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  • Anne

Le Mouton



Étymologie

  • MOUTON, subst. masc.

Étymol. et Hist. I. Subst. A. 1. a) 1re moitié du xiie s. « bélier » (Psautier Oxford, 64, 14 ds T.-L. : li multum des oëilles) ; b) 1155 « bélier, élevé pour la boucherie » (Wace, Brut, 8519, ibid. : li liuns ... Ocist mutuns, ocist berbiz) ; c) α) ca 1480 revenons a noz moutons (Guillaume Coquillart, Monologue Coquillart, 154 ds Œuvres, éd. M. J. Freeman, p. 280) ; β) fin du xve s. jamais saige Ne va serchant les cinq piez de mouton (H. Baude, Débat de la Dame et de l'Escuyer ds Recueil de poésies françaises, éd. A. de Montaiglon, t. 4, p. 155) ; 2. ca 1223 « viande de mouton » (Gautier de Coinci, II Ch. 9, éd. V. F. Koenig, 2944 : poree au mouton) ; 3. a) 1260 « cuir de mouton » (Étienne Boileau, Métiers, 221 ds T.-L.) ; b) 1821 « peau de mouton travaillée comme une fourrure » (Obs. modes, 25 mars, VII, 136 : collet en mouton d'Astracan). B. 1. a) α) 1155 « bélier, machine de guerre pour enfoncer les portes et abattre les murailles » (Wace, Brut, 3035 ds T.-L. : Perrieres, troies e multons, E engiens de plusurs façons Firent faire e al mur hurter Pur le mur fraindre e enfondrer) ; β) 1490 « lourde masse de fer, gros billot de bois armé de fer dont on se sert pour enfoncer des pilotis, des pieux » (Doc. ds Gdf. Compl.) ; γ) 1573 mar. cap de mouton, v. cap 1 ; δ) 1690 « pièce de bois dans laquelle on engage les anses d'une cloche pour les suspendre » (Fur.) ; b) α) 1694 plur. « petite vague crêtée d'écume » (Ac.) ; β) 1807 « petit nuage » (Michel, p. 11). 2. a) α) 1566 « personne crédule, facile à mener et à duper » (H. Estienne, Apologie pour Hérodote, éd. P. Ristelhuber, t. 1, p. 66) ; β) av. 1778 moutons de Panurge (Voltaire ds Lar. 19e) ; b) α) 1611 « personne simple, d'humeur douce » (Cotgr.) ; β) 1803 mouton enragé (Chênedollé, Journal, p. 15) ; c) 1769 « faux détenu, chargé de confesser un inculpé dont il partage la cellule » (d'apr. Esn.). II. Adj. 1. 1493 [éd.] « qui est de la nature du mouton (d'une personne) » (Martial d'Auvergne, Vigil. de Charles VII ds Gdf. Compl.) ; 2. 1763 [éd.] « doux, malléable » (Piron, L'école des pères, III, 5, p. 70 : âme tendre et moutonne). Le mot lat. correspondant était ovis, d'abord « mouton (terme générique) » puis aussi « brebis » (car le troupeau antique se composait essentiellement de brebis, étant donné qu'on sacrifiait les mâles en bas âge) ; il s'opposait à vervex « mâle châtré » et à aries « bélier » (cf. le roum. qui a conservé les sens lat.). Le système paraît avoir été désorganisé par la ressemblance formelle avec ovum ( œuf*) qui a amené la disparition d'ovis (sauf en roum.) et son remplacement par plusieurs substituts. Au sens de « brebis » on a eu recours à ovicula (v. ouaille) ainsi qu'à feta « animal qui a mis bas » et même à pecora (v. pécore), plur. de pecus « bétail ». Au sens de « mouton (terme générique) », le gallo-rom. a utilisé le lat. vervex à partir du ve s. (sens conservé dans le Nord) très tôt concurrencé par un mot gaul. *multo (que l'on peut déduire de l'a. irl. molt, kymr. mollt, bret. maout « mâle châtré destiné à la boucherie ») qui avait semble-t-il à l'origine le sens de « mâle châtré » qui était précisément l'anc. sens de vervex, mais qui en vint à désigner d'une part (dès le ixe s.) le « bélier » (sens conservé dans l'Ouest et le Midi; cf. aussi l'ital. montone) et d'autre part par le « mouton (terme générique) », au détriment de vervex qui prit à son tour le sens de « brebis » (au ixe s.) où il a peu à peu évincé ouaille du moins dans les parlers septentrionaux. La loc. revenons à nos moutons, vient d'une allus. littér. à une scène de la Farce de Maistre Pierre Pathelin, de 1464, où le juge pour ramener les plaideurs à leur affaire « les moutons volés », s'exclame : Sus! revenons à ces moutons (éd. R. T. Holbrook, VIII, 1291). De même, moutons de Panurge, p. allus. littér. à un épisode, de 1552, du Quart Livre de Rabelais (éd. R. Marichal, pp. 61-64). Pour le sens de « machine de guerre pour enfoncer les portes et abattre les murs », cf. le lat. aries et le fr. bélier (v. A. Schultz, Das höfische Leben, t. 2, p. 409). Voir W. von Wartburg, Zur Benennung des Schafes in den romanischen Sprachen, 1918 et FEW t. 6, 3, pp. 205b-209b.


