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  • Anne

L'Édelweiss


Étymologie :

  • E()DELWEISS,(EDELWEISS, ÉDELWEISS), subst. masc.

Étymol. et Hist. 1861 (R. des deux mondes ds Quem. Fichier). Empr. à l'all. Edelweiss, de même sens, dep. 1785 en Autriche ds Kluge 20 et Paul-Betz.


Lire aussi la définition du nom pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Leontopodium alpinum ; Étoile d'argent ; Étoile des glaciers ; Étoile des neiges ; Lion des Alpes ; Patte de lion ; Petit Lion des neiges ; Reine des glaciers.

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Botanique :


Lire le dossier proposé par http://www.futura-sciences.com/












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Bienfaits et vertus :


D'après l'émission Edelweiss : l'étoile-d'argent domestiquée du 22 août 2006 sur la chaîne suisse RTS ,


"Là-haut sur la montagne, il y avait une plante alpine, rare et solitaire, une fleur chère au cœur des Suisses. Le coup d'œil sur cette étoile devait se mériter ! Mais la station de recherches agronomiques Agroscope, à Conthey, a entrepris de domestiquer la sauvageonne. Christoph Carlen raconte comment les ingénieurs agronomes ont procédé : « Le premier pas a été de voir si l'edelweiss se cultive, et mon prédécesseur, Charly Rey, a vu que c'était assez facile. Le deuxième pas a été de sélectionner une variété adaptée aux besoins des firmes suisses. »

Pendant dix ans, la station a planté des spécimens sur des champs expérimentaux situés à des altitudes différentes. Les agronomes ont fini par trouver le cultivar idéal, qui doit avoir des qualités bien particulières pour satisfaire les entreprises. Christoph Carlen : « Les qualités agronomiques recherchées se retrouvent ici : des fleurs plus ou moins à la même hauteur pour une récolte mécanique, une floraison groupée, des fleurs d'une taille similaire d'une hampe florale à l'autre. »

Aujourd'hui, l'edelweiss est cultivé sur 4000 m² par des producteurs réunis en coopérative. Une culture bio. De plus, la fleur requiert une vraie hibernation, car l'edelweiss a besoin de neige pour fleurir. Fin juin, les paysans la récoltent et la sèchent. Christoph Carlen nous explique : « Le but était de diversifier la production en zone de montagne et d'offrir des ressources supplémentaires aux habitants de haute montagne. Nous sommes les premiers en Europe qui avons sorti une variété utilisable pour une production à grande échelle. » Liée par ses contrats avec les firmes cosmétiques, la station agronomique veut préserver les secrets de ses découvertes. La Suisse a quelques années d'avance technologique sur ses concurrents étrangers et entend bien les garder !


Mais quelles vertus ! Un site web canadien vend des plants d'edelweiss. Mais aujourd'hui, la Suisse est encore le seul pays à le cultiver. Il y a actuellement 4'000 m2 de champs d'edelweiss cultivés par cinq familles en Valais. Une culture mieux payée que les autres plantes médicinales, car la récolte se fait à la main, et la plante a un petit rendement. L'edelweiss devait d'abord être acheté par un fabricant bien connu de bonbons, mais ce projet est encore à l'état de recherche. Aujourd'hui, l'edelweiss est utilisé presque exclusivement par des firmes cosmétiques. Les vertus de l'edelweiss sont-elles rêvées ou réelles ? Kurt Hostettmann, expert passionné des plantes alpines, professeur et directeur de l'Institut de pharmacognosie et phytochimie des Universités de Lausanne et Genève, nous fait visiter le Jardin alpin de Leysin pour un cours de rattrapage botanique : « Leontopodium veut dire patte de lion. Il faut dire qu'il existe plus de quarante espèces qui viennent de l'Himalaya et du Tibet. »

Le professeur Hostettmann a publié plusieurs ouvrages renommés sur les plantes alpines. Ce grand fan de l'edelweiss rappelle que la plante était un remède fameux dans le passé : « L'edelweiss était utilisé par la médecine populaire, en Autriche, contre les diarrhées et dans le miel pour lutter contre les affections des voies respiratoires. » « On a trouvé récemment qu'il avait des propriétés anti-inflammatoires assez remarquables. C'est un très bon antioxydant et il contient des capteurs de radicaux libres. Il faut dire que c'est une plante d'altitude et qu'elle est exposée à une radiation ultraviolette importante, on pense que certaines plantes synthétisent des substances pour se défendre. Ces propriétés, on peut sans autre les transmettre pour l'usage humain. » Kurt Hostettmann explique que ce n'est pas la seule plante à avoir ces effets-là : « Beaucoup d'autres plantes alpines ont des capteurs, des antioxydants, mais l'edelweiss en possède un nombre vraiment impressionnant. »


