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L’Éponge

Photo du rédacteur: Anne
Anne
8 sept. 2020
10 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 sept.




Étymologie :


  • ÉPONGE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1. Ca 1220 agn. espoigne (La Petite Philosophie, éd. W. H. Trethewey ds FEW t. 12, p. 207a) ; 1249-72 espoinge « substance poreuse provenant d'un zoophyte marin qui absorbe les liquides » ici employé comme « compresse, emplâtre » (Moamin et Ghatrif, II, 34, 4 ; IV, 26, 2 ds T.-L.) ; xiiie s. [ms.] esponge de mer (Traduction de la Chirurgie de Roger de Parme ds Romania, t. 32, p. 81) ; 2. 1701 bot. (Fur., s.v. bedegar) ; 3. 1860 éponge de platine (Bernard, Notes, p. 71). Du lat. vulg. *sponga, class. spongia (d'où l'agn. espoigne), gr. σ π ο γ γ ι α ́ lui-même dér. de σ π ο ́ γ γ ο ς « éponge » ; *sponga pourrait s'expliquer par un nouveau contact avec le gr. σ π ο ́ γ γ ο ς à la suite du commerce des éponges, venues surtout des Îles grecques, à Marseille (cf. FEW t. 12, 208b-209a).


  • SPONGIAIRE(S), (SPONGIAIRE, SPONGIAIRES), adj. et subst. masc. plur.

Étymol. et Hist. 1816 spongiaires (H. de Blainville, Prodrome d'une nouv. distribution systématique du règne animal, p. 3). Dér. sav. du lat. spongia « éponge » ; suff. -aire 1*. Cf. le lat. des inscriptions spongiarius « vendeur d'éponge » (CIL 5.2483 ds OLD).


Lire également la définition des noms éponge et spongiaire afin d'amorcer la réflexion symbolique.

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Zoologie :


Emmanuelle Pouydebat, autrice également de Quand les animaux et les végétaux nous inspirent (Éditions Odile Jacob, 2019) s'intéresse au potentiel inspirant des éponges :


"Comment des éponges inspirent des nanomatériaux ? Parmi le grand nombre d’espèces d’éponges, soit environ 10 000, certaines élaborent des fibres de silice, qui peuvent atteindre 1 m de long, pour se fixer sur les fonds marins. Ces fibres, nommées spicules, sont composées d’un filament protéique autour duquel viennent se former les couches successives de silice.

Des chercheurs français se sont inspirés de ces spicules pour élaborer des nanofibres de silice. Pour cela, ils ont utilisé un peptide, le lanréotide, qui peut s’enrouler pour former des nanotubes. En reproduisant cette protéine, ces chercheurs ont réussi à obtenir des nanofibres de silice capables de s’autoassembler3 et abouti à des nanotubes d’environ 25 nm de diamètre pouvant atteindre plusieurs centimètres de long. Je suis d’accord, à moins d’être physicien ou chimiste, lu comme ça, ce n’est pas très parlant. Concrètement, ce nouveau type de matériau conduit, par exemple, à créer des électrodes permettant de doubler la capacité énergétique d’une batterie au lithium. Algues, éponges… : le milieu aquatique, à ne pas oublier, recèle une base de données inépuisable pour faire naître des idées innovantes. Sans compter que probablement 80 % des espèces aquatiques restent à découvrir !

[...]

Quand crabes et éponges optimisent la vitesse des bateaux. Le processus de bio-encrassement des plateformes marines ou des coques de bateaux se produit en plusieurs étapes. Tout d’abord, par absorption de particules organiques sur les substrats naturels ou artificiels, se forme un biofilm agrégeant de multiples bactéries. Les macrosalissures composées, quant à elles, d’algues pluricellulaires, de mollusques (bernacles), de vers ou encore de crustacés (balanes), se déposent ensuite et forment une couche d’encrassement sur les surfaces marines. Ce processus a de graves répercussions mondiales sur l’économie puisque cela ralentit les bateaux, par exemple, et l’environnement, le nettoyage de ces surfaces nécessitant l’utilisation de biocides, toxiques pour de nombreux organismes végétaux et animaux. L’enjeu de taille dans ce domaine est ainsi de mettre au point des revêtements antisalissures de nouvelle génération qui soient plus acceptables pour l’environnement et plus efficaces sur du plus long terme. Or deux espèces animales peuvent aider les chercheurs dans ce but : les crabes et les éponges marines.

[...]

