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Lugnasad

  • Photo du rédacteur: Anne
    Anne
  • 1 août 2022
  • 20 min de lecture

Dernière mise à jour : 19 avr.




Lughnasad, la fête du 1er août :


Guy Le Nair, propose un vademecum qui fait le point sur les différents significations des fêtes celtes intitulé Les Fêtes celtes au XXIe siècle :


Lugnasad ( Br. Goueleost, Delou)


Panthéon celtique : LugTailtiu (la Grande nourricière)


Dans la tradition des Celtes d’Irlande, Lug le polytechnicien est l’expression du concept celtique de la parole action. Lug représente la chose bien pensée, bien dite et bien faite.

Lugnasad, au milieu de l’été, célébrait la paix. C’était la fête de l’abondance, de la prospérité, des échanges commerciaux et du partage. Lugnasad donnait lieu à des compétitions pour hommes et femmes, en l’honneur de la déesse de la fertilité.

Dans les textes traditionnels, Lugnasad représente le point culminant du partenariat entre le roi et la déesse, entre le peuple et la terre. C’est également une fête en mémoire de Tailtiu, la mère nourricière de Lug. Nasad provient de nas qui signifiait fête funèbre. C’est la première fête après le solstice d’été. Elle marque la descente du soleil vers l’équinoxe d’automne. Le ciel nocturne va progressivement combler son retard sur le ciel diurne.

Lugnasad est placée sous le signe du blé, des moissons et de la fertilité. Une partie du grain récolté était réservée pour les semailles de l’automne.

Dans les textes de la mythologie d’Irlande, Tailtiu est morte d’épuisement après avoir transformé les forêts d’Irlande en verts pâturages et en plaines recouvertes de trèfles en fleur. Le sacrifice divin de la nourrice de Lug était destiné à assurer le bien-être du peuple d’Irlande. C’est pour célébrer sa mémoire que Lug aurait décidé, qu’aux calendes d’août, se tiendrait chaque année l’Assemblée de Lug.

En Irlande, Tailtiu est l’un des noms de la Terre Mère. Par extension, elle représente l’univers dans son ensemble. A ce titre, Tailtiu présente des affinités avec la Déesse Mère Créatrice qui remonte au Paléolithique.

Lugnasad, en soulignant la fonction nourricière de la Terre, était propice aux réjouissances, aux échanges agricoles (foires) et aux alliances (mariages). C’était aussi l’occasion de procéder, dans la paix, à l’arbitrage des conflits par les druides.

La fête se tenait sur une hauteur (les endroits élevés sont associés à Lug), comme ce fut le cas pour une foire annuelle sur le Menez-Hom, dans le Finistère, où sur les bords d’un lac ou d’un cours d’eau (lieux associés à la déesse des origines), pour y baigner les animaux.

En Gaule, c’était probablement à Lugnasad que se déroulait l’Assemblée des Gaules, au cours de laquelle étaient discutées les grandes questions politiques pour tenter de concilier les intérêts des différentes nations gauloises. La fête met l’accent sur la convivialité dans les rencontres entre amis qui se retrouvent à l’occasion de grands banquets.

En Bretagne, c’est le troisième dimanche du mois de juillet que se tient le Gorsedd digor, l’Assemblée des druides, bardes et ovates. Cette réunion, à laquelle participent les délégations des assemblées sœurs du Pays de Galles et de Cornouaille, est ouverte au public.

Le cheval, pour ce qu’il représente de vélocité, de beauté et de vigueur sexuelle est également un symbole associé à la fête. Animal psychopompe, le cheval rappelle que la mort participe à la vie dans le cycle de la nature. Le corbeau, oiseau de bon augure associé à Lug est également un symbole de Lugnasad. Dans la tradition des Celtes, le corbeau était un messager du divin.

Le corbeau a été associé au roi Arthur. Dans la légende arthurienne, il représentait l’aspect solaire du personnage légendaire, mi roi, mi-dieu. La tradition chrétienne a inversé le symbolisme du messager des dieux celtes. Le corbeau devint l’oiseau de mauvais augure, caractérisé par la noirceur de son plumage.

