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  • Anne

Le Marronnier



Étymologie :

  • MARRONNIER, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1560 chastennier marronnier (Journal du Sire de Gouberville, 15 janv. ds Poppe, p. 202) ; 1611 marronnier (Cotgr.). Dér. de marron1* ; suff. -ier*.

  • MARRON, subst. masc.

Étymol. et Hist. A. 1. 1526 « fruit du marronnier » (C. Gruget, Les Diverses leçons de Pierre Messie, p. 888) ; 1640 loc. tirer les Marrons du feu avec la patte du chat (Oudin Curiositez) ; 2. 1718 Marrons d'inde (Ac.) ; 3. 1706 couleur de maron ([D. A. de Brueys], L'Avocat Pathelin, 1715, sc. 3, p. 13) ; 1750 Maron nom de couleur (J. Hellot, L'Art de la teinture des laines, p. 485). B. 1. 1680 coiffure (Rich.) ; 2. 1752 pyrotechnie (Trév.) ; 3. id. « jeton que les personnes chargées de faire une ronde devaient déposer dans une boîte pour marquer leur passage » (ibid.) ; 4. 1764 maron roti « sorte de limaçon de mer » (Valmont de Bomare, s.v. limaçon) ; 5. 1777 « noyau non calciné d'une pierre passée au four à chaux » (Encyclop. Suppl.) ; 1782 « grumeau dans la pâte à pain » (Encyclop. méthod. Arts et métiers t. 1, p. 281b). C. 1821 arg. « des coups, de la bagarre » emploi partitif (Ansiaume, Arg. Bagne Brest, f°6 vo, § 67 : Prens toutes tes Baioffes [armes à feu], car il pourra bien y avoir du marron) ; 1881 « coup au visage » (Rigaud, Dict. arg. mod., p. 244). Empr. à l'ital. marrone « grosse châtaigne comestible » (dep. début xive s., Cenne de La Chitarra ds Batt. ; cf. lat. médiév. marro, -onis, 1176, doc. de Côme ds Nov. gloss.), prob. dér. d'un rad. prérom. marr- « pierre, rocher », att. de l'Italie au Portugal, particulièrement dans les Alpes et les Pyrénées (v. J. Hubschmid ds Romanica Helvetica t. 41, pp. 52-57). Le mot a prob. pénétré en fr. par la région lyonnaise (v. K. Baldinger ds Mél. Gardette (P.). 1966, p.61).


Lire aussi les définitions de marron et marronnier pour amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Aesculus hippocastanum ; Amarounié ; Châtaignier de cheval ; Châtaignier d'Ingue ; Macaronié ;

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Botanique :


A lire : fiches sur le marronnier et le marron.

 

D'après le site http://www.lalibre.be :


"Les traités de botanique indiquent la date de 1576 comme arrivée du premier marronnier en Europe. C'était à Vienne. Charles de l’Écluse, botaniste français des jardins impériaux, le nomma marronnier d'Inde persuadé qu'un arbre aussi original devait venir d'une contrée aussi exotique. Mais il provenait en fait de graines rapportées de Constantinople.

Au XIXe siècle les explorateurs parcoururent l'Inde à la recherche du marronnier mais ne le trouvèrent pas si ce n'est dans les montagnes des Balkans et dans les forêts du nord de la Grèce. Les récentes découvertes des archéologues et des paléontologues qui ne cessent de remuer le sol, montrent la présence du marronnier en Europe dès l'époque médiévale (XIIe siècle) sans encore pouvoir expliquer comment il a pu vivre caché des hommes pendant plusieurs siècles.

[...]

Les Suisses ne s'y sont pas trompés. A Genève, l'attention portée aux marronniers est une institution. Dans ce canton, ce n'est ni l'arrivée des hirondelles ni la position de la terre par rapport au soleil qui annonce le printemps mais bien la feuillaison des marronniers, plus particulièrement d'un marronnier désigné par le Conseil d’État. Ainsi depuis 1818, le secrétaire général du Parlement, nommé par le gouvernement, appelé sautier de la République, est-il chargé de scruter les bourgeons d'un marronnier pour noter avec la plus grande précision le jour de l'éclosion de sa première feuille. Chaque année, l'événement est annoncé à la une des journaux et une fête est organisée pour les enfants. Il y a eu, depuis 1818, trois marronniers officiels plantés sur la promenade de la Treille en pleine vieille ville."












