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  • Anne

La Myrtille



Étymologie :

  • AIRELLE, subst. fém.

Étymol. ET HIST. − 1596 (Hulsius, Dict. françois-alemand et alemand-françois d'apr. Behrens ds Z. fr. Spr. Lit. t. 23, 2e part., p. 10 : airelle, steinberlein und schwarzebeer). Empr. à un mot dial. du Massif Central (Chamalières éi̭réla, Recharenge ai̭relo ds Nauton, Atlas ling. du Massif Central, t. 1, 1957, carte 212, points 9 et 4) ou des Alpes (voir Rolland, Flore pop., t. 7, p. 235 et Dauzat, Ling. fr. 1946, pp. 243-244), dér. d'un simple attesté par le prov. mod. aire, du lat. ater « noir ».

  • MYRTILLE, subst. fém.

Étymol. et Hist. Ca 1256 mertille (Aldebrandin de Sienne, Régime du corps, éd. L. Lanfdouzy et R. Pépin, 55, 25) ; xiiie s. mirtilles (Platearius, Livre des simples médecines, 114) ; 1565 myrtilles (S. de Vallambert, Cinq livres de la manière de nourrir et gouverner les enfans..., 268). Empr. au lat. médiév. myrtillus « myrtille » (1250 ds Latham).

Lire aussi les définitions de airelle et myrtille pour amorcer la réflexion symbolique sur ces deux fruits des bois.


Autres noms : Vaccinum ovalifolium ; Airelle noire ; Myrtillier.

Vaccinum myrtillus ; Bleuet, Myrtille.

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Botanique :

Selon le site www.doctissimo.fr,

"La myrtille appartient à la famille botanique des éricacées, tout comme l'airelle ou la grande airelle, la canneberge (ou cranberry). Il faut distinguer la myrtille européenne du bleuet, originaire d'Amérique du Nord. Les plants cultivés actuellement constituent fréquemment un croisement entre les deux espèces. Petit arbuste trapu de type couvre-sol, la myrtille produit des baies bleu foncé, parfois noires. Elle aime les sols acides et drainés. Elle s'installe de manière privilégiée après un feu de forêt.













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Bienfaits :

Si l'on en croit le site www.doctissimo.fr, "Utilisée depuis le Moyen Age en Europe, la myrtille est un petit arbuste de la famille des éricacées. On emploie généralement le fruit, de petites baies bleu foncé, ou encore les feuilles, en infusion. La notoriété actuelle de cette plante en phytothérapie provient surtout de l'utilisation du bleuet, espèce voisine, en Amérique du Nord, et plus particulièrement au Canada, utilisée, entre autres, contre des troubles digestifs.

Classification botanique : famille des éricacées ( Ericaceae )

Formes et préparations : baies fraîches ou séchées, décoctions, poudres de fruits, poudres de feuilles.


Propriétés médicinales de la myrtille :

  • utilisation interne :

  • contre la diarrhée : décoction de fruits séchés.

  • laxatif : myrtilles fraîches.

  • traitement des maladies dégénératives de l’œil, en particulier celles liées aux troubles de la circulation veineuse.

  • Traitement du diabète : infusion de feuilles de myrtille.

  • utilisation externe : Contre les inflammations de la muqueuse de la gorge et de la bouche : décoctions et gargarismes.

  • indications thérapeutiques usuelles : diarrhée ; troubles de la vision nocturne ; troubles de la micro-circulation

  • autres indications thérapeutiques démontrées : Troubles de la circulation veineuse.

Histoire de l'utilisation de la myrtille en phytothérapie : La myrtille est employée comme traitement de phytothérapie depuis un millénaire. Dès le Moyen Age, on s'en servait en Europe dans les cas de diarrhée et pour enrayer les épidémies de dysenterie. Les femmes en absorbaient pour interrompre la production de lait. La myrtille a aussi été utilisée pour lutter contre le scorbut. Au cours des siècles, d'autres utilisations thérapeutiques de la myrtille firent leur apparition dans la médecine occidentale : les feuilles avaient la réputation d'abaisser le taux de sucre dans le sang, ce qui en faisait un remède contre le diabète. Comme de nombreux petits fruits, la myrtille a été utilisée pour traiter les problèmes circulatoires. L'emploi de cette baie dans les cas de maladies oculaires, comme le glaucome ou la cataracte, s'est maintenu jusqu'au XXe siècle. Lorsqu'ils s'installèrent en Amérique du Nord, les premiers colons y découvrirent une plante proche de la myrtille, le bleuet . Ce dernier était consommé par les Indiens d'Amérique, mais on ne sait pas s'il entrait dans la composition de remèdes de la pharmacopée traditionnelle. Les fleurs auraient été employées par certaines tribus pour soigner les cas de maladie mentale, tandis que les feuilles auraient servi à la purification du sang. C'est à la suite d'une série d'incendies qui détruisirent les massifs forestiers d'Amérique du Nord (en particulier au Canada) que le bleuet se répandit sur le territoire.