Lire aussi la définition pour amorcer la réflexion symbolique.

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Expressions populaires :

Claude Duneton, dans son best-seller La Puce à l'oreille (Éditions Balland, 2001) nous éclaire sur le sens d'expression populaires bien connues :


Laisser pisser le mérinos : On ne voit pas bien au premier abord ce qui a pu valoir aux besoins naturels du mérinos, plus qu'un autre mouton, ce petit aire de nonchalance que l'on connaît... Il me paraît tout à fait raisonnable de penser, avec Pierre Guiraud, que l'expression a simplement pris le relais de la plus ancienne « laisser pisser la bête », pour « ne rien précipiter, prendre son temps ». C'est une habitude chez les conducteurs d'attelages, quelle que soit l'urgence, de faire une petite halte pour laisser pisser les chevaux ou les bœufs dès que ceux-ci en éprouvent le besoin. en effet, alors que ces animaux peuvent déféquer en marchant en toute tranquillité, ils souffrent d'uriner en plein effort. Cela leur coupe l'envie et peut leur provoquer des troubles graves. C'est donc une loi du charretier, du cocher ou du laboureur : il faut toujours laisser pisser la bête.

Pourquoi penser au mérinos ?... D'abord par jeun parc que le mot est amusant et donne à la locution un air absurde qui fait le ravissement du langage. Le terme mérinos semble s'être popularisé au début du XIXe siècle pour désigner, comme nouveauté, un drap épais tissé avec la laine du mouton mérinos. La robe de mérinos était la robe commune des femmes du peuple vers 1830. On trouve par ailleurs à la même époque chez Vidocq une curieuse expression, employée dans le même sens : « laisser bouillir le mouton ». « A ces mots le front de Fanfan se rembrunit, car il connaissait le fond de notre bourse. Eh ! on Dieu, laissez bouillir le mouton, ajouta Belle-Rosé, qui s'aperçut de son embarras, si vous n'êtes pas en argent, je réponds pur le reste. » (Vidocq, Mémoires, 1828).

Il semble raisonnable de penser que, par substitution, on ait pu dire « laisser bouillir le mérinos », et par croisement « laisser pisser le mérinos ». Les dates sont concordantes car l'expression, probablement en usage dès cette époque, est relevée par Delvau en 1867 : « Laisser pisser le mérinos. Ne pas se hâter ; attendre patiemment le résultat d'une affaire, d'une brouille etc. Argot des faubouriens. »

A la fin du XIXe siècle, la locution était suffisamment établie pour que l'emploi d'un euphémisme ne trompât personne : « Tout effort me dégoûte vite. A quoi bon ? N'est-ce pas la règle que l'infanterie ignore tout de l'artillerie, et vice versa ? Les galons viendront tout seuls. Il n'y a qu'à laisser pleurer le mérinos. » (G. Darien, L'Epaulette, 1900).


Se laisser manger la laine sur le dos : Se laisser manger la laine sur le dos est le symbole de la passivité, d'une manque de combativité qui confine à la veulerie, en fait d'un comportement plutôt niais. Cette métaphore moutonnière ne date pas d'hier ; en 1640 Antoine Oudin relevait déjà dans un parler populaire qui remonte à l'aube des bergères : « il se laisse manger la laine sur le dos, il souffre tout. » A l'époque de Marie-Antoinette où les bergeries furent fort à la mode, la douce et chère Mme de Sabran, qui aima le poète et chansonnier Boufflers, savait que c'était là un parler bon enfant. Songeant à son adorable petit garçon, Elzéar, elle écrivait à son ami lors d'un voyage aux champs : « J'ai rencontré des troupeaux tout le long de mon chemin avec leurs petits agneaux, qui me font toujours penser à Elzéar ! Il en a la blancheur ; il en a aussi la candeur et la douceur ; mais il ne se laissera pas comme eux manger la laine sur le dos, comme disent les bonnes femmes, car il a plus d'esprit qu'il n'est gros » (Journal de Mme de Sabran, 23 août 1787.)