Fabrication des cosmétiques à l'edelweiss : L'edelweiss contient des capteurs de radicaux libres, des particules instables qui provoquent une sorte de rouille de notre organisme quand ils sont trop nombreux, à cause par exemple des rayons ultra-violets du soleil. L'edelweiss, qui vit en haute altitude, a développé un système de défense pour justement se protéger des rayonnements, et ses propriétés pourraient prévenir le vieillissement de la peau. On comprend l'intérêt de l'industrie cosmétique ! L'edelweiss n'est pas livré aux fabricants de cosmétiques sous forme de fleurs. Il arrive à l'état liquide. Les principes actifs des fleurs séchées ont été auparavant extraits dans de l'alcool. Dès son arrivée dans l'entreprise, l'edelweiss liquide est analysé. Philippe Papadimitriou, biochimiste de Hormeta, à Bursins (VD), nous expose son travail : « Nous faisons une analyse organoleptique, aspect, couleurs, odeur, une analyse microbiologique pour les cas où l'analyse du fournisseur ne nous semble pas une garantie suffisante. » L'extrait liquide d'edelweiss est soigneusement pesé, ce jus coûte 160 francs le kilo. Un prix qui se situe dans la moyenne des plantes précieuses.

Philippe Papadimitriou : « L'extrait d'edelweiss est mis à 3%. Vous savez, les phénomènes biologiques ne suivent pas une droite toute simple, si on en rajoute plus, on n'aura pas plus d'effet, car avec 3%, on est déjà au sommet du plateau. A 5%, ça ne changerait quasiment rien. » L'extrait d'edelweiss est ajouté dans la cuve de fabrication aux différents autres ingrédients qui composent la crème : carotène, arômes naturels de plantes, etc. Mais qu'est-ce qui a convaincu le fabricant d'utiliser cette plante particulière ? Jean-François Chaponnier est le directeur de Hormeta. Il nous explique : « On a trouvé que l'edelweiss a des vertus anti-âge, on n'a pas pris seulement cet élément pour son côté suisse, mais surtout pour son efficacité pour la peau. Nous avons beaucoup de succès, ce n'est pas le produit leader, mais il se situe parmi les cinq premières ventes de nos crèmes. »


Si l'extrait de pommes de terre avait eu cet effet, est-ce que la firme l'aurait utilisé ? Jean-François Chaponnier répond : « Je pense que oui, mais je reconnais que ça aurait été moins sexy ! C'est une plante qui est perçue comme une plante typiquement suisse, ça tombe à pic pour ce genre de produit. Mais on l'utilise pour ses vertus et pas seulement pour le côté marketing. » Mêler plantes alpines et label suisse, c'est un argument de vente qui est porteur à l'étranger aussi. Chez Hormeta, 80% de la production part à l'exportation. Et les ventes de cette petite PME de la côte vaudoise ont augmenté de 7%.

Même démarche dans le canton de Bâle, dans une autre firme cosmétique. Weleda fabrique laits et crèmes solaires avec des extraits d'edelweiss. Elena Zavatta est cheffe marketing de Weleda Suisse : « Nous sommes aujourd'hui les seuls en Suisse à utiliser l'edelweiss pour des produits solaires. Nous avons porté notre choix sur l'edelweiss, car ses qualités d'antioxydant et de capteur de radicaux libres s'appliquent très bien dans les produits de protection solaire. Les effets secondaires dus à l'image de la plante sont plaisants, c'est un support facile à communiquer, car l'edelweiss véhicule une image positive. » Elena Zavatta nous dit que ce n'est pas du folklore : « L'edelweiss a été testé sur une assez longue période, et nous avons l'expérience depuis dix ans qu'il est efficace dans la protection contre le rayonnement solaire. Si on prend la plante fraîche, on peut dire qu'il y a l'équivalent d'une plante par tube. Je ne peux pas vous donner davantage d'indication, c'est notre secret de fabrication. »

Nous avons voulu vérifier quel dosage d'extrait d'edelweiss est contenu dans des produits cosmétiques et en avons acheté huit, que l'on peut se procurer en pharmacie ou dans les commerces, crèmes, laits solaires, shampoings et baumes pour les lèvres, pour les faire analyser. Les méthodes des fabricants de cosmétiques rendent la mesure du dosage impossible. Du point de vue du consommateur, cela veut dire qu'on est obligé de se fier aux déclarations des fabricants de cosmétiques. Hormeta nous a confirmé par écrit que sa crème de jour contient bien 3% d'extrait d'edelweiss, les autres marques Weleda et Swiss Nature affirment que leurs produits contiennent au moins 3%."

