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  • Anne

La Bardane



Étymologie :

  • BARDANE, subst. fém.

Étymol. et Hist. Ca 1250 bot. agn. bardane (Vocabulary of the names of plants, Ms Harley n°978, 140 b, éd. Th. Wright, A volume of Vocabularies, 1857 dans T.-L. : lappa : bardane, clote) ; xve s. m. fr. bardane (Grant Herbier, 60 d'apr. DG). Empr. au lat. médiév. bardana « Arctium lappa L. », attesté dep. viiie-xie s. (Glossae latino-theodiscae, III, 536, 44 dans Mittellat. W. s.v., 1373 : bardana idem lappa maior, groz letheche), altération, sans doute sous l'influence de barba qui signifie déjà en lat. class. « partie d'une plante pouvant évoquer une barbe » (André Bot. s.v.), de dardana « Arctium lappa L., grande bardane », attesté dep. le ve s. (Pseudo-Apulée, De Herbis, 37 dans TLL s.v., 38, 78), rattaché par E. Gamillscheg et L. Spitzer (Die Bezeichnungen der Klette im Galloromanischen − Frz. Bardane, 1915, pp. 1-12) et EWFS2s. v. au germ. *daroth (dard*). L'objection formulée contre cette hyp. par FEW t. 1, s.v. *barrum note 16, selon laquelle bardana et dardana désigneraient des plantes différentes de la bardane, n'est pas justifiée, ces mots étant glosés lappa et personacia (André Bot., à ces mots). Cette étymol. est donc préférable à celle qui fait de bardane un emploi fig. du lyonnais bardane « punaise », dér. du lat. pop. *barrum « boue » (FEWt. 1, s.v. *barrum, Bl.-W.5, Dauzat 1968) puisqu'il est impossible de séparer le fr. bardane des formes de lat. médiév. bardana et dardana. L'esp. bardana (Rupp., p. 101) ne peut convenir, car il n'est attesté que dep. 1555 (d'apr. Cor.s.v.).


Lire aussi la définition du nom pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Artichaut ; Bardane comestible ; Bardane géante ; Bouillon ; Bouillon-noir ; Bourrier ; Choubourrache ; Égleton (Lyonnais) ; Glateron ; Glouteron ; Gobo (japonais) ; Gracquias ; Grande bardane ; Gratteron ; Herbe aux amoureux ; Herbe aux teigneux ; Lappe (Indre) ; Narpron ; Napperon ; Péterolle ; Poisse ; Rapace ; Rhubarbe sauvage ; Tabac du diable ; Tire-cheveux ; Toques.

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Botanique :


Selon Jean-Marie Pelt, auteur d'un ouvrage intitulé Des Légumes (Éditions Fayard, 1993) :

Cette découverte d'un nouveau principe actif dans l'artichaut ne devait pas s'arrêter là. Elle permit d'abord d'expliquer pour quelles raisons, dans les pharmacopées traditionnelles, la bardane et l'eupatoire sont souvent utilisées comme médicaments du foie : en travaillant sur des extraits de ces deux plantes, nous avons pu mettre en évidence un net effet thérapeutique qu'il devenait facile de relier à la présence, chez elles, d'homologues très proches de la cynaropicrine et du HMA. Il s'agit d'ailleurs, dans les deux cas, d'espèces de la famille des astéracées (ex-composées), famille à laquelle appartient précisément l'artichaut : c'est là une spectaculaire illustration des apports de la taxinomie empirique qui faisait de la bardane et de l'eupatoire des drogues de même tropisme thérapeutique que l'artichaut, et constatant par ailleurs qu'elles appartenaient à la même famille botanique, les astéracées, il était légitime d'y rechercher des principes actifs voisins ou identiques, responsables de ces effets. Ce qui fut fait et aboutit à un résultat positif.