Cependant les termes de la locution intriguèrent les rationalistes du XXe siècle : pourquoi manger ? La brebis, certes, est fameuse de ce qu'on la tond sans qu'elle puisse protester ! La logique aidant, l'image se modifie parfois en : "Il se laisse tondre la laine sur le dos", ce qui resserre le champ d'application, et renvoie surtout à la prodigalité soumise et sotte de celui à qui des indélicats soutirent tout son argent.

Cette rationalisation apparente n'est pourtant que le fait de peuplades urbaines, coupées des joies de la vie au grand air et des mœurs des animaux. C'est Quitard, en 1842, qui nous donnait le mot : " ne pas savoir se défendre, comme les brebis qui souffrent patiemment que les corbeaux se fixent sur leur dos et leur arrachent la laine.

Voilà la clef de l'énigme : je ne sais pas pour les corbeaux, mais les pies oui, les chardonnerets, les hardis passereaux qui veulent bâtir leur nid au printemps ont l'habitude de se servir à même la bête en train de faire sa mue. Nous avons donc bien raison de dire, en modernisant le verbe, qu'on se laisse bouffer la laine sur le dos par des tas d'impositions indésirables !


Les moutons de Panurge : « Ce sont des moutons de Panurge » se dit de gens qui veulent tous faire la même chose, suivre une mode, ou qui se conforment à l'idée dominante à un moment donné. L'expression a pour base l'anecdote où Panurge jette un mouton à la mer pour noyer tout le troupeau, après une altercation avec le marchand Dindenault.

« Panurge, ayant payé le marchant, choisit de tout le trouppeau un beau et grand mouton, et le emportoit cryant et bellant, oyans tous les aultres et ensemblement bellans et reguardans quelle part on menoit leur compaignon. […] Soubdain, je ne scay comment, le cas feut subit, je ne eu loisir le consyderer, Panurge, sans aultre chose dire, jette en pleine mer son mouton criant et bellant. Tous les aultres moutons, crians et bellans en pareille intonation, commencerent soy jecter et saulter en mer après, à la file. La fouille estoit à qui premier y saulteroit après leur compaignon. Possible n'estoit les en guarder, comme vous sçavez estre du mouton le naturel, tous jours suyvre le premier, quelque part qu'il aille. […] Le marchant, tout effrayé de ce que davant ses yeulx perir voyoit et noyer ses moutons, s'efforçoit les empescher et retenir tout de son pouvoir. Mais perissoient. » (Rabelais, Le Quart Livre, VIII, 1552).

Malgré l'antiquité de Panurge, il ne semble pas que l'allusion soit venue en usage avant le XIXe siècle, période de retrouvailles avec Rabelais et son œuvre "mirifique" : « Je vous permets de tout supposer, répliqua le curé ; […] les gens de ce pays-ci sont un peu comme les moutons de Panurge. - Ah ! vous connaissez Panurge ? dit le docteur en riant. - De réputation proverbiale... » (H. Murger, Le Pays latin, 1851).

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Zoologie :

Selon Matt Pagett, auteur de Le petit livre de merde (titre original What shat that ?, Quick Publishing, 2007 ; édition française Chiflet & Cie, 2008) :


"On élève le mouton pour sa viande, son lait, sa laine, et aussi pour sa capacité à "tondre la pelouse". Quant à ses crottes bien proprettes et apparemment inoffensives, nous allons découvrir ce qu'on peut en tirer.

Description : Ce ruminant produit des crottes rondes ou ovales, dans lesquelles on peut distinguer des fragments de végétaux. Elles sont très sèches, l'animal ayant absorbé toute l'eau contenue dans sa nourriture. Elles sentent l'herbe.


A boire et à manger : Grâce à des études approfondies, les éleveurs de moutons peuvent désormais interroger les crottes pour déceler les maladies éventuelles dans leur cheptel. L'analyse d'une crotte de mouton peut en dire long sur l'animal et sur son rapport à l'environnement ; en laissant paître des troupeaux sur les mêmes terrains, on dégrade l'écosystème naturel, phénomène aggravé par les effets dévastateurs des excréments. Ceux-ci peuvent en effet nuire à la végétation à cause de leurs trop grandes quantités d'azote.