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Fleurs du Dr Bach : Aesculus carnea


D'après Les Douze "Guérisseurs" et autres remèdes (1ère édition 1941, traduction française Centre Bach 2011) du Dr Edward Bach :


La fleur de marronnier rouge est préparée "Pour ceux qui trouvent difficile de ne pas s’inquiéter pour les autres. Souvent, ils ne se font plus de souci pour eux-mêmes, mais ils peuvent souffrir beaucoup pour ceux qu’ils aiment, s’attendant fréquemment à ce que quelque malheur leur arrive."


Celle du marronnier blanc est "Pour ceux qui ne peuvent empêcher d’entrer dans leur esprit des pensées, idées et arguments qu’ils ne désirent pas. Ceci arrive généralement quand l’intérêt du moment n’est pas assez fort pour emplir leur esprit. Des pensées qui causent du souci et qui restent, ou qui, si elles disparaissent un moment, reviendront. Elles semblent tourner en rond et provoquent une torture mentale. La présence de ces pensées déplaisantes chasse la paix et empêche de penser seulement au travail ou au plaisir de la journée."


Quant au bourgeon de marronnier, il est "Pour ceux qui ne profitent pas pleinement de l'observation et de l'expérience et qui prennent plus de temps que les autres pour apprendre les leçons de la vie quotidienne. Alors qu'une seule expérience serait suffisante pour certains, ces personnes éprouvent le besoin d'en avoir plus, parfois plusieurs, avant que la leçon soit apprise. Ils se voient donc obligés, à regret, de refaire la même erreur à différentes occasions, alors qu'une seule fois aurait suffit, ou que l'observation des autres aurait même pu leur épargner cette faute là."

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Selon Mechthild Scheffer, auteure du coffret de cartes Les Fleurs du Dr Bach, le chemin de l'harmonie psychique (1997, traduction française : Médicis-Entrelacs, 2001), le bourgeon de marronnier blanc est "la fleur de l'apprentissage " qui nous guide dans le processus de transformation "de l'étourderie... vers l'assimilation de l'expérience."

Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

Chaque événement a son importance et porte en lui une opportunité de développement. Toutefois, il faut conduire à leur fin les actions commencées, terminer les processus d'apprentissage, et sur le plan spirituel, tirer tous les avantages de l'expérience vécue pour la mettre à profit concrètement, afin de la développer. Accepter de retomber constamment dans les mêmes situations est un "gaspillage d'énergie cosmique", car l'univers aussi est régi par la "loi de l'économie".


Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Sous la conduite de mon Moi supérieur, je me décide à mieux participer à l'école de la vie, à observer tout avec plus d'attention et à réfléchir aux éventuelles conséquences de mes actes avant d'agir.


Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif de Chesnut Bud s'accroît :

Je sais reconnaître mes schémas de réaction automatiques. e sais mieux discerner pourquoi je fais quelque chose, et j'apprends chaque jour davantage.


État d'âme négatif : Désintérêt - Démotivation : On recommence toujours les mêmes erreurs parce que l'on n'a pas vraiment intégré ses expériences et parce qu'on n'en a pas tiré tout leur enseignement.

 

Dans le même coffret, on apprend que la fleur de marronnier rouge est "la fleur de l'autonomie" qui nous guide dans le processus de transformation "de la symbiose... vers l'autonomie de pensée".


Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

Chacun est responsable de son propre plan de vie. Une immixtion réciproque, même inconsciente, dans la personnalité d'un autre être humain constitue une ingérence et en même temps une infraction aux Lois de l'Unité.


Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Je me décide à réduire mon champ émotionnel à des dimensions raisonnables. J'apprendrai à percevoir mes propres sentiments et craintes et à m'engager sur la voie de mon propre développement.


Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif d' s'accroît :

Je suis de plus en plus à même de prendre conscience de mes pensées et émotions. Je respecte les limites de ma personnalité et celles des autres.


État d'âme négatif : Peurs : On se fait plus de souci du bien-être d'autrui que du sien propre ; on est trop lié intérieurement à une autre personne.

 

Enfin, on apprend que la fleur de marronnier blanc est "la fleur des pensées" qui nous guide dans le processus de transformation "du carrousel mental... au calme intérieur".


Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

Le contact avec le guide intérieur se manifeste sur le plan émotionnel. C'est pourquoi il convient de prendre au sérieux ses impulsions émotionnelles et de les examiner si possible, au moment où elles surgissent.


Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

Je me décide à considérer davantage mes impulsions dans leur globalité et à les examiner consciemment dès qu'elles surgissent. Si je cherche la solution à des problèmes, je me tourne délibérément vers mon guide intérieur en demandant l'inspiration nécessaire.


Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif de White Chesnut s'accroît :

Ma tête est plus "claire". Au lieu de vouloir forcer mentalement les choses comme auparavant, je peux maintenant les laisser approcher et attendre que la solution vienne toute seule, de mon propre intérieur.


État d'âme négatif : : Désintérêt - Démotivation : Certaines pensées tournent inlassablement dans la tête ; on ne peut s'en débarrasser. Monologues et dialogues intérieurs.

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Selon Annie Guibert auteur de Fleurs de Bach, fleur de soi (Éditions Médicis, 2008, 2017),


Red Chestnut a été découverte par le Dr Bach, dans la dernière période, au cours du début de l'été 1935, et fait partie des 19 élixirs dits plus spiritualisés. Cet élixir est préparé par ébullition. Il appartient aux Fleurs de peur du premier groupe (Mimulus, Rock Rose, Aspen, Cherry Plum et Red Chestnut).


La plante : Arbre imposant, tout comme le marronnier blanc, le marronnier rouge (Aesculus carnea) a toutefois une structure un eu moins forte que lui et une plus grande fragilité aux maladies. Son tronc est souvent entaillé de fissures et de stries plus ou moins larges et ses feuilles plissées d'un vert profond sont composées de cinq à sept lobes. Sa floraison, tout comme le marronnier blanc, est munificente et prend la forme de panicules dressés d'une quinzaine de centimètres de long, portant chacun une multitude de fleurs d'un rouge intense et carminé, teinté d'un rose gendre à l'intérieur.

Cet arbre, tout comme le marronnier blanc, est utilisé à des fins ornementales à cause de la profusion de sa floraison et de sa couleur intense et décorative. Nous le trouverons aussi en bonne compagnie des maisons, qu'il orne et protège de son ombre généreuse.


Symbolique : Le contraste entre l'exubérance de la croissance du marronnier rouge et sa fragilité aux maladies, la nécrose de son écorce, suggèrent une réflexion sur les effets à long terme de la peur sur nous-mêmes. L'écorce se détache du tronc par grandes plaques, révélant un bois nu à découvert en dessous ; nous allons retrouver la notion de détachement dans l'essence de cette Fleur.

Enfin, si nous comparons la floraison du marronnier blanc - rouge à l'intérieur, d'un blanc pur à l'extérieur - à celle du marronnier rouge - rouge foncé à l'extérieur, d'un rose délicat et tendre à l'intérieur - nous pouvons nous laisser guider par le message que livrent ces deux fleurs : paix et calme du mental pour une pensée claire et constructive font suite à l'agitation forcenée de nos pensées, pour le marronnier blanc ; sollicitude bienveillante dan un espace intérieur élargi fait suite à une projection étouffante de nos peurs sur les autres, pour le marronnier rouge.

A l'époque de la découverte de cet élixir, le Dr Bach habitait depuis quelques mois dans sa demeure de Mount Vernon, qu'il meublait avec du mobilier fait de sa main, en bois d'orme. Il arriva qu'il se coupât un jour au poigne avec sa hache et fut secouru d'abord par le remède d'urgence. Il fut assailli ensuite par la peur que ses collaborateurs, alors présents, éprouvèrent à son égard. Se sentant un peu étouffé par leur sollicitude anxieuse, il parti le lendemain à la recherche de la Fleur qui les soulagerait et lui rendrait son autonomie. Il la découvrit bientôt dans la floraison du marronnier rouge car, à cette période, sa sensibilité aiguisée au végétal lui conférait une compréhension immédiate de la plante à choisir ; il n'avait plus à passer par la réflexion botanique analytique, mais seulement à expérimenter son intuition.


Reconnaître un état négatif Red Chestnut : De même que les collaborateurs du Dr Bach ont eu peur pour lui lorsque a eu lieu cet incident, nous aurons besoin de cet élixir lorsque nos pensées de peur seront tournées vers les autres, nos êtres chers, que ce soit notre compagne ou compagnon, nos enfants, nos parents, notre famille ou nos amis, nos animaux de compagnie aussi, ou encore les personnes que nous soignons, que nous soyons aide-soignant, infirmier ou médecin, ou tout autre membre des professions de la relation d'aide.

