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  • Anne

La Bourrache



Étymologie :

  • BOURRACHE, subst. fém.

Étymol. ET HIST. − 1256 rouchi bourrace [c + e = tš, cf. Gossen, § 38] (Aldebrandin de Sienne, Regime du corps, éd. Landouzy et Pépin, Paris, 1911, p. 46) ; 1256 bourrache (Id., ibid., p. 164, variante). Empr. au lat. médiév. borago, borrago attesté dep. le xie s. (Constantinus Africanus, Grad., p. 348, 11 dans Mittellat. W. s.v., 1538, 2) ; le lat. est prob. empr. à l'ar. abûaraq « père de la sueur » nom donné à cette plante pour ses vertus sudorifiques, devenu būaráq par altération pop. D'apr. Arveiller dans Z. rom. Philol., t. 85, pp. 110-113, la forme bourrache est caractéristique des parlers du Nord (où elle est d'abord relevée sous la graphie bourrace) où elle représente une adaptation du lat. borrago, -age y étant rendu par -ache par confusion habituelle des sourdes et des sonores corresp. (v. Gossen, op. cit. et A. Thomas dans sa préf. à l'éd. citée du Regime du corps, p. LXXV).


Lire aussi la définition du nom pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Borago officinalis ; Bourse à berger ; Boursette ; Fleur-étoile ; Herbe-à-concombre ; Langue de vache ; Pain des abeilles ; Pinson des jardins ; Stellaire.

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Botanique :


Dans Petit Grimoire : Plantes sorcières, Les Sortilèges (Éditions « Au bord des continents... » , mars 2019, sélection de textes extraits de Secrets des plantes sorcières) Richard Ely présente ainsi la Bourrache :

La bourrache a le poil rude, piquant. Toute la plante en étant pourvue, elle se reconnaît presque rien qu'au toucher. C'est une herbe haute de vingt à soixante centimètres, aux tiges épaisses et cylindriques. Cette Boraginacée fleurit aux alentours d'avril en de belles cymes courbées et nous offre alors le spectacle de ses délicieuses fleurs bleues en étoile dont les anthères forment un cône central, donnant au tout son caractère hautement reconnaissable.

Délicieuses, les fleurs sont non seulement appréciées des abeilles, mais également dans nos cuisines où elles agrémentent omelettes, salades et desserts. Elles servent aussi culinairement aux sauces et surtout aux potages. Quant aux feuilles, d'un vert plutôt mat, elles sont épaisses, ridées, longuement pétiolées à la base, embrassantes pour les supérieures. La bourrache apprécie le soleil, dans des lieux dégagés, au bord des chemins, dans les terrains vagues. Elle est très présente dans les jardins pour ses qualités décoratives et gourmandes.


Adoucissante, émolliente, expectorante, réputée sudorifique, la plante a toujours eu sa place dans la pharmacopée traditionnelle et, de nos jours, l'huile obtenue à partir de ses graines se révèle douce pour la peau.



















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Spagyrie :


Voici la fiche proposée par Viviane Le Moullec dans Élixirs floraux de Viviane à faire soi-même (Éditions du Dauphin, 1997, 2020) :


Mot clef : Une aide sereine pour vous souvenir des étoiles


Qui est la Bourrache ? La Bourrache (environ 60 cm de haut) a de grosses feuilles poilues où se nichent de magnifiques fleurs bleues.


Avec quoi réaliser votre élixir ? Utilisez les fleurs de préférence pour préparer votre élixir. Les feuilles peuvent aussi servir.


Utilisation traditionnelle : On emploie l'huile de Bourrache extraite de la graine pour rajeunir la peau, ses fleurs et ses feuilles pour soigner les maux de gorge. A la cuisine, macérées dans du vinaigre, fleurs et feuilles deviennent un condiment.


Aide alchimique : La bourrache vous évite de vous attacher ou de vos laisser emprisonner par un endroit. Elle rappelle à chacun, qu'ile st fondamentalement un esprit libre, pas prisonnier de la Terre ou de toute autre planète et que le Grand Espace entre les étoiles est sien... s'il en a le courage : tout le monde n'a pas envie de voler aussi haut que Jonathan le Goéland.