Fume, c'est du mouton ! Avec la crotte de mouton, on peut notamment se chauffer et faire la cuisine. Connaissez-vous le hangikjöt, plat traditionnel islandais ? C'est une viande fumée dont notre ami Loftur a bien voulu nous confier la recette :

"Choisissez un gigot de mouton, d'agneau, ou, à défaut, une selle de cheval. Accrochez-le au-dessus d'un feu alimenté par de la merde de mouton séchée à laquelle vous aurez ajouté de la paille ramassée dans la bergerie. Laissez boucaner la viande pendant environ trois semaines. Vous la servirez ans les grandes occasions et vous nous en direz des nouvelles.


Merde, alors ! Incident fâcheux en Norvège, dans un restaurant. Au moment où le serveur découpait l'agneau, M. et Mme Jensen se sont aperçus qu'il était farci avec des crottes de mouton. Horreur ! On les a rassurés : une merde qui a cuit à feu doux pendant deux heures n'a jamais tué personne."

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Selon Frans de Waal, auteur de Sommes-nous trop "bêtes" pour comprendre l'intelligence des animaux (Édition originale 2016 ; traduction française : Éditions Les Liens qui Libèrent, 2016) :


"Si les corvidés nous impressionnent toujours, les moutons font encore plus fort : ils se reconnaissent entre eux. Des scientifiques britanniques dirigés par Keith Kendrick leur ont appris à différencier vingt-cinq paires de visages de leur propre espèce : dans chaque paire, un choix était récompensé et l'autre non. A nos yeux, tous ces portraits sont pratiquement identiques, mais les moutons ont appris les vingt-cinq différences et les ont retenues pendant deux ans. Ce faisant, ils ont activé les mêmes régions du cerveau et les mêmes circuits neuronaux que les humains, notamment certains neurones qui réagissent spécifiquement aux visages et pas aux autres stimuli. Ces neurones spéciaux s'activaient quand le mouton regardait des photos de compagnons dont il se souvenait ; de fait, il les appelait en bêlant vers l’image comme s'ils étaient là. Dans cette étude, publiée avec le sous-titre « Les moutons ne sont pas si stupides, après tout » - formule que je récuse, car je ne crois pas aux animaux stupides -, les scientifiques ont situé l'aptitude des moutons à reconnaître les visages ua même niveau que celle des primates, et jugé fort possible qu'un troupeau, que nous voyons comme une masse anonyme, soit en fait très différencié. Ce qui veut dire que mêler les troupeaux, comme on le fait parfois, doit causer plus de stress que nous ne le pensions."

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Symbolisme :

D'après Madonna Gauding, auteure de Animaux de pouvoir, Guides, protecteurs et guérisseurs (2006, traduction française Éditions Véga, 2006) :

Guide d'interprétation

En tant que symbole onirique

Patience ; Renouvellement ; Purification ; Paix ; Modestie ; Compassion ; Sacrifice.


En tant que gardien ou protecteur

Protège contre la violence ; Garde votre groupe social.


En tant que guérisseur

Purifie le corps ; Aide à guérir du mauvais traitement.


En tant qu'oracle ou augure

Mettez fin à l'indécision ; Empêche de suivre aveuglément.


Mythes et contes

La brebis était associée à la déesse celte Brigit, dont le nom de la fête, Imbolc, signifie "lait de la brebis". Pour les Chrétiens, l'agneau est le symbole du Christ ressuscité. En Europe, un mouton noir est tenu pour un signe propice.

Si le mouton est votre animal de pouvoir

Vous êtes paisible et modeste. Vous apportez chaleur, amour et sécurité à votre famille et sacrifiez volontairement vos besoins pour satisfaire les siens. Vous appréciez la compassion et le service. Vos proches font l'expérience de vos éclats spontanés de joie et apprennent de vous comment profiter des plaisirs simples. Vous aimez célébrer les nouveaux commencements, comme le premier jour du printemps. Vous êtes une source de réconfort et de consolation lorsque la mort est imminente, car vous comprenez le voyage de l'âme dans l'au-delà.


Demandez au mouton de vous aider

  • à mieux exprimer vos émotions, surtout la joie et le bonheur ;

  • à profiter des plaisirs de tous les jours : un bon repas, un beau coucher de soleil ;

  • à mettre votre éducation et vos talents au service des autres ;

  • à accepter l'amour et la protection d'autrui.

Accéder au pouvoir du mouton en :

  • guérissant les blessures du passé avec l'aide d'un thérapeute ou d'un conseiller ;

  • pardonnant les membres de la famille et en éliminant tout sentiment négatif à leur égard.

Les anciens Égyptiens utilisaient le mouton pour sa viande, son lait, sa peau et sa laine. Les troupeaux de moutons enfonçaient les semis dans les champs. Comment pouvez-vous vous assurer que les graines positives semées dans votre travail et votre vie familiale germeront et se développeront ?


