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  • Anne

Le Châtaignier



Étymologie :

  • CHÂTAIGNE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1. 1180 chastaigne désigne le fruit (Mort Aymeri de Narbonne, 1906 ds T.-L. : chastaignes et olives) ; d'où p. anal. 2. 1561 chastaigne d'eau « macre » (A. Pinaeus ds Roll. Flore t. 6, p. 7) ; 1564 chastaigne de mer « oursin » (J. Thierry, Dict. fr.-lat., Paris) ; 3. 1635 chastagne sur les doigts « coup sur les doigts » (Sage Folie, Rouen d'apr. FEW, loc. cit.) ; 1866 pop. (A. Delvau, Dict. de la lang. verte : Chataigne. Soufflet appliqué sur la joue). Du lat. castanea désignant le fruit et l'arbre ; le lat. est lui-même empr. au gr. κ α ́ σ τ α ν ο ν « id. » v. aussi André Bot. ; 3 prob. en raison de la couleur et de la forme de la contusion, que peut provoquer un tel coup (Sain. Lang. par., p. 384 ; cf. norm. prune « coup, blessure » (Héron) et (oi)gnon*, au même sens.

  • CHÂTAIGNIER, subst.

Étymol. et Hist. 1. Début xie s. judéo-fr. chastenier désigne l'arbre (Raschi, Gl. fr. ds la Bible, Gen. XXX, 37, p. 11 -b- ds Raschi Blondh. p. 150), forme encore attestée en 1560 (Poppe [Gouberville], p. 202) ; ca 1165 chastaignier (M. de France, Lais : Laustic, 98 ds Gdf. Compl.) ; 1694 bois de chastaignier, cerceaux de chastaignier (Ac.) ; 2. 1370 a. norm. pomme de castegnier (Ch. de Beaurepaire ds Roll. Flore t. 5, p. 101) ; 1571 pomme de chastaignier (Art de semer pépin., ibid., p. 102) ; d'où p. ell. subst. fém. 1697 châtaigner (La Quintinye, Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, Amsterdam, t. 1, p. 203) ; 1732 châtaigniers (Trév.). Dér. de châtaigne*; suff. -ier*; 2 prob. parce que la chair farineuse de ce fruit rappelle celle de la châtaigne.


Lire aussi les définitions de châtaigne et châtaignier pour amorcer la réflexion symbolique.

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Onomastique :


Castaing : anthroponyme fréquent dans le Sud-Ouest, le nom peut désigner celui qui a les cheveux châtain, mais c'est le plus souvent un toponyme évoquant un bois de châtaigniers. Variantes : Castaings, Castan, Castang.


Chastanier variantes Chastagner et Chastagnier au sens de châtaigneraie, on trouve cet anthroponyme essentiellement en Ardèche.


Chataigneau : Le nom est porté notamment dans la Vienne et les Deux-Sèvres. Formes voisines : Chatagnaud, Chatagneau (16, 17), Chataignault (86). Deux possibilités : soit celui qui a les cheveux châtain, soit plutôt un lieu où pousse le châtaignier : on pensera par exemple aux hameaux du Chataignaud à Châtelus-le-Marcheix (23) et à Roziers-Saint-Georges (87) (source Généanet).


Fontchastagnier : Nom porté dans la Corrèze (variante : Fontchastagner). Désigne celui qui habite un lieu-dit ainsi nommé ou en est originaire. Signification : la source près du châtaignier, ou encore la source de celui qui s'appelle Chastagnier.

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Botanique :

Jean-Marie Pelt, dans son ouvrage intitulé simplement Des fruits (Librairie Arthème Fayard, 1994), brosse le portrait de la Châtaigne :


« Chauds les marrons ! Chauds ! » Des marrons ? Non, ce sont des châtaignes qui font leur apparition aux coins des rues dès l'orée de l'hiver.

La châtaigne est un fruit très différent du marron d'Inde. Chaque châtaigne est, en effet, un fruit sec, un akène, emballé dans une cupule piquante, comme il advient souvent aux akènes des plantes du groupe des cupulifères. La belle cupule ronde qui porte le gland de chêne ou la cupule piquante de la faine du hêtre sont deux autres formes prises par et organe qui se constitue après la fructification et qui protège partiellement ou totalement le fruit. Rien de tel chez le marron d'Inde dont le fruit vert et piquant brunit rapidement au sol après l'éclatement de ses parois et dont les grosses graines sont les marrons. Le marronnier n'est arrivé de Turquie qu'en 1615 sous le nom de « châtaigne de cheval » : Hippocastaneum.