La Bourrache aide à se débarrasser de cette idée néfaste qui consiste à penser que la décrépitude est une étape nécessaire.

Si l'usure est acceptable, la décrépitude, qui fait du vieillissement un châtiment, ne l'est pas. La Bourrache aide à éviter de superposer des pensées dégradantes à un cycle naturel. Elle fait comprendre la différence entre une étape naturelle et propre et le pourrissement dû à des pensées et à des actes néfastes.

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Symbolisme :


Dans le calendrier républicain, la Bourrache était le nom attribué au 23e jour du mois de floréal.

Le Dictionnaire Larousse en 2 volumes (1922) propose des pistes pour comprendre le langage emblématique des fleurs :

Nom Signification Couleur Langage emblématique

Bourrache Constance du cœur Bleue et rouge Aimée depuis longtemps

Selon Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani :


Cette plante annuelle, à grandes fleurs bleues, qui pousse sur les décombres, dans les endroits incultes ou dans les jardins et les champs de la Méditerranée, rend joyeux les mélancoliques (à rapprocher peut-être de ses vertus sudorifiques, les mauvaises pensées s'évacuant avec la transpiration) ; mais qu'une jeune fille la touche et "elle se battra prochainement avec une autre fille au sujet de son amoureux" (Drôme). Dans la Vienne, à une jeune fille qui n'aime pas cette plante, on promet un mari poitrinaire. ajoutons qu'elle pourra toujours lui administrer de la bourrache qui, au XVIIIe siècle, passait pour un remède très puissant contre la toux.

Ses fleurs étaient également réputées pour rendre courageux et audacieux : "Portez-en à votre boutonnière si vous allez discuter avec un voisin hostile, ou si vous allez défendre votre point de vue devant les autorités. Ayez de la bourrache fraîche sur vous chaque fois que vous prenez des risques : traversée d'une région mal famée ; descente d'une rivière dangereuse ; escalade difficile, etc."

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Roger Tanguy-Derrien, auteur de Rudolph Steiner et Edward Bach sur les traces du savoir druidique... (L'Alpha L'Oméga Éditions, 1998) s'inspire du savoir ancestral pour "récapituler de la manière la plus musclée les informations sur les élixirs" :


Les Anciens disaient que cette plante soulage le cœur et enfante la gaieté. Borago serait une altération des mots latins cor et ago qui signifient : je stimule le cœur. Les Anciens allaient jusqu'à prétendre que cette plante donnait une telle euphorie que si tous les membres de ta famille, ainsi que tes amis mourraient devant toi, tu ne pourrais t'attrister ni verser de pleurs sur eux. De nos jours, cet élixir de Bourrache passe pour surmonter le chagrin, la tristesse, la mélancolie, le sort contraire, les défis de la vie, la dépression le découragement face aux épreuves et aux dangers.

Pour mieux comprendre les processus internes de cette plante qui apportent à l'homme une âme vaillante, commençons par examiner ce spécimen de la famille des Borraginées.

Tout de suite, on remarque les cinq pétales en forme d'étoile azurée de la fleur. Des forces martiennes se cachent derrière ce pentagramme. Avec un tel élixir, la psyché est soutenue d'office contre toute défaillance éventuelle.

Sa structure florale nous apparaît déjà un peu particulière. La tige se déroule un peu comme les crosses d'une fougère. Cette tendance aux spirales est propre selon Rudolph Steiner aux mouvements des forces astrales (ces forces qui régissent l'âme humaine). En effet, on retrouve ces spirales dans la sphère animale telle que les coquillages, la trompe hélicoïdale de l'insecte, le limaçon de l'oreille chez l'homme. Puis cette animalité se confirme par la forme prise par les grosses étamines de couleur brun noir rassemblées en bec d'oiseau. Ainsi cette complexité de l'image offerte par la plante suggère que nous dépassons ici le plan végétal qui ne connaît que deux éléments : l'eau et la terre.

