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  • Anne

L'Alisier





Étymologie :

Étymol. ET HIST. − 1. 1180-85 bot. alïer (Raoul de Cambrai, 2103 ds T.-L., s.v. aliier. Hons sans mesure ne vaut un alïer), en a. fr. seulement; le mot est encore répandu dans les dial. (cf. E. Rolland, Flore pop., V, p. 119); 2. 1235 alisier (Huon de Méry, Tournoiement de l'Antechrist, 59, Tarbé ds Quem. t. 1 1959 : Lances d'alisier) ; 1599-1603 alizier (Olivier de Serres). 1 dér. du subst. a. fr. alie, alise* ; 2 dér. du subst. a. fr. alis, alise* ; suff. -ier* servant à désigner un arbre, surtout fruitier.




Symbolisme :


Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, 1995 et 2019), Éloïse Mozzani nous propose la notice suivante :


Cette variété de sorbier, produisant les alises, au goût légèrement acidulé, serait née de la métamorphose d'une nymphe qu'approchait de trop près Priape, dieu grec de la Fécondité :


Qui de sa chasteté trop amoureusement

Désiroit d'avoir d'elle le douxembrassement?

Elle sentit ses pieds prendre en terre racine.

Ses bras, ses mains, sa tête et son dos et eschine

Deviendront tout soudain un arbre grand et beau

Dans le fruict est plaisant et d'un goust tout nouveau.


Selon une croyance du Maine, il faut suspendre des feuilles d'alisier au-dessus de la tête d'un animal dartreux : elles font sécher le mal.

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