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  • Anne

Le Lierre





Étymologie :

  • LIERRE, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1372 (J. Corbichon, Propriét. des ch., 1. 17, ch. 53 ds Gay : ung vaissel de fust de lyere). Issu, avec agglutination de l'art. déf., de l'a. fr. iere « lierre » ordinairement masc. (1re moitié xe s. edre ; Jonas, éd. G. de Poerck, 145 ; fin xie s. iedre, Gl. de Raschi, éd. A. Darmesteter et D. Blondheim, no 586, p. 81 ; fin xiie s. ierre, 1re Continuation de Perceval [ms. T], éd. W. Roach, 10482), lui-même issu du lat. hedera « lierre » fém .; le changement de genre peut s'expliquer par assimilation au genre gén. masc. des noms d'arbres et d'arbustes en fr. (FEW t. 4, p. 398a).


Lire aussi la définition du nom pour amorcer la réflexion symbolique.




Botanique :



Lire la fiche Telabotanica

qui résume les caractéristiques principales du lierre.


















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Propriétés médicinales :


D'après Marc Questin, auteur de La médecine druidique (1990, nouvelle édition identique 1997), "Attribut des petites divinités secondaires, le lierre était utilisé au point de vue médicinal contre la toux, la coqueluche et la cellulite ; mais il fallait cueillir ses feuilles sur la tête d'une statue et les appliquer sur le front, enfermées dans une étoffe de couleur rouge. Son nom latin Hedera est dérivé du celtique hedra, qui signifie "la corde". Les anciens Égyptiens l'avaient consacré à Osiris. Pour les Grecs, il préservait de l'ivresse et symbolisait la victoire du guerrier. Le lierre, chez les anciens Grecs, était un attribut de Dionysos, le dieu du vin, de la joie de vivre et de la vitalité. C’était aussi le symbole de l'immortalité. Les médecins de l'époque, tel Dioscoride, l'employaient contre toutes sortes de maladies, notamment la dysenterie, les affections de la rate, les ulcères, les otites et les rages de dents.

Employé à l'extérieur, et uniquement à l'extérieur, le lierre peut devenir un excellent remède. Il est légèrement excitant, il fat tomber la fièvre et active la production de sueur. Il régularise le cycle des femmes. Le lierre est en outre un bon anti-rhumatismal, et un remarquable calmant de la douleur.

Léonard de Vinci affirmait que les sangliers blessés se roulent sur le lierre des forets pour se soigner. En effet, les feuilles agissent comme un calmant et un modérateur très efficace de la sensibilité des nerfs périphériques. Pour en faire des applications quotidiennes externes, sous forme de compresses ou de massages, il suffit de réduire une ou deux poignées de feuilles fraîches en charpie fine, que l'on enveloppe avec de la gaze, pour appliquer cet emplâtre sur les zones cellulitiques, les ulcères ou les brûlures.

Remède contre la gale : mettez à tremper pendant vingt-quatre heures une poignée de feuilles de lierre dans un litre de vinaigre de vin. Filtrez à travers un linge. appliquez le liquide légèrement étendu d'eau sur les régions lésées en compresses, matin et soir pendant une semaine."

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Symbolisme :


D'après le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; Edition revue te corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, le lierre est :

"l'un des ornements habituels de Dionysos : vert en toute saison, il symbolise la permanence de la force végétative et la persistance du désir. De nombreuses statuettes de Tanagra s'ornent de feuilles et de baies de lierre. Elles assuraient leurs détenteurs de la protection du dieu. Est-ce pour cela que l'on a fait du lierre un symbole féminin, révélant un besoin de protection ?

Dionysos se servait de lierre, comme de la vigne, pour émouvoir d'un délire mystique les femmes qui se refusaient à son culte ; mais une fois saisies par les effluves du dieu, comme le furent les Minyades, elles couraient rejoindre les Bacchantes dans les montagnes.

Le lierre était également consacré à Attis, dont la déesse de la terre et des moissons, Cybèle, était amoureuse : il représentait le cycle éternel de la mort et des renaissances, le mythe de l'éternel retour."

Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Vert en toute saison, d'une durée de vie exceptionnellement longue (plusieurs siècles), le lierre qui, dans la mythologie romaine, représentait "le cycle éternel de la mort et des renaissances, le mythe de l'éternel retour", symbolise "la permanence de la force végétative et la persistance du désir". Comme il pousse librement, semblant étreindre et embrasser les tours ou les arbres, il représente l'amour et l'amitié. On dit que si une jeune fille met près de sa poitrine une feuille de lierre qu'elle a cueillie sans regarder puis qu'elle la place sous son oreiller le soir, elle verra en songe son futur fiancé. Toutefois, une jeune fille qui envoie une lettre contenant une feuille de lierre à son prétendant l'épousera mais deviendra vite veuve. Les Anglo-Saxons utilisent les baies noires du lierre dans les charmes de fidélité et d'amour tandis que, selon une ancienne tradition chinoise, l'arbrisseau attache une femme à son époux.

Le lierre, dédié à Osiris par les Égyptiens, était chez les grecs et les Romains consacré à Bacchus (Dionysos) comme symbole de volupté mais surtout parce qu'il préservait de l'ivresse, cette vertu provenant, semble-t-il, du fait que l'arbrisseau nuit à la vigne. Les Gaulois, eux, vénéraient le lierre noir.

Faire pousser cette plante grimpante sur les murs de sa maison protège des mauvaises influences et des catastrophes de toutes sortes. Avoir sur soi des feuilles de lierre porte chance. Aux États-Unis, le lierre est l'amulette privilégiée des femmes "qui souhaitent faire carrière dans les affaires".

Le lierre sert à des opérations de divination : en ramassant dix feuilles de lierre le jour de la Toussaint, dont on glisse neuf sous son oreiller, on connaît l'avenir. Pour savoir quelles sont les chances d'une entreprise, il faut mettre des feuilles de lierre pendant neuf jours dans de l'eau : si elles tombent au fond, c'est mauvais présage mais si elles surnagent, le projet a toute chance de se réaliser. En Cornouailles, on les trempe la nuit dans un récipient d'eau de source, chacune des feuilles représentant une personne dont on veut connaître le destin : "Celles qui le lendemain sont devenues noires annoncent une mort prochaine, avant la douzième nuit au plus tard ; la mort sera violente si elles sont tâchées de rouge".

En cas de maladie, il faut écrire les noms des saints à invoquer sur des feuilles de lierre et les jeter dans une fontaine. retirées aussitôt, celles qui ont été transpercées par l'eau donnent le nom des saints qu'il convient de faire intervenir. Le malade peut aussi placer les feuilles sur des pierres et le lendemain, celle qui sera la plus abîmée lui indiquera le "bon" nom. Un autre procédé, relevé dans un ouvrage publié en 1982 destiné à identifier le mal dont souffre quelqu'un, recommande de "ramasser des feuilles de lierre sans tache sur lesquelles on fera avec un ciseau une marque différente pour chaque malade. Exemple : un rond représentera une angine, une croix un lumbago. Le soir, mettre ces feuilles dans une assiette d'eau froide. recouvrir d'une autre assiette. Le lendemain matin, il faut lire le diagnostic en regardant chaque feuille. Si la feuille portant une croix est la plus endommagée, la personne souffre d'une lumbago. Si le lierre est resté intact, l'immerger à nouveau jusqu'à ce qu'une feuille s'abîme".

L'arbrisseau, surnommé parfois "guérit tout" joue un rôle actif pour de nombreuses affections : une ceinture de lierre préserve des "douleurs de l'âge" (Poitou), un collier composé d'un nombre impair de ses racines vertes facilite la poussée des dents d'un enfant tandis qu' "en raison, à la fois des dentelures de sa feuille, de ses propriétés résolutives, panacée contre les blessures, le lierre, symbole d'attachement, ne peut que raffermir les dents branlantes". Le lierre soulage aussi une migraine (s'en couronner la tête), guérit les rhumatismes (l'appliquer le jour de la Saint-Jean), les cors aux pieds - en Hollande, on y applique des feuilles qi ont trempé trois jours dans du vinaigre -,  et in zona si on s'y prend de la manière suivante :  "Confectionnez neuf paquets de chacun trois feuilles de lierre terrestre. Faire couler sur ces paquets neuf gouttes de cire d'un cierge bénit. Les asperger d'eau bénite. Frotter la partie malade avec les neuf paquets en disant : "Azerole, Azerole, toi qui es belle et qui souffres. Tu es la première de toutes les herbes et tu en tiens les clefs. Notre Seigneur au ciel t'a laissé tous les remèdes pour guérir toutes les plaies et douleurs". Ensuite brûler les neuf paquets en disant : "Cette Azerole va brûler comme le mal va te quitter".

