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Les Elfes



Étymologie :


  • ELFE, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. 1561 (Hist. des pays septentrionaux, écrite par Olaus le Grand, fol. 52 ro [traduc. de l'Historia de gentibus septentrionalibus, Rome, 1555, chap. XI], Arveiller ds Fr. mod., t. 18, p. 234 : Les habitants de la [la Scandinavie] appellent ce jeu la de ces farfadets ou lutins la dance des Elves [choream Elvarum]) ; 1595 (même syntagme en référence à ce même texte de 1561, cité par Barbier ds Rom. Philol., t. 1, 1947-48, p. 291), ex. isolés ; 2. 1605 (P. Le Loyer, Hist. des Spectres, p. 201, ibid., p. 290 : Les Escossois Albins ... ont esté diffamez ... d'avoir eu des nymphes ... appelees elfes ou fairs, foles qui aiment les hommes) ; à nouv. 1822 elf (Nodier, Trilby, p. 115). 1 empr. à l'a. suéd. älf (par l'intermédiaire de sa forme latinisée en 1555 par Olaus le Grand), de l'a. nord. alfr auquel correspond l'ags. aelf (Falk-Torp, s.v. Alv), d'où l'angl. elf (dep. Beowulf ds NED), empr. par 2.


Lire aussi la définition pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Aube - Aubin -

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Symbolisme :


Adolphe de Chesnel, auteur d'un Dictionnaire des superstitions, erreurs, préjugés, et traditions populaires... (J.-P. Migne Éditeur, 1856) propose la notice suivante :


AUBE ET AUBIN. Nom que l'on donne, dans quelques localités de la France, à un certain génie ou esprit familier qui correspond à l'alf ou elf des Allemands.


ELFS OU ELFES. En Allemagne, on appelle ainsi une classe de fées dont la plupart habitent les eaux, et qui excellent à tourner le fuseau et à découvrir les trésors enfouis dans le sol. Ces fées se divisent en plusieurs ordres :

1° les dunalfenne et les muntalfenne, qui correspondent aux oréades de la mythologie grecque ;

2° les feldalfenne et les sealfenne, qui sont des naïades ;

3° les undalfenne, qui représentent les dryades.

Le même nom est donné aussi à de petits hommes qui, selon quelques-uns, sont les maris des fées que nous venons de signaler. A la famille du nain, dit M. Xavier Marmier, appartient la race des elfes ; mais ceux-ci sont d'une nature plus poétique et plus élevée. Ce sont les frères des djinns lumineux et des péris, les frères d'Ariel et de Trilby. Ils ont le visage blanc comme un lis, et les rayons de la lune composent les fils de leur vêtement. Ils n'habitent pas dans les entrailles des montagnes ; ils voltigent dans les airs, et se balancent comme des papillons dorés sur la tige d'une plante ; une feuille d'arbre leur sert de tente, et ils peuvent vivre tout le jour d'un peu de miel puisé dans le calice d'une fleur, et d'une goutte de rosée. Les femmes des elfes sont belles ; elles dansent le soir et chantent sur les collines, et leur voix est si douce, leur chant si harmonieux, que chaque passant s'arrête pour les entendre. Mais il ne faut pas s'approcher d'elles, il ne faut pas se mêler à leurs danses ; car leur regard glace le cœur, et leur baiser donne la mort. Les elfes portent de petits souliers de verre. Si l'on pouvait s'emparer d'un de ces souliers, on serait très riche ; car celui à qui il appartient le rachèterait à tout prix.

Le même auteur rapporte que les habitants des bords de la mer Baltique croient qu'il y a un roi des elfes qui règne sur l'île de Stern, sur celle de Moe et celle de Rugen. Il a un char attelé de quatre étalons noirs. Il s'en va d'une fle à une autre en traversant les airs ; alors on distingue très bien le hennissement de ses chevaux, et la mer est toute noire. Ce roi a une grande armée à ses ordres ; ses soldats ne sont autre chose que les grands chênes qui parsèment l'ile. Le jour ils sont condamnés à vivre sous une écorce d'arbre ; mais la nuit ils reprennent leur casque et leur épée et se promènent fièrement au clair de la lune. Dans les temps de guerre, le roi les assemble autour de lui. On les voit errer au-dessus de la côte, et alors malheur à celui qui tenterait d'envahir le pays.