Ces pensées sont centrées sur la peur qu'il ne leur arrive quelque chose d'ennuyeux, de contrariant, de grave ou même de terrible, elles s'auto-entretiennent en imaginant minute après minute le pire pour eux.

A la différence des états négatifs des quatre autres Fleurs de peur du premier groupe, qui éprouvent la peur pour eux-mêmes, nous n'avons pas peur ici pour nous, mais uniquement pour les autres.

Cette projection d'anxiété crée véritablement un climat oppressant autour de nous, contaminant la personne qui en est l'objet, étouffant en elle ses possibilités de gérer seule et sainement ses situations. L'énergie créatrice de la pensée, sa capacité exponentielle d'imagination, renforcée par l'état émotionnel puissant de l'état négatif Red Chestnut, ont aboutit à enfler la probabilité qu'advienne ce que l'on redoute.

Il est bien naturel, comme le dit le Dr Bach, de prendre soin, dans des proportions raisonnables, de ceux qui nous entourent. Cette bienveillante attention se justifie lorsqu'un bébé, ou un jeune enfant, nous sont confiés, car leur jeune âge ne leur permet pas d'être conscients des dangers qui les guettent et, à l'évidence, ils n'ont pas encore l'âge de leur autonomie. Lorsque nous devenons parents, nous prenons ainsi l'habitude de prendre soin et prenons pour acquis que notre jeune enfant aura besoin, en tous lieux et en tous temps, de notre protection. papa ou maman, devenons ainsi la poule couveuse qui maintiendra sa progéniture en sécurité, quels que soient les aléas des rencontres du monde des formes : objets, animaux ou personnes.

Il nous est souvent difficile, au fil du temps, de faire évoluer cette attitude, qui deviendra peu à peu surprotectrice et étouffante, au fur et à mesure que l'enfant grandira. Nous oublierons alors le but essentiel de toute éducation et la compréhension du passage temporaire de nos enfants dans nos vies de parents.

Nous nous installerons dans une peur de plus en plus grande car la sagesse populaire, à moins que ce ne soit l'héritage de la peur, ne dit-elle pas : « à petits enfants, petits soucis et à grands enfants, grands soucis » ? De la peur de voir notre enfant tomber et se faire mal lorsqu'il apprend à marcher, nous passerons à la peur qu'il ait un accident à vélo, puis en voiture lorsque le temps de l'adolescence sera venu, et nous passerons nos nuits à attendre le retour de ses premières sorties, imaginant les pires catastrophes.

Comme le Dr Bach l'a lui-même vécu, la peur projetée sur nos enfants, ou toute autre de nos relations, va les étouffer, créant l'insécurité qui les empêchera de puiser dans leurs ressources propres et de trouver le courage d'affronter leur apprentissage des expériences de la vie.

Dans ce cas, il se peut même que ces personnes n'aient pas peur pour elles-mêmes au départ, mais que notre attitude en arrive à la créer, inhibant leurs possibilités de développement.

A une petite fille qui ne voulait pas monter sur un poney, Freud rapporte qu'il lui avait demandé si elle avait peur. Elle répondit que non, mais que « c'était le poney qui avait peur pour elle ».


Que nous rappelle la Fleur de Red Chestnut ? Le chapitre V de l'ouvrage que nous a laissé le Dr Bach, « Guéris-toi toi-même », expose en détail ses principes de la santé et de la maladie, et prend pour exemple la relation entre parent et enfant, pour l'étendre ensuite à celle de maître et élève, puis enfin à la relation entre médecin et patient car, en tant que médecin, il était soucieux de définir ses critères d'assistance à la guérison.

La question de l'ingérence est particulièrement développée et nous y trouvons entre autres la réponse à la peur de Red Chestnut.

La prise de cette Fleur va soulager notre anxiété, au point souvent où quelques instants après l'avoir ingérée, nous ne nous souviendrons plus de notre peur. Nous allons relativiser et dégonfler cette baudruche de pensées négatives, emprisonnant l'objet de notre peur.

La compréhension que l'autre, s'il est adulte, a bien les capacités de gérer sa situation avec ses ressources propres, va arriver peu à peu, avec le soulagement de notre peur, créant en nous et chez l'autre un véritable espace d'échange, de fusionné, non adhérent.

La poule couveuse, qui avait sa légitimité autrefois, va pouvoir s'occuper d'elle-même, rencontrer à son tour le courage d'affronter ses propres peurs, car elles sont constamment à revisiter. Sa générosité, sa douceur, autrefois accordée aux autres exclusivement, vont pouvoir s'appliquer maintenant à elle-même, de manière similaire, si elle accepte un temps de reconnaître sa propre vulnérabilité.