La terre dont se nourrit la Bourrache n'est pas spécialement ordinaire. Si l'homme veut la cultiver, il doit lui ajouter une quantité de fumure. Mais retrouvons la dans son milieu préféré. Sa préférence va pour le terrain humide et sableux comme on en trouve au bord de l'Océan Atlantique par exemple. Pourquoi le terrain sableux ? Car elle raffole d'acide silicique qu'elle transforme sans peine en lumière végétale. On devine déjà l'euphorie de la plante derrière cette substance. Elle aime aussi l'humidité car grâce à son mucilage, elle absorbe beaucoup d'eau jusqu'à devenir plastique, colloïdale, à mi-chemin entre le solide et le liquide. Outre la silice et les mucilages, elle dispose encore de nitrate de potassium qui lui permet de se débarrasser de l'eau à volonté, sans aucune contrainte. Ainsi, elle joue avec les éléments et utilise à son gré, telle ou telle possibilité de telle sorte qu'elle dispose d'une complète indépendance sur les conditions climatiques. Même dans les périodes de sécheresse intense, son feuillage reste vigoureux et plein de sève. On comprend maintenant comment elle empêche le cœur de l'homme acculé par le sort contraire de se dessécher comme une vieille pomme et de se fermer à jamais à la vie.

Pour protéger l'âme humaine au maximum, la Bourrache contient encore de la saponine et du tanin. Le tanin pour cicatriser d'éventuelles plaies internes, de la saponine pour dissoudre les liquides organiques aqueux qui se forment souvent autour du poumon, du foie, de la vésicule biliaire, du cœur, des articulations, sous le derme, autour des reins. L'élixir de Bourrache est donc conseillé contre la pleurésie, la péritonite, la péricardite, la rougeole, le rhumatisme, la goutte, l'œdème, la rétention d'eau, le mauvais teint, les engorgements des membranes cellulaires, des séreuses et des tissus. Rien ne résiste à la saponine, pas même les substances camphrées et autres toxines cellulaires.

Nous avons lu les avantages que présente une plante riche en potassium. Nous avons lu son impact sur les glandes surrénales. Ici la plante apporte à l'homme du nitrate de potassium, quelque chose de plus subtil encore que le potassium seul. Ce sel mixte cible mieux ses directives non seulement sur les liquides corporels en général, mais aussi sur l'adrénaline qui est de nature martienne et qui permet une meilleure résistance des trois corps de l'être humain devant les agressions répétées du destin.

Enfin, nous terminerons par trois particularités de la plante : son système pileux, la façon obstinée qu'ont les fleurs à baisser la tête, et leur changement de couleur en cours de floraison. Ce système pileux lui permet de cibler mieux que les autres plantes son impact sur l'Homme Périphérique. Ici nous faisons allusion à l'épiderme parsemé de poils, au système capillaire qui est périphérique vis-à-vis des systèmes artériels et veineux, sans oublier les phanères (ongles, poils, cornée), le cuir chevelu et la plante des pieds (deux parties du corps qui se dessèchent facilement). L'élixir de Bourrache est conseillé pour une défectuosité à tous ces niveaux, y compris les poumons qui sont, comme tout le monde le sait, tapissés par de nombreux poils tactiles. Il protège ainsi contre les sensibilités climatiques, les allergies, la toux, la bronchite, le catarrhe.

La fleur de pâquerette tend dignement sa corolle vers le ciel. La fleur de Bourrache baisse la tête vers le sol. Cette dernière attitude peut être interprétée comme un signe d'humilité et de soumission. Pour le botaniste averti, les forces vitales de la plante se retournent assez facilement vers les forces de la pesanteur. Dans l'inflammation des veines, le sang vicié, riche en gaz carbonique menace de succomber à la pesanteur et en même temps à la coagulation qui conduit un jour ou l'autre au durcissement (voire à la thrombose). L'élixir de Bourrache combat tous ces dangers.