Élément Terre.

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Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007, traduction française, Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :

Message des moutons

Soyez fidèle à vous-même et honorez votre mission.

Peu importe ce qui vous arrive et ce que les autres vous font,

maintenez votre vision. Pardonnez à tous ceux qui vous font du mal.

Faites ceci et votre âme sera une lumière rayonnante.

Vous deviendrez un Être illuminé.

Les moutons se sont incarnés pour offrir leurs services à l'époque de l'âge d'or de l'Atlantide. Ils sont arrivés des Pléiades et étaient les troisièmes animaux à venir de ce groupe d'étoiles, les autres autres étant les porcs et les pandas. La principale chose qu'ils avaient à offrir était leur laine. Bien sûr, les gens demandaient toujours leur permission avant de la prendre. Par conséquent, les moutons la donnaient avec joie, et cette réciprocité basée sur le respect permettait à tout un chacun d'avoir toujours le cœur ouvert et léger. Ils partageaient également volontiers leur lait si cela leur était demandé. Toutes les créatures venant des Pléiades ou qui viennent sur Terre en passant par cet amas d'étoiles portent le symbole d'une rose bleue dans leur aura. Les 33 pétales renferment la lumière christique de l'amour inconditionnel et leur permettent de supporter leur condition avec courage, tout en répandant l'amour autour d'elles. Les moutons sont descendus sur Terre en venant des Pléiades et en passant par le portail à haute fréquence du mont Shasta en Californie, qui est géré par l'archange Gabriel. L'archange Gabriel et sa flamme jumelle l'archange Hope gardent le contact avec le mouton durant toute sa vie. En fait, par l'intermédiaire des moutons, l'archange Hope se connecte aux humains et les touche avec des rayons d'espoir, contribuant ainsi à maintenir les esprits élevés. Cela permet à l'humanité d'aspirer à son plein potentiel et de réaliser finalement la destinée de son âme.

Ces délicieux animaux ont la réputation d'être stupides, mais en fait ce sont des animaux intelligents et centrés sur le coeur. Ils ont appris qu'ils peuvent être plus efficaces lorsqu'ils agissent ensemble. Au temps de l'Atlantide, l'herbe avait une fréquence beaucoup plus élevée et, par conséquent, leur lait et leur laine rayonnaient à la parfaite fréquence nécessaire. Les vêtements en laine émettaient un champ d'énergie de guérison bleu qui était ressentie par les personnes qui les portaient. A cette époque, ils dansaient et batifolaient joyeusement – plus comme des agneaux de grande taille avec une épaisse fourrure laineuse que comme les créatures sérieuses que nous voyons de nos jours. Ils paissaient autour des maisons et empêchaient ainsi l'herbe de pousser ce qui permettait de voir une variété riche de plantes et de fleurs sauvages se développer. Les enfants des villages jouaient avec eux et les moutons se sentaient intégrés et appréciés. Tout le monde les aimait et les honorait. Comme beaucoup d'animaux qui étaient présents durant l'âge d'or de l'Atlantide, les moutons et les béliers faisaient preuve d'un équilibre parfait entre le masculin et le féminin. Une partie de leur mission consistait à apprendre à rester en équilibre et à enseigner cette aptitude en montrant l'exemple. Lorsque les animaux conservaient leur harmonie yin-yang, ils gardaient les humains en équilibre, eux aussi.

A cette époque, tous les échanges effectués dans le monde humain et dans le monde animal étaient faits dans une parfaite harmonie. Les humains offraient l'amour, le gîte et la nourriture aux moutons, si cela était nécessaire. Les moutons offraient aux humains la guérison du cœur, la joie, le lait et la laine en échange. Tout le monde était satisfait. Tout était en parfaite harmonie sur le plan karmique. Ce qui était une mission d'amour et de foi sur Terre est devenu un sacrifice difficile. Ni les moutons ni aucun autre animal n'ont autorisé les humains à consommer leur chair, pas plus qu'ils n'ont accepté d'être utilisés comme des agneaux sacrificiels. Cependant, encore aujourd'hui, les anges bleus des Pléiades peuvent être vus dans les prés parmi les moutons, partout où ils se trouvent. Ces anges glorieux soutiennent les moutons en aidant leurs cœurs à rester forts et ouverts. Ils aident également les animaux à ne pas perdre de vue leur mission qui consiste à répandre la guérison du cœur pour les personnes et le sol. Les moutons doux et indulgents continuent de le faire, même s'ils savent qu'ils seront abattus et mangés. Et parce qu'un agneau représente l'innocence, la pureté, la joie, le don, l'amour et beaucoup d'autres belles qualités, c'est l'animal qui a été offert comme cadeau du cœur pour le bébé qui devait devenir le Christ. Il a également honoré les cœurs innocents et ardents des moutons.