L’ours, emblème guerrier et royal, est associé à la fête. En Gaule, la déesse Artio, dont le nom est celui de l’ourse, en marque le caractère féminin. La constellation de la Grande Ourse féconde la Terre Mère, de ses rayons cosmiques. La fête, dans sa signification cosmique, célèbre les épousailles entre le Ciel et la Terre.

Le chêne, symbole de force et de stabilité, est associé à cette fête. Lugnasad donne lieu à une cérémonie festive d’hommage symbolique au soleil et à la Terre nourricière. Cette fête est l’occasion de débattre des affaires du groupe constitué. C’est le moment propice aux assemblées de bilan pour la période passée et de projets pour la période à venir.

La période de Lugnasad (15 jours avant le 1er août et 15 jours après) est favorable aux alliances, aux mariages à l’essai qui étaient pratiqués par les Celtes et aux contrats de mariage conclus après une période d’essai satisfaisante.

Le 6 août est célébrée la Transfiguration de Jésus qui, sur le Mont Tabor, a révélé sa nature divine sous une forme glorieuse à trois de ses disciples : Pierre, Jacques et Jean. La Bible décrit l’événement :


« … son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. »


Le 13 août était célébrée la fête préchrétienne de Diane, la Déesse Mère. En Gaule, elle était nommée Diane Némétone, associée au bosquet sacré. La déesse était représentée avec à la main une branche de pommier et un vase à cyder.

Le cyder était un mets fait d’un chevreau rôti, embroché sur des branches de noisetier, accompagné de pommes. Au Moyen Âge, la fête du 15 août, dédiée à l’Assomption de Marie, la mère de Jésus, devait faire oublier la fête païenne. Ce n’est pourtant qu’en 1950 que le Pape Pie XII institue le dogme de l’Assomption de Marie.

Le deuxième dimanche de juillet se déroule la Troménie de Locronan dans le Finistère, une déambulation religieuse conduite par le clergé chrétien. Tous les six ans, la Grande Troménie rassemble les fidèles qui parcourent le périmètre du territoire accordé à Saint Ronan.

L’ethnologue français Donatien Laurent, à l’occasion d’un colloque organisé en 1989, a mis en évidence l’adéquation entre la topographie de la Grande Troménie de Locronan et le cycle annuel du soleil dans un quadrilatère sacré en rapport avec la tradition des Celtes. Donatien Laurent, directeur de recherche au C.N.R.S., a dirigé le Centre de recherche bretonne et celtique de l’Université de Bretagne occidentale à Brest pendant une douzaine d’années.

La Gorsedd de Bretagne pratique également la déambulation de la Troménie de Locronan, le matin, avant la procession chrétienne qui se déroule l’après-midi.

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Selon Stéphanie Lafranque et Vic Oh, autrices de Gardiennes de la lune (Éditions Solar, 2019) :


"AOÛT - FÊTE PAÏENNE : LUGHNASADH

31 juillet - 1er aoüt


Ce sabbat majeur, appelé couramment « Lammas », est présent dans de nombreuses cultures (celte, anglo-saxonne, amérindienne). Chez les Indiens Hopi, au mois d’août se pratiquait la Danse du serpent, un rituel de mort et de renaissance : les hommes dansaient, un serpent vivant dans leur bouche, afin de demander aux dieux d’assurer la fertilité de la communauté. C’est un moment que choisit l’humanité pour célébrer, dans la joie et le partage, souvent autour d’un repas, la nature et son abondance.

Lughnasadh est la première des trois fêtes des moissons, suivie par Mabon qui rend grâce à la mi-récolte (l’équinoxe d’automne) et Samhain pour la dernière récolte (31 octobre) de l’année. Elle rend hommage à la générosité de la Terre-Mère et aux énergies estivales qui sont à leur apogée. C’est un moment de profonde gratitude où nous réalisons concrètement notre lien à la terre, où nous contemplons avec espoir les récoltes dont dépend la survie des communautés pour les mois à venir.

Point culminant de la saison, entre le solstice d’été et l’équinoxe d’automne, cette fête est une charnière entre les énergies montantes et brûlantes de l’été et celles déjà descendantes et annonciatrices de l’automne. C’est un moment de transformations, un portail entre achèvement et commencement, où nous constatons les changements qui s’opèrent dans la nature comme ceux qui s’opèrent dans nos vies.