Selon Lionel Hignard et Biosphoto, auteurs de Fabuleuses histoires de graines (Éditions Belin, 2011),


"Georges de Mestral à inventé le velcro (du latin vel, velours et cro, crochet), en observant au microscope les fruits de la bardane. Il s'aperçut que les petits crochets recourbés du fruit étaient capables de se tendre et de se détendre en se fixant parfaitement aux pelages des animaux ou aux vêtements, et pouvaient s'en décrocher tout aussi facilement."

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Florence Laporte, auteure de Les Plantes des Druides, symbolisme, pouvoirs magiques et recettes de la traditions celtiques (Rustica éditions, 2017) nous en propose une description efficace :


C'est une plante bisannuelle : la première année elle forme une rosette de feuilles au niveau du sol, la deuxième année elle développe une tige florale qui peut aller jusqu'à 2 mètres de hauteur.

Il existe plusieurs espèces de bardane, qui sont très proches et qui s e croisent entre elles. Elles peuvent pousser en haute altitude et se retrouvent un peut partout, au bord des chemins et dans les endroits incultes. La bardane apprécie les terres fraîches (on la trouve souvent en bordure de rivière) et peut se montrer envahissante.

La base de la tige et les feuilles sont en forme de cœur. les feuilles peuvent atteindre 70 cm de longueur, ainsi elles pourraient être confondues avec celles de la rhubarbe. Le pétiole est long et généralement creux. La floraison a lieu de juillet à septembre. L'inflorescence se présente sous forme de capitules, réunis en grappes, aplatis au sommet, avec des fleurs pourpre ou violette. A la base de l'inflorescence, les bractées se terminent par des crochets, qui ont inspiré l'inventeur du Velcro. Les tiges sont rougeâtres, cannelées et peuvent atteindre 2 mètres de hauteur. Les racines ont longues et charnues, et peuvent mesurer jusqu'à 1 mètre. Les fruits de la bardane sont des akènes ; les graines disposées au bout des crochets sont disséminées en s'accrochant aux poils des animaux qui leur permettent de voyager pour s'implanter un peu partout.

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Croyances populaires :


D'après M. Ambroise Viaud-Grand-Marais auteur en 1872 d'un article intitulé "Des Noms Vendéens De Diverses Plantes Et En Particulier De La Bardane, Usage De Cette Dernière Contre Les Morsures De Serpents", paru dans le Bulletin de la Société Botanique de France, 19 : 2, 89-91 :


A Guernesey, dit toujours M. Métivier, la Bardane est appelée boûillas, du bas-breton bouillas, bouton. Une note placée par M. Fournier au bas de la page 150, ajoute : "Profitons de l'occasion pour signaler que, d'après le témoignage digne de foi d'un médecin des environs de Briace, le suc de Bardane pilée est très efficace contre la morsure de la vipère. Il a sauvé plusieurs malades par ce moyen. "

Dans une grande partie de la Vendée et du pays nantais, les Bardanes (Lappa minor DC., la plus abondante, et Lappa major Gœrta., commune dans le Marais vendéen, mais plus rare dans la Loire~Inférieure) portent le nom de bouillon et aussi bouillon-noir, mots évidemment de même origine que boûillas. Ces plantes sont aussi nommées suivant les localités narpron ou napperon, à cause de leurs larges feuilles ; poisse, parce que leurs fruits s'attachent aux vêtements et les poissent ; gratteron, les folioles de leurs involucres étant terminées en hameçons crochus et même glouteron. Rabelais les appelle glateron. Leurs fruits sont nommés, selon les localités, poires de vallée, poires angoizes, pères de chian (poires de chien), etc.

[...]