VISUALISATION POUR SE CONNECTER AU CŒUR DES MOUTONS

  1. Trouvez un endroit où vous pouvez vous détendre sans être dérangé.

  2. Demandez aux anges des Pléiades de vous envelopper de leur belle et douce lumière bleue.

  3. Respirez cette lumière dans votre cœur.

  4. Votre ange gardien se présente à vous sous la forme d'un doux agneau blanc. Prenez-le et tenez-le dans vos bras.

  5. Regardez-le dans les yeux et voyez l'innocence pure et brillante de cette créature.

  6. Sentez que votre coeur s'ouvre et se développe lorsque vous le câlinez.

  7. Sentez l'amour qui s'écoule de votre cœur vers tous les moutons dans le monde.

  8. Demandez aux anges des Pléiades d'accepter votre amour et remerciez tous les moutons dans le monde.

  9. Sentez qu'ils sont tous touchés par un ange bleu des Pléiades, qui leur chuchote votre message.

  10. Soyez conscient que vous avez allumé une flamme cosmique brûlante d'amour et de guérison dans l'univers.

  11. Rendez votre agneau à votre ange gardien.

  12. Ouvrez les yeux et notez ce que vous ressentez.

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D'après Le Livre des symboles, réflexions sur des images archétypales (2010) dirigé par Ami Ronnberg et Kathleen Martin, avec le concours des auteurs de ARAS :


"Sur le plan domestique, le grand bélier abandonne ses hauts pics escarpés pour les vallées, les prés et les collines rocailleuses de paysages plus tranquilles. Le mouton, animal sociable, apprécie le confort et la compagnie du troupeau, dont la viande, le lait et la laine ont déterminé notre survie. Parce qu'il est facile à mener en groupe, il a acquis une réputation d'humilité et de passivité ; un mouton "manque" d'initiative et de discernement. L'aspect négatif du "troupeau" se caractérise par l'incapacité de ses membres à penser de manière autonome. Pourtant, l'un de nos symboles les plus anciens et les plus durables est celui du "bon Berger". sa puissance intacte pourrait suggérer un désir profond et collectif de retourner en enfance. Mais elle pourrait également signifier qu'être conduit par la guidance presciente du psychisme est parfois essentiel à la survie et à la croissance. En anglais, l'expression négative wool-gathering ("collecter la laine") traduit un état de rêvasserie oisive, se laisser entraîner là où l'imagination nous porte. Néanmoins, les mythes nous informent que la rêvasserie peut également être un moyen de collecter quelque chose entre le naturel et le surnaturel, de lumineux et doré. Dans le mythe romain de Psyché et Cupidon, un troupeau de moutons dorés broutant dans un bosquet sacré se montre si féroce qu'on ne peut l'approcher en plein jour. Toutefois, dans la fraîcheur du soir, sous les émanations plus douces de la lune, des touffes de leur toison peuvent être ramassés dans es ronces, tout comme nous récupérons dans les fourrés du psychisme des fragments dorés du moi (indirectement) dans la lueur lunaire de l'imagination."


Karl Kerényi, Hermes der Seelenführer, Rhein-Verlag, Zürich, 1944.

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Pour Melissa Alvarez, auteure de A la Rencontre de votre Animal énergétique (LLewellyn Publications, 2017 ; traduction française Éditions Véga, 2017), le Mouton est défini par les caractéristiques suivantes :


Traits : Le Mouton symbolise l'innocence et la vulnérabilité. Le mouton éviter les conflits parce qu'ils vont à l'encontre de sa nature innocente. Il va rapidement s'éloigner d'une situation dans laquelle il se sentira en danger. Le mouton est vulnérable aux attaques du fait de sa grande docilité. Cela signifie que votre innocence et votre pureté vous permettent de voir le bon chez les personnes. Mais d'autres, qui n'ont pas votre intérêt à cœur, peuvent essayer de tirer avantage de votre compassion. Soyez vigilant. Le mouton naît avec une longue queue qui en général s'écourte peu de temps après sa naissance. Il vous met en garde de ne pas vous diminuer vous-même en suivant toujours le troupeau. Parfois, il peut être nécessaire pour vous d'être le mouton noir et de faire les choses à votre façon.


Talents : Beauté ; Compassion ; Considération ; Docile ; Doux, Innocent ; Prospérité ; Sociable ; Développement spirituel.