Pour célébrer notre union avec la terre et notre reconnexion à nous-mêmes, utilisons nos mains et leur pouvoir créateur. Pétrissons le pain, qui deviendra rond et doré comme le soleil, pour honorer la lumière. Ce rite, les prêtresses romaines le pratiquaient déjà en confectionnant des pains de Lune en offrande à Diane. L’hostie de la religion catholique reprend ce motif. Méditons mains jointes, dansons main dans la main et laissons libre cours à des créations naturelles comme des guirlandes de fleurs ou des mandalas de cailloux. Récoltons des objets naturels qui, chargés des énergies solaires de la saison, nourriront nos autels : bois flotté, bâton de méditation, pierres, coquillages, fleurs séchées, plumes, feuilles.


RITUEL ANCESTRAL DU PAIN : Réunissons 140 g de farine de blé bio, 150 g de farine de maïs bio, 1 sachet de levure, 1 cuillerée à café de sel, 2 cuillerées à café de sucre, 2 œufs, 100 g de beurre fondu, 250 ml de lait. Utilisons un four préchauffé à 180 °C, un plat rond, et de la résine d’oliban (encens). Nous allons confectionner un pain rond à la farine de maïs, symbole du soleil, de la roue de l’année et des chakras.

Ouvrons le cercle et, si nous le souhaitons, faisons brûler l’encens, qui incarne le soleil. Ses vertus énergétiques sont apaisantes et harmonisantes.

Mélangeons les farines et la levure. Dans un autre récipient, fouettons les œufs avec le sucre, le sel, le beurre fondu et le lait. Versons tout sur les farines. Déposons la préparation dans un moule et enfournons pour 45 minutes.

Terminons en remerciant la nature et fermons le cercle.

Dégustons le pain tiède lors d’un repas de partage en conservant un morceau que nous rendrons à la terre, en offrande.


Plante Esprit : La Verveine."

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Dans L'Oracle de la sagesse gauloise (Éditions Le Courrier du Livre, 2021) écrit par Caroline Duban et illustré par Lawrence Rasson, une carte à dédiée à Lugnasad :


"Lugnasad

« L'Assemblée de Lug »


Cette fête est une des plus importantes pour les peuples celtiques en général et pour les Gaulois en particulier. Lugus est le plus éminent du panthéon gaulois et, d'après César, « le dieu qu'ils honorent le plus [...] : ses statues sont les plus nombreuses, ils le considèrent comme l'inventeur de tous les arts, il est pour eux le dieu qui indique la toute à suivre, qui guide le voyageur, il est celui qui est le plus capable de faire gagner de l'argent et de protéger le commerce » (Guerre des Gaules, VI, 17). Volontiers confondu avec Mercure par l'auteur, Lugus est reconnu en Irlande sous l'épithète Samildànach, un dieu-roi maîtrisant tous les arts et toutes les sciences à la fois.

Cette divinité préside spirituellement à l'assemblée annuelle de Lugnasad, qui se tenait au mois d'août, et potentiellement en relation avec le lever héliaque de l'étoile Sirius de la constellation du Grand Chien, en prenant en compte le mouvement de la voûte céleste depuis l'Antiquité. Cette fête était un temps de célébration de la royauté, et la mettait à l'honneur à travers les valeurs souveraines que devait incarner le roi, notamment avec le partage équitable des récoltes, le règlement des contentieux et le maintien du bon ordre parmi les sujets. A cette période, la guerre était mise de côté, car les trois classes de la société se devaient d'^tre présentes : les artisans, les guerriers et les druides rendaient hommage à Lugus. C'est aussi pour cette raison que le 1er août fut choisi comme date anniversaire de l'assemblée des Trois Gaules, réunie à Lyon pour la première fois en 12 av. J.-C. (voir le sanctuaire des Trois Gaules°.

Lug serait le jumeau survivant d'un couple divin, les Dioscures, divinités arrivées ensemble sur le contient par l'Océan, d'après Diodore de Sicile (Bibliothèque historique, IV, 56,4). Dans les mythes irlandais, Lug prit part au combat final contre les Fir Bolg (troisièmes envahisseurs de l'Irlande), aux côtés des Tuatha Dé Danann « les tribus de la déesse Dana », dieux venant des quatre Îles du Nord : Falias, Golias, Findias et Murias. Les Fir Bolg furent vaincus et quittèrent les terres d'Irlande au profit des Tuatha dé Danann.