La Bardane, les Galium (verum et cruciatum surtout), ainsi que le Frêne, forment la base de la plupart des remèdes populaires contre les venins. Ils sont employés écrasés sur les plaies et sont aussi donnés à l'intérieur sous forme de macération vineuse. Comme remèdes externes, ils sont sans valeur et ce n'est pas le cas de discuter ici le pourquoi. Disons toutefois que les échidnines résistent aux réactifs les plus puissants, et que le seul traitement immédiat à employer sur la piqûre consiste à extraire le venin par la succion ou à empêcher son absorption à l'aide d'un caustique, de l'acide phénique par exemple. Quant à leur action interne, je serai moins affirmatif. Les formules des guérisseurs donnent certainement de meilleurs résultats que les ammoniacaux auxquels certains médecins restent encore fidèles, mais le succès de ces remèdes doit être attribué en grande partie au vin qui entre dans leur composition. La Bardane n'en est pas moins un excellent dépuratif, et le meilleur peut-être que nous possédions parmi les plantes indigènes contre certaines affections de la peau.

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Symbolisme :


D'après Marcel Coquillat qui propose un article intitulé "Les Herbes de la Saint Jean (suite)" et paru dans le Bulletin mensuel de la Société linnéenne de Lyon, (15ᵉ année, n°8, octobre 1946, pp. 54-56), la bardane fait partie des herbes de la Saint-Jean :


Bardane commune (Lappa communis Coss. Germ.). — Cette plante, très populaire est l'Herbe aux Teigneux. Sa racine s'utilise en décoction pour combattre les maladies de peau. A l'extérieur ses feuilles sont résolutives et détersives. Il faut, naturellement, cueillir la plante à la Saint-Jean, et si possible, le 23 juin à minuit.

Selon Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani :


Cette plante commune que vénérèrent les Gaulois fut longtemps utilisée par la sorcellerie et la médecine magique : le jus extrait de sa racine déterrée en automne passe pour très puissant. Selon un usage normand, en verser trois gouttes dans un bénitier le jour de la Toussaint augmente le pouvoir protecteur de l'eau bénite. Pour bien dormir, on recommande de suspendre la racine de bardane au-dessus de la cheminée et de la caresser juste avant de se coucher. La brûler aux premiers jours du printemps "chasse l'hiver et purifie la maison". Des feuilles et de la racine de la plante permettent en outre de se faire une idée sur la chasteté d'un jeune fille : si elle urine aussitôt après les avoir avalées, c'est la preuve qu'elle a perdu sa virginité.

Si vous trouvez une feuille de bardane épanouie le jour de la Saint-Fulbert (10 avril), sachez que ses nervures présenteront très exactement les lignes de la main de celui qui la cueille : "Il faut alors se précipiter chez un sorcier qui favorisera la réalisation des augures bénéfiques tout en conjurant les influences négatives".

Des feuilles de bardane conservées sur la tête pendant un quart d'heure font passer la migraine. Autrefois, on récoltait la bardane médicinale à midi plutôt qu'à un autre moment de la journée.

La plante, dotée de fruits à petits crochets qui peuvent s'accrocher aux individus, sert à des présages amoureux. Lorsqu'une jeune fille a quelques difficultés à débarrasser ses cheveux de la bardane que lui a lancée un homme, elle se mariera avec lui. Elle coiffera cependant Sainte-Catherine si une partie des plantes reste accrochée. La prudence est de mise car recevoir des bardanes dans les cheveux peut rendre teigneux (dans l'Aisne) et en jeter sur les vêtements d'une jeune fille sous-entend "qu'elle a déjà relevé ses jupons", ce qui constitue une offense (environs de Dijon).

On dit dans la région de Valence qu'une jeune fille maniant cette plante ne manquera pas d'être gênée le jour de son mariage par du poil à gratter que des plaisantins mettront dans son lit.

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Anne-Marie Alliot, dans Dialogue avec les végétaux : 74 méthodes d'harmonisation et de guérison par les plantes (Éditions Essénia, 2014) propose l'article suivant :

Astre : Mars.

Élément : Eau.

Genre : Masculin.

Archange : Gabriel.


Message de l'âme :

« Je suis la force et la persévérance puisées

dans les bienfaits de la Terre-Mère.

Je transforme l'acidité des courants souterrains en douceur sucrée

pour la victoire de l'union des gnomes et des ondines.

Je porte l'énergie de la planète Mars.

