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  • Anne

Le Chat




Étymologie

  • CHAT, CHATTE, subst.

Étymol. et Hist. A. Masc. 1. 1160-85 zool. ([Chr. de Troyes], G. d'Angleterre, 2012 ds T.-L.) ; 1177-80 (Id., Chevalier Lion, 302, ibid.) ; 1672, 3 juill. terme d'affection mon petit chat (Mme de Sévigné, Lettres, éd. M. Monmerqué, t. 3, p. 138) ; 2. loc. a) av. 1778 ne pas trouver un chat « ne trouver personne » (Volt., Lett. vers et prose, 25 ds Littré) ; b) 1835 avoir un chat dans la gorge (Ac.) ; c) 1853 écrire plus mal qu'un chat (Champfleury, Les Aventures de Mlle Mariette, p. 27) ; 1855 une écriture de chat (G. Sand, Histoire de ma vie, t. 3, p. 362) ; 3. 1532 chat fourré (Rabelais, Pantagruel, éd. Ch. Marty-Laveaux, chap. 7, p. 247) ; 4. a) 1611 saut du chat « saut exécuté par des jongleurs » (Cotgr.), attest. isolée ; 1931 danse saut de chat (Mlle A. Meunier, Danse classique, p. 269) ; b) 1852 jeux chat perché (Labiche, Edgar et sa bonne, I, 10, p. 234) ; 5. a) 1704 p. anal. « sorte d'instrument muni de griffes que l'on introduisait dans une bouche à feu pour s'assurer qu'il n'y avait pas de dépression dans les parois intérieures » (Trév.) ; b) 1845 chat à neuf queues (Besch.). B. fém. 1re moitié xiiie s. chate « femelle du chat » (Renart, éd. M. Roques, branche III, 3872). A du b. lat. cattus « chat », ives. (Palladius ds TLL s.v., 620, 83) d'orig. incertaine (v. Brüch, Einfluss Germ., 7-8 ; FEW t. 2, 1, s.v. cattus, p. 520) ; 2 b serait d'apr. P. Guiraud, Structures étymol. du lex. fr., p. 122, dû à la collision paronymique avec maton « caillot, grumeau » (FEW t. 6, 1, p. 522a) et matou « chat » ; 2 c signifierait proprement, d'apr. le même, « écrire comme un greffier » d'apr. l'arg. greffier « chat » (Esn.), lui-même issu de griffard, nom arg. du chat (Vice puni, 1827 ds P. Guiraud, op. cit., p. 123) ; 5 b est la trad. de l'angl. cat-o'-nine-tails « [chat à neuf queues] instrument de correction autorisé dans la marine et l'armée britanniques jusqu'en 1881 » (1695 ds NED ; 1788, cat par abrév., ibid., s.v. cat) ; B du b. lat. catta « id. ».

Définition.

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Expressions populaires :


Claude Duneton, dans son best-seller La Puce à l'oreille (Éditions Balland, 2001) nous éclaire sur le sens d'expression populaires bien connues :


Dès potron-minet : Dès potron-minet, de grand matin, est une façon de parler qui se fait rare, mais elle intrigue encre ses derniers utilisateurs. Savoir que l'on dit aussi patron-minet n'éclaircit guère la locution, qui désigne le point du jour - comprenez "dès que le jour point" (du verbe poindre). Son ancienne forme est d'ailleurs potron-jacquet ; en normand un « jacquet » est un écureuil. Quand au potron, il est une altération de poitron - on disait au XVIIe siècle :

« Il s'est levé dès le poitron-jacquet » - lequel vient de « poistron », du latin posterio, postérieur, révérence gardée : le cul. « … et la boele [les boyaux] vous saudra fors [sortira] par le poistron », menace quelqu'un dans le Roman de Renart.

Selon la grammaire de l'ancienne langue (voir Queue leu leu [à l'article loup]), potron-jacquet signifie donc « le derrière de l'écureuil », partie fort visible de cet animal tout en queue et de surcroît extrêmement matinal ; l'expression veut dire : « quand l'écureuil montre son derrière, se lève, dans la fraicheur de l'aube naissante »...