Tout comme l'écorce du marronnier rouge s'écaille en grand, comme nous laisserions tomber les vieux manteaux de la peur, la fraîcheur de notre tronc dénudé sera la nouvelle base d'une construction plus solide, confiante en nous-mêmes comme dans l'autre, et en sécurité face aux événements de la vie.

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Dans Les fleurs de Bach authentiques - les trouver, les identifier, les utiliser (Édition originale 2011 ; traduction française : Éditions Médicis, 2017) Mechthild Scheffer revient sur les principales caractéristiques de la fleur de Red Chestnut :


Red Chestnut : La fleur de la coupure du cordon ombilical

De la symbiose à l'autonomie


Vous vous sentez si fortement lié à une autre personne que vous vous en oubliez vous-même ? Les personnes qui ont besoin de Red Chestnut sont souvent liées comme par un cordon ombilical invisible à un autre être.


Symptômes clés : vous vous souciez plus du bien-être d'autrui que de vous-même. Vous avez un lien intérieur trop fort à une personne proche.


Typiquement Red Chestnut :

  • Vous vivez intérieurement la vie d'un autre comme si c'était la vôtre propre.

  • Vous connaissez mieux les sentiments de l'autre que les vôtres propres.

  • Vous croyez immédiatement qu'il a pu arriver quelque chose de grave à un autre s'il a du retard.

Ce que Red Chestnut m'aide à comprendre : si je me relie à la souffrance d'un autre comme s'il s'agissait de la mienne propre, je fais peser un poids sur moi et sur l'autre. Je ne peux pas non plus l'aider, dans ces conditions, parce qu'il me manque la distance naturelle. C'est seulement si je me concentre toujours de nouveau consciemment sur mon propre Soi que cette distance s'établit de nouveau d'elle-même.


Red Chestnut favorise :

  • la délimitation ;

  • la construction des limites de la personnalité propre ;

  • le détricotage des entremêlements et dépendances émotionnels.

Bon à savoir : les marronniers rouges sauvages sont rares. Il sont plus souvent plantés dans les parcs et le long des routes car ils supportent assez bien la pollution urbaine et la teigne minière du marronnier : la plupart des larves de cette teigne meurent après avoir mangé ses feuilles, toxiques pour elles.

Conseil : entretenez-vous avec la personne pour laquelle vous vous faites du souci - tout seul, mais à l'aide de deux chaises. Asseyez-vous sur l'une des chaises et exprimez d'abord vos soucis ; puis changez de siège et parlez du point de vue de l'autre personne. De cette façon, vous verrez clairement où il faut tracer les deux limites : où s'arrête la sphère de votre propre personnalité et om commence celle de l'autre.


Parole fortifiante : Je suis avec moi ; je reste avec moi ; je suis moi- tu es toi.

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Symbolisme :


Louise Cortambert et Louis-Aimé. Martin, auteurs de Le langage des fleurs. (Société belge de librairie, 1842) nous livrent leur vision de cet arbre :


Printemps - Mars.

MARRONNIER D'INDE - LUXE.

Il y a plus de deux siècles que le marronnier d'Inde habite nos climats, et cependant on ne le voit point encore mêler sa tête fastueuse à celles des arbres de nos forêts. Il aime à embellir les parcs, à parer les châteaux, et à ombrager la demeure des rois. On le voit triompher aux Tuileries, où il forme, autour du grand bassin, des massifs d'une beauté incomparable. Au Luxembourg, il étale avec complaisance sa pompe et sa magnificence.


Là des marronniers les hautes avenues

S'arrondissent en voûte et nous cachent les nues (Castel, Les Plantes, poëme.).


Une journée un peu orageuse suffit, au commencement du printemps, pour que ce bel arbre se couvre tout à coup de verdure : croît-il isolé, rien n'est comparable à l'élégance de sa forme pyramidale, à la beauté de son feuillage et à la richesse de ses fleurs, qui le font quelquefois paraitre comme un lustre immense tout couvert de girandoles. Ami du faste et de la richesse, il couvre de fleurs les verts gazons qu'il protège, et prête à la volupté de délicieux ombrages. Mais il ne donne aux pauvres qu’un bois léger et un fruit amer ; quelquefois encore il lui accorde une faible aumône et le réchauffe de ses feuilles desséchées. Les naturalistes, et surtout les médecins, ont prêté à ce fils de l'Inde mille bonnes qualités qu'il ne possède pas. Ainsi ce bel arbre, l'homme riche auquel il prodigue son ombrage, trouve des flatteurs, fait malgré lui un peu de bien, et étonne le vulgaire par un luxe inutile.