Lug est solaire, responsable de la course de l'astre, de sa naissance, de sa mort et de sa résurrection. Les trois étapes du soleil font de Lug un conducteur des âmes vers l'autre monde. Là où la tradition donne souvent pour véhicule des dieux un char attelé, Lug chevauche un cheval, son allié psychopompe et son avatar.

Avec ses qualités lumineuses, le porteur d'espoir et de renouveau se confond avec les représentations de l'Arbre de Vie, thème que les Celtes empruntèrent à une iconographie orientale à partir du Ve siècle av. J.-C. (voir la carte de l'Arbre de Vie). Lug est le fils métis d'une fomoire (géante démoniaque primitive) nommée Eithlin, et du dieu solaire Kian. Équilibre parfait entre la lumière et les ténèbres, Lug possède un caractère mitigé entre le paisible dispensateur de bienfaits et le redoutable guerrier.

Sur cette carte rougeoyante du soleil de l'été, l'esprit se laisse envelopper d'un dragon, créature monstrueuse que les Celtes représentèrent aussi dès le Ve siècle av. J.-C. Leur corps de serpent forme la plupart du temps des esses (comme sur le fond de la carte) et leur tête peut être confondue avec celle du griffon dès lors qu'ils possèdent un bec. Habituellement, ces entités sont reproduites par paires, notamment sur les fourreaux d'épées du IVe siècle av. J.-C. Les dragons, emblèmes guerriers par excellence, font partie des gardiens de l'Arbre de Vie, sitôt qu'ils encadrent une palmette (voir l'Arbre de Vie). Dans cet exemple précis, il est probable que Lug fut le dieu confondu ou associé avec l'entité de l'Arbre de Vie.


Interprétation : La chaleur de l'été, ses bienfaits et son abondance vous tendent les bras. Lug a pour autre épithète irlandais Làmfada, c'est-à-dire, « à la main large ». Cette métaphore renvoie aux qualités généreuses de la divinité, pourvoyeuse de richesses et dispensatrice de bonheur. Gage d'hospitalité dans de nombreux pays de l'Antiquité, la poignée de main assure une entente cordiale où les conflits sont absents, ou du moins mis de côté le temps des festivités ou des négociations. En fonction de votre interrogation, la réponse à votre question est : tout ira pour le mieux et le plus équitablement possible pour les deux parties en cause. Vous avez ici l'assurance d'échanges constructifs et avantageux, sans que personne n'obtienne plus que l'autre ou moins que ce qui lui revient. C'est l'une des traductions des valeurs de souveraineté incarnées par Lug.

Si votre question porte sur une durée ou une période, cette carte vous indique un éventail de possibilités entre juillet et septembre, avec une influence marquée dans le courant du mois d'août.

Cette carte cherche peut-être à vous rappeler des choses simples de la vie, l'importance du respect des cycles (du sommeil, des saisons, de votre horloge biologique, de celle de la nature, etc.). Il n'est pas impossible que vous vous soyez détaxé, ou déconnecté de l'essentiel en travaillant trop, en vous focalisant trop sur le négatif et pas assez sur le positif, en ruminant des colères, des peurs, des doutes... Dans ce contexte, Lugnasad vous rappelle gentiment à l'ordre les impératifs naturels à respecter pour vous sentir bien dans votre tête et dans votre corps. Si vous vous sentez drainé, épuisé plus que d'ordinaire, c'est que de mauvaises habitudes qui ont été prises, dont vous avez du mal à vous détacher. C'est le bon moment pour tout remettre en ordre, et peut-être aussi sans doute gérer la pagaille, les retards, les travaux inachevés, vos comptes, vos relations et tout autre domaine qui serait concerné.