Défis : Maladroit ; Dépendant ; Suit sans but ; Grégaire ; Sans imagination ; Vulnérabilité ; Faiblesse.


Élément : Terre.


Couleurs primaires : Noir ; Brun ; Gris ; Rouge ; Argent ; Blanc.


Apparitions : Lorsque le Mouton apparaît, cela signifie que vous allez rencontrer une situation où vous devrez obéir aux règles de la tradition. Il peut s'agir d'un projet sur lequel vous travaillez et pour lequel vous avez de grandes idées, mais les décideurs vous demandent de rester fidèle à la façon dont le travail a toujours été fait. Ne prenez pas les choses personnellement si vos idées sont évincées. Vous avez un fort désir de vous intégrer à des groupes et d'être avec des personnes semblables à vous, aussi vous vous conformez à ce qui se passe dans votre entourage. Le mouton vient vous avertir de ne pas trop essayer de faire plaisir aux autres parce que vous risquez alors de perdre votre individualité. Le mouton indique que vous pouvez avoir à participer bientôt à une réunion de famille. Si le mouton apparaît, vous êtes prêt à vous engager à développer votre intuition, à comprendre votre spiritualité et à prendre soin de votre être supérieur. Ce sera pour vous une période de découverte de soi intense, un temps d'apprentissage et d'exploration d'idées qu peuvent vous sembler de prime abord étrangères mais qui sont la pierre de touche de votre âme. Recherchez la guidance de ceux qui ont suivi ces chemins, mais ne vous perdez pas dans la foule ; au contraire, posez les questions qui vous concernent, prenez ce qui est bon pour votre croissance spirituelle personnelle, et laissez le reste pour le prendre en considération plus tard.


Aide : Vous avez besoin de retrouver le bonheur et l'innocence de votre enfance. Le Mouton peut vous montrer comment réintégrer ces sentiments pour voir la vie avec un regard différent. Le mouton aime être avec son troupeau et il apprécie la camaraderie des autres. Il vous rappelle qu'il est bon d'apprécier les choses simples de la vie, comme de sortir avec des amis. C'est une proie qui a l'instinct de fuite ; aussi, lorsqu'il détecte un danger, il se sauve aussi vite qu'il peut. Le mouton indique que vous allez traverser une période d'estime de vous-même et de guérison. Si vous vous sentez déprimé, il peut vous aider à être davantage dans l'acceptation, plus tolérant et à avoir des sentiments de compassion et de compréhension envers vous-même. Cela ne veut pas dire que vous devez vous prendre en pitié mais que vous devez voir vos qualités positives et négatives et vous accepter tel que vous êtes. Vous comprenez là où vous excellez et ce que sont vos limitations, et vous ne rejetez pas vos fautes sur les autres. Le mouton vous permet de voir aussi les qualités des autres et de les accepter avec leurs dons et leurs imperfections.


Fréquence : L'énergie du mouton bouge lentement à vos côtés, sur un rythme solide et régulier. Sa sonorité ressemble à son bêlement qui monte et descend en tonalité. Elle donne une sensation de chaleur, frisée et douce.


Imaginez...

Vous venez de prendre un travail temporaire dans une ferme animalière. On vous a chargé de vous occuper des moutons. Il y a en particulier une brebis qui a l'air très grosse, mais on vous dit qu'elle a simplement besoin d'être tondue. Un après-midi, quand vous venez la nourrir, nous remarquez qu'elle ne mange pas. Votre intuition vous titille, aussi vous restez après votre horaire de travail pour l'observer. Quelques heures se passent, et puis, exactement comme vous vous y attendiez, la mise bas commence. La brebis donne naissance à deux belles petites agnelles. Une fois que la mère et les petites se sont reconnues, vous vous installez auprès d'elles dans leur étable et faites connaissance avec les nouvelles venues. Elles sont adorables et très douces, avec leurs petites langues rêches qui lèchent vos mains. Deux petits miracles inattendus !

