Ur
- Anne

- 1 janv. 2019
- 14 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 mai
Symbolisme :
Robert Graves, auteur de Les Mythes celtes, La Déesse blanche (Éditions Faber and Faber, 1948 ; traduction française : Éditions du Rocher 1979 et 2007) évoque l'ogam et en particulier les cinq voyelles dont la lettre "A" :
"Les voyelles du Beth-Luis-Nion forment une séquence saisonnière complémentaire et représentent des moments de l'année, au même titre, du reste, que les voyelles du Boibel-Loth. Je les tiens pour les arbres les plus particulièrement consacrés à la Déesse Blanche puisqu'elle présidait à toute l'année et que le nombre cinq lui était consacré. En effet, Gwion, dans son poème Kadeir Taliesin (« le Fauteuil de Taliesin »), ce fameux fauteuil qu'il réclamait en qualité de Premier Poète des Galles après avoir confondu Heinin et les autres bardes, décrit le chaudron d'inspiration, le chaudron de Cerridwen, comme :
Doux chaudron des cinq arbres (1)
En Crète, en Grèce et sur les côtes orientales de la Méditerranée, les arbres sacrés sont généralement représentés sous forme de colonnes ; ainsi ces cinq arbres peuvent-ils être considérés comme les archétypes des cinq colonnes aux fûts verticaux ou spiraliformes que l'on voit adorées par un homme sur un sceau mycénien en forme de cylindre. Dans le gnostique Évangile de Thomas récemment découvert, il est fait mention de cinq arbres de paradis, mais ils sont les emblèmes des cinq Immortels, à savoir Abraham, Isaac, Jacob, Enoch et Elie.

U pour Ura
Le troisième arbre est la bruyère consacrée àVénus Erycine, déesse romaine et sicilienne de l'amour et, en Égypte et en Phénicie, à Isis dont le frère Osiris avait été retenu dans une bruyère arborescente à Byblos où elle était venue le rechercher. Cette légende d'isis, citée par Plutarque, est tardive et artificielle mais laisserait supposer le sacrifice d'un enfant en l'honneur d'Osiris.
Winslow, le poète du XVIIIe siècle, pria le doyen Swift d'aller à Lough Crew collecter les vieilles légendes locales ayant trait à la triple déesse irlandaise. Au nombre de celles-ci figurait celle de la mort de Garbh Ogh, une vieille géante sans âge dont le chariot était traîné par les élans dont le régime consistait en venaison, lait et sternums d'aigles et qui chassait les daims de la montagne avec une meute de soixante-dix chiens aux noms d'oiseaux. Elle avait récolté des pierres pour s'édifier un triple cairn et « fixa son siège dans un creux au milieu des collines à la saison de la floraison de la bruyère » puis expira.
Le nom d'Uroica, la déesse gauloise de la bruyère, est attesté par des inscriptions en Suisse romande ; son nom est intermédiaire entre Ura et ereice, le mot grec pour désigner la bruyère.
La bruyère est l'arbre de la mi-été, rouge et passionné. Il est associé aux montagnes et aux abeilles. La déesse est elle-même une reine des abeilles autour de laquelle se pressent les bourdons à la mi-été ; elle est souvent dépeinte ainsi, comme Cybèle, du reste. la castration volontaire de ses prêtres en état d'extase était un symbole de l'émasculation des bourdons par la reine dans l'acte nuptial. Vénus séduisit Anchise, pour sa perte, sur une montagne, dans le bourdonnement des abeilles. Pourtant la bruyère blanche est un porte-bonheur, une protection contre les comportements passionnels. Le mont Eryx, en Sicile, est célèbre pour pour la visite que lui fit Butes, l'apiculteur, fils du vent du nord, et à qui les nymphes de la déesse Erycine élevèrent un autel comme à un héros. Dans le Càd Goddeu, lorsque Gwion parle de la bruyère réconfortant les peupliers blessés, il fait allusion à la « bière de bruyère », cordial en honneur dans les Galles.
L'ancienne popularité des tilleuls auprès des poètes de l'amour en Allemagne et dans le Nord de la France, suggère qu'ils devinrent un substitut de la bruyère des montagnes dans les régions plates. Les tilleuls sont en fleurs de la mi-mai à la mi-août. On ne les classe pas parmi les arbres sacrés en Grande-Bretagne dont seule la variété à petites feuilles semble indgène. Cependant, en Thessalie, la déesse-mère du centaure Chiron, associée à l'érotique torcol, était appelée Philyra (« tilleul »).