La danse des elfes ou hommes-fées a lieu la nuit, et c'est principalement chez les peuples de l'ancienne Scandinavie, c'est-à-dire en Suède, en Norvège, en Danemark, qu'elle se pratique. Ainsi que les korils bretons, dont nous parlons plus loin, les elfes saisissent les passants pour les contraindre à sauter avec eux ; mais il est rare qu'on ne succombe pas peu après avoir fait partie de cette ronde.

 

Le Glossaire théosophique (1ère édition G.R.S. MEAD, Londres, 1892) d'Helena Petrovna Blavatsky propose à l'entrée "Anneaux magiques" :


ANNEAUX MAGIQUES. On les a trouvés comme talismans dans tous les folklores. En Scandinavie, de semblables anneaux sont toujours rattachés aux elfes et aux nains, qui, prétendait-on, étaient les possesseurs de talismans et qui, occasionnellement, les donnaient à ceux des êtres humains qu'ils désiraient protéger. Selon les paroles du chroniqueur : "Ces anneaux magiques portaient bonheur à leur possesseur aussi longtemps qu'ils étaient soigneusement conservés ; mais leur perte était accompagnée de terribles malheurs et de tourments indicibles".

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D'après le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et augmentée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,


Les elfes sont "des divinités aériennes, d'origine nordique, éprises de danses nocturnes sur les prés, qui semblent inviter les humains à se joindre à elles, mais en réalité, leur apportent la mort.

Ce sont les esprits de l'air, mais sortis de la terre et des eaux, ravissants, capricieux, petits, flottants, vaporeux, redoutables. Ils symbolisent les forces chtoniennes et nocturnes, qui suscitent des terreurs mortelles, surtout chez les adolescents. Ceux-ci les discernent dans la brume, où les adultes, moins perspicaces, moins sensibles à l'imaginaire, à l'imperceptible, n'aperçoivent rien. Ils sont comme les vapeurs troubles des passions naissantes et des premiers rêves d'amour. Ils fascinent et ensorcellent les jeunes cœurs et les imaginations candides.

C'est la nuit que les elfes sortent

Avec leur robe humide au bord,

Et sur les nénuphars emportent

Leur valseur de fatigue mort

La Dame blanche est la reine des elfes. Théophile Gautier.


Certains interprètes considèrent les rondes des elfes comme des condensés énergétiques, émergeant de l'univers : de là, leur pouvoir de fascination et leur capacité de faire passer les portes, qui séparent les trois niveaux de l'univers et, notamment, le monde des vivants de celui des morts. Ils agissent sur l'imagination, qu'ils exaltent par des rêves et des apparitions, et ils entraînent dans leur danse l'être séduit par leur beauté. Ils symbolisent les forces inconscientes du désir, métamorphosées en images captivantes, dont le puissant attrait tend à inhiber le contrôle de soi et le discernement."

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, 1995 et 2019), Éloïse Mozzani nous propose la notice suivante :*,


C'est la nuit que les elfes sortent

Avec leur robe humide au bord

et sur les nénuphars emportent

Leur valseur de fatigue mort

(Théophile Gautier)


Esprits de l'air d'origine nordique, les elfes appartiennent à la famille des nains qu'ils aident à forger dans les grottes et les cavernes. S'ils symbolisent comme ces derniers les forces obscures, les elfes sont toutefois « d'une nature plsu poétique et plus élevée ». Bien que ne dépassant pas la taille d'un pouce, ils sont capables de soulever facilement le plus lourd des rochers. Leur visage est d'un blanc pur et « les rayons de la lune composent les fils de leurs vêtements ». Ils portent des sandales de cristal ou de verre : celui qui s'en empare deviendra très riche car son propriétaire le rachètera à n'importe quel prix.