 

Dans Les Fleurs naturelles : traité sur l'art de composer les couronnes, les parures, les bouquets, etc., de tous genres pour bals et soirées suivi du langage des fleurs (Auto-édition, Paris, 1847) Jules Lachaume établit les correspondances entre les fleurs et les sentiments humains :


Marronnier d’inde - Luxe.

Soit à cause de l’abondance de ses fleurs, soit parce que c’est un arbre de luxe dont jusqu’ici on n’a pas su trouver encore l’utile emploi.

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Dans son Traité du langage symbolique, emblématique et religieux des Fleurs (Paris, 1855), l'abbé Casimir Magnat propose une version catholique des équivalences symboliques entre plantes et sentiments :


MARRONNIER D'INDE - LUXE.

Un homme riche était vêtu de pourpre et de lin et donnait tous les jours de magnifiques repas. Et un homme nommé Lazare mendiait couché à sa porte et couvert d'ulcères, souhaitant de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche, et per sonne ne lui en donnait. Or il arriva que ce pauvre mourut et qu'il fut porté par les anges dans le sein d'Abraham . Le riche mourut aussi et fut enseveli dans les enfers.

Luc 19-22.

 

Emma Faucon, dans Le Langage des fleurs (Théodore Lefèvre Éditeur, 1860) s'inspire de ses prédécesseurs pour proposer le symbolisme des plantes qu'elle étudie :


Marronnier d'Inde - Luxe - Richesse.

Cet arbre, originaire de l'Asie Mineure fut apporté en France en 1615. A cette époque il fut regardé comme un arbre purement de luxe ; depuis on a reconnu que l'écorce du marronnier était fébrifuge et qu'elle peut servir à teindre en jaune. De son fruit on fait aussi une farine qui s'emploie en parfumerie en guise de pâte d'amandes. Les chevaux en sont aussi très friands. On s'en sert en Orient pour leur donner de la vigueur, de là le nom d'hippocastanum que porte cet arbre et qui signifie châtaigne de cheval.

 

Pour Scott Cunningham, auteur de L'Encyclopédie des herbes magiques (1ère édition, 1985 ; adaptation de l'américain par Michel Echelberger, Éditions Sand, 1987), le Marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum) a les caractéristiques suivantes :


Genre : Masculin

Planète : Jupiter

Élément : Feu

Pouvoirs : Guérison, argent.


Utilisation magique : Il est bon de porter sur soi le marron d'Inde pour prévenir les rhumatismes, les maux de reins, l'arthrite et les refroidissements. Trois marrons que vous garderez par devers vous vous mettront à l'abri des étourdissements.

Enveloppez dans un billet de vingt francs un marron que vous placerez ensuite dans un sachet ; puis portez-le sur vous pour attirer l'argent. On peut d'ailleurs compter sur le marron d'Inde pour garantir n'importe quelle sorte de succès.

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Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :


Message des arbres :

Nous venons du cœur de Dieu. Nous n'avons rien

à apprendre et beaucoup à offrir. Nous avons été ensemencés

sur la Terre pour le bien du règne humain et animal, incluant

les oiseaux et les insectes, et pour nourrir la planète elle-même,

physiquement, émotionnellement et spirituellement. Nous

diffusons l'amour et la guérison pour vous.


Les marronniers et les châtaigniers : Le marronnier diffuse une qualité énergétique de gaieté. Ce n'est pas par hasard que les enfants, et beaucoup d'adultes, prennent beaucoup de plaisir à jouer avec les marrons. Quand mes enfants étaient petits, lors de mes promenades, je fouillais systématiquement dans les feuilles mortes pour voir si de gros marrons s'y cachaient et je ressentais une sensation d'allégresse si j'en trouvais un.

Cela me rappelait ma propre enfance. Cet arbre peut être fort et vigoureux, mais il encourage la légèreté et l'innocence.