« Je vais me coucher. Le lendemain, m'étant éveillé dès le potron-jacquet, comme mon père ronflait encore, parce que le in l'avait surpris au bal, je vais à l'écurie ; je prends sa jument et le chemin de Niort. » (Caylus, Les Étrennes de la Saint-Jean, 1742).

Naturellement, il s'agit là d'un langage très agreste ; dès que les peuples commencent à s'urbaniser ils se coupent de certaines préoccupations, et en particulier du mode de vie des écureuils ! C'est sans doute pourquoi le mot a glissé vers le chat, plus familier et tout aussi matinal - on disait dans le même sens « dès que les chats seront chaussés ». Il a fourni le bizarre « potron-minet ».

Quant au reste, j'ignore si c'est avec ou sans malice que le postérieur est devenue le "patron" dans l'altération populaire de la locution « patron-minet » ; une variante déjà en usage au début du XIXe siècle : « Dès le patron minet, il te fallait empoigner l'arrosoir, et te morfondre à jeter du ratafia de grenouilles sur tes tulipes. » (Vidocq, Mémoires, 1828.)


Donner sa langue au chat : Cette formule qui marque la fin des devinettes se noie dans le brouillard des temps et des jeux enfantins. Cependant le chat, comme dévoreur de langue, qui rend les petits-enfants muets, semble avoir pris à une époque relativement récente la place du chien, ordinairement plus vorace. « Ne sauriez-vous deviner ? demandait Mme de Sévigné. Jetez-vous votre langue aux chiens ?... » Il semble bien que ce soit là l'ancienne formule : jeter quelque chose aux chiens c'est en faire très peu de cas, voire un acte infamant, et ne pas être « bon à jeter aux chiens » le comble de l'indignité.

C'est probablement parce que « langue au chat » est plus joli, moins brutal que « langue aux chiens », que s'est effectué ce changement d'animal domestique. L'expression consacrée s'éloigne ainsi de la réalité féroce dans laquelle elle a certainement vu le jour, à des époques où les mutilations humaines n'étaient pas de simples façons de parler. Couper les mains en guise de châtiment, couper les oreilles, le nez, la langue, à des ennemis vaincus, à des captifs, par représailles ou pour le simple plaisir, ont été - sont encore parfois ! - des pratiques odieuses mais bien réelles. Les jeux d'enfants qui miment - innocemment ? - la plus grande bestialité des peuples (on joue à la guerre, n'est-ce pas ?) sont souvent comme l'écho de ces coutumes barbares, et c'est sans doute dans un châtiment cruel qu'il faut voir la véritable origine du gentil renoncement de nos devinettes. car donner sa langue à manger aux chiens, ou aux chats, c'est, par une automutilation symbolique, devenir irrémédiablement muet, et donc le plus sûr moyen de ne jamais pouvoir répondre à la question posée.


C'est le chat ! : C'est une réponse goguenarde que l'on fait à quelqu'un que l'on ne croit pas lorsqu'il essaie de se disculper d'une erreur quelconque : « Je t'assure que ce n 'est pas moi qui ai cabossé ta voiture ! - Non, c'est le chat ! »

Oui, le chat a eu bon dos dans le passé des familles ! Il est indissociable du vol, du larcin, dans des sociétés où le pauvre animal, livré à lui-même, se nourrit « sur l'habitant ». Il chasse les souris, et pour compléter son régime, il vole. D'ailleurs on ne se prive pas de le fouetter à l'occasion. (On est loin du gentil matou carrément gavé de pâté préparé tout exprès pour sa fine gueule !). Par conséquent il était jadis l'accusé permanent, le coupable idéal - si les enfants escamotaient une friandise, ils juraient que c'était le chat.

Il est bien difficile d'imaginer à quel moment de l'histoire une telle remarque a pris valeur de locution. En 1867 Delvau en fait une « expression de l'argot du peuple qui souligne ironiquement un doute, une dénégation » ; ce registre « populaire », en réalité simplement familier, n'a pas favorisé son passage à l'écrit. Toutefois, on peut être assuré que la réponse ironique était en usage dans la seconde partie du XVIIIe siècle. Pigault-Lebrun la met dans la bouche du rude corsaire Thomas : « Savez-vous, monsieur mon neveu, que vous êtes un impertinent. - Je suis vrai, mon cher oncle - Non, je dis, je n'ai pas d'esprit, c'est le chat : allez, monsieur, allez tailler vos plumes ; et, quand j'aurai rêvé deux heures à cela vous viendrez écrire ce que je vous dicterai. » (Mon Oncle Thomas, 1799).