L'homme désincarné, perdu, errant mangera de mes racines

de deux ans d'âge pour retrouver son chemin de vigueur.

Je suis un dépuratif puissant

qui épure et dissout les effluves stagnants,

les déchets qui sclérosent la juste fluidité de l'eau en l'homme.

Mes feuilles sont la cape protectrice et réconfortante de la Mère du

monde qui entourera la femme, la mère fatiguée par l'enfantement.

J'offre le nectar de ma fleur aux êtres de l'air

pour qu'ils puissent voler

plus haut dans le ciel, nourris de mes vertus.

En échange, les êtres de la terre m'offrent leurs pas

pour transporter ma semence sur de vastes contrées. »


Interprétation du message de l'âme :

Quand on pose ses yeux sur la Bardane dans la nature, par son aspect physique on sait déjà qu'elle est probablement résistante, forte et vivace avec ses grosses feuilles charnues, bien implantées. A l'état sauvage, elle se trouve là où elle est parce que ses alliés, les animaux, ont transporté sa semence. Je pense qu'une graine véhiculée par un mammifère acquiert une énergie supplémentaire dans les échanges subtils qui se produisent pendant son déplacement. D'ailleurs, si l'homme veut manger sa racine, il lui faudra lui aussi des outils ou une certaine force physique pour la dégager car elle est solidement enracinée. La Bardane veut bien aider l'homme mais avant cela, il lui faudra d'abord traverser la sphère de sa volonté. La Bardane est hautement dépurative, elle est une bénédiction de la Mère du Monde. Comme elle, elle prend soin, protège, elle enlève les déchets qui entravent la juste fluidité de l'eau en l'homme, c'est-à-dire son sang, les recycle, les évacue, les transforme. Purifié, il pourra agir concrètement. La Bardane est gouvernée par la planète Mars, liée à l'activité, à la capacité de vouloir, de réaliser.

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Symbolisme celte :


D'après L'Oracle druidique des plantes, Comment travailler avec la flore magique de la tradition druidique de Philip et Stephanie Carr-Gomm, (édition originale 1994, traduction française 2006), les mots clefs associés à la plante sont :


En "position droite : Récolte - Purification - Attachement

position inversée : L'exclu - Bouc émissaire - Blâme.


La bardane est un chardon bisannuel qui pousse dans la plupart de l'Europe, de l'Amérique du Nord et d'Asie. Atteignant une hauteur de 120 cm, elle a de grandes feuilles à peu près ovales et des fleurs pourpres qui s'ouvrent entre juillet et septembre. Sa caractéristique distinctive est son capitule - tête épineuse apparaissant une fois que la plante a fleuri. Les capitules, miracle de design naturel, ont inspiré l'inventeur suisse Georges de Mestral, qui a copié leurs crochets et boucles minuscules pour créer le velcro.

La carte montre la grande bardane (Arctium lappa) entre les deux fêtes druidiques, Lugnasad, le 1er août, marquant le début de la saison des récoltes, et Alban Elfed, l'équinoxe d'automne du 21 à 22 septembre, en marquant la fin. A côté d'elle pousse une dent-de-lion, plante possédant de nombreuses propriétés similaires à celles de la bardane. Jadis, on combinait les deux pour une boisson gazeuse et un vin fort. La dent-de-lion était utilisée par les Médecins de Myddfai et les druides anciens en tant qu'aliment et que remède.


Sens en position droite. Si vous avez choisi cette carte, vous devez envisager de vous libérer d'une influence ou d'une habitude obsolète, devenue carrément néfaste. Traitez-la comme une récolte et séparez le grain de l'ivraie. Admettez que même les expériences les plus négatives offrent des leçons précieuses, et voyez si vous pouvez intégrer celles-ci afin d'avancer vers une nouvelle phase de la vie.

