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  • Anne

L'Orchidée


Voir aussi le documentaire Arte.


Étymologie :

  • ORCHIDÉE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1. 1766 « famille de plantes monocotylédones bulbeuses dont l'orchis est le type » (Rozier et Claret de La Tourette, Démonstrations élém. de bot., I, 53) ; 2. 1870 « nom vulgaire des diverses espèces d'orchis ; la fleur elle-même » fleur, racine d'une orchidée (Privat-Foc., s.v. orchiées). Dér. du lat. orchis, lui-même du gr. ο ρ χ ι ς « testicule », puis « orchidée » d'apr. la forme de la racine, d'apr. le gr. ο ̓ ρ χ ι ́ δ ι ο ν dimin. de ο ρ χ ι ς « petit testicule », « orchidée ».


Lire aussi la définition du nom pour amorcer la réflexion symbolique.

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Botanique :


Dans Les Langages secrets de la nature (Éditions Fayard, 1996), Jean-Marie Pelt évoque les différents modes de communication chez les animaux et chez les plantes :


Enfin, parmi les orchidées, certaines espèces américaines (Catasetum sp.) ont mis au point un ingénieux et efficace dispositif pour distribuer leur pollen aux insectes pollinisateurs. A la différence de toutes leurs autres congénères, celles-ci séparent soigneusement les deux sexes sur des fleurs différentes. Le pollen des fleurs mâles est, comme il convient dans cette famille, regroupé en grosses masses jaunes. Des insectes, attirés par une forte odeur de menthe, atterrissent sur la fleur et entreprennent de la brouter. Face à ces mœurs barbares la fleur a trouvé la réplique qui convient : au moindre contact, des poils raides, hérissant la base des masses polliniques, déclenchent un mécanisme brutal qui les plantent sur la tête des abeilles, comme deux cornes dressées ! La malheureuse abeille, tout étourdie, s'empresse de quitter cette corolle agressive et... de se réfugier dans une fleur voisine qui, s'il s'agit d'une fleur femelle, sera fécondée. C'est bien ce que cherchait l'orchidée américaine...

Darwin avait été fort impressionné par l'ardeur sauvage de ces orchidées. Il suffit d'introduire un doigt dans la corolle pour être saisi et même effrayé par le curieux effet-ressort qui frappe aussitôt, et avec quelle force ! Comme il rapportait cet art de planter des pollinies sur la tête des insectes au célèbre biologiste anglais Huxley, ascendant d'une non moins célèbre lignée, Darwin s'entendit répliquer sèchement : « Et vous pensez vraiment que je vais croire cela ? ». Huxley avait bien tort : avec les orchidées, le plus inimaginable est souvent le plus probable.

[...]

L'orchidée baquet (Coryanthes sp.) fait subir à son partenaire ailé des émotions plus violentes encore [que celles produites par les nénuphars], ajoutant à cette stratégie de l'emprisonnement celle de l'envoûtement ; en effet, l'insecte, enviré par l'odeur du liquide contenu dans la fleur, finit par y tomber, complètement groggy. Revenu à lui, il doit parcourir, en une pénible reptation, un tunnel étroit et d'accès difficile, son unique chance de salut. C'est à l'issue de ce laborieux parcours que l'insecte intercepte les masses polliniques pour les transporter sur d'autres fleurs, lesquelles le piégeront de la même façon mais qu'il fécondera de ce pollen.

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Selon Stefano Mancuso et Alessandra Viola, auteurs de L'Intelligence des plantes (édition originale 2013 ; traduction française Albin Michel, 2018),