 Ce n’est pas terminé… Car il n’y a pas que des crabes qui puissent inspirer des techniques de protection par lutte contre l’adhérence. Non ! Il y a aussi les éponges ! Et en particulier l’éponge marine Suberites domuncula qui produit des substances chimiques toxiques contre les bactéries ! Les éponges sont des animaux filtreurs sessiles (fixés directement sur un substrat) qui inventent des stratégies antisalissures pour se protéger contre les micro- et macrosalissures. Or la surface de cette éponge est revêtue de biosilice (dioxyde de silicium) qui contribue à l’inhibition de la formation d’un biofilm ! Autant d’applications possibles pour la création de nouveaux revêtements bio-inspirés pour le milieu marin19. Ces deux espèces sont donc de très bons modèles d’étude pour contribuer à lutter contre l’encrassement biologique des surfaces sous-marines, en particulier dans l’industrie navale. Ces nettoyages permettent en effet de limiter la friction impliquée dans la réduction de la vitesse. Autrement dit, ces crabes et éponges participent à l’optimisation de la vitesse des bateaux en économisant de l’énergie pendant le déplacement !

[...]

Des éponges âgées de milliers d’années [...]. Certains animaux comme les éponges, les méduses, les coraux et les hydres présentent souvent une grande longévité et une immortalité potentielle. Parmi eux, les éponges qui, rappelons-le, sont des animaux coloniaux d’une grande importance dans la filtration de l’eau, vivent très longtemps. Si évaluer leur âge semble complexe et sujet à discussions, il semblerait qu’un spécimen soit âgé de plus de 2 300 ans et que le record soit détenu par l’éponge Monorhaphis chuni. Vivant à plus de 1 500 m dans les fonds marins de l’est de l’Afrique, e le aurait vécu jusqu’à 11 000 ans ! En effet, un déterminant clé de la longévité de la plupart de ces animaux simples est le grand nombre de celules souches pluripotentes qui sous-tendent leurs remarquables capacités à se régénérer et à se renouveler. Ces éponges, grâce à leur longévité incroyable, sont par aileurs de véritables « archives paléoclimatiques » dont l’étude pourrait révéler bien des connaissances sur l’évolution du climat."

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Symbolisme :


Sabina Pettitt, autrice de Médecine vibratoire - La Guérison par les essences de la nature (Édition originale, 1999 - Traduction française Ariane Éditions Inc., 2007) propose des remèdes censés transmettre l'essence des Esprits de la Nature :


"L’essence est la manifestation de l'Esprit dans chaque forme physique. Elle se révèle comme une vibration ou fréquence unique dans chaque être vivant. C’est le schéma énergétique distinguant la rose de Nootka de la grande marguerite, ou l’escargot lunaire de l'étoile de mer. C’est l’infini prenant corps dans le fini. Une essence c’est, par définition et par sa nature même, la valeur intrinsèque d’un être, son état inhérent.

Entre le « sans-forme » et la forme, il existe un écart où le spectre entier de la différentiation s’exprime en nuances subtiles. C’est dans cet espace que repose le schème qui sous-tend la manifestation physique. ‘Tel le plan d'ADN qui détermine la réalité physique, il contient le code qui différencie tous les êtres vivants. C’est là où réside l'interface entre le monde tridimensionnel et l'Esprit.

[...]

Éponge rugueuse de feston - Myxilla incrustans


Émerveillement.

Le don que j’accorde, c’est d’emprunter la voie médiane,

d’évoluer entre les polarités et de découvrir le chemin de retour à la maison.


Tout se déroule à la perfection - Rien n'arrive sans mon consentement.


Signature : Les éponges rugueuses de feston, molles et poreuses, sont les animaux multicellulaires les plus primitifs. Elles forment des colonies et sont capables de régénérer tout fragment brisé. Elles ont l’apparence des néphrons dans les reins et s’alimentent en piégeant de minuscules particules de nourriture grâce aux cellules corollaires externes. Plusieurs éponges émettent une forte odeur qui dissuade les prédateurs.


Comme les néphrons filtrent les impuretés du sang pour qu’elles soient éliminées dans l’urine, l’essence d’éponge rugueuse de feston aide à filtrer les impuretés du mental et de l’Esprit de sorte que l’on soit libre. Ce degré de liberté permet d’accueillir la vie pleinement tout en lâchant prise avec désinvolture. L’éponge aide à se détendre au fil de ce parfait déroulement. Elle joue avec l’attachement et le détachement, et avec l’aptitude à évoluer entre ces deux polarités. Elle sera précieuse pour ceux qui ont tendance à absorber les énergies des autres sans pouvoir les transmuer.

Associée au méridien de l’estomac, elle aide à la digestion et à l’assimilation des émotions et des idées. Son lien au méridien de la vessie nous permet de maintenir nos réserves d'énergie et l’équilibre des liquides en oscillant entre la participation active et l'observation passive.

