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  • Anne

Le Mouron


Étymologie :

  • MOURON, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. xiie s. bot. morun (Gloss. Tours, 331 ds T.-L.) ; 2. 1768 mouron des petits oiseaux « morgeline » (Valm.) ; 3. 1878 « cheveux » (Rigaud, Dict. jargon paris., p. 62 : ne plus avoir de mouron sur la cage : « être chauve ») ; 4. 1948 se faire du mouron « se faire du souci » (Lacassagne, Devaux, Arg. « milieu », p. 247). Prob. empr. au m. néerl. muer, bot., néerl. muur, all. Miere, Meier, v. FEW t. 16, p. 571b. Le sens 4 est prob. issu du sens 3, cf. se faire des cheveux « se faire du souci ».


Lire également la définition du nom mouron afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Anagallis arvensis ; Mouron rouge ; Mouron bleu.

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Botanique :

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Symbolisme :


Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Mouron des oiseaux (Morgeline) : Plante commune des cultures et des chemins, à fleurs rouges ou bleues, toxique pour les animaux, le mouron des oiseaux dont le « diable va mordant la racine », porte, dit-on les marques du venin que le démon, envieux « du bien que cette plante causait au genre humain », y a laissées.

Le mouron à fleurs blanches est « l'herbe des amoureux » : « Dans toute relation sentimentale, et aussi si la relation à débordé du domaine purement sentimental, portez sur vous, à même la peau, un sachet de mouron des oiseaux. » Il vaut mieux utiliser les sommités fleuries fraîches qu'acheter des graines chez les grainetiers.

Frictionner de mouron blanc les gencives des enfants favorise la poussée dentaire.

On dit parfois que marcher sur du mouron blanc fait perdre la santé (Vienne).

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Eliot Cowan, auteur de Soigner avec l'Esprit des Plantes, Une voie de guérison spirituelle (Édition originale 2014 ; traduction française Éditions Guy Trédaniel, 2019) raconte plusieurs histoires de guérison dont il a fait l'expérience à partir du moment où il est entré sur la voie de la Guérison avec l'Esprit des plantes :


"L'une de mes plantes favorites pour aider en cas de perturbation de l'élément Feu est le mouron rouge, Anagallis arvensis. C'est une plante commune du bord des chemins en Amérique, en Europe, et dans d'autres régions du monde. C'est une plante rampante, au port étalé, avec de petites fleurs en général de couleur saumon, un centre magenta, et des étamines jaune brillant. Elles s'ouvrent par temps ensoleillé et se ferment quand il fait sombre ou nuageux. Le goût de cette plante est amer et agressif et on dit qu'elle est plus ou moins toxique. Au total, c'est une plante avec laquelle il est difficile de devenir intime, mais qui en vaut bien la peine. Dans l'herboristerie anglaise, elle a la réputation de dissiper la mélancolie et, dans le Somerset, elle est encore connue aujourd'hui comme la "plante qui fait rire".

Mon voyage en rêve vers l'esprit de cette plante m'a fait traverser les longues étendues d'un espace froid et sombre jusqu'à ce que j'arrive sur une petite planète lointaine. Cette sphère semblait déserte jusqu'à ce que j'atteigne sa partie la plus éloignée, où j'ai aperçu un homme bourru, mal rasé, habillé d'un tee-shirt étroit et de pantalons noirs.

"Êtes-vous l'esprit du mouron rouge ? ai-je demandé.

- Qu'est-ce que ça peut te faire ?

- Eh bien, je...

- Ecoute, mon pote, pourquoi ne décolles-tu pas plutôt pour le prochain Système solaire. Il y a de jolies fleurs par là-bas. Dégage."

Cela ne pouvait être que l'esprit du mouron rouge ! Il montrait la même amertume et la même autoprotection exagérée dans le rêve que dans la réalité éveillée. Je me souvins que la chaleur du soleil le faisait s'ouvrir et partager sa beauté.

" J'aime vos fleurs ! dis-je. Elles ont la combinaison de couleurs la plus dingue ! Cela me rend heureux de les regarder ! Vous devez être un type magnifique derrière cet abord bourru ! "

Il sourit légèrement et rougit. Je continuai, "Qu'est-ce que vous faites tout seul ici sur cette petite planète froide ?"

Une larme coula sur la joue dure du type. "Les gens sont tellement froids et sans cœur ! dit-il. Ils peuvent vous blesser si vous baissez la garde. Je prends tout à cœur - je suis juste trop vulnérable, je suppose."

Il n'avait pas besoin d'en dire plus pour me faire savoir qu'il était un remède pour le Maître du Cœur. Quand il vit que je comprenais, il renversa la tête en arrière et se mit à rire sans retenue.

"Puis-je vous utiliser ? demandai-je. Partagerez-vous votre remède avec les autres ?"

En guise de réponse, il prit mes mains, et nous dansâmes en rond, nous laissant aller à notre joie."

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