"Tandis que le lupin fait preuve d'une honnêteté exemplaire envers ses partenaires animaux, d'autres végétaux recourent avec le même succès aux stratagèmes les plus variés. Le cas le plus célèbre est celui des orchidées : selon certaines estimations, environ un tiers des espèces existantes appliquent, pour obtenir une pollinisation efficace, des stratégies que l'on qualifierait de déloyales si on les transposait dans les sociétés humaines. Car elles mystifient les insectes et les obligent à transporter leur pollen sans qu'ils reçoivent en échange la moindre contrepartie. Bien qu'il soit assez peu légitime d'appliquer à la nature les notions d'honnêteté et de malhonnêteté, il demeure intéressant d'observer la manière dont les orchidées dupent leurs partenaires. Elles comptent en effet parmi les organismes vivants dotés des plus fortes capacités de mimétisme. Ce terme fait aussitôt penser au caméléon ou à l'insecte-brindille, mais leurs facultés pourtant remarquables semblent bien peu de chose, si on les compare par exemple à celles de l'Ophrys apifera. Ses fleurs sont ainsi en mesure d'imiter à la perfection la femelle de certains hyménoptères non sociaux, à savoir ceux qui, tout en ressemblant aux guêpes ou aux abeilles, ne vivent pas en société. Outre la forme de leurs femelles, cette orchidée peut même contrefaire la consistance de leurs tissus, de leur peau, du léger duvet présent à sa surface et jusqu'à leur odeur, puisqu'elle exhale des phéromones identiques à celles qui leur servent à exprimer leur disponibilité à l'accouplement. Au total elle met donc en œuvre un triple mimétisme : celui de la forme et des couleurs du corps, qui trompe la vue ; celui de l’épiderme velu, qui trompe le toucher ; celui des phéromones, qui trompe l'odorat. La ressemblance est si parfaite et le mimétisme si soigné que l'insecte mâle est immanquablement induit en erreur, conquis par cette fleur séduisante et poussé à copuler avec elle.

Parfois même, la fiction du piège finit par dépasser la réalité : à la période de floraison des orchidées, certains hyménoptères préfèrent s'unir avec leurs fleurs alors même que des femelles de leur propre espèce les attendent. Puis, tandis que l'insecte est occupé à copuler avec ce qu'il prend pour une partenaire animale, un mécanisme se déclenche et lui colle sur la tête des sortes de petites poches remplies de pollen ont il ne parviendra pas à se débarrasser pendant un certain temps et qu'il se verra ensuite contraint de déposer sur une autre fleur. Dans ne telle relation, il est aisé de savoir qui, de la plante ou de l'insecte, occupe une position dominante par rapport à l'autre."

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Symbolisme :


Selon Pierre Zaccone, auteur de Nouveau langage des fleurs avec la nomenclature des sentiments dont chaque fleur est le symbole et leur emploi pour l'expression des pensées (Éditeur L. Hachette, 1856) :


OPHRISE-ARAIGNÉE (OPHRYS) - HABILETÉ .

Genre de plantes, dont plusieurs espèces sont admises dans les jardins d'agrément, à cause de la singularité de leurs fleurs, qui figurent, à s'y tromper, différentes sortes d'insectes. L'ophrys-araignée se trouve dans les bois. « Arachné, fille d'Idmon, de la ville de Colophon, était tellement habile dans l'art de la broderie, qu'elle osa un jour défier Minerve de la surpasser en adressé. La déesse, irritée de cette témérité, brisa ses fuseaux, son métier, et la changea en araignée, dont l'ophrys nous offre l'image ; depuis ce temps elle a tissé sa toile avec autant d'adresse qu'avant sa métamorphose. »

D'après le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée, Laffont : 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,


"Dans la Chine ancienne, les orchidées étaient associées aux fêtes du printemps, où elles étaient utilisées pour l'expulsion des influences pernicieuses. La principale, il faut le préciser, était la stérilité. L'orchis, comme son nom l'indique, est un symbole de fécondation. D'ailleurs, en Chine encore, l'orchidée favorise la génération et elle est un gage de paternité.. Mais la mort d'un enfant, ainsi conçu sous son influence, survient à la coupe des fleurs. Fleur trouble, qui reprend ce qu'elle donne.

La beauté de la fleur en fait cependant un symbole de perfection et de pureté spirituelles."

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Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), les Orchis ont les caractéristiques suivantes :


Genre : Féminin

Planète : Vénus

Élément : Eau

Pouvoirs : Amour ; Bonheur ; Créativité.


