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  • Anne

La Poule





Étymologie :

  • POULE, subst. fém.

Étymol. et Hist. I. 1. xiiie s. [ms.] « femelle du coq domestique » virges poules (Renart, éd. E. Martin, 311 [éd. M. Roques, 325 : jones puceles]) ; cf. ca 1340 (Livre des métiers de Bruges, éd. J. Gessler, fo4, p. 12 : une poulle et deus pouchins) ; d'où expr. a) 1636 comme les poulles « en suivant les horaires des poules » (Peiresc, Let., VII, 342 [Impr. nat.] ds Quem. DDL t. 19) ; 1813 se coucher avec les poules (Desaugiers, Brazier, Merle, Monsieur Croquemitaine, 8 [Barba], ibid.) ; b) 1648 poule mouillée (Scarron, Virgile travesti, éd. V. Fournel, II, 1066 ds Richardson) ; c) 1611 [faire le] cul de poule « réunir les extrémités des cinq doigts de la main » (Cotgr., s.v. cul) ; 1660 id. « moue faite en avançant et en pressant les lèvres » (Oudin Esp.-Fr.) ; d) 1762 chair de poule (Ac.) ; e) 1767 tuer la poule aux œufs d'or (Du Pont de Neymours, Physiocratie, Leyde, p. 217, p. allus. à la fable, cf. La Fontaine, Fables, V, 13) ; 2. p. ext. nom donné à diverses espèces d'oiseaux ou de volatiles p. ex. a) 1530-31 pouilles de bois « gélinotte » (Compte, CC 31, fo25 ro, A. Mézières ds Gdf. Compl.) ; 1530 poulle deau (Palsgr., p. 287) ; b) 1555 poulles de la Guinée « pintade » (Belon, De la Nature des Oyseaux de campagne, ch. IX, p. 246) ; 3. nom donné aux femelles de divers gallinacés a) 1542 [éd.] poulle de Inde « femelle du dindon » (Rabelais, Gargantua, éd. R. Calder, XXXV, p. 216, l. 69, éd. E) ; b) 1762 poule faisane (Ac. [1694 poule faisande (ibid.)]) ; c) 1776 poule de bruyère (Valm.). II. 1. Ca 1240 terme affectueux adressé à une femme m'amie et ma pole (Roman du comte de Poitiers, éd. B. Malmberg, 815) ; 2. 1866 pop. « femme galante » (Delvau, p. 316) ; 3. 1890 « maîtresse » (arg. des souteneurs ds Esn. 1966) ; cf. 1915 (Benjamin, Gaspard, p. 140). Du lat. pulla fem. de l'adj. pullus « tout petit » en partic. subst. « petit d'un animal » (v. poulain) ; pullus est att. de bonne heure au sens de « jeune coq, poulet » et c'est au sens de « jeune poule » que poule a éliminé l'a. fr. geline (v. ce mot).


  • GE()LINE,(GELINE, GÉLINE), subst. fém.

Étymol. et Hist. Ca 1140 « poule » (G. Gaimar, Est. des Engleis, éd. A. Bell, 129), employé aussi dep. le xiiie s. comme terme de redevance féodale, v. DEAF col. 442, et Gdf. Du lat. vulg. galina (cf. viiie s., Gl. de Cassel, éd. F. Diez, Anc. gloss. rom., trad. A. Bauer, p. 95, 88 : galina : hanin), class. gallina, dér. de gallus « coq ». Galina serait du point de vue phonét. la forme régulière (A. Thomas ds Romania t. 32, pp. 447-450 ; v. aussi Vään. § 111) ; v. au contraire l'essai de Meyer-Lübke ds Z. rom. Philol. t. 28, pp. 114-116, pour expliquer le passage de gallina à geline. Pour l'aire du mot dans les dial. où il n'a pas été évincé par poule*, v. FEW t. 4, p. 38b.


Lire aussi les définitions des noms poule et geline pour amorcer la réflexion symbolique.

