Blog

  • Anne

Le Rosé des prés




Autres noms : Agaricus campestris ; Agaric champêtre ; Rosé ; Souris-rose




Vertus thérapeutiques :


Selon Christelle Francia, Françoise Fons, Patrick Poucheret et Sylvie Rapior, auteurs de l'article intitulé "Activités biologiques des champignons : Utilisations en médecine traditionnelle." (Annales de la Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault, Société d’Horticulture et d’Histoire Naturelle de l’Hérault, 2007, 147 (4), pp. 77-88.), les qualités thérapeutiques du rosé des prés sont les suivantes :


Anti-infectieux et cicatrisant : En Inde, 3 à 6 g deux à trois fois par jour pour soigner la tuberculose.

Référence : Gogate (1972).


anti-inflammatoire : En Inde, utilisé dans les sinusites pour ses propriétés anti- inflammatoires.

Référence : Gogate (1972).


tonique : En Inde, 3 à 6 g deux à trois fois par jour ; augmente l'appétit et donne de

l'énergie. Référence : Gogate (1972).

*

*




Croyances populaires :


Selon Frédéric Duhart, auteur d'une « Contribution à l’anthropologie de la consommation de champignons à partir du cas du sud-ouest de la France (XVIe -XXIe siècles) », (Revue d’ethnoécologie [En ligne], 2 | 2012) :


Une lecture du milieu environnant se trouve à l’origine d’autres exclusions de la sphère du comestible. Dans les années 1840, par exemple, certains paysans du Lot-et-Garonne évitaient encore de ramasser les sujets d’Agaricus campester disposés en rond de sorcières en raison de la représentation superstitieuse qu’ils avaient de pareilles formations (Lespiault 1845 : 34).

[...]

En 1840, Agaricus campester n’avait commencé « à prendre rang parmi les champignons comestibles » des Landes que depuis quelques années et les paysans continuaient de ne pas en apporter sur les marchés (Dufour 1840 : 126). Plus tard encore, les Béarnais dédaignaient encore cette espèce et ne se donnaient pas la peine pour cette raison de cultiver des champignons de couche (Bergeret 1909 : 845). Quand Agaricus campester fut admis sur les tables, ce fut d’ailleurs le plus souvent en se pliant aux mêmes préparations que les bolets. Dans l’Agenais de la fin de la première moitié du XIXe siècle, une contrée dans laquelle les amateurs d’agarics champêtres étaient fort peu nombreux, il était d’usage de cuisiner ces champignons « comme le bolet comestible » en friture ou en omelette. Poussant l’analogie de traitement plus avant, certaines ménagères le faisaient même sécher pour réaliser des provisions (Lespiault 1845 : 35).

*

*

11 vues

Posts récents

Voir tout