Lugnasad, c'est aussi le mélange des classes et des métiers pour rendre hommage à la divinité et ses qualités incarnées par le souverain. En cela, il vous est recommandé de calmer vos différences pour aller vers les autres, chercher à comprendre, découvrir et apprendre de ces interlocuteurs pétris de sagesse, de savoir-faire, d'expériences, de culture... L'avantage du mélange des multitudes d'existences, c'est de pouvoir partager les compétences et les capacités de chacun pour les adapter dans son quotidien après la fin des festivités. C'est une forme d'apprentissage qui peut aller de l'inspiration au déverrouillage de blocages.

Cette lame peut vous rappeler le dicton : « qui paye des dettes s'enrichit ». C'est peut-être le bon moment pour retourner les services que l'on vous a rendus, les sommes prêtées, les conseils obtenus en venant à votre tour en aide à cette même personne ou à quelqu'un d'autre qui en éprouverait le besoin. En réfléchissant à cette spécificité, il vous reviendra en mémoire le fait que de l'équité naissent la confiance, l'amitié et l'amour. Lugnasad est l'inverse du repli sur soi, de l'avarice ou du vampirisme énergétique.

Enfin, par cette naissance métisse d'après la mythologie irlandaise, Lug vous rejoint à accepter votre part d'ombre comme votre aspect lumineux, inséparables concepts qui régissent l'harmonie d'un être. Combattre vos démons exciterait l'animosité en vous, apprenez plutôt à les accueillir pour les apprivoiser."

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Rituels :


Sharlyn Hidalgo, autrice de Rites de magie celtique, Les Cérémonies des treize lunes et de Samhain (Éditions Danaé, 2020) décrit le déroulement de cérémonies néo-druidiques liées à Lugnasad :


"Cérémonie de Lugnasad

(Lughnasadh)

1er août


Lugnasad célèbre les premiers fruits de la récolte. dans la tradition celtique, c'est à cette époque qu'avaient lieu les mariages, les procès, les concours et les événements sportifs. C'était un moment de reconnaissance pour l'abondance de la saison.


Préparatifs : Préparez ou achetez des biscuits ou du pain représentant Lugh, le dieu du Soleil. Prévoyez des tasses en carton avec des couvercles en plastique, des marqueurs magiques pour les décorer et une grande quantité de graines que vous mettrez dans les tasses. Cueillez un épi de maïs et un épi de céréales.


Accueil et remerciements : Bienvenue à notre cérémonie de Lugnasad. Présentez-vous et faites le tour du cercle en demandant à chaque participant d'indiquer son nom et la raison pour laquelle il s'est joint à vous. Demandez à vos invités de fermer les yeux et observez un moment de silence pour vous préparer à la cérémonie.


Invocation des points cardinaux : Invoquez les points cardinaux et les énergies de Lugnasad.


Enseignements : Célébrée durant la nuit du 31 juillet au 1er août, la fête de Lugnasad est également appelée messe du pain, Lammas ou Lughnasadh. C'est une célébration de gratitude. Nous sommes reconnaissants pour la récolte, les gueuletons et la satisfaction générale. Nous célébrons l'agriculture. Nous célébrons l'union sacrée de la Grande Déesse et du Grand Dieu représentés par Kèr et Herne le chasseur (qui devient Cernunnos, le Dieu cornu - Le fils / le Cerf /le Chasseur). Que nous parlions du sacrifice du cerf ou du sacrifice du dieu Lugh, divinité de la végétation, nous exprimons notre gratitude envers tout ce qui a été sacrifié (récolté) et enterré (composté) pour assurer la vie. Chaque partie de ce qui a été sacrifié est un don fait à la Mère pour ressourcer et alimenter la Terre - la mort étant considérée comme un moyen de favoriser la vie. Nous sommes reconnaissants pour ce sacrifice, la gratitude est essentielle.

Le 1er août, nous honorons également Lugh, le dieu de la Lumière Nous célébrons l'abondance de l'été et le soleil à son zénith, représentés par le signe astrologique du Lion. Cette lumière pénètre nos corps par la nourriture que nous consommons. Nous rendons hommage à tous ceux qui participent à la plantation, la récolte et la production de notre nourriture, ainsi qu'aux chasseurs et aux cueilleurs. Nous honorons la nourriture, els animaux et les quatre éléments ; nous nous ouvrons au pouvoir et aux vibrations des esprits, de la lumière et de la conscience universelle. Nous laissons l'amour nous submerger et nous rappeler notre vraie nature : nous ne sommes ni dans le temps ni dans l'espace : nous sommes tout et partout à la fois.