La bardane se propage facilement, car ses capitules s'attachent aux poils des animaux de passage et sont ainsi portés très loin. La simplicité de ce mode de propagation offre une image parfaite de la manière dont nous arrivons parfois, sans vraiment faire des efforts, dans un nouveau domaine de la vie. S'il s'agit d'un phénomène inconscient, des difficultés risquent de se produire. Si nous nous attachons consciemment, mais sans insister lourdement, aux idées, au projets et aux gens auxquels nous faisons confiance, nous pouvons accomplir davantage de choses que si nous restons isolés.


Sens en position inversée Choisir cette carte inversée signifie qu'un bouc émissaire apparaît dans votre vie. Il se peut que vous soyez injustement blâmé pour un problème particulier, ou que vous deveniez le bouc émissaire dans votre famille ou dans votre environnement professionnel. La carte peut aussi signifier que vous êtes tombé dans le piège de placer tout le blâme pour une situation sur une personne ou un groupe. Quoiqu'il en soit, l'important est de réaliser la présence de ce processus et de faire le nécessaire pour y mettre fin. Bien que ce soit une réaction humaine naturelle, blâmer autrui offre rarement plus qu'une satisfaction temporaire. Une approche différente est nécessaire pour vraiment régler le problème. La discussion, la médiation et la contemplation peuvent s'avérer utiles. Jeter rituellement des capitules de bardane dans le feu peut aussi aider sur le plan psychologique et magique."

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La patte de l'ours

Le nom scientifique de la grande bardane est Arctium lappa, Arctium du grec arktos, l'ours et lappa, saisir. Il est aussi possible que lappa vienne du celte llap, main. Quelle que soit l'origine de son nom, quand vos vêtements rencontrent les capitules d'une bardane, vous vous en débarrasserez aussi difficilement que de l'étreinte d'une patte d'ours.

Ces capitules très tenaces ont été utilisés pendant des siècles lors de la fête de Burryman de la ville du South Queensferry, dans le Lothian occidental (Écosse). Début août, à Lugnasad, un homme est vêtu d'une tenue spéciale et d'une cagoule, recouvertes de milliers de capitules de bardane, munies seulement de minuscules trous pour les yeux et d'un trou à travers lequel il peut boire avec une paille les offrandes de whisky. Toute la journée, ce personnage terrifiant pareil à un ours est promené dans la ville, bras tendus, soutenu par deux bâtons. Vestige d'un rite de fertilité païen, la marche du Burryman est censée conférer chance à la ville, puisque tous les esprits néfastes adhéreront à ces capitules et seront emportés.

La bardane pousse en Grande-Bretagne depuis des milliers d'années et a longtemps été utilisée comme nourriture et comme herbe médicinale. Sa racine dépasse d'ordinaire les 30 cm et peut être consommée crue ou cuite. Les racines et les feuilles offrent l'un des toniques sanguins végétaux les plus puissants et fiables. De même que la dent-de-lion, la bardane est efficace pour le traitement des affections dermiques, acné, eczéma et psoriasis. Antibiotique, elle régularise le système hormonal, est une source précieuse de vitamines B, stimule les systèmes lymphatique et immunitaire, élimine les toxines et aide à prévenir le cancer. Juste comme le Burryman parcourt la ville en la débarrassant des énergies toxiques, la bardane parcourt le corps en accomplissant la même fonction.

Les druides modernes utilisent la bardane et la dent-de-lion en infusion, cordial ou vin pendant la saison de la récolte, entre les deux fêtes de Lugnasad et Alban Elfed - afin de se purifier et de fortifier leur système immunitaire en préparation à l'hiver."

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Florence Laporte, auteure de Les Plantes des Druides, symbolisme, pouvoirs magiques et recettes de la traditions celtiques (Rustica éditions, 2017 ; réédité sous le titre La Magie des Druides, secrets et symbolique des plantes sacrées, Rustica éditions, 2018) nous propose la somme de ses recherches sur la Bardane :


Très prisée au Moyen Âge, la grande bardane aurait guéri le Roi Henri III de la petite vérole. Utilisée en Inde, en Chine, par les Celtes et par les Amérindiens, cette plante refait surface dans le monde moderne, puisque les études scientifiques actuelles viennent prouver son efficacité dans bien des domaines de la santé.