La fleur de Bourrache passe du rose au bleu. Ce passage indique qu'au cours de sa croissance, elle passe aussi de l'acidité à l'alcalinité. Cette performance est due à ces anthocyanes, un colorant spécial du monde des plantes qu'apprécie particulièrement l'Homme-Périphérique. Pour tout dire, ce tour de passe-passe est le résultat combiné de tous les ingrédients contenus dans la Bourrache. Ici, on conseillera son élixir pour les problèmes de capillaires, de micro-circulation, de couperose, de collagénose, d'esthétique plastique de la peau, de goutte, de ménopause, de dégénérescence, de vieillesse, de tous glissements, de toutes pertes de forme, de tous déplacements.


Mots-clés : burra d'où est tiré le nom de bourrache, en latin signifie étoffe grossière. Pensez donc à la peau derme qui en vieillissant devient une étoffe grossière, desséchée. Pensez à ces petits sacs que fore la plante desquels émerge la fleur et associez cette image aux séreuses (signifie petit lait en grec) qui tapissent tout l'organisme humain et spécialement les trois principaux organes que sont le cœur, le foie et les poumons. Ces petits sacs contiennent une résine qui s'avère être une véritable jouvence.

Pensez à l'élixir de Bourrache qui rallume des milliers de petits moteurs qui tombent en panne au fur et à mesure que nous vieillissons. Pensez à Chimène (l'âme) qui demande à Rodrigue (l'esprit) : « As-tu du cœur ? ». Sous-entendu devant les événements qui t'attendent ! Et revenons pour finir sur le pho d'euphorie, derrière lequel nous ressentons les forces lumineuses de la silice.

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Dans L'Oracle des Simples, savoir ancestral des Sorcières de campagne (Éditions Arcana Sacra, 2019), Siolo Thompson présente ainsi la Bourrache :


Mot-clef : Courage.


La bourrache est une plante annuelle commune de la famille des Boraginaceae. Souvent appelée en anglais starflower (fleur étoile) à cause de ses fleurs, qui ont 5 pétales en pointe ; elles sont en général bleues, quoiqu'il en existe des variétés roses et blanches. C'est une plante prolifique qui a une longue saison de floraison. Dans les climats tempérés, on peut trouver des fleurs de bourrache de juin à septembre. Dans certains climats plus cléments, la bourrache fleurit toute l'année.

La bourrache est depuis longtemps utilisée en cuisine et en médecine, et on s'en sert comme graine oléagineuse, légume frais, plante séchée et en garniture. La feuille de bourrache a un goût agréable qui rappelle le concombre et on en met dans les salades, les soupes et les conserves. Elle contient cependant des alcaloïdes dont on croit qu'ils peuvent endommager le foie ; faites donc des recherches plus approfondies avant d'en consommer ! La fleur, qui est comestible, est surtout utilisée comme garniture pour des desserts et des cocktails et c'est la garniture d'origine du cocktail Pimm's cup. La fleur de bourrache est aussi l'une des plantes fréquemment utilisée pour faire du gin. On peut aussi la confire ou l'ajouter à des gelées. La légère saveur de concombre de la bourrache en fait une garniture parfaite pour les plats de poisson, en particulier pour le saumon. Le sirop de bourrache est facile à faire, et il constitue une merveilleuse addition aux cocktails, aux eaux gazeuses et aux jus de fruit. Pour faire un sirop de bourrache, mélangez une tasse d'eau et une tasse de sucre en poudre. Mélangez à feu doux, jusqu'à ce que le sucre se soit dissous. Ajoutez une tasse de feuilles et de fleurs de bourrache lavées. Faites cuire le sirop à feu doux pendant 15 minutes, puis retirez-le du feu, couvrez, et laissez reposer pendant une heure. Filtrez au chinois, mettez en bouteille et réfrigérez. Essayez ce sirop sur de la glace avec de l'eau gazeuse ou dans un cocktail très simple : 2 parties de gin et 1 partie de sirop, mélangé au shaker avec de la glace et du citron. ou bien sûr, dans un classique, le Pimm's cup.