Les elfes, qui résident dans les souches et les racines des arbres dont ils utilisent les feuilles en guise de tente, se promènent dans les airs, voltigent de plante en plante, et se nourrissent de rosée ou de miel puisé dans les fleurs. la nuit, ils dansent en rond, notamment sous les tilleuls au pied desquels ils laissent un cercle vert - fouler l'herbe de ce cercle provoque une grave maladie voire la mort -, et se saisissent des imprudents qui passent par là pour les obliger à entrer dans la ronde, ce qui leur est généralement fatal. Les femmes elfes, réputées pour leur beauté, la douceur de leur voix, dansent et chantent le soir sur les collines ; mais il ne fat pas s'en approcher car « leur regard glace le cœur, et leur baiser donne la mort ».

Les elfes sucent également les doigts des enfants pour contrarier leur croissance. Des fumigations de valériane protègent ces derniers car les elfes ont cette odeur en horreur.

Les elfes du folklore anglais blessaient les chevaux et les vaches ; ils passaient pour être armés de pointes de flèches en silex.

Selon les traditions de l'île anglo-normande de Guernesey, « dans chaque haie habite un elfe qui, si un enfant lui donne son gâteau, donnera plus tard, selon le sexe, une dot à la petite file devenue grande fille ou une barque toute gréée au gars devenu homme » (Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer, 1866).

En Allemagne, où les elfes masculins passent parfois pour les maris des fées, ils excellent, dit-on, à tourner un fuseau et à découvrir les trésors enterrés.

Selon la légende islandaise, les elfes constituent une monarchie, gouvernée par un vice-roi qui chaque année se rend en Norvège « avec une députation de pucks (lutins) pour y renouveler son serment d'hommage lige au souverain seigneur qui réside dans la même patrie ».

Dans le folklore russe, le « domovoy » est un elfe domestique que le chef de famille peut pacifier (domestiquer) en lui donnant un œuf rouge : l'esprit prend alors forme humaine et se tient tranquille.

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Pierre Dubois et Philippe Perrier collaborent dans un entretien qui s'intitulera "Des elfes en particulier." (In : Revue des Deux Mondes (2004) : pp. 109-113) :


Pierre Dubois. Il existe des elfes dangereux, très proches de l'animal. Ce sont des créatures très anciennes, antérieures à l'homme. Il ne fait pas croire que les elfes sont des créations humaines, des personnages de fantaisie. Ils étaient déjà là bien avant nous ils nous ont pratiquement créés, et peut-être leur avons-nous échappé, qui sait ? [...] Les elfes font aussi partie de la petite mythologie, celle qui concerne ces êtres intermédiaires mais qui descendent des grands dieux. Dans certains pays, une partie des elfes que j'étudie sont encore des dieux. D'autres ont une nature presque végétale, ce qui n'est pas forcément contradictoire avec l'essence divine. [...] L'elficologue est donc avant tout un aventurier, quelqu'un qui accepte d'entrer dans un monde où il n'est jamais possible de cerner les êtres que l'on va rencontrer quand bien même on voudrait se faire le plus précis possible.


Revue des Deux Mondes : D'où vient la difficulté ?


Pierre Dubois. D'une part, des risques d'erreur. Les elfes sont libres. Ils ont donc toujours le choix de se comporter de manière différente des descriptions de l'elficologue. D'autre part, du danger lié à la connaissance des elfes. Celui qui détient un savoir sur eux ne doit pas le dévoiler entièrement, sous peine d'être puni. [...]

J'ai pactisé avec les elfes. Je suis plutôt de leur côté que de celui des hommes. Ils me disent jusqu'où je peux aller. Par moment, je préfère abandonner le lecteur tout seul sur la frontière. Je laisse des oubliettes, des erreurs volontaires. Je construis un labyrinthe avec des portes qui vont vers les ronces. Le lecteur doit prendre des risques, frôler et apprendre la limite, un peu comme s'il rencontrait un animal sauvage. Malgré le monde qui sépare l'homme de l'animal, il peut exister une relation, une harmonie, presque un miracle.

Revue des Deux Mondes : [...] Quelles sont les différences entre ces trois grands types de créatures [fée / lutin / elfe] ?


