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  • Anne

L’Étourneau




Étymologie :

  • ÉTOURNEAU, subst. masc.

Étymol. et Hist. xie s. estornel (Raschi Blondh., 440) ; 1119 esturnel (Ph. de Thaon, Comput, 96 ds T.-L.) ; 1660 fig. (Molière, Sganarelle, IX). Du b. lat. sturnellus, lat. class. sturnus, de même sens; sens fig. prob. par attraction de étourdi*.


Lire également la définition du nom étourneau afin d'amorcer la réflexion symbolique.




Symbolisme :


Didier Colin, auteur du Dictionnaire des symboles, des mythes et des légendes (Larousse Livre, 2000) nous propose la notice suivante :


"Il fait partie de la grande famille des passereaux et on lui adjoint le diminutif sansonnet, car c'est un des premiers oiseaux que l'on entend chanter à tue-tête, le bec largement ouvert, juste à l'orée du printemps, fin février-début mars, période durant laquelle il revient spontanément sur son lieu de reproduction. Il aime à nicher dans les creux des troncs d'arbres, et même dans les anfractuosités des murs. Là, le mâle et la femelle se relaient pendant un mois environ pour confectionner un nid de brindilles et s'occuper de leur couvée.

Notons que l'expression populaire "ce n'est pas de la roupie de sansonnet" correspond à la fois à quelque chose qui a de la valeur, parce que l'étourneau sansonnet ne choisit jamais n'importe quelle petite branche, racine ou paille pour construire son nid, mais aussi à un jeu de mot entre sansonnet et sans son nez, car roupie désignait à l'origine la goutte d'humeur qui pend au nez parfois, lorsqu'on éternue ou que l'on a froid...

C'est encore par un jeu de mots que l'on a dit étourneau égale étourdi, peut-être parce que ce petit oiseau au vol rapide et saccadé donne l'impression de ne pas savoir où il va, ce qui, bien sûr, n'est pas le cas. Mais c'est surtout son goût immodéré pour le chant et ses dons d'imitateur, parfois, qui ont fait sa réputation de messager ou de magicien. On pensait en effet qu'il était capable de prononcer des formules magiques."

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