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Symbolisme :


Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), l'Edelweiss (Leontopodium alpinum) a les caractéristiques suivantes :


Pouvoirs : : Envoûtement ; Invisibilité ; Protection.


Utilisation magique : Voici une « Reine des glaciers » bien controversée. Elle rend, dans certaines conditions, son porteur invisible, cela ne fait aucun doute. Mais uniquement si cette invisibilité momentanée sert à faire le bien (canton du Valais, Suisse) ; uniquement si le sorcier ou la sorcière a définitivement vendu son âme et se sert de son invisibilité pour faire œuvre démoniaque (Tyrol autrichien) ; uniquement si c'est une mère qui utilise cette invisibilité pour punir le meurtrier de son enfant assassiné (Dolomites).

Les sorciers suisses se servent de racines d'Edelweiss pour les cérémonies d'envoûtement. Une ancienne tradition autrichienne veut qu'un Edelweiss entier, déterré un vendredi de pleine lune, et enveloppé dans un linge blanc sur lequel ont marché un âne et un bœuf, rende son porteur invulnérable aussi bien aux balles qu'aux coups portés avec une arme blanche

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Selon Jean-Marie Jeudy, auteur de Les Mots pour dire la Savoie (2006),


« Tout le monde connaît ce nom. L'edelweiss épanouit là-haut. Et parfois plus haut. Avec la gentiane, c'est la fleur la plus représentative des Alpes. C'est la fleur symbolique et son nom est masculin. Quoiqu'on l'entende souvent au féminin. Ce nom est d'origine suisse-allemande. Il vient de edel, signifiant noble, et de weiss signifiant blanc. Il remonterait aux années 1780, il fut adopté dans les autres langues au cours du XIXe siècle.

Quant au nom savant, celui en latin, Leantopodium alpinum, c'est-à-dire le pied-de-lion. On lui donne encore des noms locaux. C'est l'étoile d'argent, l'étoile des glaciers ou l'immortelle des neiges. L'origine de la plante est sibérienne. Elle nous est venue durant les grandes glaciations du Quaternaire. En même temps que le lièvre des neiges et la perdrix blanche. On la retrouve jusqu'au-delà de 5 000 mètres d'altitude sur les plateaux d'Asie. Personnellement, je l'ai rencontrée au Népal. [et moi, au sommet du Glandasse, pas besoin d'aller si loin ! ]


On n'observe pas l'edelweiss sur n'importe quel terrain. Il affectionne les vires et les parois calcaires, les pelouses d'altitude rocailleuses et exposées au soleil. On le rencontre entre 1 000 et 3 000 mètres d'altitude. On l'a vu jusqu'à 3 400 mètres. Parfois, on a voulu le transporter en plaine, mais sur un terrain qui n'est pas le sien, il se ratatine et s'enlaidit. Il n'est à son aise que là-haut. Les botanistes vous parleront de biotope. Ce n'est peut-être qu'une question de tempérament. Certains préfèrent la ville, d'autres le fond d'un bois, d'autres encore un rocher perché...

Ses fleurs sont de minuscules capitules blanchâtres groupées et auréolés de feuilles cotonneuses qui s'étalent en forme d'étoile. Des feuilles couvertes d'un duvet soyeux pour se protéger du froid. Et que l'on confond... on prend ces feuilles pour des pétales.

Il existe plusieurs légendes à propos de cette plante emblématique. Il paraîtrait qu'au milieu des neiges éternelles vit une reine ayant perdu son trône. On l'appelle la Dame Blanche. C'est une évidence qu'elle est d'une grande beauté. Malheur à celui qui voudrait conquérir son cœur. Il est difficile à prendre. Des lutins redoutables veillent...

L'alpiniste imprudent qui va tenter une approche n'aura de regard que pour la belle. Il ne verra que ses yeux transparents et sa longue chevelure. Il grimpe à l'assaut de la roche en ignorant le danger qui le guette.

Et de leurs lances de cristal perfides, les lutins vont le précipiter dans le vide.

Alors la Dame Blanche pleure. Ses larmes vont glisser sur la neige, rouler vers le bas et venir se poser sur la roche et la pelouse alpine. A peine se sont(elles posées, elles se transforment en étoiles blanches. En edelweiss !

Une autre légende rapporte que l'étoile divine, après avoir guidé les Rois Mages vers la crèche o venait de naître l'Enfant Jésus, erra à travers l'espace pour trouver un refuge. Puis craignant de faire croire à la venue d'un autre messie, elle se dirigea vers le massif alpin. Elle jugea les lieux à son goût. Elle se divisa donc en une infinité de petites étoiles filantes qui descendirent sur les cimes. Ainsi naissait la fleur singulière...