La flore française à elle seule possède plus de vingt cinq espèces d’Orchis.

L'Orchis pourpre (O. purpurea) a un casque pourpré et un labelle blanc, ponctué de houppes purpurines.

L'Orchis tacheté (O. maculata) a des feuilles tachées de noir et des fleurs blanches, mouchetées de violet.

L'Orchis singe (O. simia) a un labelle dont la forme rappelle un peu celle d'un petit singe suspendu à sa branche.

L'Orchis coriophora répand une odeur prononcée de punaise (en gr. koris).

L'Orchis bouffon (O. moria) a des fleurs violacées, avec des taches blanches ou crème sur le labelle.

L'Orchis militaire (O. militaris) a des fleurs panachées de blanc, de rose et de lilas. A la base de la tige de tous les Orchis, au milieu des racines adventives, on observe en été deux tubercules : l'un ridé et de couleur marron terne; l'autre plein et ivoire ou jaune clair. C'est cette juxtaposition des deux tubercules, l'ancien qui meurt en passant sa force au nouveau, qui a fait donner le nom d'orchites aux maladies tuberculeuses ou syphilitiques dans lesquelles un testicule se sclérose, parfois jusqu'à l'atrophie, alors que l'autre reste sain et vigoureux.


Utilisation magique : En magie, c'est toujours ce double tubercule qui est employé, sans en séparer les éléments. La racine, broyée et mise en sachets, entre dans de nombreuses recettes de charmes d'amour. En Grèce et au Moyen-Orient, les diverses variétés d'Orchis sont les fleurs les plus couramment utilisées par celui qui désire témoigner sa passion : en offrir à une femme a une signification précise qui ne laisse aucune équivoque. La racine double, portée sur soi pendant la période des fiançailles, favorise la conception et assure de beaux enfants. Si l'on souhaite un fils, on s'équipe d'une racine dont le tubercule situé à l'ouest (soleil couchant) est terne, ratatiné, flétri, alors que le tubercule plein, en voie d'accroissement, fort, gorgé de sucs nutritifs, pointe vers l'est (soleil levant). Si l'on fait le contraire, c'est une superbe petite fille qui viendra.

Certaines espèces d'Orchis de Turquie et d'Iran sont légèrement hallucinogènes. Parfois on fume un mélange séché de feuilles, de fleurs et de racines. Mais la plupart des adeptes fument du tabac d'Orient classique dans une pipe à eau (narguilé) dont le réservoir filtrant contient de la pulpe de racines d'Orchis. Les effets, légers, ne sont pas spectaculaires : rien de comparable avec ceux du haschlch. Toutefois ils provoquent des visions agréables et favorisent, dit-on, la pensée créatrice.

Les bulbes de ces curieuses plantes ont encore une autre propriété : celle de « voyager ». Au bout d'une dizaine d'années, ils se trouvent à 50 ou 60 cm du lieu où la semence a germé. Ce mode de propagation, cette sorte de marche souterraine sont dus bien évidemment aux fées et aux esprits. Nos lecteurs ne nous en voudront pas trop - du moins nous l'espérons - de mentionner aussi une autre explication : cette sorte de lente reptation pourrait bien être due au développement successif du tubercule qui, année après année, succède à son aîné, lequel s'est épuisé à le nourrir afin que le cycle recommence. Toujours est-il que cet aspect de la plante n'est pas passé inaperçu. On s'est mis alors à attirer, à diriger, par divers artifices, l'Orchis dans une direction voulue d'avance - par exemple la maison où habite l'élue de son cœur ; le champ que l'on convoite, mais que le propriétaire refuse obstinément de vendre; le puits menacé de tarissement...