Pendant des siècles, les enfants ont joué avec les fruits des marronniers, mais ces dernières années, ils réclament plus de sophistication ou de technologie dans leurs activités ludiques. Les humains et les arbres sont si symbiotiquement connectés que ce manque de réponse de la part des enfants a affaibli les marronniers et leur a permis d'être attaqués par la mineuse du marronnier, un petit papillon de nuit dont les chenilles trouvent leur nourriture sur les feuilles de marronniers et laissent derrière elles des taches inesthétiques sur les feuilles.

Un grand nombre de marronniers signifie l'abondance et cet arbre dégage une énergie qui vous incite à accepter l'abondance.

[...]

Ces deux espèces d'arbres vous apporteront espoir et bonheur, et vous permettront d'élever vos attentes.


VISUALISATION POUR AIDER LES ARBRES

  1. Aménagez un espace où vous pourrez vous détendre sans être dérangé.

  2. Faites appel à l'archange Purlimiek, l'ange de la nature, et sentez sa belle énergie vert-bleu.

  3. Permettez à n'importe quel arbre d'apparaître dans votre esprit.

  4. Bénissez-le et remerciez-le d'être venu vers vous.

  5. Demandez au rayon doré du Christ de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  6. Demandez au feu lilas de la Source de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  7. Demandez à l'énergie protectrice bleu foncé de l'archange Michaël de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  8. Demandez à la lumière aigue-marine de la sagesse féminine divine de l'ange Marie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  9. Demandez à la lumière argentée de l'archange Sandalphon de l'équilibre et de l'harmonie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  10. Prenez un moment pour invoquer toutes les énergies qui vous attirent et voyez-les se déverser dans l'arbre.

  11. Imaginez les couleurs qui s'écoulent d'une racine à l'autre en connectant le réseau d'arbres et en dynamisant les lignes ley.

  12. Ouvrez les yeux ensachant que vous avez aidé les arbres.

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Sylvie Verbois, auteure de Les arbres guérisseurs : Leurs symboles, leurs propriétés et leurs bienfaits (Éditions Eyrolles, 2018) transcrit le message que lui inspirent les arbres :


Mot-clé : Mettre l'esprit en repos.

Élément : Terre ; Eau ; Feu.

Émotion : Peur ; Mélancolie ; Colère.


Je suis l'arbre de la tranquillité intérieure. Je viens éclaircir vos pensées et dissoudre vos ressassements incessants, en calmant les remous émotifs qui vous agitent. Je suis bienveillant et je suis là pour que vous puissiez intégrer les expériences de votre existence. Je vous apprends à reconnaître le poids des convictions et la lourdeur de la méfiance. Cessez d'appréhender les lendemains, tournez le dos au passé, soyez dans le présent. Je vous apporte la force du temps.

 



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Légendes :


"LA LÉGENDE DU MARRONNIER DU 20 MARS"

Parmi les légendes parisiennes les plus populaires est celle du marronnier du jardin des Tuileries, le marronnier du 20 mars. Bien qu'on le désigne ainsi, il est rare que sa floraison ait eu lieu à cette époque, mais elle est en vérité précoce. D'après la légende, cette précocité serait due aux cadavres des Suisses tués le 10 août 1792, en défendant les Tuileries, enterrés au pied de ce marronnier. Il est certain que, si toutefois le fait des cadavres des Suisses, ensevelis en cet endroit, n'est pas une légende, l'attribution de l'effet à une cause pareille est entièrement fantaisiste.

En effet, l'extrême sensibilité des marronniers aux influences atmosphériques rend en apparence leurs fonctions irrégulières et mystérieuses.

C'est ainsi qu'à Paris, il n'est pas rare de les voir fleurir deux fois par an. Ce phénomène bizarre, et qui ne se produit que très rarement à la campagne, a été jusqu'ici insuffisamment expliqué. On a dit que c'étaient les chaleurs excessives de juin et juillet qui provoquaient la chute des feuilles estivales et que l'arbre se reprenait à fleurir avec les premières pluies d'automne. Cela est inexact, et la chaleur n'est pour rien dans cette exfoliation qui est souvent si hâtive que les marronniers parisiens sont absolument dénudés, alors que les marronniers suburbains ont encore leurs feuilles très vertes ; c'est aux méfaits d'un champignon muqueux qu'est dû le désastre. Mêlé aux poussières, il pénètre peu à peu dans les pores de la feuille qu'il ronge et, qu'il étouffe, et qu'il finit bientôt par tuer. L'arbre se trouve ainsi veuf après juillet et août, alors qu'il est encore plein de sève vive et inemployée. A ce moment, les bourgeons sollicités s'ouvrent et donnent des fleurs nouvelles.