On dit que boire de l'infusion de bourrache augmente les pouvoirs psychiques et soulage les symptômes de la dépression. Beaucoup des herboristes les plus célèbres de l'histoire l'ont considérée comme un excellent antidépressif en raison du sentiment d'exaltation qu'elle induit. Mettez ses fleurs fraîches sur un autel pour apporter chance et pouvoir à vos sorts. Parsemez votre lieu de travail de feuilles séchées écrasées pour l'inspiration et le développement de vos affaires. En raison de sa connexion à Jupiter, cette plante est associée au Pape dans le tarot.


Propriétés oraculaires : Le courage est l'indication oraculaire qui correspond le mieux à la bourrache. Elle est légendaire pour ses propriétés exaltantes et revigorantes. Les guerriers celtes buvaient du vin aromatisé à la bourrache pour se donner du courage à la bataille, et les soldats romains mangeaient des feuilles et des fleurs de bourrache avant d'aller se battre. Les chevaliers médiévaux portaient des foulards bordés de motifs floraux de bourrache pour la même raison. Pour un charme de courage, mettez une fleur de bourrache dans votre poche avant toute situation stressante, ou buvez une tasse de thé ou un verre de vin aromatisé aux feuilles de bourrache.

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Dans Petit Grimoire : Plantes sorcières, Les Sortilèges (Éditions « Au bord des continents... » , mars 2019, sélection de textes extraits de Secrets des plantes sorcières) Richard Ely précise les qualités magiques de la bourrache :


Que du bonheur ! Si la bourrache passait au Moyen Âge pour un remède contre la toux, c'est contre une tout autre chose qu'elle se révèle magiquement efficace. car la bourrache est porteuse de bonheur ! Eh oui, cette plante et tout particulièrement ses fleurs rendent heureux. Et pas seulement grâce à la belle couleur bleue de ses pétales qui égayent les jardins de sorcière ou les talus incultes. Non, elle rend heureux de plusieurs façons bien différentes que nous allons vous exposer ici. Déjà les légionnaires romains la connaissaient bien pour la boire mêlée dans du vin avant les batailles décisives. Ils partaient alors le cœur léger vers la guerre, les rendant par-là plus valeureux, du moins plus attentifs aux ordres de leurs centurions, sans que la peur vienne troubler leur obéissance légendaire. Toute sorcière qui se respecte connaît d'ailleurs le secret du vin de bourrache pour redonner de la joie dans les foyers embrumés par la colère ou la tristesse.

Qui dit bonheur dit bisous, câlins et autres caresses qui font trouver si belle la vie aux cœurs amoureux bercés d'une joie sans fin tant que leur partenaire partage leur existence. Mais attention, ne cueillez pas vous-même la bourrache ! Confiez la tâche à une sorcière de votre connaissance, car une jeune femme qui le toucherait se disputerait sans aucun doute avec celle qui secrètement ou non s'est amourachée du même homme. Notez donc l'utilisation des fleurs et feuilles de bourrache dans les potions aphrodisiaques qui provoquent des rires de toutes sortes. Si un rameau de la plante porté à la boutonnière rend plus hardi l'homme qui fait sa demande, c'est cette même hardiesse qui accompagnera celui qui doit faire face à un puissant, réussir une entreprise délicate, passer un examen ou franchir un obstacle de la vie avec succès. Un brin de bourrache sur soi, et le tour est joué ! Voilà de quoi porter fièrement un large sourire et faire pétiller les yeux de bonheur lorsque, grâce à l'assurance donnée par la bourrache, vous remporterez le défi fixé haut la main.


Vin euphorisant : Cueillez cent grammes de fleurs entières bien fraîches, passez-les sous l'eau. Dans un litre de vin blanc sec, laissez tomber délicatement les fleurs en disant « Petite bourrache, grand bonheur ! » par trois fois. Ajoutez cent grammes de sucre.Fermez le récipient et abandonnez-le dans un endroit sec pendant trois fois treize heures. Au bout de ce temps, filtrez et serez cet élixir de bonheur à vos convives.

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Maïa Toll,