Les graines que nous ramassons serontentreposées pour être plantées au printemps afin que le dieu de la végétation puisse renaître des morts sous la forme d'un nouveau cycle de culture. Les bébés conçus le 1er août naissent le jour de Beltane, c'est-à-dire le 1er mai, et représentent la lueur d'espoir et de renouveau que promet le printemps, le cycle de la vie est ainsi garanti.


Chants : Choisissez des chants qui célèbrent l'abondance, l'été et la récolte.


Incantation :

Que nous enseigne Lugnasad ? La gratitude

Notre vie dépend de la profusion de la Terre.

Regardez ! La Mère nous nourrit et veille sur nous.

En échange, nous veillons sur la flore et la faune

qui partagent notre monde.

Nous voulons être ses dignes gardiens.

Que nous enseigne Lugnasad ? Que la Terre est sacrée.


Méditation guidée : Fermez les yeux et recueillez-vous. Prenez le temps de vous détendre, concentrez-vous sur votre respiration. Inspirez profondément. Relaxez-vous. Profitez un instant de ce lieu de quiétude. (Pause).

Voyagez au-delà des frontières du monde, dans l'espace. Vous vous éloignez en toute sécurité de cette petite bulle bleue qu'on appelle la Terre. Regardez-la dans toute sa splendeur. Voyez à quel point elle est parfaite et d'une beauté absolue en la regardant, tous vos soucis et pensées disparaissent. Vous remarquez à quel point la vie sur Terre est parfaite.

A votre retour, vous atterrissez dans une clairière au milieu d'une forêt. Vous apercevez toutes sortes d'arbres et de plantes, ainsi que les oiseaux et les petites créatures qui y vivent. Il y a ici une profusion de vie. Vous pouvez voir et sentir des fleurs de toutes les couleurs et entendre le bourdonnement des abeilles qui butinent. Au-dessus de vous, vous apercevez le soleil, le ciel bleu et les nuages qui déferlent. Vous commencez à comprendre comment cette profusion s'assemble pour créer la vie et comment le mystère se révèle dans cette profusion. Vous prenez conscience de la chance que vous avez de faire partie de cette histoire. En tant que gardien et protecteur de cette vie, vous éprouvez un sentient profond de responsabilité. Vous vous sentez reconnaissant envers cette vie qui vous nourrit. Vous savez qu'il vous appartient de la considérer comme sacrée, de l'honorer et de préserver la pureté de la planète - son eau, sa terre, son air et la Mère au grand cœur qui partage à profusion. Vous éprouvez de la gratitude et la Terre en est très heureuse. Prenez un moment pour communier avec Gaïa et la remercier...

Quand vous avez terminé, vous pouvez commencer à revenir doucement. Vous pouvez retourner dans cette clairière lorsque vous le désirez. Elle vous rappellera que vous vivez dans un paradis. Lorsque vous serez prêt, ouvrez les yeux.


Échanges : Demandez aux participants de partager leur expérience pendant la méditation.


Activité : la bénédiction du pain

Faites passer le pain que vous avez préparé et demandez aux participants d'en prendre un morceau.


Lecture : Nous mangeons symboliquement le pain pour assimiler la lumière de la végétation et des céréales qui nous nourrissent les céréales et le maïs symbolisent le mystère sacré. En tant que graines et fruits comestibles, ils alimentent nos corps et permettent de renouveler le cycle de la croissance et de la vie. la Déesse sous ses traits de vierge et de jeune fille représente donc l'enfant de la Terre, les fruits de la première récolte. La mère est celle qui donne la vie. Elle représente la magie sacrée qui donne naissance au fruit. La vieille femme symbolise la plante flétrie dont les graines vont reposer sous terre pour ressusciter au printemps.