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Symbolisme onirique :


Selon Georges Romey, auteur du Dictionnaire de la Symbolique, le vocabulaire fondamental des rêves, Tome 1 : couleurs, minéraux, métaux, végétaux, animaux (Albin Michel, 1995),


Au cours des trois derniers millénaires, les traditions et les textes religieux des civilisations méditerranéennes, qu'il fussent grecs, hébraïques, chrétiens ou musulmans, ont tissé autour de l'image un voile à la fois révélateur et accaparateur du sens. La vocation de créature sacrificielle de l'agneau prend racine dès l'origine et s'affirmera au fil du temps. La pratique du sacrifice de l'agneau engendrera la superbe représentation du Christ rédempteur, sous la forme de l'agneau divin. Quelle influence les pratiques religieuses ont-elles eue sur la formation de la symbolique de ce mammifère telle qu'elle peut être perçue à travers l'inconscient contemporain ? L'exploration des rêves confirme l'association entre cet animal et les contenus numineux de la psyché. Sera-t-il possible d'atteindre l'image dans sa pureté initiale afin de connaître ce qui la prédisposait aux représentations et aux pratiques religieuses que l'on connaît ? Pour cela, il faudra bien risquer le geste sacrilège consistant à écarter ce voile pour se donner à voir le symbole dans sa nudité première ! Au cours de cette brève introduction, nous avons volontairement évité e prononcer le mot mouton pour lui rendre maintenant la place qui lui revient. Les textes sacrés font grand usage des termes agneau et brebis, mais n'utilisent guère le mot mouton. Les ouvrages qui constituent les références les plus sérieuses en matière d'interprétation des symboles, même ceux qui sont spécialement consacrés au symbolisme des animaux, réservent aussi leurs traductions à la brebis et à l'agneau. Le mouton est totalement exclus de ces recherches. Non seulement cet ostracisme n'est pas justifié, mais il apparaît comme une faute lorsqu'on a reconnu que l'image de l'animal est présente dans 6% des rêves, ce qui est considérable et que c'est, dans 95% des situations, le terme mouton qui est prononcé. L'agneau, la brebis et le bélier se répartissent entre les 5% résiduels de scénarios. Cette observation apporte un exemple de plus du risque de déviation auquel une démarche qui prend appui exclusivement sur la culture expose le symboliste. Le mouton du rêve, certes, se chargera d'une certaine connotation religieuse, mais l'investigation approfondie permet d'affirmer que cet aspect de la traduction est une manifestation secondaire dont l'un des effets est de maintenir le voile sur le sens principal du symbole.

Le mouton imaginé dit le chemin. Dans 98% des rêves, il est associé aux mots chemin, route, direction, passage. Le mouton est l'un des attributs les plus constants du vieux sage, particulièrement lorsque celui-ci apparaît sous les traits du berger, du pasteur. La vocation pastorale de ce groupe de symboles est renforcée par une autre association : le bâton. Houlette du berger, souvent, mais aussi crosse de l'évêque. Ainsi se rejoignent bien naturellement le psychologique et le religieux. Le mouton du rêve intervient toujours dans une phase d’activation de la dynamique évolutive. Il invite à la marche, au cheminement confiant, au devenir ; Il ne propose pas un but mais une direction, il ne désigne pas un objectif mais un mouvement. Il ne montre pas ce qui ne peut être prévu, il confère la joie d'une avancée confiante dans l'imprévisible. Il assume sans hésitation l’ambiguïté de l'innocence. Il va. Il va, sans calcul, sans avidité, sans attente. Il va dans le destin, les yeux ouverts sur une mort acceptée parce qu'il sait que mourir à ce qu'il est c'est aussi naître à ce qui deviendra. Dans toute évocation du mouton, la magie du rêve introduit une part de la grandiose espérance du Christ immolé. Tout rêveur qui produit une image de mouton s'engage dans une dynamique de dissolution de facteurs conflictuels et de résurrection. Le mouton sait que l'innocence n'est péril que pour qui la regarde du point de vue de la volonté du maîtrise du destin. Il propose à la psychologie qui l'accueille la puissance illimitée : celle qui l'attend de l'autre côté d'elle-même, qui requiert le passage du seuil donnant accès à la liberté d'être.

Le dixième rêve d'Anne illustrera a plupart des thèmes reliés au mouton. Anne est une femme de quarante ans qui déploie une énergie vitale considérable dans un engagement social reposant sur un puissant sentiment d'injustice et de révolte. La rêveuse est en quête d'un apaisement qu'elle atteindra par la prise de conscience de la nature projective de ses difficultés relationnelles.

« … Il y a en ce moment en moi un remue-ménage que je sens temporaire mais absolument nécessaire... c'est comme la nécessité d'un passage dans un tunnel étroit... je vois une voiture de course... de compétition, sur une route très sinueuse … mais il n'y a pas d'autre route que celle-là... sur la droite, je vois une espèce de berger qui était caché dans les cailloux... une espèce d'esprit de la terre... il surgit lentement... la voiture et lui, ça représente deux mondes très très différents. Lui c'est un vieux berger avec un regard malicieux, avec un mouton, un seulement... il connaît plein de choses..