Enfin, ses feuilles, qui mises sous l'oreiller remédient aux insomnies, sont censées également guérir les maux d'yeux ; on en mâchait même pour les cracher dans l'oeil malade d'un coq.

Les Flamands appellent le lierre fil du diable mais l'origine de cette appellation reste mystérieuse. Les Sardes en ont fait "la plante favorite des empoisonneuses et des sorcières".

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Selon Pierre Dubois et René Hausman qui ont écrit et illustré L'Elféméride, Le grand légendaire des saisons - Automne-Hiver (2013),


"Bien que des esprits tordus le surnomment "fil du diable" et le prétendent "plante favorite des empoisonneuses et des sorcières", le lierre est une des plantes les plus sacrées et bienfaisantes de Féerie. Lien d'éternité, mythe de l'éternel retour, il sert non seulement de "passage" entre notre monde et l'au-delà, mais entre également dans la composition des philtres d'amour et élixirs de longue vie. Porté en bracelet, il assure la fidélité aux amants. Il protège la maison des démons et des mauvaises influences. C'est en mai et septembre que ses pouvoirs sont les plus puissants.

Sa ceinture éloigne les douleurs de l'âge. Sa couronne attire vers soi l'amitié du Petit Peuple. La "musique du lierre", qui s'obtient en pliant une des feuilles à l'extrémité d'un petit bâton fendu, dans lequel on souffle d'une certaine façon, facilité l'approche et le dialogue avec les fées.

Le lierre revêt l'Homme Vert, les hommes sauvages, le Lechiy, le Févert, sert de parure aux Dames vertes et Verdelettes ainsi qu'à de nombreux génies sylvestres."

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Eric Pier Sperandio, auteur du Grimoire des herbes et potions magiques, Rituels, incantations et invocations (Editions Québec-Livres, 2013), présente ainsi le Lierre (Hedera) :


"Le lierre est une plante grimpante que l'on retrouve un peu partout dans les pays tempérés, à l'état sauvage. Les vrilles qui le supportent peuvent très facilement se transformer en racine lorsqu'elles viennent en contact avec le sol. Elles peuvent aussi pénétrer le bois des arbres lorsqu'une plante grimpe le long du tronc. Le lierre, très robuste, pousse un peu n'importe où et résiste bien au fond de l'hiver.


Propriétés médicinales : On se sert peu du lierre de nos jours pour ses propriétés médicinales ; pourtant, elles sont nombreuses.. Les baies de cette plante s'avèrent un diurétique très puissant, mais le goût de l'infusion est particulièrement désagréable. On peut aussi l'utiliser dan le traitement des maladies du foie. Les feuilles peuvent servir de cataplasme pour soulager des douleurs musculaires ou sous forme de liniment.


Genre : Féminin.


Déités : Bacchus - Osiris.


Propriétés magiques : Protection - Guérison - Joie.


Applications :

SORTILÈGES ET SUPERSTITIONS

  • Le lierre est réputé pour protéger contre les ennemis cachés.

  • Comme le houx est la plante masculine par excellence pour attirer la chance, le lierre est une plante féminine pour ce même but. En magie, ces deux plantes vont de pair, car elles représentent les attributs mâle et femelle, la complémentarité des énergies.