Avant la vulgarisation de la pomme de terre, il n'y a que deux siècles, la châtaigne fut l'un des aliments essentiels des pays méditerranéens. En période de disette, les châtaignes étaient mangées en soupe ou en bouillie et constituaient la principale - souvent la seule - ressource alimentaire. Galien, dont on sait qu'il n'était pas tendre pour les fruits, qu'il condamnait en bloc, fit une exception pour les châtaignes qui « nourrissent beaucoup et dont le suc épais n'a rien de nocif ». De fait, les Anciens faisaient une abondante consommation de châtaignes : chez les Romains, c'était la nourriture habituelle des gens du peuple et des paysans ; mais on en trouvait aussi sur des tables plus aisées, où l'on estimait surtout les châtaignes en provenance de Naples, préparées à la vapeur. Mais, bien avant encore, glands et châtaignes comptèrent sans doute parmi les premiers aliments de l'homme pré-néolithique.

Le châtaigner est aujourd'hui un arbre indigène du bassin méditerranéen. Venu de Perse, il aurait été tardivement introduit en Grèce, puis en Gaule. C'est un grand arbre sensible au froid et aux gelées printanières, très exigeant en matière de qualité du sol : il déteste les terrains calcaires et argileux et marque une nette prédilection pour les sols siliceux et granitiques, ce qui en fait un excellent indicateur écologique, ainsi qu'on l'observe dans les Cévennes où il apparaît dès que le calcaire cède la place au granit de l'ère primaire. Mais il advient qu'on le rencontre aussi ailleurs.

Le châtaignier vit vieux ; on connait des individus plus que millénaires, notamment sur les pentes de l'Etna, en Sicile : c'est là que le châtaignier dit des « cent chevaux », vieux de trois mile six cents ans à quatre mille ans, aurait eu un tronc de soixante-quatre mètres de circonférence ; partiellement détruit par ls intempéries, il atteint aujourd'hui encore près de cinquante et un mètres. A l'intérieur de ce tronc rongé par le temps, on avait creusé un refuge qui pouvait abriter. Il y a peu, un berger et son troupeau. Malheureusement, on l'a endommagé à force d'y faire rôtir ses fruits au feu de son propre bois, si bien que le tronc a fini par casser. Ainsi fut esquinté le plus vieil arbre d'Europe, déjà fort âgé à l'époque où Platon fut retenu prisonnier non loin de lui, à Syracuse. Au XVIe siècle de notre ère, Jeanne d'Aragon, se rendant d'Espagne à Naples, s'abrita sous ce châtaignier avec toutes sa suite, soit cent cavaliers, pendant un orage ; d'om le nom de l'arbre : le châtaignier aux cent chevaux.

Depuis des temps immémoriaux, le châtaignier vit en étroite symbiose avec l'homme qui lui prodigue les soins nécessaires à sa survie. Sans doute est-ce l'arbre forestier qui exige le plus de soins. Laissé à lui-même, il dégénère et cesse de produire. Un châtaignier ordinaire commence à donner dès sa cinquième année et atteint sa production maximale vers cinquante ans ; chaque arbre produit en moyenne soixante kilos de châtaignes par an.

Ce sont les Romains qui acclimatèrent le châtaignier dans les Cévennes. Puis les moines, à partir du VIIe siècle, continuèrent les plantations. mais, au début de notre siècle, l'évolution des moyens de transport, l'exode rural, le changement des pratiques alimentaires, le coût de la main d'œuvre, le vieillissement des populations ont entraîné le déclin de la châtaigneraie cévenole. Celle-ci manifeste cependant une légère tendance à la reprise depuis une vingtaine d'années. La production a connu une chute brutale, passant de cinq cent mille tonnes en 1890 à seize mille tonnes en 1990, produites pour 30% par le seul département de l'Ardèche. L'apparition de deux maladies cryptogamiques graves - le chancre de l'écorce et, pis encore, l'encre qui parasite les racines - fait peser une grave menace sur cet arbre depuis si longtemps fidèle compagnon de l'homme.

La composition de la châtaigne est proche de celle du blé : elle est riche en amidon (40% de glucides) et contient de surcroît 4% de protéines et 2, 6% de lipides ; s'y ajoutent bon nombre de sels minéraux, notamment du potassium et du magnésium, ainsi que des teneurs très élevées en vitamines B1 et E. Son fort pouvoir calorique (200 calories pour 100g), dû à sa forte teneur en glucides, aurait tendance à jeter sur elle une certaine suspicion à l'époque où la mode est plutôt à l' « allégé ».