Notes : 1) Il est probable que Gwion était également au courant de l'importance attribuée au nombre cinq par les Pythagoriciens prononçaient leurs serments sur la sainte tétractys, figure consistant en dix points ordonnés en une pyramide, de la façon suivante :

Le point au sommet représentait la position ; les deux points en dessous, l'extension ; les trois points encore plus bas, la surface ; les quatre points en bas, l'espace à trois dimensions. La pyramide, le plus ancien symbole de la Triple Déesse, s'interprétait philosophiquement comme le commencement, l'accomplissement et la fin, et le point au sommet de la figure formée par les quatre sommets des angles à la base évoquait le cinq d'une face de dé. Cinq représente la couleur et la variété que la nature donne à l'espace aux trois dimensions appréhendées par les cinq sens et techniquement appelées « le bois » (un quinconce de cinq arbres pour rappeler que ce monde diversement coloré autrait été formé de cinq éléments : terre, air, eau, feu et quintessence ou âme ; ces éléments à leur tour correspondent aux saisons). Des valeurs symboliques furent également données aux nombre de six à dix, nombre de la perfection. la tétractys peut être interprétée de nombreuses autres façons : par exemple on peut la considérer comme formée par les trois sommets d'un triangle renfermant un hexagone de points (six étant le nombre de la vie) avec un point central élevant le groupe à sept, nombre techniquement connu sous le nom d'« Athéna » nombre de l'intelligence, de la santé et de la lumière."
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Laura Tuan, autrice d'un livret d'accompagnement intitulé Les Tarots celtiques (Éditions De Vecchi S.A., 1998) propose un article sur l'ogam Ur :
"Ura - Bruyère
Cette petite plante buissonneuse, qui compte pas moins de cinq cents espèces, est connue pour ses petites fleurs résistantes dont la couleur varie du blanc au rose lilas et auxquelles la tradition attribue de puissantes vertus talismaniques. On dit ainsi qu'une jeune fille qui en cueille se mariera dans l'année.
Divinités : Salamandres.
La couleur : Jaune.
La carte : Les petites feuilles robustes et les fleurs extrêmement résistantes de la bruyère, qui ne craint pas la sécheresse, s'associent dans le jeu à la fête de Beltaine, qui ouvre la saison estivale vers le début du mois de mai.
Tous les éléments clés de la fête sont en effet présents : les feux, à travers lesquels on avait l'habitude de faire passer le bétail pour le débarrasser des parasites et des maladies ; la guirlande fixée en haut du mât (transposé plus tard dans le traditionnel arbre de mai des fêtes paysannes, comme symbole sexuel et de bon augure évident) ; la grille à neuf cases, que les druides traçaient rituellement sur le sol pour allumer le feu sacré dans le carré central, et qu'ils reportaient parfois sur leurs tambours en tant que diagramme magique pour en tirer des présages.
Sur le pied de la salamandre confortablement couchée à la racine de la bruyère, une alouette est perchée, oiseau messager de la lumière et de l'été.
Mots-clés : Diligence - Résistance - Joie.
A l'endroit : Stabilité et joie dans le rapport affectif - Chaleur s'étendant au milieu ambiant, choix impérieux - Fiançailles - Mariage - Amour heureux - Rencontre à couper le souffle qui illumine l'existence - Sentiments purs et désintéressés - Capacité de sacrifice et d'engagement pour l'être aimé.
A l'envers : Choix affectifs précipités à l'origine d'ennuis - Impuissance qui transparaît dans le comportement et qui fait fuir le partenaire - Peur de s'attacher - Rapport qui demandera encore beaucoup de travail.
Le temps : Été.
Le conseil : Travaillez avec patience et soin à un projet, et vous découvrirez que vous avez simultanément travaillé sur vous-même."
Dans Le Tarot Celte des arbres (Édition originale, 1998 ; Traduction française Le Courrier du Livre, 2001) Liz et Colin Murray associent Ur à :
Couleur : Violet.

Cette carte de l'Ogham a un aspect double. Elle représente non seulement la Bruyère, mais aussi le Gui.
La signification extérieure véhiculée par Ur, la Bruyère, est la voie qui lie la terre fertile au monde spirituel.
Uchelwydd, le Gui, appelé traditionnellement "guérit tout", est le symbole de la fertilité invisible, sur des fondations solides, révélant la signification intérieure. Au moment du lever du soleil, au solstice d'été, le soleil émet trois rayons de lumière, qui ouvrent les Portes d'Anwn, le portail donnant sur l'autre monde. Ces trois rayons de lumière - appelés l'Awen (Tribans en Cornouailles et en Bretagne) - s'harmonisant avec la triple nature de l'univers celtique. L'abeille, qui s'oriente dans son voyage de la Bruyère à la ruche, selon la position et l'angle du soleil, était considérée par les Celtes comme un messager parcourant la voie éclairée par le soleil pour franchir la porte du monde spirituel.