Pierre Dubois. L'elfe est le plus mystérieux, le plus fuyant, et donc le plus attirant. On peut tenter de devenir le copain d'un lutin : ça passe ou ça casse. C'est un esprit de la terre. On peut épouser une fée. Elle peut être une marraine, une protectrice, tout en mystère, en finesse et en féminité. Avec un elfe, rien n'est jamais acquis. [...]


Revue des Deux Mondes : Tout cela n'est pas très scientifique...


Pierre Dubois. Comme si la science était la seule explication du monde ! Les anciens l'avaient compris. Ils connaissaient les cerises, les fleurs, le chant de l'oiseau et n'avaient pas besoin qu'on leur donne une explication scientifique. Ils avaient leur propre explication du monde, ils connaissaient l'oiseau par ce que l'oiseau lui-même disait de lui. Ils pratiquaient cette espèce de regard magique, de pensée magique qui est si importante, la pensée de Bachelard, de Jung, cette tension vers ce que l'objet représente, vers ce qu'il raconte lui-même, vers son aura.

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Edouard Brasey, auteur de L'Univers féérique. Fées et elfes, nains et gnomes, sirènes et ondines, dragons et géants, sorcières et démons. (Éditions Pygmalion, 2010) nous aide à mieux comprendre qui sont les Elfes :


Esprits élémentaires de l'Air, légers et diaphanes, les Elfes ont le pouvoir de voler autour des frondaisons des arbres. Tout de vert vêtus, ce qui leur permet de se confondre avec le feuillage, ils jouent une musique merveilleuse en laissant le vent souffler dans les branches des arbres. Comme les fées, ils sont doués de pouvoirs surnaturels et font office de messager entre ce monde-ci et l'au-delà, ainsi que le précise le révérend Kirk, un pasteur anglican qui vécut au XVIIe siècle dans la paroisse d'Aberfoyle, en Écosse, et qui prétendait les voir couramment : « Ces Elfes, ou siths, sont d'une nature intermédiaire entre l'homme et l'ange, comme le pensèrent les Anciens des daïmons ; d'esprits intelligents et curieux, de corps légers et fluides, quelque peu de la nature d'un nuage condensé, et plutôt visibles au crépuscule. Ces corps sont tellement souples, de par la subtilité des Esprits qui les agitent, qu'ils se peuvent faire apparaître ou disparaître à volonté. Certains ont des corps ou véhicules si spongieux, si fins, si immatériels, qu'ils ne les nourrissent qu'en suçant une subtile liqueur spiritueuse qui pénètre comme de l'air pur et de l'huile, les autres se nourrissent plus grossièrement de l'essence ou substance des grains et liqueurs, ou d blé lui-même qui croît à la surface de la terre et que ces elfes dérobent, tantôt d'une manière invisible, tantôt en becquetant comme les corneilles et les souris. »

Ces êtres supérieurs, quasi divins, si proches des anges par leurs fonctions et leurs manifestations, sont au centre du paganisme ancien. C'est dans les cultures nordiques, germaniques ou anglo-saxonnes que les Elfes sont le plus souvent représentés, - fées et lutins étant davantage vénérés par les Gaulois. Ainsi, en Allemagne, on raconte que ce sont les Elfes qui tissent les fils des toiles d'araignée - que l'on appelle « fils de la Bonne Vierge » en France.

Les Elfes ont pour nom nis en Allemagne, nissgod-drange au Danemark et en Norvège, vieillard Tom-Gubbe ou Tonttu en Suède, tylwithes en Angleterre, duende en Espagne, « sylphes » ou « esprits follets » en France. En Écosse on distingue les dun-elfen (« Elfes des dunes »), les berg-elfen (« Elfes des collines »), munt-elfen (« Elfes des montagnes »), les wudu-elfen (« Elfes des bois ») et les woeter-elfen (« Elfes des eaux »). Obéron, l'enfant-fée époux de la reine Titania, est considéré tantôt comme un nain, à cause de sa taille, tantôt comme un Elfe, pour sa beauté et sa grâce aérienne.