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Zoologie :

"Ces petites langues sont les papilles du chat. Olfactives et hygiéniques, elles sont essentielles pour ce félin.

Orientées vers l'arrière, les papilles cornées du chat forment une râpe lui permettant d'arracher des os qu'il mange la moindre parcelle de viande et de laper davantage d'eau lorsqu'il se désaltère. Il s'agit surtout d'un accessoire de toilette très efficace, agissant comme un peigne pour décrocher les poils morts et les parasites de son pelage. c'est l'outil idéal pour un animal qui se lave six à douze fois par jour.

Les papilles du chat sont réparties principalement à l'arrière de la langue et ne permettent quasiment pas au félin d'apprécier les aliments sucrés. Pas de quoi fouetter un chat, car l'animal a, en termes de, n goût, sa botte secrète : il est doté d'un sixième sens. En effet, l'organe voméro-nasal, aussi nommé organe de Jacobson, lui permet, en retroussant les babines, de goûter littéralement les odeurs. Il déguste ainsi ses proies avant même de les avoir tuées. Néanmoins, le plus petit des félins ne possède que 473 papilles gustatives, contre 1700 environ chez le chien et 10000 chez l'homme. Et même sa fameuse râpe a une concurrente : la langue de la chèvre. Celle-ci, très râpeuse, faisait office d'instrument de torture au Moyen Âge. Les pieds du condamné, enduits de sel, étaient léchés par l'animal, provoquant le rire puis un épuisement mental propice aux aveux."

Jeu de mémoire : Au cœur de la matière, éd. Ullmann.

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Selon Matt Pagett, auteur de Le petit livre de merde (titre original What shat that ?, Quick Publishing, 2007 ; édition française Chiflet & Cie, 2008) :


"Cela fait dix mille ans que l'homme et le chat vivent en bonne intelligence, mais l'animal n'a pas perdu son instinct de tueur pour autant : et que celui ou celle d'entre nous qui n'a jamais vu une souris éventrée nous jette le premier "oiseau sans tête" !

Description : Des crottes longues et assez fines, recourbées à une extrémité. Une odeur forte. Fraîches, elles sont brunes et humides. Le chat recouvre ses excréments d'une fine couche de terre. Comme l'animal est carnivore, sa merde est riche, et on y trouve parfois des rangements de plantes dont les fibres ont aidé à la digestion.

C'est Minet qu'a fait ça ? Les jardiniers municipaux ne savent comment venir à bout de ces crottes de chat malodorantes qui polluent les espaces verts. Car l'opération camouflage de crottes déracine les plantes. Et les excréments peuvent être porteurs de maladies sérieuses comme la toxoplasmose, parfois responsable de certaines formes de schizophrénie. Les solutions pour éradiquer ce problème vont des remèdes de fortune, peaux d'orange, pistolets à eau, miroirs, à des procédés plus élaborés comme des caisses de résonance à ultrasons et aussi la merde de lion !


Le chat aux cabinets : Si vous n'aimez pas les crottes de votre chat, vous pouvez toujours le dresser pour qu'il utilise vos toilettes. Approchez sa lisière de la cuvette des W.C. et, à l'aide du dispositif adéquat, fixez-la juste au-dessus. Vous encouragez ensuite le chat à s'asseoir sur le siège en rajoutant peut-être un filet pour éviter que minet ne tombe.

Si le chat est bien dressé, il vous donnera toute satisfaction, mais n'essayez pas de lui apprendre à s'essuyer les fesses ou à tirer la chasse. Il ne faut quand même pas exagérer !

[En 1992 nous avons récupéré un chat, "Bisou", tout blanc aux yeux verts et la patte cassée, qui savait tirer la chasse d'eau sans que nous ne le lui ayons jamais appris...]

Chiens et chats : Comme la merde de chat est riche en protéines, il y a des chiens qui la mangent."