Dans la tradition celtique : Considérée aujourd'hui comme une plante invasive, la Bardane était très estimée par les Celtes qui l'utilisaient à la fois comme médication et comme nourriture car ses racines sont comestibles. Les Druides utilisaient la Bardane, en association avec le Pissenlit, pendant la période de fin d'été et d'automne, pour se purifier, se nettoyer et fortifier leur système immunitaire avant l'hiver.

Chez les Celtes, le pouvoir purificateur de la Bardane n'est pas limité au plan physique. Symboliquement, les fruits de la bardane, sur lesquels tout vient s'accrocher, permettent de se débarrasser des choses négatives qui seront retenues et emportées avec la plante.

Symbole de vivacité et de ténacité, la Bardane était utilisée pour la protection. En fumigation, elle servait à purifier les lieux d'habitation. On l'utilisait dans les amulettes de protection et les sachets pour conjurer toutes sortes d'influences négatives. Elle a la propriété de développer la conscience.


Potins de la Bardane : Ses fruits servaient à teindre en jaune et on faisait bouillir ses racines pour blanchir le linge. Sa racine servait à préparer un succédané de café. Le fruit de la Bardane est à l'origine du Velcro. On dit que les Anciens se servaient des feuilles de cette plante comme masques, pour monter sur les théâtres ambulants, d'où son nom populaire personata qui désignerait différentes espèces de Bardane.


[...] Au jardin : C'est une plante résistante, excellente compagne pour les autres végétaux. La Bardane est très riche en chaux, magnésie et potasse entre autres. Vous pouvez cueillir des feuilles de bardane et les laisser sécher avant de les déposer en paillage autour des pieds de pommes de terre pour limiter les attaques de mildiou. La Bardane aurait la capacité de concentrer les ions de cuivre et serait alors un excellent fongicide.

Purin de Bardane : Très efficace contre le mildiou de la pomme de terre ! Il permet également de restructurer le sol et de donner de l'énergie aux plantes qui manquent de tonus.

[Recette] : Hachez 100g de bardane. On peut utiliser la plante entière, y compris les racines, mais de préférence avant la floraison. Versez dans 1 litre d'eau froide et laissez macérer environ une semaine (vous constaterez une odeur désagréable, c'est normal). Remuez cette préparation tous les jours jusqu'à l'obtention du purin. Filtrez avant l'utilisation.

  • Mildiou de la pomme de terre ou de la tomate : pulvérisez avec l'extrait dilué à 5%, c'est-à-dire 5 cl d'extrait mélangé à 1 litre d'eau.

  • Plantes chétives ou pour enrichir le sol en potasse et tonifier les plantes : pulvérisez avec de l'extrait dilué à 20%, c'est-à-dire 20 cl d'extrait mélangé à 1 litre d'eau.

  • Comme activateur de compost : ajoutez des couches de bardane hachée.

Croyances : Pour ne pas faire de cauchemars, il suffirait de caresser la racine de bardane avant de se coucher.


Risques de confusion : éventuellement avec la rhubarbe.


Précautions à prendre : L'ingestion des graines peut causer une irritation du tube digestif chez les animaux, mais le risque est peu élevé car ils évitent cette plante.


Loi des signatures : Enfants, nous nous sommes tous amusés à nous lancer les fruits de la bardane qui restaient accrochés à nos vêtements. Ce n'est pas par hasard si elle a inspiré le Velcro ! Peut-être nous montre-t-elle ainsi sa capacité à retenir les choses et à nous débarrasser des toxines, des bactéries et des énergies négatives ?


Propriétés médicinales : Cette plante à fort pouvoir dépuratif aide à éliminer les déchets de l'organisme.

Contre-indications : Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, voyez avec votre médecin si vous pouvez utiliser la bardane sans risque. Elle est déconseillée aux personnes qui ont des calculs urinaires.