Le Gui pousse littéralement sur de solides fondations et il était vénéré par les Druides particulièrement quand il poussait sur le Chêne, ce qui était rare. Une étude menée par la Société Botanique sur une période de onze ans (1969-1979) révéla que seulement douze chênes en Grande-Bretagne avaient du gui. Quand elle était trouvée, la plante était rituellement récoltée avec des serpes d'or selon les phases de la lune au solstice d'hiver, et l'on croyait qu'il contenait l'essence fertile de vie de son puissant hôte, le Chêne.
Si vous examinez une baie de gui, vous trouverez quatre marques noires, semi-circulaires autour du point central. Elles représentent les cités mystiques du Sidhe, ou monde enchanté : Falias - Nord, Finias - Sud, Gorias - Est, et Murais - Ouest. Le point central es tel cinquième éthérique, englobant ainsi le cercle de l'existence.
Le Gui et la Bruyère se combinent dans cette carte de l'Ogham, pour vous guider dans votre contact plus étroit avec le monde de l'esprit et la guérison résultante à laquelle peut vous mener votre voie. Après tout, ce n'est pas sans raison que le gui est appelé "guérit tout". On peut trouver ses dérivés dans plusieurs remèdes modernes, et une préparation est utilisée dans certaines formes de remèdes alternatifs aujourd'hui, pour le traitement du cancer.
Si elle est choisie à l'envers, cette carte de l'Ogham vous conseille de regarder dans les mondes intérieurs de la guérison et de la totalité, pour construire une fondation forte te fertile pour ce qui viendra par la suite.
Mots-clefs : Lie au soi intérieur - Guérit tout.
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Selon Gwyddhyon, auteur de Ogham, Le Yi-King celtique des arbres (Éditions Chariot d'Or, 1999), la bruyère est associée à diverses caractéristiques :
"Nom : Ura
Lettre : U
Monde végétal : Bruyère (Calluna vulgaris)
Signification : La peur
Symbole : La guérison spirituelle
Couleur : Pourpre
Direction cardinale : Ouest
Triades celtiques : Les trois forces qui prévalent : - le feu - la vérité - la vie.
Monde de l'épreuve de l'Abred : Dans les temps antiques, on se servait de la bruyère pour balayer et purifier une maison en préservant ses êtres éthérés. Toute guérison passe par une purification et une perception des énergies subtiles de vitalité. La bruyère montre comment se rapprocher du monde subtil et accéder aux énergies vives immatérielles.
Monde des âmes de Kenmill : Passer le balai de bruyère, c'est aussi nettoyer ses motivations et faire le ménage devant sa porte en respectant l'environnement matériel et social. A l"époque actuelle, l'apparence prévaut grandement sur la réalité intérieure. C'est pourquoi, dès que déceptions et amertumes s'accumulent, le balai de bruyère aux senteurs subtiles peut être utile.
Monde ultime de Keugant : La peur semble une réaction commune devant le vaste monde de l'infini et de la vacuité. Si la force vitale est stimulée, la conscience peut affronter avec tranquillité la vision de l’Éternel Retour.
Images : Les demeures glacées.
"La bruyère apportait la consolation aux soldats épuisés."
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Selon Alain Gesbert, auteur de B. A. - BA Oghams divinatoires (Éditions Pardès, 2002), l'ogham Ur est associé à différents éléments :
Arbre : Bruyère.
Mot clé : Obsession.
Association complémentaire : Celui qui se sacrifie pour un idéal.

Lettre : U.
Couleur : Violet.
Ur vous suggère de trouver une marotte, un hobby, une passion créative pour orienter dans un sens positif vos manies, voire vos obsessions. Vous devriez écouter ou faire attention à vos rêves. L'inconscient pourrait prendre le pas sur le conscient, sachez accepter ce qui est au plus profond de vous, même si cela vous fait peur. Quel que soit le moyen utilisé (dessin, verbalisation, etc.), ce que vous ressentez au fond de vous devrait sortir, s'exprimer... Le défi d'Ur est d'agir en accord avec vos rêves. Beaucoup de gens rêvent (tout éveillés) de beaucoup de choses qu'ils voudraient avoir (ou être), mais agissent dans une direction opposée. Vous devez agir et orienter vos actions sur vos rêves afin qu'ils se produisent. est-ce que derrière les ruminations sans fin des êtres humains ne se cachent pas les rêves oubliés ou castrés par l'adulte névrosé ?