TALISMAN DE CHANCE POUR LES FEMMES


Ce dont vous avez besoin :

  • une chandelle verte

  • de l'encens de cèdre

  • assez de lierre pour tresser une couronne

  • du fil ou de la ficelle verte

Rituel :

Allumez la chandelle et faites brûler l'encens. Faites une couronne avec les tiges de lierre (vous pouvez vous servir de fil ou de ficelle pour fixer celle-ci). Passez ensuite la couronne au-dessus de l'encens plusieurs fois en disant :


Que les dieux de la chance soient avec moi

Je leur consacre cette couronne afin qu'elle m'apporte

La chance au jeu, la chance en amour, la chance en affaires

Que la chance se manifeste sous toutes ses formes pour moi

Afin que je sois bénie des dieux et n'aie plus rien à faire

Que ceux-ci sourient dans ma direction

et m'en ouvrent la porte.


Portez votre couronne de lierre pendant sept soirs afin que la chance se manifeste pour vous.

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Symbolisme celte :


Dans L'Oracle druidique des plantes (1994, traduction française 2006) de Philip et Stephanie Carr-Gomm, les mots clefs associés à cette plante sont :


en "position droite : Prophétie - Connexion - Mort et Renaissance

en position inversée : Ambivalence - Ténacité - Soutien.


Le lierre est une plante grimpante à feuilles persistantes qu'on trouve dans la plupart de l'Europe, de l'Asie du Nord et de l'Asie Centrale. A la différence du gui, ce n'est pas un parasite se nourrissant de son hôte. Elle peut pousser sans soutien, mais aime grimper et peut atteindre 30 mètres de hauteur. seule liane de Grande-Bretagne, elle pousse de 50 centimètres ou plus par an.


La carte montre le lierre poussant à côté d'un bassin sacré. Ses baies noires mûrissent lentement pendant l'hiver, nourrissant les oiseaux. Ses fleurs offrent la dernière source de nectar et de pollen de l'année aux abeilles. Autour du bassin, on voit des sculptures : l'homme vert, une double spirale et le glyphe oghamique pour gort.


Sens en position droite. Le lierre a été associé depuis l'époque classique à l'ivresse prophétique recherchée par les druides pour la créativité, visant un travail inspiré par quelque chose de plus grand que leur seule personnalité. Tirer cette carte annonce qu'une telle inspiration arrive ou que vous devez la chercher. Pour être réceptif, vous devez apaiser votre mental, autrement dit, régler d'abord tout conflit ou confusion vous perturbant. Le moyen de vous sentir libre et d'oublier se trouve dans la direction apparemment opposée de la conscience accrue de vous-même et de ce qui vous limite. Le poète Robert Frost dit : "La meilleure façon d'arriver à s'en sortir est toujours de se frayer un chemin". Vous devrez remettre d'aplomb les questions qui vous perturbent avant de pouvoir vous en libérer.

Par ailleurs la carte réaffirme l'idée que la vie est cyclique et que rien ne se perd vraiment.


Sens en position inversée. Le lierre fleurit plus tard que toutes les autres plantes - offrant aux abeilles du nectar et du pollen à la fin de la saison. Pourtant, ces qualités sont cachées et la plupart des gens ne voient que le côté destructeur du lierre - qui étouffe les arbres, rend les murs instables envahit les jardins. Chacun a la capacité d'être autant destructeur que créatif - les deux sont nécessaires pour que la vie s'épanouisse. Si vous tirez cette carte inversée, vous devez examiner cette ambivalence de votre personnalité et de vos relations, et déterminer si vous devez commencer à vous comporter différemment.

Le lierre est une plante extrêmement tenace et vigoureuse. Si vous êtes capable de canaliser ces deux forces de manière appropriée, vous trouverez plus facile de poursuivre vos objectifs et d'accéder à votre vitalité innée.

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Lien de gerbe et porteur de vie éternelle


Pour certains, le lierre est une plante destructrice, qui ronge les murs et étouffe les arbres. Le lierre a cependant une autre facette : il protège les bâtiments de l'humidité, revêt les murs laids d'un riche feuillage, ses fleurs et ses baies sont une importante source de nourriture pour les abeilles et les oiseaux, ses feuilles toujours vertes offrent abri à de nombreuses créatures pendant les mois d'hiver.

Jadis, de par ses associations avec Bacchus et Dionysos, le lierre était censé accroître les effets positifs de l'alcool tout en protégeant de ses pires effets. Les gobelets à vin étaient façonnés en bois de lierre. A l'époque médiévale, l'idée que le lierre pouvait neutraliser les effets négatifs de l'alcool était tellement ancrée que des perches recouvertes de lierre servaient d'enseigne aux tavernes.