Parties utilisées : les baies, fraîches ou séchées ; on peut aussi les congeler ; les feuilles.


Principes actifs : Le pigment bleu foncé de la myrtille et du bleuet appartient à la famille des anthocyanosides. C'est principalement lui qui serait impliqué dans les effets thérapeutiques du fruit. La myrtille et le bleuet contiennent aussi des dérivés des flavonoïdes, les flavonols, dont la quercétine. L'effet antidiarrhéique du bleuet serait dû à la teneur de la baie en tanins.


DES BIENFAITS RECONNUS : Les préparations à base d'extraits de myrtille sont recommandées pour traiter les troubles de la vision. Elles permettent en particulier d'améliorer la vision nocturne ou crépusculaire, souvent faible chez les myopes. Elles aident aussi à lutter contre la fatigue oculaire ou contre les affections dégénératives de l’œil. En cas de diarrhée, la consommation de poudre, d'extraits ou de myrtilles séchées peut aider à diminuer les symptômes et à rétablir plus rapidement un transit normal.

Comme tous les petits fruits et les baies, la myrtille et le bleuet ont un effet antioxydant reconnu. Leur consommation contribue donc au tonus général et soutient le système immunitaire.


AVERTISSEMENT : L'utilisation des feuilles de myrtille dans la prise en charge du diabète est empirique et non prouvée scientifiquement à ce jour. Et si les préparations à base d'extraits de myrtille présentent de nombreux bienfaits, notamment dans le traitement des troubles de la vision, il ne s'agit cependant que de traitement d'appoint. La consultation d'un médecin est toujours recommandée.

La recherche sur la myrtille : Les recherches les plus récentes sur la myrtille ont porté sur la relation entre la consommation de petits fruits (myrtille, bleuet, framboise, etc.) et la prévention du cancer. D'autres ont cherché à mettre en évidence un effet bénéfique dans la prévention des maladies cardio-vasculaires. La myrtille aurait des vertus neuroprotectrices, mais davantage d'études semblent nécessaires pour confirmer les premiers résultats. La myrtille a en particulier été étudiée par le chercheur canadien Béliveau, dans le cadre plus général d'une alimentation préventive contre les affections cancéreuses (années 2000).

Des études plus anciennes ont porté sur l'amélioration de la vision nocturne, la plus connue étant celle menée après la Seconde Guerre mondiale sur un échantillon de pilotes de la Royal Air Force. Trois recherches ultérieures, avec emploi de groupe témoin et placebo, n'ont pas donné de résultats probants, tant sur la vision nocturne que sur le risque d'éblouissement. Il faut cependant noter que les doses employées étaient faibles.

Deux études datant de 2005 ont souligné l'intérêt de préparations à base d'extraits de bleuet dans le ralentissement du vieillissement cérébral (patients atteints de la maladie d'Alzheimer, en particulier). En 2009, des chercheurs canadiens ont prouvé expérimentalement les effets du jus de bleuet fermenté sur le diabète et l'obésité. Néanmoins, des études supplémentaires semblent nécessaires dans ce domaine.

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Symbolique :


Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), la Myrtille (Vaccinium myrtillus) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Féminin

Planète : Vénus

Élément : Eau

Pouvoir : Protection ; Chance ; Rêves prémonitoires.


Toutes les croyances et traditions attachées à l'airelle peuvent être rapportées à la Myrtille, qui en est une variété noire.

Nous avons cependant relevé une utilisation, tchèque, qui semble ne concerner que les Myrtilles : dans les monts Krkonose (l'ancien Riesengebirge des Sudètes), les jeunes filles de Trautenau (aujourd'hui Trutnov) allaient jeter des Myrtilles dans une cascade appelée Falkenwass ; elles couraient ensuite en bas, et la direction qu'avaient prises les baies noires dans les remous leur indiquait si elles allaient ou non se marier dans l'année.

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Selon une tradition des Côtes-d'Armor et de Saône-et-Loire, c'est la métamorphose des grains du chapelet d'un saint qui a donné naissance aux baies de myrtille.

Aux États-Unis, pour remédier à la stérilité, un couple marié jette des myrtilles à travers la route à proximité de sa maison.