Parties utilisées : Racines et feuilles. L'automne est la meilleure période pour récolter les racines que vous pouvez utiliser fraîches ou séchées (moins efficace).

Usage externe : Des travaux du début du siècle confirment l'efficacité de la bardane pour soigner la goutte, les rhumatismes, l'arthritisme et les affections cutanées causées par les toxines du sang ou des réactions allergiques. C'est une plante hypoglycémiante, à prendre en décoction contre le diabète, à raison de 60 g par litre d'eau.

Infusion : 50 à 60 g de raine fraîche pour 1 litre d'eau, 4 à 5 tasses par jour.

Tisane dépurative et contre les maladies de peau : Mélangez deux parts de racines de bardane à une part de racine de parelle. Dans 25 cl d'eau froide, ajoutez une cuillerée à soupe de ce mélange et portez le tout à ébullition. Maintenez à petits bouillons 5 minutes, puis couvrez et laissez infuser pendant 10 minutes. Filtrez et buvez 3 tasses dans la journée.

Usage externe : On recommande la bardane sur les furoncles, les dartres, l'acné, les eczémas rebelles, les herpès, les dermatoses et toutes les maladies de peau (plante fraîche broyée, racines ou feuilles). Contre les rhumatismes et l'arthritisme, faites des cataplasmes chauds de feuilles de bardane écrasées ou bien versez quelques gouttes d'huile essentielle dans le bain. Les feuilles étaient recommandées contre les morsures de vipère.

Décoction concentrée : 200 g de racines fraîches dans 1 litre d'eau. Faites bouillir 15 minutes. A utiliser en compresses pour l'acné, associée à la tisane dépurative de bardane.

Baume : écrasez des feuilles fraîches dans un mortier. Mettez à macérer pendant 24 heures dans de l'huile d'olive dans un bocal clos. Filtrez et utilisez tel quel. A conserver seulement quelques jours.

Lotion : 30 g de bardane fraîche pour 1 litre d'eau et quelques cuillerées à soupe d'alcool à 90°. Pour la calvitie, en friction du cuir chevelu, matin et soir.

Élixir floral : L'élixir floral de bardane aide à l'intégration des nouvelles expériences de vie et des leçons que l'on peut en tirer. Il accélère le processus d'élimination. Il permet de nettoyer nos plans de conscience et de purifier nos énergies. Il vient poser de la douceur sur nos émotions négatives, apporte repos et paix intérieure. Le nettoyage qu'il permet de faire nous rend plus réceptif, l'esprit plus vif et plus ouvert.

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Dans L'Oracle des Simples, savoir ancestral des Sorcières de campagne (Éditions Arcana Sacra, 2019), Siolo Thompson présente ainsi la Bardane :


Mot-clef : Ténacité.


Cette plante à grandes feuilles est originaire des régions tempérées de l'ancien monde, mais elle est maintenant naturalisée partout. Les fleurs violettes sont groupées en amas et apparaissent au milieu de l'été ; on trouve les fleurs à l'extrémité de petites boules couvertes de piquants qui peuvent vous rappeler les chardons. Ces petites boules, les teignes, s'accrochent souvent facilement aux vêtements et à la fourrure des animaux, ce qui explique en partie pourquoi l'indication oraculaire associée à cette plante est Ténacité. Les racines de cette plante sont tout à fait comestibles, et souvent consommées, surtout en Asie. Les racines et les tiges des jeunes plantes peuvent être préparées pour la consommation en les frottant et en les pelant pour en ôter l'amertume. Puis, faites bouillir pendant 20 minutes, ou jusqu'à ce qu'elles soient tendres, assaisonnez et dégustez. On peut aussi récolter au printemps les tiges des fleurs immatures ; leur goût ressemble à celui de l'artichaut.