Dans certaines régions, les châtaignes servent à fabriquer de la farine ; c'est pourquoi le châtaignier y fut appelé « arbre à pain ». Il joue également un rôle considérable dans l'alimentation des animaux. Enfin, le bois de châtaigner est extrêmement résistant et imputrescible.

Depuis toujours, la châtaigne est un aliment lié aux défunts : en maintes régions de France, mais aussi au Piémont, en Toscane, on mangeait des châtaignes le jour des Morts. Ce jour-là, les pauvres allaient de porte en porte mendier les châtaignes. Ces fruits étaient censés devoir nourrir les âmes du purgatoire.

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Usages traditionnels :

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Fleurs de Bach :


D'après Les Douze "Guérisseurs" et autres remèdes (1ère édition 1941, traduction française Centre Bach 2011) du Dr Edward Bach :


La fleur de châtaignier est préparée "Pour ces moments que certaines personnes vivent où l’angoisse est si grande qu’elle semble insupportable. Quand l’esprit ou le corps se sent comme s’il était arrivé à l’extrême limite de son endurance et qu’il doit maintenant se rendre. Quand il semble ne rien rester d’autre à envisager que la destruction et l’anéantissement."

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Selon Mechthild Scheffer, auteure du coffret de cartes Les Fleurs du Dr Bach, le chemin de l'harmonie psychique (1997, traduction française : Médicis-Entrelacs, 2001), la fleur de châtaignier est "la fleur de la délivrance" qui nous guide dans le processus de transformation suivant : "à travers les ténèbres... vers la lumière".


Message de la carte :

Quelle est la vérité que je dois mieux comprendre ?

Tout processus d'évolution se déroule par cycles, suivant le principe de mort et de renaissance. Dans ces processus, il importe de savoir reconnaître le moment où il faut remettre sciemment le gouvernail à une lus haute instance.

Quelle est la décision qui pourra me reconnecter avec mon Guide intérieur ?

J'accepte de reconnaître que j'ai fait tout ce que j'ai pu dans la situation présente et confiant, je m'en remets à une plus haute instance : "Que ta volonté soit faite !"


Ces signes me permettent de voir que mon potentiel positif de s'accroît :

J'ai fait l'expérience qu'il existe des phénomènes qui dépassent mon niveau de compréhension. A l'avenir, dans des situations semblables, je suis prêt à m'ouvrir à mon guide intérieur et à lui faire une totale confiance.


État d'âme négatif : Découragement et désespoir : On pense être parvenu aux limites de l'endurance humaine, sans percevoir d'issue.

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Selon le site http://lesouffledessimples.com/, le châtaigner pourrait s'exprimer ainsi :


Je suis extrêmement réceptif, capable d'abstraction et d'effacement pour donner. Tourné vers les besoins du monde, je suis ancré dans une grande activité, mes racines captent les messages de l'énergie des volcans.

Alors, quand j'élève vers toi ma lumière, tu brilles de ta flamme de dragon vert et ton sang reprend vie. Avec énergie tu vois ce à quoi tu tiens et tu as le courage de te regarder en face, tu rentres dans une nouvelle réalisation.

Avec un plaisir immense, je remets chaque chose à sa place. J'accepte le monde tel quel, il n'y a en moi rien qui me résiste. L'acceptation de la mort m'a appris à vivre, je sais la partager.


Le Châtaignier est parmi les espèces les plus puissantes, il aime les sols volcaniques.

Un seul arbre peut avoir une circonférence de huit mètres. Le Castagno del Cento Cavalli (le châtaignier des cent chevaux) sur le flanc ouest de l'Etna en Italie mesure plus de cinquante mètres de circonférence bien qu'il soit très creux.

Son âge approximatif ? Trois mille ou trois mille cinq cent ans !


Par son élixir :

"La nuit noire de l'âme" voit à nouveau le soleil se lever.

Edward Bach écrivait : "C'est un remède destiné à ce terrible, cet épouvantable désespoir mental quand il semble que l'âme elle-même souffre de destruction." ici " l'appel à l'aide est entendu..."

L'élixir Châtaignier correspond au moment où " il semble qu'il n'y ait rien d'autre à regarder que la destruction et l'annihilation".