En Belgique, si l'on a taché ses vêtements en mangeant ces baies, il est dit qu' "on ne parviendra pas à enlever cette tache durant toute la saison des myrtilles".

Dans L'Oracle des Simples, savoir ancestral des Sorcières de campagne (Éditions Arcana Sacra, 2019), Siolo Thompson présente ainsi sa relation à l'Airelle à feuilles ovées (Vaccinum ovalifolium) :


Mot-clef : Débrouillardise


Je vis dans le nord-ouest des États-Unis (ou le « coin en haut à gauche », comme l'appellent ses habitants). Quand je ne suis pas dans mon studio, occupée à mes productions artistiques, je me promène souvent dans la montagne ; je parle aux arbres, je nage dans les lacs... je fais des trucs dans la nature. L'une des plantes que j'ai le plus envie de rencontrer chaque année quand l'été cède la place à l'automne, c'est l'airelle à feuilles ovées. On la trouve facilement sur les sentiers montagneux et près des lacs de montagne. Délice des glaneurs, le fruit de diverses espèces d'airelles est généralement comestible et peut s'employer de bien des façons en cuisine. Ces baies sont consommées par de nombreux animaux, dont les ours, les oiseaux, les daims et les êtres humains. Elles constituent même l'un des aliments préférés des grizzlys en hiver, et représentent jusqu'à un tiers de leur régime alimentaire à la fin de l'été et en automne. Ses applications en médecine traditionnelle comprenaient le traitement de la douleur, les maladies cardiaques, et les infections. On croit que les baies, riches en vitamine C, renforcent le système immunitaire. ON s'en sert aussi dans la prévention des maladies du coeur et des yeux. Excellente source de vitamine A et B, ces baies sont excellentes pour maintenir un métabolisme en bonne santé.

L'airelle à feuilles ovées est une plante intéressante qui a résisté à tous les efforts des êtres humains pour la domestiquer. Malgré de nombreuses tentatives, personne n'est parvenu à la cultiver. ses baies bleu-noir ressemblent beaucoup à la myrtille commune. Bien que leur goût soit très similaire, leurs graines sont très différentes ; celles de l'airelle à feuilles ovées donnent à ses fruits une texture croquante que la myrtille n'a pas. L'airelle à feuilles ovées a aussi une peau plus épaisse et une saveur plus acide. Ces baies juteuses sont très périssables et on les fait donc souvent sécher, ou bien on en fait rapidement des confitures, des gelées ou des sirops. Elles ont constitué un aliment de base pour les tribus amérindiennes du Nord et du Midwest pendant des milliers d'années. On trouve dans les journaux de l'expédition de Lewis et Clark de nombreuses anecdotes intéressantes sur l'utilisation de ces baies par les Amérindiens.


Propriétés oraculaires : L'indication oraculaire, Débrouillardise, fait référence à la capacité de cette plante à pousser au flanc des falaises, sur un sol de gravier, sur des corniches rocheuses et dans les zones de montagne où la neige recouvre le sol en couche épaisse pendant la moitié de l'année. Dans les zones dévastées par les feux de forêt, cet arbuste est l'une des premières plantes à émerger des cendres. En fait, cette plante incroyable a été l'une des seules survivantes de l'éruption du volcan du mont Saint Hélène en 1980. La débrouillardise peut signifier trouver des moyens de transformer l'adversité en opportunité, comme le fait l'airelle à feuilles ovées, qui tire profit du surcroît de soleil là où la canopée forestière a été endommagée par le feu. Une autre sorte de débrouillardise, c'est l'aptitude à tirer le maximum de ce que vous avez. L'airelle à feuilles ovées me rappelle toujours que parfois, on ne parvient pas au succès en étant le plus brillant ou le plus téméraire, mais par la stratégie et la patience, en se faisant discret, en se cachant sous la neige jusqu'à ce que la bonne opportunité se présente.