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Symbolisme :


Dans le Dictionnaire des symboles (1ère édition, 1969 ; édition revue et corrigée : Robert Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, on peut lire que :


"La poule joue un rôle de psychopompe dans les cérémonies initiatiques et divinatoires des Bantous de la cuvette congolaise. Ainsi, dans le rituel initiatique des femmes-chamans chez les Lulua rapporté par le Dr Fourche l'impétrante, à la sortie de la fosse où elle accomplit son épreuve de mort et de renaissance, est considérée comme définitivement intronisée, lorsqu'un de ses frères suspend une poule à son cou : c'est par cet appeau qu'elle exercera désormais le pouvoir d'aller allécher dans la brousse les âmes des médiums défunts, pour les ramener et les fixer auprès d'arbres à eux consacrés. Dans de nombreux rites de caractère orphique elle apparaît associée au chien.

Le sacrifice de la poule pour communiquer avec les défunts - coutume répandue dans toute l'Afrique Noire - relève du même symbolisme."

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Dans l'Encyclopédie des symboles (1989, édition française 1996) établie sous la direction de Michel Cazenave, on apprend que :


"D'un point de vue symbolique, la poule n'est pas identique au coq. Elle incarne l'archétype de la maternité. "De même que la poule qui couve prend soin de ses petits et ne laisse rien approcher qui puisse les blesser, celui qui se tient en sécurité sous la protection du Seigneur est épargné par tous les maux, misères et attaques (Hohlberg, 1647). La poule qui couve incarne ainsi l'amour protecteur envers les faibles - voir les paroles de Jésus : "Jérusalem, Jérusalem... que de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemblant ses poussins sous ses ailes !" (Évangile selon Saint Mathieu XXIII, 37). La patiente couvaison de la poule illustre, dans la représentation allégorique des sept arts libéraux, la grammaire qui exige elle aussi une grande patience. Les hommes de l'Antiquité croyaient que son sang refrénait les désirs sexuels exacerbés. Tandis que la poule joue le rôle de guide des âmes dans les rites d'initiation des femmes africaines, elle est associée, dans les mentalités d'Europe centrale, à la stupidité, comme en témoigne sa signification symbolique a plus couramment admise en psychanalyse. Les poules, désignent en effet, dans les rêves "une collectivité faible d'esprit et extravertie. Elles sont souvent prises d'une panique stupide, tels les imbéciles qui se mettent soudain à courir en tous sens... A travers la poule, une chose à laquelle le rêveur accorde trop d'importance dans la vie réelle apparaît dans toute sa petitesse" (Aeppli). La poule "aveugle, folle, pauvre" que l'on retrouve dans les locutions populaires de divers pays peut également, dans les contes, pondre des "œufs d'or" et il serait alors insensé de vouloir la tuer. La poule couvant ses œufs incarne, dans certaines légendes, des trésors gardés par des forces surnaturelles."

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Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007 ; traduction française : Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :

Message des oiseaux de la troisième dimension :


Nous voulons que vous compreniez qu'un aigle

n'est pas meilleur qu'un moineau. Pas plus qu'un colibri n'est

meilleur qu'un corbeau. Ils vibrent simplement à des fréquences

différentes et ont des leçons uniques à vous enseigner. Nous

avons choisi les leçons que nous voulons vous transmettre et

la manière dont nous allons vous les présenter un peu comme

un conférencier choisit le sujet qu'il veut enseigner et la façon dont

il veut l'enseigner. Vous êtes unique et spécial quelle que

soit la fréquence à laquelle vous vibrez.


Les poules sont arrivées avec les animaux destinés à rendre service au début de l'âge d'or de l'Atlantide. Elles sont venues expressément pour donner leurs plumes et leurs œufs, que les gens à cette époque acceptaient avec reconnaissance.

Puisque leur travail de service consiste à offrir leurs œufs, beaucoup d'entre elles caquettent de contentement quand elles en pondent un. Elle démontrent qu'elles sont heureuses de donner.

Elles viennent d'un astéroïde éloigné dans l'univers de la dixième dimension de Shekhina et descendent leur fréquence en passant par Sirius. Ces petites créatures portent l'amour et la joie dans leurs champs d'énergie d'une manière qui dépasse notre compréhension.