Demandez aux participants de manger le pain et de répéter les mots suivants après vous : « Aujourd'hui, nous célébrons la magie de la nature. Nous assimilons ce mystère et ce renouveau. En mangeant du pain, nous absorbons la lumière du soleil et prenons conscience de notre puissance. Nous remercions notre Terre-Mère pour tout ce qu'elle nous offre. Nous promettons de créer de la beauté comme elle le fait. Nous promettons de briller comme notre soleil. Nous sommes reconnaissants pour cette première récolte et pour cette vie. Ainsi soit-il. »


Activité : fabriquer un hochet avec des graines

Prononcez les mots suivants : « En cette époque de l'année, nous exprimons notre gratitude et honorons les graines que nous ramassons et qui nous sont offertes avec amour par Gaïa, notre Terre-Mère. Nous allons nous en servir pour créer nos propres outils de pouvoir. Nous allons fabriquer des hochets que nous utiliserons lorsque nous chanterons et jouerons du tambour pendant nos cérémonies. Les hochets permettent d'appeler les esprits quis otn attirés par leur son. Vous pouvez jouer du hochet sur votre propre musique. Les hochets nous rappelleront d'être reconnaissants chaque fois que nous les utiliserons. »

Faites passer une tasse, une poignée de graines et un couvercle amovible à tous les participants. Ils peuvent décorer leur tasse grâce aux marqueurs magiques. Ils y placent ensuite une poignée de graines et remettent le couvercle. une fois que out le monde a terminé, demandez aux membres du groupe de jouer du hochet tous ensemble.


Échanges : Faites le tour du cercle et demandez aux participants de secouer leur hochet à leur propre rythme. Invitez-les à exprimer ce envers quoi ils sont reconnaissants et ce qui s'est réalisé dans leur vie.


Activité : prière du maïs et des céréales

Faites passer l'épi de maïs et l'épi de céréales. Demandez à chaque personne de contempler leur mystère. Pendant qu'ils tiennent les épis, demandez aux participants de faire chacune une prière pour la Terre.


Chants : Choisissez un chant qui célèbre la Grande Déesse, l'été, la Déesse sous ses traits de mère, la gratitude et la reconnaissance.


Échanges : Partagez des idées sur la façon dont nous pouvons prendre soin de la Terre.


Clôture : Exprimez votre gratitude, libérez les points cardinaux et placez vos voeux de guérison au centre du cercle. Ouvrez le cercle."

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Exemple détaillé de cérémonie trouvé sur le Net sans que je comprenne de quelle clairière ce texte provient :

Daisy et Julie Bodin, autrices de Rituels d'éveil de la femme sacrée (© Éditions Eyrolles, 2021) proposent un rituel spécifique pour Lugnasad :


"RITUEL DE CÉLÉBRATION DE LUGHNASADH


Fête des récoltes également appelée Fête du pain, Lughnasadh célèbre le Dieu Soleil, celui qui porte les lumières de la connaissance, de l’harmonie et de la prospérité. Si éclatant et lumineux soit-il, les forces du Dieu Soleil commencent à décroître progressivement, les nuits s’allongeant petit à petit. Saison généreuse liée au feu, l’heure est à la récolte des graines, du blé et autres céréales. Ce sabbat (1er août) est celui de l’abondance et de la chance. Ainsi, cette fête marque une transition dans le cycle de vie de la Terre-Mère : elle est célébrée dans la joie de l’abondance mais aussi la tristesse du déclin de la puissance du Soleil. D’un point de vue plus spirituel, Lughnasadh est la période de récolte de tout ce que nous avons semé dans notre vie pendant ce cycle passé. Elle est le symbole du cycle de la vie (naissance/mort/renaissance) et de l’importance de l’équilibre. Lors de cette célébration estivale, on se balade dans les champs, on honore la terre et ses récoltes, on contemple et remercie l’abondance dans nos vies et on confectionne des miches de pain et des charmes de protection.


Vos artefacts sacrés :

  • Des épis de blé, d’orge ou d’avoine

  • Des fleurs

  • Des fruits

  • Des bougies

  • Des pierres

  • Un ruban

Votre cercle de pouvoir : Avant de confectionner votre cercle de pouvoir, partez en moisson d’épis de céréales (blé, orge, avoine…) et de fruits de saison, gorgés de générosité. Cueillez un bouquet de fleurs et d’herbes pour symboliser le Soleil.

Ensuite, réalisez votre cercle de pouvoir mettant à l’honneur la fécondité et l’abondance. Pour cela, placez au centre vos bougies, puis répartissez autour vos céréales, épis, fruits et fleurs. Enfin, encerclez le tout de pierres réchauffées par les rayons du Soleil.