Il existe enfin une espèce dite « à bulbes digités » : la racine, au lieu d'être ronde ou ovoïde comme celles des autres Orchis, est divisée à son extrémité inférieure en trois, quatre et parfois jusqu'à six lobes oblongs, cylindriques, disposés à peu près comme les doigts d'une main humaine. Un tubercule de ce type, puissant, bien ferme, dont la ressemblance avec une main est particulièrement frappante, avec ses cinq doigts bien marqués, est l'une des curiosités botaniques du Muséum d'histoire naturelle de la Nouvelle-Orléans. Les principaux Orchis « digités » sont : l'Orchis moucheron (O. conopea), l'Orchis très odorant (O. odoratissima), l'Orchis à larges feuilles (O. latifolia), l'Orchis sureau (O. sambucina).

Aux Etats-Unis, les bulbes digités à cinq doigts sont des amulettes porte-chance très recherchées; on les suspendait autrefois aux chaînes de montre (ceux de petite dimension), ou bien les femmes les portaient en sautoir. Aujourd'hui, dans certaines régions de l'Est américain, ils servent de pendentif aux porte-clés, surtout aux porte-clés de voiture. Ceux de forte taille sont conservés dans un bocal rempli d'eau-de-vie que l'on place sur le buffet. Telle est du moins la pratique la plus courante, rejetée par les initiés qui conservent ces « mains » dans de l'huile vierge ou, mieux encore, dans de l'essence de roses.

Dans les traditions de l'Europe centrale, on trouve les deux tendances, difficiles à démêler l'une de l'autre: parfois l'Orchis à cinq doigts est favorable, parfois c'est une plante « maudite» dont il faut se garder et contre laquelle existe toute une série de contre-sorts.

En France comme en Italie, aucune ambiguïté : ce sont des « mains du Diable », toujours maléfiques.

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Sheila Pickles, auteure de Le Langage des fleurs du temps jadis (Édition originale, 1990 ; traduction française : (Éditions Solar, 1992) présente ainsi l'Orchidée :


Mot clef : Raffinement

Elle trouvait à tous ses bibelots chinois

des formes « amusantes », et aussi aux orchidées,

aux cattleyas surtout ,qui étaient,

avec les chrysanthèmes, ses fleurs préférées,

parce qu'ils avaient le grand mérite

de ne pas ressembler à des fleurs,

mais d'être en soie, en satin.

« Celle-là a l'air d'être découpée dans la doublure

de mon manteau », dit-elle à Swan en lui montrant

une orchidée, avec une nuance d'estime pour cette fleur

si « chic , pour cette sœur élégante et imprévue

que la nature lui donnait, si loin d'elle

dans l'échelle des êtres et pourtant raffinée,

plus digne que bien des femmes,

qu'elle lui fit une place dans son salon.


Marcel Proust (1871-1922), Du côté de chez Swann.


Les Orchidées sont généralement considérées comme des plantes exotiques que l'on peut obtenir seulement dans les serres, mais on trouve de nombreuses - et belles - Orchidées indigènes dans nos montagnes et nos campagnes. La plupart de ces fleurs sont abondamment maculées de gouttes de couleur : selon la légende, il s'agirait des éclaboussures du sang du Christ sur la Croix, au pied de laquelle elles se trouvaient.

La fleur, par ses formes si particulières, a valu aux différentes espèces les noms assez curieux de Sabot de Vénus, Orchis militaire, Orchis bouffon, Orchis singe, Homme pendu ou Orchis frelon. Quant à la signification symbolique de la plante, elle trouve son explication as la beauté troublante de la plupart des espèces.

Les Orchidées tropicales ont été introduites en Europe au XVIIIe siècle, et elles ont fait l'objet d'un engouement sans pareil au XIXe siècle : de nombreux collectionneurs ont dépensé des fortunes pour ces fleurs fascinantes, merveilles du monde végétal.

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Dans la Chine ancienne, les orchidées, symboles de fécondité, "étaient associées aux fêtes du printemps, où elles étaient utilisées pour l'expulsion des influences pernicieuses". Mais si l'orchidée favorise la génération, "la mort d'un enfant, ainsi conçu sous son influence, survient à la coupe des fleurs. Fleur trouble, qui reprend ce qu'elle donne".