Quant à la date d'apparition des fleurs printanières, elle est subordonnée à une foule de circonstances, à la qualité du sol, à la douceur de la saison, à la situation plus ou moins abritée de l'arbre. Le marronnier du 20 mars est loin d'être le seul à devancer le printemps de ses fleurs. M. Charles Ballet garde joyeusement dans un coin de ses pépinières de Croncels, à Troyes, un marronnier qui, beaucoup plus pressé que celui des Tuileries, réveille ses bourgeons dès le 10 février. Il paraît même que si quelques froids n'étaient survenus vers la fin de 1897, on aurait eu le marronnier du 10 décembre. On aurait presque eu le droit de se demander s'il retardait au lieu d'avancer.

Le marronnier des Tuileries ne maintient d'ailleurs pas avec beaucoup de soin ses traditions de précocité : en 1892, il fut dans le marasme et fleurit plus tard que la plupart de ses congénères parisiens."


Le père Vaillant : Ce marronnier avait une particularité, celle de fleurir, depuis 1815, bien avant ses congénères de la grande allée.

L’année précédente, en 1814 donc, les Cosaques qui occupaient Paris avaient installé là leur cuisine. L’arbre du 20 mars, ce marronnier ne devait donc sa floraison précoce qu’aux eaux grasses dont il avait été copieusement abreuvé. D’ailleurs, les Royalistes ne se privèrent pas de colporter l’histoire. Ce qui n’empêcha pas ensuite les Bonapartistes d’aller, chaque printemps, faire un tour au « marronnier du 20 mars ».

On trouva même un matin, son tronc entouré d’un ruban tricolore. Durant des années, le marronnier continua à devancer ses frères de l’année, et les vieux de la Grande Armée, chaque année un peu moins nombreux, regardaient toujours avec attendrissement l’arbre qui avait fleuri pour le retour de leur Empereur.

C’est également à ses pieds que l’on enterra, le soir du 10 août 1792, le soir de la chute de la royauté, quelques-uns des Suisses massacrés lors de l’attaque du château des Tuileries. L’année suivante, l’arbre se couvrit de fleurs bien avant ses congénères :« Dieu, dirent les Royalistes, fleurissait ainsi la tombe des martyrs à qui l’on avait refusé une sépulture en terre chrétienne. »L’arbre des Suisses deviendra ainsi plus tard, le marronnier du 20 mars.

Cet arbre serait mort en 1911.

http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2012/10/13/25327941.html

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Littérature :


A l'ombre d'un marronnier


Un vaillant chêne en un été

Avait pondu dix mille glands

Qui glandouillaient « gland, gland, gland »

À qui naîtrait demain dans l’herbe …


Non loin de lui, un marronnier

N’avait réussi qu’un marron

Qui devint vite un avorton

Cerné par deux cents menus chênes.

Mais l’an d’après quand l’été vint,

Le marronnier reprit vigueur

Et déployant son plafonnier

Vite étouffa sous sa touffeur

Tous ces intrus mal aérés

Afin de semer ses marrons

Tonton tontaine et retonton.


Pierre Béarn, "A l'ombre d'un marronnier" in

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Cœur de bois


J'ai un voisin robuste, Un marronnier de l'avenue Re Umberto ; Il a mon âge, mais ne le paraît point. Il héberge des passereaux, des merles, et n'a pas honte, En avril, de se faire pousser bourgeons et feuilles, Et des fleurs frêles au mois de mai, Puis, en septembre, des bogues aux piquants inoffensifs, Qui renferment de luisants marrons tanniques : C'est un imposteur, mais naïf : il veut se faire passer Pour l'émule de son vaillant frère des montagnes, Grand seigneur aux fruits doux, aux champignons précieux. Il vit mal. Les trams numéro huit et numéro dix-neuf Lui écrasent les racines toutes les cinq minutes ;

Il en demeure abasourdi Et pousse tordu, comme s'il voulait s'enfuir. D'année en année, il aspire de lents poisons Du sous-sol saturé de méthane ; Les chiens l'abreuvent d'urine, Et la poussière septique des allées Bouche les rides de son liège ; Sous l'écorce pendent des chrysalides Mortes et qui, jamais, ne seront papillons. Néanmoins, dans son vieux cœur de bois, Il s'émeut et jouit du retour des saisons. 10 mai 1980


Primo Levi, "Cœur de bois" in A une heure incertaine (Éditions Gallimard, 1984)

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