Tout comme les fées, les Elfes jouent un rôle dans l'équilibre, la santé et la croissance des plantes. Mais si les gnomes veillent sur la graine souterraine et les fées sur la pousse de la plante hors du sol, les elfes veillent à son ensoleillement et au mécanisme de la photosynthèse.

Ces êtres recherchent avant tout la lumière du soleil, et apprécient la musique, les sons doux et apaisants. Ils font aussi des rondes en se tenant par la main pour provoquer des enchantements bénéfiques.

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Dans L'Oracle des Esprits de la Nature (Éditions Exergue, 2015), Loan Miège nous propose plusieurs cartes en lien avec différents types d'Elfes :


Elfes des Bois :

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« Ensemble nous sommes UN, unissons-nous pour le bien de tous. La force du clan. »

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Sautant de branche en branche tout en se camouflant parmi les feuilles, les elfes des bois suivent chaque promeneur, incognito. Rien ne leur échappe dans la forêt ! Ils veillent à ce que leur territoire soit respecté. Ils forment des clans et sont organisés selon un modèle proche du nôtre, où vies familiale et sociale sont très développées. De plus, ls cohabitent avec tous les êtres vivant dan les arbres, visibles et invisibles. comme ils se méfient des humains, il n'est pas aisé de les approcher. Quelques offrandes composées de graines, fruits et champignons, ainsi qu'un partage musical, aident grandement à les rencontrer.


A propos du message : Les elfes des bois puisent leur force dans l'unité de leur communauté. Un individu seul est fragile et triste. Son existence a perdu tout son sens. Pour les elfes des bois, le soutien et les échanges au sein d'un groupe sont vitaux. Ce sont des êtres sociables avant tout. Voyons-nous ici des traits communs avec nous, les humains ? certainement ! Ils nous rappellent nos besoins de lier contact et de nourrir des relations enrichissantes. Et ils nous interrogent sur la qualité de celles-ci. Pouvons-nous être UN avec notre entourage ?


Pratique : Voici un exercice qui nous met à l'épreuve ! Il demande honnêteté et tolérance. L'Elfe des bois de la carte nous aide dans notre tâche en nous renvoyant ce qui est en accord ou pas avec nous. La Mésange bleue, quant à elle, nous invite à prendre de la hauteur et à porter un regard neuf. Installons-nous confortablement, carte, papier et stylo en main. Divisons la feuille en plusieurs parties selon les thématiques : partenaire, famille, amis, connaissance, collègues, animaux, etc., et remplissons chacune d'elles. Essayons de n'oublier personne ! Cela étant fait, prenons une deuxième feuille. Fermons les yeux un instant. Portons notre regard à l'intérieur de nous et observons notre respiration. le calme s'établit peu à peu. Ecoutons ce qui se passe au niveau de notre cœur et de notre ventre, sièges de nos émotions. Maintenant, ouvrons les yeux et reprenons notre liste. Nous allons citer les noms qui y sont inscrits, l'un après l'autre, lentement, en prenant soin d'observer ce qui se passe en nous pour chacun d'eux. L'elfe de s bois nous guide dans cette démarche. Accordons-nous le droit de faire tomber les masques sociaux pour être justes avec nous-mêmes. Sur la deuxième feuille notons les noms qui nous ouvrent le cœur et qui génèrent des émotions positives. Puis, inscrivons notre nom au centre et entourons l'ensemble d'un magnifique cercle. Par ce geste, nous nous unissons sincèrement à d'autres êtres, nous montrons à l'Univers quel est notre clan et nous renforçons notre présence sur Terre. Posons un regard d'Amour et de Gratitude sur chaque nom. Rappelons-leur combien nous les aimons et disons-leur « merci ! » d'être présents dans notre vie. Fermons les yeux. Des liens dorés partent de notre corps pour nous relier à eux. Nous formons une unité. Remercions.


Mot-clé : Se relier.