Mots-clefs : Renaissance – Délivrance - Reliance.

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Symbolisme :


D'après le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant,


"Dans la Chine ancienne, le châtaignier correspondait à l'ouest et à l'automne. Il était planté sur l'autel du Sol disposé à cet orient (voir catalpa). La tradition en a fait le symbole de la prévoyance, son fruit servant de nourriture pour l'hiver."

Dans Le livre des superstitions, mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont, 1995, réédition, 2019), Eloïse Mozzani nous propose la notice suivante :


La châtaigne est un fruit funéraire, intermédiaire entre le monde des vivants et des morts. Dans le midi de la France, en Espagne et en Italie, les châtaignes grillées faisaient partie du repas traditionnel de la Toussaint, veille de la fête des morts : toutes celles dont on enlevait l'écorce pour les manger correspondaient à une âme du purgatoire délivrée et en route pour le paradis.

Autrefois, dans le sud de la France, on laissait dans les maisons des châtaignes, le plus souvent bouillies, pour nourrir les âmes de ceux qui avaient, de leur vivant, habité dans la région ; cette offrande aux défunts était aussi un moyen de les éloigner. En Corse, le jour des morts, on accrochait un collier de châtaignes au cou des enfants qui se rendaient au cimetière. Après un décès, lorsque le mort était porté à l'église, on déposait à ses côtés un repas composé de châtaignes, de fruits secs et d'eau.

Placées sous un oreiller ou un édredon, elles empêchent les revenants de venir tirer ou chatouiller les pieds du dormeur. Conservée dans la poche, une châtaigne soulage des rhumatismes ; au nombre de sept, elle soignent les hémorroïdes à condition de les garder jusqu'à guérison totale (Hérault). Aux États-Unis, en avoir dans une poche porte bonheur.

Si une jeune fille fait brûler des châtaignes dans sa poêle, elle sera malheureuse en ménage. Un jeune homme peut se livrer à l'exercice suivant pour connaître son sort : il lance deux fois de suite des châtaignes et doit les rattraper dans la poêle. Si une châtaigne s'échappe, il sera veuf l'année même de son mariage et s'il ne réussit pas une seule fois cet exercice d'adresse, il risque de laisser une veuve.

Pour s'attacher un conjoint désireux de rompre, il faut lui faire consommer des châtaignes en grande quantité, en glisser dans ses vêtements, dans ses poches, sous le lit, mettre des feuilles de châtaignier dans les oreillers et le matelas, laver ses mouchoirs dans l'eau dans laquelle elles ont cuit, faire des feux de bois de châtaignier et placer dans toute a maison des figurines réalisées dans les écorces piquantes du fruit : "Même s'il en est arrivé à détester la vie à vos côtés, votre mari ne parviendra pas à rompre les liens".

Dans les Cévennes, une ancienne tradition recommande d'attendre que les châtaignes soient toutes à terre pour les ramasser ou les griller, dans la crainte de nuire à toute la récolte ou d'empêcher les autres de tomber. Dans le Gers, on ne rôtit jamais les châtaignes avant la Toussaint sous peine de donner le charbon au blé que l'on sème et en Limousins, on évite de le faire avant la Sainte-Catherine car "le feu du ciel consumerait vos châtaigniers."

En haute Bretagne, on disait aux enfants que s'ils mangeaient des châtaignes crues, ils auraient des poux (probablement pour qu'ils n'en mangent pas).

Il existait à Collobrières (Var) sur le chemin dit "des amoureux" un châtaignier séculaire et magique. Les jeunes couples désirant des enfants et les jeunes filles en mal de mariage s'asseyaient au pied de cet arbre dont, dit-on, les racines avaient un aspect phallique.

Deux siècles avant notre ère, les Suèves, peuple germanique établi entre la Thuringe, la Bavière et la Suisse, avaient un bois de châtaigniers sacrés, consacrés à leurs dieux, auxquels ils sacrifiaient une victime humaine : "Nul ne pouvait pénétrer dans cette châtaigneraie sans être porteur d'un lien, symbole de dépendance et d'hommage aux dieux. Si l'un des assistants faisait une chute, il ne lui était pas permis de se relever ; il ne pouvait sortir du bois qu'en se roulant sur le sol".