Visualisez ou imaginez le sable, les landes, puis de la bruyère. Ressentez le vent et laissez-le chasser loin de vous vos idées négatives.
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D'après Julie Conton, autrice d'un essai sur L'ogham celtique ou le symbolisme des arbres, l'oracle des druides (Éditions Mémoires du Monde, 2014) :


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Dans La Voix des Arbres (Édition originale, 2019 ; Tana Éditions, 2023 pour la traduction française) Diana Beresford-Kroeger transmet à son tour sa vision de l'ogham des Celtes :
"Ur - La Bruyère
La lande est un des souvenirs enfouis dans le sol de l’antique système forestier planétaire. La bruyère, ou fraoch, avec ses carillons de minuscules clochettes, pousse sur la lande au grand air et dans un sol bien drainé. Ce sol est un mélange de sable grossier et de tourbe, autre réminiscence du passé. Le sable vient de l’érosion rocheuse à l’ère glaciaire, et l’humus tourbeux de la générosité des arbres.
Les Celtes comprenaient ce paysage, riche d’oiseaux en vol et de gallinacés au sol. Papillons et insectes abondaient dans cet océan de fleurs qui s’étiraient jusqu’à se confondre avec l’horizon. Il y a bien longtemps, les druides ont nommé la lande úr, un terme qui désigne tout ce qui est frais, vert et se renouvelle, un terme qui en est venu à signifier libre et généreux. Car la lande est un lieu généreux pour tous, animaux et humains.
Le corps botanique de la lande consiste en un tapis de plantes très singulières, les bruyères, qui apprécient les sols acides comme du citron. Elles poussent au ras du sol et présentent le feuillage vert sombre des forêts. Elles commencent à fleurir alors que les jours raccourcissent. Le résultat, qui se décline du violet au rose tirant sur le mauve, envahit la lande en un merveilleux jaillissement de clochettes. La callune, Calluna vulgaris, est la plus commune, suivie de la bruyère cendrée, Erica cinerea, et de la bruyère des marais, Erica tetralix, et bien d’autres espèces se déploient sur les landes du monde.
Parfois, un mariage mixte se produit dans la famille des bruyères : par un tour de passe-passe génétique, une fleur blanche apparaît, presque aussi rare qu’une dent sur une poule. Toutes les bruyères sont censées porter bonheur mais, lorsqu’on reçoit une bruyère blanche en cadeau, c’est la chance que l’on reçoit en don, une occasion de transformer le cours de sa vie.
Je n’ai vu qu’une seule fois de la bruyère blanche au Canada. Je flânais dans un magasin d’antiquités à Spencerville, une petite bourgade de l’Ontario, quand j’ai repéré un livre fatigué, à la couverture de cuir défraîchie et déchirée. En l’ouvrant, j’ai découvert qu’il s’agissait d’une bible gaélique. À l’intérieur se trouvait une belle branche de bruyère blanche séchée et incrustée dans la page de garde, sans doute conservée par des générations d’enfants et de petits-enfants au sein de la même famille. Elle ne pouvait venir que des Highlands d’Écosse.
La diaspora écossaise et irlandaise connaissait le sens d’un tel rameau de bruyère. Dans leur pays d’origine, c’était comme un baromètre. Certains jours de grand beau, une brume produite par la bruyère s’élevait de la lande. Cette brume voilait les montagnes et les collines, de sorte que celles-ci paraissaient plus éloignées. Ce phénomène était toujours interprété comme un signe de beau temps à venir. Si, en revanche, les collines semblaient plus proches et mieux définies, on pouvait s’attendre à des averses. Pendant des milliers d’années, fermiers et pêcheurs du monde celte se sont reposés sur ces indications. Nous savons aujourd’hui que la brume de la bruyère est une vapeur d’aérosols d’arbutine et de méthylarbutine.
Les druides-médecins comprenaient les bienfaits médicinaux de la lande. Ils y prescrivaient de longues promenades quand la bruyère était en fleur, pour prendre l’air, une dernière étape dans le traitement des maladies respiratoires et la récupération de l’élasticité pulmonaire après une grippe ou une bronchite. En marchant, on écrase les feuilles et on libère des aérosols bénéfiques. Ceux-ci se dispersent dans l’atmosphère avant d’être inhalés, puis vont tapisser les poumons et les aider à guérir. Il s’agit d’une forme de bain atmosphérique qui profite au corps.