En Grèce et au Moyen-Orient, "les diverses variétés d'orchis sont les fleurs les plus couramment utilisées par celui qui désire témoigner sa passion : en offrir une femme a une signification précise qui ne laisse aucune équivoque". Porter sa racine double pendant la période des fiançailles promet de beaux enfants :

"Si l'on veut un fils, on s'équipe d'une racine dont le tubercule situé à l'ouest couchant (soleil couchant) est terne, ratatiné, flétri, en voie d'accroissement, fort, gorgé de sucs nutritifs, pointe vers l'est (soleil levant). Si l'on fait le contraire, c'est une superbe petite fille qui viendra". On suppose qu’une plante (appelée théombrotion), qui était utilisée dans une potin prescrite par Démocrite (philosophe grec mort au IVe siècle avant notre ère) pour avoir de beaux enfants, faisait partie de la famille des orchidées, dont le nom vient d'ailleurs du grec orchis (testicules). Signalons également que l'orchis a été vénérée par les Gaulois.

Certaines variétés de Turquie et d'Iran, légèrement hallucinogènes, favorisent la créativité et les "visions agréables" : en général, on place de la pulpe de racines d'orchis dans le réservoir d'une pipe à eau (narguilé). Certains fument un mélange de feuilles, de fleurs ou des racines séchées.

Il existe des orchis dont la racine ressemble à une main humaine (qui aurait de trois à six doigts, selon le nombre de lobes) ; pour les Américains, les tubercules ayant la forme de cinq doigts portent chance : autrefois, on les suspendait aux chaînes de montre et les femmes les portaient en sautoir. De nos jours, "dans certaines régions de l'Est américain, ils servent de pendentif aux porte-clefs, surtout aux porte-clefs de voiture".

En Europe centrale, l'orchis à cinq doigts est tenue parfois pour bénéfique, parfois pour maudite. En France et en Italie, on les appelle les "mains du diable", ce qui prouve leur funeste réputation.

Les orchidées, qui piétinée amènent une perte de mémoire, servaient en Provence à réaliser des talismans et des philtres. Une décoction du double tubercule de l'orchis, surnommé "mâle fou" et qui symbolise la puissance virile, "revivifie donc la chaleur amoureuse". En Savoie, les sorciers croyaient aire tarir le lait des vaches de leurs ennemis en frottant le seuil de leur maison et leurs chaudrons d'orchis noir.

Les bulbes d'orchis ont la curieuse particularité de se déplacer : "Au bout d’une dizaine d'années, ils se trouvent à 50 ou 60 cm du lieu où la semence a germé". Si ce fait vient sans doute du "développement successif du tubercule, qui, année après année, succède à son aîné, lequel s'est épuisé à le nourrir afin que le cycle recommence", l'explication populaire l'a attribué aux fées et aux esprits.

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Selon Des Mots et des fleurs, Secrets du langage des fleurs de Zeineb Bauer (Éditions Flammarion, 2000) :


"Mot-clef : Le Raffinement ; La Perfection.


Savez-vous ? En Chine, l'orchidée était connue d temps de Confucius. Elle était associée aux fêtes de printemps. La grande chanteuse de blues Billie Holliday en portait en permanence dans les cheveux, en hommage à sa mère. Certaines espèces d'orchidées ont été introduites en Europe au XVIIe siècle. Il existe plus de vingt mile espèces d'orchidées dans le monde ! L'île de La Réunion, à elle seule, en possède sept cents âmes plus de quatre-vingts sont originaires de l'île. Cependant, c'est le Costa Rica qui rassemble la plus grande variété d’orchidées. Il en détient en effet à lu seul plus de mille deux vents espèces différentes. L'orchidée la plus connue est celle qui produit les gousses de vanille. Elle est le fruit de l'orchidée épiphyte. Cette liane à fleurs blanches grimpantes s'enroule autour d'une épaisse branche d'acacia qui lui sert de tuteur.


Usages : Les Asiatiques attribuent encore de nos jours des vertus aphrodisiaques à l'orchidée. Elle est vendue soit séchée, soit en poudre, dans les marchés de toute l'Asie, à des prix extrêmement élevés.