ce monde, qui ne peuvent qu'être frustrants pour la sensibilité et l’imagination du rêveur."

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Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :


Message des insectes de la quatrième et de la cinquième dimension


Nous sommes honorés de vous apporter la guérison, l'amour

la lumière, les messages et la sagesse de nos planètes. Nous avons

beaucoup plus à vous offrir que ce ce Diana a pu partager.

Cela ne représente que la pointe de l'iceberg.


[...] Je connais beaucoup de gens, y compris moi-même, qui demandent aux fourmis, qui sont dans la maison et qui sont très évoluées, de déménager dans un endroit plus approprié. Je me souviens de ma surprise quand je l'ai fait pour la première fois il y a de nombreuses années et que les fourmis se sont effectivement arrêtées à l'endroit où je leur avait offert un refuge sûr (dans le jardin).


Les insectes<