Dans le monde classique, on couronnait de guirlandes de lierre les jeunes mariés et les poètes. Cette coutume a été perpétuée par les druides modernes au Welsh National Eisteddfod. Au XIXème siècle, le Ivy Bush Inn de Camarthen a accueilli le premier Eisteddfod de l'époque moderne, incluant des cérémonies druidiques honorant les réalisations culturelles, où on couronnait de lierre les lauréats.

Dans l'alphabet celtique des arbres, le lierre est représenté par gort et associée aux idées de ténacité, d’implacabilité, d'accomplissement, de restriction et de soutien, ainsi que de quête de soi. En Angleterre, le lierre est indélébilement associé au houx, pas seulement en raison de la chanson "Le houx et le lierre" et au fait qu'ils vont bien ensemble pour les décorations de Noël, aussi de par la coutume de Yule où les jeunes hommes houx et les jeunes filles lierre jouaient aux gages et se taquinaient mutuellement. Quelques traces de cette coutume remontent aux Saturnales romaines du solstice d'hiver.

Lier la dernière gerbe de blé avec du lierre, associé à la Déesse en tant que "tueuse du blé", était une autre coutume anglaise. Le lierre incarne la nature double de la Déesse - qui donne et qui prend. En tant que lierre, elles est sombre et apparemment destructrice, pourtant elle est toujours verte, ce qui représente la vie éternelle. Les feuilles de lierre étaient tenues pour sacrées pour la déesse de la lune. Les druides modernes décorent l'autel de la lune de lierre blanc. Dans son enfance, le héros irlandais Fionn avait été protégé de ses ennemis par un arbre recouvert de lierre."

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Mythes et légendes :


Selon Véronique Barrau et Richard Ely, auteurs de Les Plantes des fées (Éditions Plume de carotte, 2014), le lierre est associé à des "vêtements persistants".


Métamorphose végétale : Au sud du pays de Galles, la Dame verte de Caerphilly hante chaque nuit la forteresse médiévale du même nom. Elle laisse parfois échapper de lugubres gémissements qui résonnent jusque dans les campagnes alentour et font frémir les habitants réunis comme un seul bloc autour de la cheminée. Selon la légende, cette créature était autrefois une princesse venue de France pour épouser le lors de Caerphilly. Quand ce dernier apprit qu'elle en aimait un autre, il l'exila de son château pour ne plus jamais revoir celle qui lui avait brisé le cœur. Mais une fois décédée, la femme rejoignit en esprit les murs de son ancienne demeure. Elle apparaît toujours vêtue d'une longue robe verte et détient la capacité extraordinaire de se changer en lierre de façon à se confondre avec la végétation croissant sur les murs en ruine.

La mythologie grecque fait également état d'une métamorphose mis qui serait due cette fois à Bacchus. La plupart des auteurs s'accordent à dire que ce dieu changea en lierre un de ses suivants prénommé Cissus qui décéda après avoir chuté en dansant. Mais selon Béatrice Phillpotts, auteure britannique, c'est une nymphe pleine d'entrain qui aurait été ainsi transformée après avoir dansé au point d'en périr d'épuisement. toujours est-il que Bacchus fut élevé par des nymphes du nom de Nysiades, sous les feuilles de lierre, d'où son attachement pour cette plante.


Parure verte : Le lierre offre une couverture parfaite pour se dissimuler avec la végétation. Voilà pourquoi, à l'instar de Puck qui porte une ceinture de cette plante et des frondaisons dans ses cheveux, de nombreux êtres féeriques sylvestres ont l'habitude de se parer avec ses feuilles persistantes. Bien des Dames vertes endossent cette tenue de camouflage tout comme le Févert dans les bois ou l'Homme vert, esprit de la nature par excellence. Ce dernier est souvent représenté dans les églises et cathédrales sous forme de masques feuillus gravés dans la pierre, un moyen comme un autre de christianiser ce symbole païen. Dans la cathédrale d'Amiens, on allait même jusqu'à personnifier l'Homme vert en habillant un membre de la confrérie avec une chemise réalisée avec les feuilles de lierre. Il distribuait de petites couronnes de fleurs en cire aux chanoines chaque 13 janvier, jour de la saint Firmin. Mais cette mise en scène fut abolie au XVIIIe siècle par l'évêque qui trouvait qu'elle ressemblait trop aux rites du paganisme.