Les feuilles de la grande bardane servant de nourriture aux chenilles et à d'autres insectes. On se sert de racine de bardane séchée en médecine populaire et comme ingrédient dans des produits de beauté et de bain. Les graines et les feuilles sont utilisées en médecine traditionnelle chinoise, en particulier pour les problèmes de peau, et pour soigner la toux et le rhume. Cette grande plante a des racines profondes qui vont de brun-vert à presque noir. Ses grandes feuilles ondulées en forme de cœur sont vertes sur le dessus et blanchâtres sur le dessous, ce qui rend l'identification facile.


Propriétés oraculaires :

Ténacité est l'indication oraculaire associée à la bardane, à la fois à cause des teignes qui s'accrochent farouchement à tout, et parce que cette plante prospère souvent dans les terrains les plus difficiles. Certaines situations exigent qu'on accepte et qu'on lâche prise, mais il y a aussi des moments où vous devez continuer de tenir bon ; où les qualités de persévérance, de détermination et d'obstination vous vaudront à la fin les plus belles récompenses. Votre voyage ne sera pas toujours facile. Parfois, vous aurez le sentiment d'être submergé, mal aimé et invisible. Prenez ces moments difficiles un pas à la fois, accrochez-vous aux choses que vous savez être vraies et précieuses et vous finirez par prospérer.

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Selon le site Remèdes de Grand-mère, consultée le 14 avril 2020 :


Les Celtes étaient un peuple rural par choix, préférant vivre proches de la nature en raison de leur amour de la terre et parce qu'ils se considéraient eux-mêmes être les gardiens de la Terre Mère. Les druides étaient les gardiens spirituels des celtes et faisaient en sorte que chaque citoyen celtique mène un style de vie holistique sain. L'exercice couplé à une bonne alimentation étaient les fondements d'une spiritualité saine, reflétée dans de nombreux festivals celtiques. Les Celtes pratiquaient l'animisme, une croyance religieuse où toute chose avait un esprit : l'eau, les arbres, les rochers, la terre elle-même. C'est pour cette raison qu'ils prenaient soin de la nature en particulier, de peur d'affliger un esprit.


Bardane :

Considérée comme une mauvaise herbe envahissante par de nombreux jardiniers, la bardane a été tenue en haute estime par les Celtes qui l'ont utilisée comme médicament et aliment, ses racines étant consommées cuites ou crus comme légume. Contrairement aux jardiniers d'aujourd'hui, les Celtes ne considéraient aucune plante comme mauvaise herbe et avaient compris que chaque plante avait ses valeurs et ses vertus.

La bardane s'est trouvée être une excellente herbe de détoxification en raison de sa capacité à stimuler l'organisme à éliminer les toxines. Elle active tous les systèmes, les poumons, le foie, les reins, les glandes excrétrices sudoripares et les systèmes lymphatique et urinaire pour expurger les toxines et l'excès de liquide et ainsi les déboucher et les détoxifier.

Les druides chamans peuvent avoir donné de la racine de bardane aux adolescents pubescent souffrant d'acné, comme il a été démontré que la bardane améliore cette condition ainsi que l'eczéma et le psoriasis et contribue également à réguler le système hormonal en raison de ses teneurs en stérols végétaux, qui ont aussi de puissantes propriétés hypocholestérolémiantes.

La bardane aurait également été donnée aux personnes âgées souffrant d'arthrite, de la sciatique ou de la goutte. Elle est très alcaline et anti-inflammatoire et est utilisé par les herboristes d'aujourd'hui pour traiter ces conditions. On comprend mieux pourquoi elle aurait été l'une des principales plantes utilisées par la médecine celte.

La bardane pousse un peu partout en raison de sa résilience, mais préfère les sols à forte teneur en argile. On en trouve beaucoup près de la lagune sud à Sandymount Strand dans la région de Clontarf Road de Dublin. Elle est très facile à utiliser comme détoxifiant, tout simplement en faisant un thé de ses racines qu'il vaut mieux récolter en juillet quand elles sont à l'apogée de leur valeur médicinale.

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Littérature :