Pour sceller le cercle, tapez quatre fois dans vos mains.

Puis appelez les quatre points cardinaux :


« Chers gardiens, gardiennes de la porte de l’est,

j’honore votre esprit,

accompagnez-moi dans ce voyage de la connaissance.


Chers gardiens, gardiennes de la porte du sud,

j’honore votre esprit,

accompagnez-moi dans ce voyage de transformation.


Chers gardiens, gardiennes de la porte de l’ouest,

j’honore votre esprit,

accompagnez-moi dans ce voyage des émotions.


Chers gardiens, gardiennes de la porte du nord,

j’honore votre esprit,

accompagnez-moi dans ce voyage des sagesses physiques et spirituelles. »


Votre rituel inspirant : Assise en tailleur ou bien à genoux devant l’autel au centre de ce cercle des moissons, inspirez et expirez profondément trois fois pour entrer progressivement dans votre intériorité.

Puis, laissez votre respiration reprendre son rythme normal tout en vous reliant à la Terre-Mère en imaginant de belles racines pousser de votre matrice féminine et s’enfoncer généreusement dans le sol nourricier réchauffé par le soleil d’été. Prononcez les mots suivants :


« Déesse bénie, je te souhaite la bienvenue

en cette nuit de naissance et de mort.

Les récoltes ont commencé,

jardins et champs s’emplissent de fruits et de céréales,

mais nous savons qu’il ne peut y avoir de vie sans mort.

Nous savons que tu es celle qui donne et celle qui prend.

Sois avec moi en cette nuit. »


Puis, prenez dans votre main des épis de céréales et dites :


« Roi Blé, sois avec moi en cette nuit.

Tu es celui qui a été choisi,

celui qui devra mourir afin de protéger la terre.

Lumineux, ton temps est passé.

Les récoltes ont commencé,

les champs sont d’or et les premiers fruits

sont prêts à être cueillis. »


Avec quelques épis de blé, prenez le temps de confectionner votre charme de protection appelé « poupée de maïs » (qui est faite pourtant uniquement de blé). Pour cela, tressez les tiges de blé comme il vous plaira et nouez-les ensemble à votre convenance à l’aide d’un joli ruban.

Pendant le tressage de votre charme, prononcez les mots suivants :


« Que la magie opère, que le charme aujourd’hui tressé

apporte la paix et le bonheur, la santé et la prospérité. »


Vous pouvez ensuite l’accrocher chez vous pour apporter, au sein de votre foyer, la chance, la paix, le bonheur et la prospérité.

Enfin, nous vous proposons de fabriquer votre propre pain en vous connectant avec gratitude à la générosité de la Terre et en prenant conscience de l’alchimie merveilleuse qui s’opère entre chacun des ingrédients, symbole d’union parfaite des trésors de nos campagnes.


Votre mantra magique : « Je suis le fruit merveilleux de mes richesses intérieures et de ma lumière naturelle qui inonde le monde d’une beauté unique. »


Corn Dolly, appelée également « poupée de grains » ou « poupée de blé », est l’une des traditions les plus connues de la fête de Lughnasadh. En cette fête des récoltes, les céréales (blé et maïs notamment) étant l’emblème de ce sabbat, il est de coutume de confectionner à partir des premiers ou derniers brins de blé un talisman, un charme magique porte-bonheur appelé « corn dolly » que l’on accroche chez soi. Il veillera ainsi sur le foyer pendant toute la saison froide pour assurer une protection et apporter chance et abondance de victuailles jusqu’à Beltane, la fête du printemps.

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Plantes et animaux associés :


Philip et Stephanie Carr-Gomm, dans leurs deux jeux de cartes divinatoires L'Oracle druidique des plantes, Travailler avec la flore magique de la tradition druidique, (Éditions Véga, 2008) et L'Oracle des druides, Comment utiliser les animaux sacrés de la tradition druidique, (Éditions Véga, 2006) associent Lughnasad :


Nous n'entrons pas ici dans le détail du symbolisme de chaque animal ou plante, qui n'est pas lié exclusivement à la cérémonie de Lugnasad et à ses significations.

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