L’essence d’éponge rugueuse de feston entre par le chakra du sommet de la tête et favorise l’union avec le divin.


Chakra : Coronal.

Méridien : Estomac - Vessie.

Mots clefs : Paix intérieure - Émerveillement

Défis : Syndrome de la victime, opinions trop arrêtées

Affirmation : Je suis capable de renoncer au jugement et j'y suis disposé, ainsi l'espoir et

l’émerveillement fleuriront."

Anne Jankéliowitch et Roland Garrigue, dans Toutes les idées géniales qu'on a piquées à la nature (Éditions Delachaux et Niestlé, 2013) nous amusent :


"Le verre flexible : Façon éponge siliceuse : L'industrie sait produire du verre en faisant fondre de la silice (extraite du sable) à très haute température (700°C), ce qui requiert énormément d'énergie.

Dans l'océan, à plus de mille mètres de profondeur, il n'y a pas de four, mais une mystérieuse éponge qui fait bien mieux : elle fabrique son squelette en verre naturel, synthétisé biologiquement (au moyen d'une protéine, la silicatéine) à la température de l'eau de mer, et en utilisant les matériaux disponibles sur place : sels, calcaire et dioxyde de carbone. Les chercheurs étudient l'éponge de verre et tentent de résoudre cette énigme : comment fabriquer du verre à température ambiante ? L'éponge le fait, pourquoi pas nous ? Mais ce n'est pas tout. Les fibres de ce verre naturel sont si flexibles que l'on peut presque réaliser des nœuds avec. Notre verre synthétique, lui, reste cassant, et ne plie pas ! Peut-être plus pour très longtemps : des chercheurs ont réussi à produire en laboratoire des microfibres de dioxyde de silicium à la manière des éponges de verre... Le secret le mieux gardé des océans sera-t-il bientôt percé ?


Le Swiss Re Building à Londres : Façon Euplectella aspergillum : Dans les profondeurs de l'océan, une éponge intrigue la science. Son squelette siliceux présente un treillis cylindrique de fibres horizontales, verticales et diagonales entremêlées, renforcé d'arêtes saillantes disposées en spirale. Une structure qui, alliant solidité et légèreté, résiste dans les courants mais laisse passer l'eau pour absorber ses éléments nutritifs !

Dans cet édifice naturel, les chercheurs ont retrouvé sept principes de construction couramment utilisés par les architectes. La tour Swiss Re, à Londres, en constitue une illustration. Elle est ventilée grâce à des ouvertures en façade. Sa forme cylindrique offre une faible résistance au vent. Et, dans sa structure, on retrouve des poutrelles horizontales, verticales et torsadées ! Un design ultramoderne, vieux... de plusieurs millions d'années !"

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Richard Harrington, auteur de Calme et puissant comme l'océan (Édition originale, 2020 ; Éditions FIRST, 2022) transmet la sagesse des éponges :


"Prends ta mission de vie au sérieux


Les éponges ont été cueillies par les hommes depuis des milliers d'années, jusqu'à ce que leurs équivalents synthétiques les remplacent. Il existe une diversité étonnante d'éponges naturelles, toutes formées par l'accumulation d'animaux très petits et très primitifs. Dans nombre de ces organismes, les animaux microscopiques des différentes parties de la colonie accomplissent des tâches spéicifiques. Certains apportent de l'eau riche en nutriments, d'autres la filtrent, tandis que d'autres rejettent les déchets. Chacun remplit sa mission et tous vivent en harmonie."

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Chansons :


Et v'lan passe moi l'éponge


Un samedi ma femme germaine

Me dit tu vas prendre un bain

çà fait bien plus de 8 s'maines

Que tu t'es pas lavé les mains


Elle m'apporte une bassine

Avec de l'eau chaude dedans

Et moi nu dans la cuisine

Je lui chante en rigolant


Et v'lan passe l'éponge

Et v'lan fais moi guili

Et v'lan passe l'éponge

Et v'lan gousi gousi


Jacques Martin et Popoff Baitzourof, interprété par Fernand Raynaud, Album Allo Tonton, 1963.

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Littérature :


L’âne chargé d’éponges, et l’âne chargé de sel


Un Anier, son Sceptre à la main,

Menait, en Empereur Romain,

Deux Coursiers à longues oreilles.

L’un, d’éponges chargé, marchait comme un Courrier ;

Et l’autre, se faisant prier,

Portait, comme on dit, les bouteilles :

Sa charge était de sel. Nos gaillards pèlerins,

Par monts, par vaux, et par chemins,

Au gué d’une rivière à la fin arrivèrent,

Et fort empêchés se trouvèrent.