La biochimie médicale moderne entre en jeu pour fournir des réponses concernant la lande. Les clochettes de la famille des Ericaceae, dont les arbousiers d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie, produisent un nectar à la base de l’ovaire. Ce nectar riche en sucre contient aussi de l’arbutine. Il s’agit d’un antibiotique, un composé chimique fondamental pour bon nombre de remèdes traditionnels d’Amérique du Nord et d’ailleurs. La forme méthylée de l’arbutine, un composé biochimique plus labile, y est aussi produite. Comme beaucoup d’autres principes actifs, l’arbutine peut se révéler toxique à haute dose, mais le facteur de dilution qu’impose la nature dans l’atmosphère crée les conditions nécessaires pour la guérison.
Les druides-médecins utilisaient aussi le miel de bruyère, un miel brun foncé, récolté dans des ruches dont les abeilles exploitaient la lande. Les bourdons sont les premiers à rendre visite aux clochettes de la bruyère. Ils s’attaquent aux pétales, où ils forent un trou minuscule près de la base de l’ovaire. Les abeilles mellifères prennent le relais, profitant du trou existant pour accéder à la marchandise. Elles la rapportent à la ruche, où elle est stoc ée dans des cellules séparées et réduite à un miel dense et très visqueux. C’est presque un solide, qui contient la totalité des résines également collectées sur la lande. Le miel de bruyère était utilisé seul comme remède au rhume et aux maux de gorge.
Dans un passé lointain, les druides ont contemplé leur paysage sacré, la lande, úr. C’était leur champ de liberté, saoirse, si précieuse dans la culture celte. Ils ont choisi l’úr pour la lettre de l’alphabet oghamique, un nom synonyme de tout ce qui était cher au cœur celte."
Pandora Hearts, autrice, et Lydie Bossuet, illustratrice proposent un Oracle des arbres & des oghams (Éditions Secret d'étoiles, 2022) que je trouve particulièrement beau :

"Paroles de Ur : Je suis Ur, l'arbre de la Guérison et de la Santé. Ma souche puissante puise sa force dans la vitalité de la terre. Mes branches souples caressent et réconfortent mes frères combattants. Les fleurs colorées soignent et guérissent généreusement tous les êtres. Je suis Ur, la plante de l'Altruisme et de la Protection.
Signification de la carte : Dans un tirage, Ur est le symbole de la guérison dans tous les domaines, et de la convalescence, de la réparation et du soulagement, de la protection et de l'assistance, de l'empathie et du dévouement. Il exprime l'arrivée d'un soutien rédempteur pour parvenir à vos objectifs. Ur vous engage à avoir conscience de l'aide qui peut vous être apportée : vous n'êtes plus seul, et un allié vous soulage de votre charge.
Ur exprime également votre aptitude à faire preuve d'une humanité naturelle envers autrui. Votre compassion, votre dévouement influencent vos actes et vous octroient un rôle de protecteur. Votre charité naturelle vous pousse à agir sans rien attendre en retour. Ur indique, selon le tirage, que vous êtes en harmonie entre vos valeurs spirituelles et votre chemin de vie.
Ur indique également que vous vivez une période de reconstruction. Dans ce cas, il exprime ainsi une notion de résilience ; vous surmontez les épreuves avec succès. Vous possédez les ressources nécessaires pour vous relever et faire de votre expérience votre planche de salut. Ur vous indique alors que vos efforts de rédemption vous mènent vers un avenir meilleur.
Carte renversée : Lorsque la carte apparaît à l'envers, Ur met en garde contre des problèmes de santé, et vous engage à prendre soin de vous. Il indique ainsi parfois un déséquilibre physique ou mental. Il vous conseille alors de faire un bilan médical, mais aussi de vous intéresser aux médecines alternatives. Dans un tirage spirituel, il dénonce des difficultés à se connecter aux énergies et aux champs vibratoires. Ur vous conseille alors un temps de repos et un recentrage énergétique afin de retrouver une vie spirituelle harmonieuse.
Ur dénonce une personnalité égoïste qui n'agit que dans son propre intérêt. Il vous exhorte alors à la méfiance, car toute aide apportée par ce type de personne ne sera pas sans prix à payer. Il vous conseille alors de mieux vous entourer et de bien peser le pour et le contre lors d'une éventuelle collaboration. Ur vous enseigne également de faire preuve de plus de compassion et d'agir avec plus de générosité.
Mots clés : Guérison sur tous les plans - Soin - Réparation - Protection divine - Santé- Empathie - Altruisme - Dévouement."
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