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  • Anne

L'Agaric des Devins


Étymologie :

  • AGARIC, subst. masc.

Étymol. ET HIST. − 1256 bot. agaric, nom de divers champignons (Aldebrant de Sienne, Régime du Corps, Landouzy-Pépin, d'apr. Quem. t. 1 1959) ; 1359 agaric, id. (Journ. des dép. du R. Jean, Compt. de l'argent., p. 212 ds Gdf. Compl. : Une livre d'agarics). Empr. au lat. agaricum « espèce de champignon arboricole et phosphorescent, ce qui en Europe ne correspond qu'à Armillaria mellea Vahl et Cantharellus olearius Fr. » (d'apr. André Bot. 1956 s.v.), attesté dep. Pline (Nat., 25, 103 ds TLL, 1268, 48 : agaricum ut fungus nascitur in arboribus circa Bosporum colore candido... id quod in Gallia nascitur, infirmius habetur. Praeterea mas spissior amariorque..., femina solutior initio gustus dulcis, mox in amaritudinem transit).

  • DEVIN, INERESSE, subst.

Étymol. et Hist. I. 1. Ca 1119 divin « théologien » (Ph. de Thaon, Comput, 499 ds T.-L.) − fin du xiiie s. (Lex. Abavus, éd. M. Roques, I, 2494) ; 2. ca 1160 « celui qui pratique la divination » (Eneas, éd. J.-J. Salverda de Grave, 1012) ; 3. 1803 « boa constrictor » (Boiste). II. Ca 1155 divineresse (Wace, Brut, éd. I. Arnold, 636). I du lat. class. divinus (proprement « divin »), « devin », devenu par dissimilation devinus en b. lat. (TLL 1619, 19). II à l'origine fém. de devineur* (suff. -eresse*), devineresse a été supplanté par devineuse, puis a servi de fém. à devin, supplantant ainsi à son tour devine, ancien fém. de ce dernier (cf. Dupré 1972).


Lire également les définitions des noms agaric et devin afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Collybia hariolorum ; Agaricus superstitiosus ; Marasmius hariolorum ; Gymnopus hariolorum ; Collybe des sorciers.

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Mycologie :

Description du champignon.



















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Symbolisme :


D'après Jean-Baptiste de Panafieu, auteur de Champignons (collection Terra curiosa, Éditions Plume de carottes, 2013),


"Bullard avait appelé un champignon "agaric des devins" (Collybia hariolorum) parce qu' "il y a des campagnes où le peuple superstitieux craint de le fouler aux pieds"; Selon le pharmacien Jules Amann, "à en croire les gens du peuple de certaines contrées, elle possède la vertu singulière et néfaste de déchaîner sur les imprudents et les ignorants qui, par mégarde, la foulent aux pieds, tous les malheurs imaginables". On nomme aujourd'hui cette espèce banale et sans intérêt culinaire la "collybie des sorciers".



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