Le favori des fées : Les fées sylvestres aiment le lierre fidèle qui habille les troncs des arbres alors que l'automne les a dépossédés de leurs feuilles et qui tapisse le sol transi de froid pour le réchauffer de ses longues tiges rampantes. Voilà pourquoi les Bonnes Dames du Jura se parent souvent d'une couronne de cette plante, ornée de petites fleurs et de gouttes de pluie. Quant aux enchanteresses roumaines des Carpates, elles dansent et batifolent de préférence dans les clairières habillées de lierre."

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Croyances populaires :


D'après Véronique Barrau, auteure de Plantes porte-bonheur (Éditions Plume de carotte, 2012), le lierre (Hedera helix) est très efficace "pour se cramponner au bonheur".


Un amour attachant : Pour ses longues tiges enlaçant les murs ou les arbres et sa longévité pouvant atteindre plusieurs centaines d'années, le lierre symbolise des liens affectifs durables, tels l'amitié et l'amour. "Je meurs ou je m'attache", tel est l'adage qui accompagne souvent le lierre sur les anciennes cartes postales représentant de jeunes couples. Afin que la passion et la fidélité soient toujours au rendez-vous, les Anglo-saxons confectionnaient des charmes d'amour avec des baies de lierre. en France, les femmes amourachés rêvant au mariage prélevaient une feuille de cet arbrisseau sans la regarder et la plaçaient sur leur cœur. Le soir venu, elles glissaient l'élément végétal sous leur oreiller et s'endormaient en rêvant de noces futures avec leur bien-aimé. Grâce à ces agissements, leurs songes nocturnes avaient toutes les chances de se réaliser prochainement.

Sans le savoir, les jeunes femmes du Pas-de-calais recouraient à une méthode plus risquée. Elles ajoutaient une feuille de lierre dans leur missive adressée à leurs aimés afin qu'ils se marient tous deux bientôt. Ignorantes d'une autre superstition, elles condamnaient les futurs époux à périr précocement...


Vengeance amère : Dépités d'avoir été supplantés par un autre aspirant, les hommes de Chouppes (Vienne) plaçaient sur le chemin de noces des mariés quelques graines de lierre afin que l'épousée ne puisse jamais enfanter...


Bonheur avorté : Une superstition commune aux pays anglo-saxons et nordiques fait placer le lierre grimpant sur les maisons comme un excellent porte-bonheur pour leurs habitants. en dehors de son logis, on peut tout autant profiter des vertus bénéfiques du lierre en portant sur soi une feuille attirant la chance et le succès. Je ne sais pas si vous gagnerez au loto ou si vous trouverez un emploi grâce à ce subterfuge mais vous pouvez toujours interroger le lierre. Le seul hic, c'est qu'il met neuf jours à donner une réponse qui peut arriver après coup. La méthode, pas très efficace, brille pourtant par sa simplicité puisqu'il suffit de placer des feuilles de lierre dans l'eau. Si elles flottent toujours au bout du temps imparti, le succès sera au rendez-vous. An Amérique, les femmes d'affaires ont fait du lierre leur amulette spécifique alors que les jeunes mariées anglaises recouraient fréquemment au végétal pour mener une vie heureuse. Lors de leur grossesse, ces dernières se séparaient néanmoins du lierre par crainte de faire une fausse couche. Il faut dire que la plante, tout comme la rue ou le persil, était jadis utilisée pour avorter...


Je t'aime moi non plus... Pour témoigner de leur attachement éternel à leur fiancée, les jeunes hommes disposaient des tiges de lierre devant la porte de leur promise durant la nuit précédant le 1er mai. Les célibataires de la gent féminine qui avaient la mauvaise surprise de trouver au petit matin les mêmes végétaux devaient comprendre qu'elles étaient trop collantes !"

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Ogham :


Lire la fiche dédiée à l'Ogham Gort.

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