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Symbolisme alimentaire :

Pour Christiane Beerlandt, auteure de La Symbolique des aliments, la corne d'abondance (Éditions Beerlandt Publications, 2005, 2014), nos choix alimentaires reflètent notre état psychique :


La Myrtille est une petite dame, agile de ses doigts, amie de Mercure, avec du vif-argent dans les veines et remuante comme un tourniquet sur l'eau. Elle n'hésite pas, elle ne réfléchit pas trop longtemps, elle est tout le temps en action... Sans jamais s'arrêter, elle court par-ci, elle court par-là Malgré cela elle parvient en un très bref laps de temps à jouir intensément ; elle tire la dernière goutte de son flacon pour se délecter brièvement mais vivement... ; elle puise les substances délicieuses du noyau (tout comme l'abeille butine la fleur pour en aspirer le nectar) pour ensuite reprendre aussitôt ses activités avec la même vigueur. Elle a un peu la nature de la fourmi : animée d'une ardeur au labeur, elle n'a aucune difficulté à porter des charges, elle bouge lestement les objets à déplacer, elle travaille pour quatre, aucune tâche de la rebute. Capable de faire mille choses à la fois elle bavarde et discute aisément sans discontinuer - fût-ce quelquefois en monologuant - tout en étant occupée à faire autre chose. Elle ne se répand pas en lamentations, elle travaille avec plaisir. Extrêmement dynamique, elle prend les choses plutôt en riant, ne se fait pas de souci et exécute, le coeur léger, les tâches que la vie lui a confiées.

Celui qui éprouve un grand besoin de manger de Myrtilles aspire quelque peu à la sphère que nous venons de décrire. Il se sait, au fond de lui, cloué sur la croix par les douleurs et par les peines. Il souffre trop pour pouvoir bouger... Il se sent ligoté dans une certaine situation ; au fait, il est lié à lui-même. Comme il se trouve quasiment réduit à l'immobilité il préfère s'effacer le plus possible dans la vie, de peur d'essuyer aussitôt une volée agressive de flèches empoisonnées. Il devra enfin comprendre qu'il est seul à pouvoir se faire mal (physiquement et psychiquement en même temps). Il se peut qu'il craigne ces accès de douleur ; il devra "faire demi-tour" sur son chemin pour éliminer toute souffrance de son âme et de son corps.

La solution se situe en l'occurrence dans un changement d'optique puisque cet être humain s'est empêtré dans une conviction : "Suis-je venu ici pour être victime, pour souffrir, pour être livré au martyre ? Dois-je me sacrifier continuellement, dois-je faire don de moi-même, m'oublier complètement ? Mes muscles, mes articulations, tout me fait tellement mal... La vie est-elle réellement si dure ? Aïe ! Pauvre de moi !"

Qu'il commence surtout par se rendre compte que la "douleur" et la souffrance ne surviennent pas sans raison. Tant qu'il se croit condamné à la souffrance sur cette terre, il s'attirera effectivement de la souffrance. Tant qu'il est convaincu d'être voué à servir de victime, de n'avoir pas droit au bonheur parfait, il s'attirera des circonstances - comme certaines conditions de travail - qui ne lui procureront pas de plaisir, voire qui ne li conviennent nullement. Si, en revanche, il se dirige dans l'autre sens, il mènera sa vie avec la conviction d'être né pour que la vie lui procure de la joie ; dès lors, il se saura content d'être celui qu'il est ; il sera reconnaissant de faire son travail, de s'acquitter de ses tâches et c'est dans cette gratitude qu'il s'attirera (par exemple) un nouveau travail ou une réorientation de sa mission, occurrences qui lui donneront réellement une grande satisfaction !

Obligé de "déverser" quelque part les nombreuses énergies dont il dispose, cet être humain fera bien d'écouter avec abandon la voix de son Moi intérieur. il deviendra clair ainsi quelle est sa tâche de vie et la direction à donner à son chemin. Il ne doit pas s'arrêter, ne "rien" faire, se répandre en lamentations. Il lui faudra changer ses convictions pour constater ensuite que certaines conditions de vie changeront dans un sens agréable !

S'il acquiert la conviction que la jouissance et le travail peuvent très bien aller ensemble, sa vie deviendra active et amusante. travailler, ce sera alors la joie, la détente, le plaisir.


Une forte envie de Myrtilles rappelle à l'être humain qu'il fera bien de descendre dans son corps terrestre, de se réjouir et de se délecter de son être matériel. Elle lui rappelle qu'il ne doit absolument ps souffrir. Elle lui indique qu'au lieu de s'éreinter il lui est PERMIS de vivre dans son corps, qu'il lui est PERMIS de travailler.. S'il en est convaincu et reconnaissant, il ne s'attirera aucune activité ni circonstance qui le fasse "souffrir".

A l"extrême : se sent-il douloureusement emprisonné dans son corps ? C'est souvent le signe d'une OPPOSITION à la vie même, au fait de vivre dans un corps. Il soumet peut-être la vie à des "conditions", mais sans pouvoir obtenir ce qu'il convoite : il préfère alors ne vivre plus ; il veut s'en aller comme un enfant gâté qui se met en colère quand ses caprices ne sont