Toutefois, le châtaignier a rarement été l'objet d'un culte, même si on lui attribuait une longévité" exceptionnelle, parfois de trois à quatre mille ans, et plus raisonnablement de mille ans. Autre caractéristique de cet arbre : au fil des ans, il devient creux ; c'est pourquoi, traditionnellement, certains "ont servi de caverne à des ermites, des anachorètes" comme le fameux châtaignier "brûle-culotte", à Sobrado de los Monjes (Galice) dont fait mention une légende espagnole : "La femme d'un riche marchand avait éprouvé une violente passion pour le saint ermite qui, dans son tronc creux, enseignait la sagesse et la connaissance aux pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Après avoir essuyé plusieurs refus polis mais fermes, cette dame, n'en pouvant plus, entra une nuit dans le châtaignier creux. Bien mal lui en prit : elle en ressortit plus vite qu'elle n'y était entrée, avec ses caleçons en flammes !"

Dans le folklore breton, lorsque Dieu créa le châtaignier, le diable voulut l'imiter : il ne réussit qu'à faire le marronnier.

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Selon Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes (Hachette Livre, 2000) :

"C'est un arbre pourvu d'une grande longévité dont les fruits, dotés d'une non moins grande valeur calorique, nutritifs et délicieux, tombant de ses branches à l'automne, en firent le symbole de la prévoyance, car il les donne pour l'hiver à venir. "La châtaigne est utile contre toute faiblesse qui est dans l'homme. Mangez-en souvent, avant et après le repas, et votre cerveau se développe et il est rempli. Vos nerfs se fortifient et ainsi passera le mal de tête." (Daniel Maurin, Les Remèdes, éditions Mame, 1992). C'est ainsi que Sainte Hildegarde de Bingen vantait les vertus de la châtaigne au XIIe siècle. Grillées, bouillies, en soupe ou en purée, on consommait des châtaignes depuis la plus haute Antiquité. Les Grecs les surnommèrent ainsi noix d'Héraklès. Un arbre produisant des fruits aussi bienfaisants ne pouvait être qu'honoré par nos ancêtres, qui connaissaient sa longévité. Avec ses branches, ils confectionnaient des bâtons, des manches au contact des quels ils puisaient une force nouvelle, ils se régénéraient. Parfois, des châtaignes tombant malencontreusement sur la tête des hommes pouvaient leur faire mal. C'est ainsi qu'à partir du XVIIe siècle, la châtaigne devint synonyme de coup de poing. Aujourd'hui, dans le langage populaire, se castagner, c'est se battre."

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Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :


Message des arbres :

Nous venons du cœur de Dieu. Nous n'avons rien

à apprendre et beaucoup à offrir. Nous avons été ensemencés

sur la Terre pour le bien du règne humain et animal, incluant

les oiseaux et les insectes, et pour nourrir la planète elle-même,

physiquement, émotionnellement et spirituellement. Nous

diffusons l'amour et la guérison pour vous.


Les marronniers et les châtaigniers

[...] Les châtaigniers ont aussi la qualité de la conscience de l'abondance. Si vous voulez améliorer vos chances et attirer une corne d'abondance, passez du temps près de cet arbre.

Ces deux espèces d'arbres vous apporteront espoir et bonheur, et vous permettront d'élever vos attentes.


VISUALISATION POUR AIDER LES ARBRES

  1. Aménagez un espace où vous pourrez vous détendre sans être dérangé.

  2. Faites appel à l'archange Purlimiek, l'ange de la nature, et sentez sa belle énergie vert-bleu.

  3. Permettez à n'importe quel arbre d'apparaître dans votre esprit.

  4. Bénissez-le et remerciez-le d'être venu vers vous.

  5. Demandez au rayon doré du Christ de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  6. Demandez au feu lilas de la Source de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  7. Demandez à l'énergie protectrice bleu foncé de l'archange Michaël de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  8. Demandez à la lumière aigue-marine de la sagesse féminine divine de l'ange Marie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  9. Demandez à la lumière argentée de l'archange Sandalphon de l'équilibre et de l'harmonie de se déverser dans l'arbre et de se répandre à travers ses racines.

  10. Prenez un moment pour invoquer toutes les énergies qui vous attirent et voyez-les se déverser dans l'arbre.

  11. Imaginez les couleurs qui s'écoulent d'une racine à l'autre en connectant le réseau d'arbres et en dynamisant les lignes ley.

  12. Ouvrez les yeux ensachant que vous avez aidé les arbres.

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Sylvie Verbois, auteure de Les arbres guérisseurs : Leurs symboles, leurs propriétés et leurs bienfaits (Éditions Eyrolles, 2018) transcrit le message que lui inspirent les arbres :

Mot-clé : Acceptation du temps qui passe.