Grand Elfe Blanc :

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« Honore le sacré en toi et autour de toi, en gardant une position juste et sereine. »

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Au cœur de la forêt se dissimule le royaume des grands Elfes blancs. Ce monde parallèle vibre sur des fréquences différentes de celles de la Terre. Son accès est délicat et peu sont considérés aptes à y entrer. Le domaine de prédilection des grands Elfes blancs est la pureté. Leur seul contact engendre un brassage intérieur, un lessivage de nos pollutions tant mentales qu'émotionnelles. Quand ils choisissent de se montrer, ils adoptent les traits que l'imagerie populaire, à travers les films et les romans de fantasy; leur donne : teint diaphane, yeux en amande, oreilles pointues, noblesse, raffinement... Cependant, leur nature transcende notre imagination et il faut bien admettre que nous sommes pas à même de la capter. Leur rôle est tout aussi mystérieux. Ils détiennent et perpétuent un ensemble de rituels afin de maintenir la notion de sacré au sein de la forêt.


A propos du message : Qu'en est-il du sacré aujourd'hui ? Jetons un coup d'œil autour de nous. Que ce soit en ville ou à la campagne, il semble se raréfier. Les lieux de culte deviennent des curiosités touristiques. Et il en va de même pour les espaces naturels, quand ils ne sont pas transformés en exploitations de toutes sortes. Le sacré disparaît sur la pointe des pieds, sans faire de bruit. Notre société n'a pas prévu de place pour lui. Pourtant, souvent sans même nous en rendre compte, nous avons faim de sacré. Il nous manque terriblement. Le grand Elfe blanc nous transmet un moyen de le rétablit simplement et indépendamment des influences extérieures : en veillant à rester centré et attentif à notre état intérieur, dans la justesse et la sévérité. Ainsi, nous pouvons aborder notre environnement, nos proches et nous-mêmes avec respect, calme et dévotion. Cette attitude a la faculté de propager le sacré partout sur notre passage.


Pratique : Allumons une bougie, entourons-nous d'objets beaux et inspirants, et installons-nous confortablement. Déposons la carte bien en face de nous. Fermons les yeux. Entrons dans un état de relaxation. Respirons lentement et profondément. Puis, faisons glisser notre attention au centre de notre poitrine, siège de notre chakra du cœur. Continuons à respirer. A chaque respiration, un flot d'énergie va et vient au niveau du cœur. il sort vers l'avant à l'expiration, pour rentrer de nouveau à l'inspiration. Le mouvement se poursuit ainsi jusqu'à toucher la carte et entrer en contact avec le grand Elfe blanc. La connexion par le cœur est reconnue et acceptée par celui-ci, car elle vibre sur sa longueur d'onde, elle-même accordée à la pureté et au sacré. Un échange d'énergies s'ensuit, tout en douceur. Le grand Elfe blanc va nous accompagner à la découverte de notre temple intérieur. Ensemble, descendons dans la zone du ventre. Laissons-nous happer par nos profondeurs. Glissons dans l'obscurité et l'inconnu... C'est alors que nous arrivons face à une porte. Ouvrons-la et entrons. Nous sommes dans notre temple intérieur. Celui-ci est unique pour chacun de nous. Visitons-le pendant un moment. Contemplons ses couleurs, formes, textures, symboles... Explorons-le afin de le faire nôtre. Une fois à l'aise dans cet espace, portons notre regard en son centre. A cet endroit se trouve un trône qui nous est destiné. Asseyons-nous. Nous sommes à notre juste place. Nous sommes à la fois le gardien et l'hôte de ce temple. Une colonne de Lumière, connexion au Divin appelé aussi « Source de Vie », descend et nous inonde. Les énergies de nos différents corps, visibles et invisibles, se mettent à circuler de manière fluide et continue. Une sensation de Paix nous envahit. Nous rayonnons. Fixons en nous cet état. Remercions et maintenons-le dans notre vie de tous les jours. Et surtout, revenons autant de fois que nous le souhaitons dans notre temple intérieur.


Mot-clé : Sacraliser.