L’Anier, qui tous les jours traversait ce gué-là,

Sur l’Âne à l’éponge monta,

Chassant devant lui l’autre bête,

Qui voulant en faire à sa tête,

Dans un trou se précipita,

Revint sur l’eau, puis échappa ;

Car au bout de quelques nagées,

Tout son sel se fondit si bien

Que le Baudet ne sentit rien

Sur ses épaules soulagées.

Camarade Épongier prit exemple sur lui,

Comme un Mouton qui va dessus la foi d’autrui.

Voilà mon Âne à l’eau ; jusqu’au col il se plonge,

Lui, le Conducteur et l’Éponge.

Tous trois burent d’autant : l’Anier et le Grison

Firent à l’éponge raison.

Celle-ci devint si pesante,

Et de tant d’eau s’emplit d’abord,

Que l’Âne succombant ne put gagner le bord.

L’Anier l’embrassait, dans l’attente

D’une prompte et certaine mort.

Quelqu’un vint au secours : qui ce fut, il n’importe ;

C’est assez qu’on ait vu par là qu’il ne faut point

Agir chacun de même sorte.

J’en voulais venir à ce point.


Jean de La Fontaine, "L’âne chargé d’éponges, et l’âne chargé de sel", Fables, Livre II, 10, 1668.

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Les éponges


L'éponge boit, c'est son métier ;

Mais elle est aussi souvent pleine

De l'eau fangeuse du bourbier,

Que de celle de la fontaine.

Docteurs qui, dans votre cerveau,

Logez le vieux et le nouveau,

Les vérités et les mensonges,

J'en conviens, vous retenez tout ;

Mais aux yeux de l'homme de goût,

Ne seriez-vous pas des éponges ?


Antoine-Vincent Arnault, "Les éponges", Fables, Livre I, X, 1812.

Le poids d'une éponge croit


Le poids d'une éponge croit en proportion avec le nombre de gouttes d'eau qu'elle absorbe


Mais aucune éponge ne peut absorber toute l'eau du monde


Quand une éponge est saturée personne ne peut prévoir le comportement de l'eau qu'elle n'absorbe plus ni le comportement du monde


Il faut imaginer pourtant une éponge qui absorberait toute l'eau du monde


Nous la mettrions à la place de notre mouchoir dans la poche du cœur Nous serions un bateau Nous serions le sel Nous serions tous les fleuves du monde qui se jettent dans le ciel Une éponge est comme une valise pure qui contiendrait tout nos chemins


Chaque fois que nous achetons une valise nous croyons qu'elle va diminuer le poids des affaires que nous y rangeons dedans


La valise idéale consiste à diminuer le poids de ce que nous y transportons jusqu’à ne peser que son poids de valise ou à devenir plus légère que ce qu'elle était au départ jusqu'à ne plus exister


Dans une éponge idéale on peut ranger toute la mer si on la place dans la poche du cœur


Dans une valise idéale on peut ranger tout l'univers la troupe engloutie des étoiles une seule fourmi un seul amour


Dans un poème on peut ranger tout l'avenir qu'on voudrait faire exister


Serge Pey, "Quand une éponge croît" in Une salve d'avenir. L'espoir, anthologie poétique, Gallimard, 2004.

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"Longtemps prise pour une plante, l'éponge est un animal. Son système est diffus, vague et végétatif. Pores partout en elle, et à sa surface : elle absorbe, avale, aspire, suce, ingère. La rétention, voilà son intention. L'éponge, molle, incarne parfaitement notre époque. Son inertie n'égale que son indifférence, son absence de vie. Végéter, voilà son monde, et le nôtre. Animal débile pour un temps malléable, flasque, amorphe.


Souvent toxique, voire parasite, l'éponge est un monde composé de petites cavernes ombreuses, dont l'obscurité fait entrevoir l'état de décomposition de nos cerveaux. Si Socrate revenait, il ne serait guère condamné. Il regarderait la télévision, un paquet de chips à la main, et bientôt, serait gagné par le cholestérol et l'obésité.


Aussi l'éponge est elle supérieure à l'homme, car elle peut vivre treize mille ans, alors même que notre barbare civilisation sera condamnée en 2100."


(http://emmanuelcheiron.canalblog.com/archives/2020/04/10/38185046.html)

Dans le roman policier intitulé Temps glaciaires (Éditions Flammarion, 2015) de Fred Vargas,


"Consigne surprenante de la part d'Adamsberg, qui avait tout de l'éponge dérivante et rien d'un coquillage « collé », plaqué obstinément sur son rocher."

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