Elles sont également là pour enseigner aux humains que l'aide st un partie importante de notre chemin d'ascension.


VISUALISATION POUR TIRER DES ENSEIGNEMENTS DES OISEAUX


  1. Aménagez un espace où vous pourrez vous détendre sans être dérangé.

  2. Fermez les yeux et détendez-vous.

  3. Pensez à un oiseau et appelez-le, mais vous pouvez aussi laisser n'importe quel oiseau apparaître dans votre esprit.

  4. Dites mentalement à l'oiseau que vous êtes prêt à écouter ses enseignements et demandez une communication ou une démonstration.

  5. L'oiseau peut chanter pour vous, auquel cas relaxez-vous et laissez le message pénétrer dans votre cœur.

  6. Si l'oiseau vous montre une photo, demandez-vous quel est le message.

  7. L'oiseau peut communiquer avec vous par télépathie, alors restez ouvert pour apprendre.

  8. Remerciez l'oiseau et cherchez-en un de ce type dans votre vie, dans un livre ou à la télévision.

  9. Si vous en voyez un, sachez que cela vient confirmer qu'il vous apporte un message important.

Alternativement, vous pouvez sortir dans votre jardin, un parc ou la campagne et observer quels oiseaux se présentent à vous.

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Contes et légendes :


La petite poule rousse, conte que mon père adorait nous raconter...

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Littérature :


La Poule

Compliment de deux fils à leur mère.


Dans une ménagerie, Une Poule donnait ses soins A sa famille chérie, Et pourvoyait à ses nombreux besoins. Tous admiraient sa bonté maternelle. Déterrait-elle quelques grains, Aussitôt sa voix autour d’elle Rassemblait ses joyeux poussins, Et sa tendresse, Avec ivresse, A ses charmants petits, Qui tous poussaient des cris, Distribuait cette richesse. Au moindre bruit de l’orage, ou des vents, Pleine de zèle, Cette mère fidèle Cachait ses doux enfants Sous son aile. Si quelque main cruelle Voulait les lui ravir, Sa brûlante colère, Sur le champ, lui faisait sentir Que ses enfants sont tout pour une mère.

Arsène, sans être flatteurs, Nous ne trouvons dans cette image Qu’une ombre de la mère sage Qui s’applique à former nos cœurs ; Et, si notre jeunesse Manque d’expression Pour peindre mieux sa si vive tendresse, Va, notre affection, Bien mieux que des paroles Hélas ! souvent frivoles, Te prouvera les sentiments Qui rempliront toujours le cœur de tes enfants.


Abbé Louis-Maximilien Duru, « La Poule », Fables nouvelles, ou Leçons d’un maître à ses élèves, 1855.

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Jules Renard dans ses Histoires naturelles (1874) brosse des portraits toujours étonnants. Ainsi de la poule :

La poule

Pattes jointes, elle saute du poulailler, dès qu’on lui ouvre la porte.

C’est une poule commune, modestement parée et qui ne pond jamais d’œufs d’or.

Éblouie de lumière, elle fait quelques pas, indécise, dans la cour.

Elle voit d’abord le tas de cendres où, chaque matin, elle a coutume de s’ébattre.

Elle s’y roule, s’y trempe et, d’une vive agitation d’ailes, les plumes gonflées, elle secoue ses puces de la nuit.

Puis elle va boire au plat creux que la dernière averse a rempli.

Elle ne boit que de l’eau.

Elle boit par petits coups et dresse le col, en équilibre sur le bord du plat.

Ensuite elle cherche sa nourriture éparse.

Les fines herbes sont à elle, et les insectes et les graines perdues.

Elle pique, elle pique, infatigable.

De temps en temps, elle s’arrête.

Droite sous son bonnet phrygien, l’œil vif, le jabot avantageux, elle écoute de l’une et de l’autre oreille.

Et, sûre qu’il n’y a rien de neuf, elle se remet en quête.

Elle lève haut ses pattes raides comme ceux qui ont la goutte. Elle écarte les doigts et les pose avec précaution, sans bruit.

On dirait qu’elle marche pieds nus.

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