Grand Elfe Noir :

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« Regarde ton reflet dans le miroir, sois honnête avec toi-même et prends les décisions qui s'imposent. »

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Le soir venu, les Esprits de la Nature du jour laissent place à ceux de la nuit. Une atmosphère étrange se répand soudainement. Les humains sont poussés vers la sortie. Les grands Elfes noirs font leur apparition et, avec fermeté, maintiennent l'ordre et défendent la zone qui leur est attribuée. Nourrissant bon nombre de fantasmes à travers des films, romans et jeux de rôle, ils demandent à être reconnus et respectés. Leur émanation vibratoire est difficile à soutenir tant elle nous vide et nous plonge dans nos profondeurs obscures.


A propos du message : Le grand Elfe noir nous fait basculer dans un tout autre décor. Ce message dérange, interroge et étonne. Il nous secoue en nus mettant mal à l'aise. Nous vivons une époque où le narcissisme est roi. Les médias nourrissent allègrement cette tendance et, d'une certaine façon, pervertissent la population. Ils ont créé une image à laquelle, consciemment ou inconsciemment, nous essayons de ressembler. A force de matraquages, les critères sont si fortement inscrits en nous que nous en sommes pris au piège, et ce malgré notre bonne intelligence. Mais qui sommes-nous vraiment ? Notre image, si contrôlée, est-elle le reflet de notre réelle personnalité ? Le grand Elfe noir nous jette dans l'abîme, car c'est dans notre obscurité que nous avons une chance de percevoir notre Lumière.


Pratique : Nous avons besoin d'un carnet, d'un stylo, d'une bougie et d'un miroir. Posons ce dernier et la carte en face de nous, et plaçons la bougie (allumée) à côté. Éteignons les lumières et fermons les volets afin de nous retrouver dans l'obscurité. Asseyons-nous près du miroir de manière à ce que notre visage soit bien visible. Observons-nous un instant. Promenons notre regard sur notre bouche, nos joues, nos yeux, notre front Laissons-le glisser d'un élément à l'autre librement. Puis, fixons l'ensemble. Fermons les yeux quelques secondes et ouvrons-les à nouveau. Faisons ce mouvement plusieurs fois de suite. Les traits de notre visage se modifient, prenant parfois des formes étranges. Le grand Elfe noir souhaite nous aider à nous explorer. Il nous propose de demander intérieurement : « Grand Elfe noir, montre-moi qui je suis ! » Continuons à nous examiner tout en jouant avec notre vue. Maintenant, regardons dans le miroir au-delà de nous, comme si nous voulions voir ce qui se passe derrière nous. L'image devient alors un peu floue et de nouveaux éléments apparaissent. Peit à petit, un portrait se construit. Il est éphémère. Ne nous y accrochons pas. Il est juste un révélateur de notre identité. Notons tout ce qui vient. Pour finir, remercions le grand Elfe noir, l'énergie de vie qui nous anime, et nous-mêmes. Cet exercice a pour but de nous permettre d'apprendre des choses sur nous, de nous révéler des aspects que nous ne sommes pas capables de percevoir dans notre contexte habituel. Ces révélations sont importantes et susceptibles de provoquer de profonds changements. Notre courage est un allié indispensable, car assumer notre vérité, quelle qu'elle soit, constitue un défi majeur dans notre société.


Mot-clé : S'apprivoiser.

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Littérature :


Si Asa Larsson imagine bien une intrigue policière tout à fait contemporaine dans son roman intitulé Le Sang versé (Édition originale, 2004 ; Éditions Albin Michel, 2014 pour la traduction française), l'atmosphère n'en reste pas moins empreinte de féerie nordique :


On est la veille du solstice d'été, c'est pour ça. C'est un moment de l'année qui rend féroce. On n'a pas envie de dormir. On n'en a pas besoin, d'ailleurs. La nuit est pleine de murmures qui appellent, subjuguent et vous donnent l'envie impérieuse de sortir de chez vous.

Les elfes ont mis des bottes neuves. Ils les ont confectionnés dans l'écorce de bouleau la plus douce. Un véritable songe d'une nuit d'été. Ils s'amusent, insouciants, dansent et font les beaux dans les prés, se moquant comme d'une guigne des voitures qui pourraient passer sur la route. Ils usent leurs jolis souliers tandis que les trolls cachés derrière les arbres les regardent avec des yeux ronds.

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