On dit encore qu'une étoile s'était transformée en humaine pour rejoindre sur la terre un prince éperdument épris d'elle. Mais la reine qui régentait les cieux ordonna à l'étoile volage de reprendre sa place au firmament. Elle refusa. Alors la reine s e fâcha, elle transforma la princesse en une pluie de petites étoiles blanches qui allèrent se poser sur les plus hautes cimes des Alpes. »

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Lire le panneau de l'exposition « EDELWEISS — MYTHES ET PARADOXES » qui a eu lieu du 19 mai au 16 octobre 2011, dans les jardins botaniques de Genève et Zürich pour comprendre la création d'un mythe symbolique.


Compte-rendu du livre "Mis en ligne lundi 18 juillet 2011 par Gisèle Visinand sur le site Tela Botanica -

"Vous connaissez sûrement l’edelweiss fleur symbolique des Alpes par excellence. Mais le connaissez-vous vraiment ? Savez-vous que ce n’est pas une fleur ? Qu’on dit " un" edelweiss ? Qu’il n’est pas rare ? Qu’il est fécondé par des mouches ? Qu’on n’en parlait pratiquement pas avant la fin du 19e siècle ?

Au vu des nombreuses idées reçues, une mise au point s’imposait : des botanistes. des sociologues, des agronomes et des biologistes rassemblent dans cet ouvrage richement illustré leurs recherches les plus récentes afin de mieux comprendre l’edelweiss. de la naissance du mythe à sa mise en culture en plein champ à des fins cosmétiques. La botanique y est abordée de manière précise mais sans jargon technique, en divulguant quelques secrets sur les endroits où observer l’edelweiss, rappelant tout de même qu’il est protégé pratiquement partout où il pousse. L’edelweiss est devenu aujourd’hui un mélange de tradition récente et de symbole "ethno" moderne, accommodé à toues les sauces : crème solaire, boisson énergisante, costumes folkloriques, chansons, publicité, cartes postales, chocolat, etc. Mais son utilisation n’a pas toujours été aussi anodine, comme en témoigne son détournement patriotique par les nazis. Surprenant, pour une plante d’origine eurasiatique, comme le prouvent les plus récentes études génétiques. Jamais un ouvrage aussi complet n’avait été publié sur l’edelweiss. Voilà qui devrait satisfaire tous les amateurs de plantes, de nature, de symboles, des Alpes et de la montagne tout simplement.


Informations pratiques

Edelweiss, reine des fleurs

Auteurs : Sabine et Charly Rey, Catherine Baroffio, José Vouillamoz & Didier Roguet

160 pages

24 x 31 cm

ISBN 978-2-8841-92019

Prix : 39 Euros

Éditions du Belvédère".

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Selon une légende allemande, l'edelweiss est né d'un flocon de laine d'agnelet du paradis que la Vierge endormie en filant laissa s'échapper sur terre. Ceux qui ont alors retrouvé ce flocon devenu fleur lui donnèrent son nom, qui se traduit pas "noble blancheur". Le charme de cette plante, son aspect étoilé, sa couleur pure, sa rareté (elle se cache dans les reflets montagneux), sa faculté de conservation, et l'auguste patronage de la mère de Jésus, en ont fait une plante porte-bonheur très prisée, qui connut d'ailleurs un véritable phénomène de mode dans le Paris d'avant 1914.. En Suisse, où il a la même signification, il ne faut pas acheter d'edelweiss sauf pour l'offrir à quelqu'un. Devenue espèce protégée, on se contentera aujourd'hui d'amulettes, médaillons, boucles d'oreilles, broches représentant son image.

Dans les Alpes, l'edelweiss est en relation avec une dame blanche qui n'est pas sans rappeler les sirènes dont les chants envoûtaient les marins. Cette reine des neiges qui vit au-dessus des neiges éternelles attire à elle les alpinistes subjugués par son doux visage ; mais les lutins qui l'entourent, armés de lances de cristal, les précipitent dans le ravin : "Alors la dame blanche pleure : ses larmes tombent sur les glaciers puis coulent et arrivent aux rochers où elles se changent en edelweiss".

La fleur procure l'invisibilité à qui veut faire e bien (canton du Valais), au sorcier, ayant rendu son âme au diable, qui veut faire œuvre démoniaque (Tyrol autrichien) ou encore à la mère qui veut punir le meurtrier de son enfant assassiné (Dolomites).

Selon une croyance autrichienne, "un edelweiss entier, déterré un vendredi en pleine lune, et enveloppé dans un linge blanc sur lequel ont marché un âne et un bœuf, rend son porteur invulnérable aussi bien aux balles qu'aux coups portés avec une arme blanche."

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Croyances populaires :

D'après Véronique Barrau, auteure de Plantes porte-bonheur (Éditions Plume de carotte, 2012) : l'edelweiss (Leontopodium alpinum Cass