Élément : Feu ; Air ; Espace.

Émotion : Colère ; Tristesse ; Joie.


Je suis l'arbre du temps je peux vivre 3000 ans. Je prends mon temps pour croître, grandir, m'élever. J'ai le temps avec moi. je suis adepte de la lenteur, pourquoi se presser lorsqu'on a le temps devant soi ? Vous devriez en prendre de la graine : vous sentez-vous mieux en courant sans cesse, en vous imposant des charges et des contraintes, des obligations et des tâches incessantes ? Craignez-vous tant de vieillir, de perdre votre temps ? Prenez le temps de vivre te d'être, vieillir n'est pas une fâcheuse chose. Regardez, mon tronc, en vieillissant, se creuse et offre un abri précieux pour les voyageurs et les animaux. Acceptez de devenir refuge, écoute, mémoire, attention. Savourez le temps qui passe. Mon fruit vous aidera à digérer vos expériences de vie, qu'elles soient douloureuses ou heureuses, à vivre pleinement la richesse de ce que vous avez accompli et à accepter d'en transmettre la sève.

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Symbolisme alimentaire :


Pour Christiane Beerlandt, auteure de La Symbolique des aliments, la corne d'abondance (Éditions Beerlandt Publications, 2005, 2014), nos choix alimentaires reflètent notre état psychique :




Littérature :


Robert-Louis Stevenson dans son récit de Voyage avec un âne dans les Cévennes (1ère édition, 1879 ; traduction française G.F. 1991) propose une description intéressante des châtaigniers :


Une étroite bordure de frênes cerclait la cime des monts comme du lierre sur des ruines. Sur les versants inférieurs et au-delà de chaque gorge, des châtaigniers, par groupe de quatre, montaient jusqu'au ciel sous leur feuillage épandu. Certains étaient implantés chacun sur une terrasse individuelle pas plus large qu'un lit ; d'autres, confiants en leurs racines, trouvaient moyen de croître, de se développer, de rester debout et touffus sur les pentes ardues de la vallée. D'autres, sur les bords de la rivière, restaient rangés en bataille et puissants comme les cèdres du Liban. Pourtant là même où ils croissaient en masse serrée, ils ne faisaient point penser à un bois, mais à une troupe d'athlètes. Et le dôme de chacun de ces arbres s'étalait, isolé et vaste d'entre les dômes de ses compagnons, comme s'il avait été lui-même une petite éminence. Ils dégageaient un parfum d'une douceur légère qui errait dans l'air de l'après-midi. L'automne avait posé ses teintes d'or et de flétrissure sur leur verdure et le soleil, brillant au travers, atténuait leur rude feuillage, en sorte que chaque épaisseur prenait du relief contre son voisin, non dans l'ombre, mais dans la lumière. Un humble dessinateur d'esquisses lâchait, ici, désespéré, son crayon.

Je voudrais pouvoir donner une idée du développement de ces arbres majestueux, comme ils étalaient leur ramure ainsi que le chêne, traînaient leurs branchages jusqu'au sol ainsi que le saule ; comment ils dressaient des fûts de colonnes, pareils aux piliers d'une église ou comment,  ainsi que de l'olivier, du tronc le plus délabré, sortaient de jeunes et tendres pousses qui infusaient une vie nouvelle aux débris de la vie ancienne. Ainsi participaient-ils de la nature de plusieurs essences différentes. Et il n'était pas jusqu'à leur bouquet épineux du faîte dessiné de plus près sur le ciel qui ne leur conférât une certaine ressemblance avec le palmier, impressionnante pour l'imagination. Mais leur individualité, quoique formée d'éléments si divers, n'en était que plus riche et plus originale. Et baisser les yeux au niveau de ces masses abondantes de feuillages ou voir un clan de ces bouquets d'antiques châtaigniers indomptables, "pareils à des éléphants attroupés" sur l'éperon d'une montagne, c'est s'élever aux plus sublimes méditations sur les puissances cachées de la nature.

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Dans Le Livre des Fleurs (Librairie philosophique J. Vrin, 1989), Georges Ohsawa (Nyoiti Sakurazawa) tente d'initier les Occidentaux à cet art ancestral particulièrement subtil qu'est celui des fleurs et des bonsaï. Il propose ce haïku qui célèbre la châtaigne :

Voici l'hiver,

Les bogues des châtaignes

Tendent leurs mains ouvertes.

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