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Dans Le Dieu perdu dans l'herbe (Presses du Châtelet, 2015), le philosophe Gaston-Paul Effa raconte son initiation auprès de la guérisseuse pygmée Tala qui lui révèle que :

"Les chats, comme les rats et les éléphants, ont ce pouvoir extralucide de voir la mort arriver à travers les choses et les êtres. Ils se glissent dehors, dans les champs, reniflent partout. Ils cherchent qui est passé par là. Ils regardent alentour sans cesse, leurs petites narines humides s'ouvrent et se referment devant la vérité qu'ils cernent."


Croyances populaires :

Selon Ignace Mariétan, auteur d'un article intitulé "Légendes et erreurs se rapportant aux animaux" paru dans le Bulletin de la Murithienne, 1940, n°58, pp. 27-62 :

Peu de remarques sur le Chat : s'il passe sa patte plusieurs fois derrière l'oreille il fera mauvais temps, et aussi s'il mange de l'herbe (Evolène, Bas-Valais).

Le Chat s'endort souvent en surveillant une Souris. Mais il se place de telle sorte que sa moustache soit sur le trou, et ainsi la Souris le réveille en sortant. Il ne faut donc jamais couper les moustaches des Chats.

Il y a quelques années, lors d'un tremblement de terre, on m'a dit qu'un Chat l'avait pressenti à Sierre et qu'il avait quitté la maison plusieurs heures auparavant. Il s'agit d'une simple coïncidence car la prescience des animaux, si souvent invoquée lors des tremblements de terre, est une pure légende.

A Porrentruy on dit que les poils de Chat donnent la tuberculose si on les avale ; on prend des précautions contre ces poils.

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Selon Grażyna Mosio et Beata Skoczeń-Marchewka, auteurs de l'article "La symbolique des animaux dans la culture populaire polonaise, De l’étable à la forêt" (17 Mars 2009) :

Le chat éveillait parmi les habitants des villages un respect tout particulier. Son mode de vie nocturne, son caractère insoumis éveillaient l’inquiétude. On croyait qu’il entretenait des contacts avec le monde des démons, qu’il aidait Satan. Tout particulièrement les chats noirs en étaient soupçonnés du fait de leur couleur: “C’est pourquoi presque toujours le chat noir porte le nom de diable (...). Ses yeux brillants dans l’obscurité, et les étincelles électriques produites quand on caresse son dos dans le sens du poil et à l’inverse sont donnés comme preuves que le chat noir renferme en lui le feu infernal” (Kolberg 1962b : 131). Dans la région de Chełm on croyait qu’au bout de la queue du chat se cachait un serpent, qui en sortait tous les sept ans (Dworakowski 1964 : 203). Dans de nombreux contes et légendes il figure aussi en tant “qu’assistant” des sorcières et des diseuses de bonne aventure. La conviction que des démons peuvent être cachés dans le corps du chat a trouvé son expression dans les actions destinées à chasser les mauvaises puissances menaçant les êtres humains. On les battait donc rituellement, on les chassait ou même on les tuait. Dans les procès d’inquisition on brûlait ces animaux sur les bûchers, en dirigeant la puissance épurative du feu contre Satan (Kowalski 1998 : 241). Une signification semblable était liée à la coutume existant dans la région des Kujawy, nommée “mise à mort du ménétrier”. Le jour du mardi gras on transportait en brouette aux confins du village un ménétrier, en prenant aussi un chat et un pot de cendres. Sur une dérayure (frontière !) on jetait le ménétrier, qu’on couvrait de cendres et on chassait le chat. Le chat en fuite devait être l’âme chassée du village du ménétrier mis symboliquement à mort, qui représentait le temps de la fin du carnaval - temps de l’ordre renversé, personnifiant la variabilité du monde outre-terrestre (Zadrożyńska 1985 : 79-80). Cette identification du chat à la mort explique le sens d’une autre coutume de la région de Radom, appelée kusaki. Les trois derniers jours du carnaval, “les jours courts”, passaient sous le signe des divertissements et des défilés de personnages déguisés. Le moment culminant en était le jugement de la Mort, qui se terminait par sa condamnation à la décapitation. Lorsque le Bourreau simulait l’exécution de la Mort, celle-ci lâchait un chat noir, symbolisant son âme sombre et mauvaise (Ogrodowska 1996 : 131-132). Il existait une interdiction formelle de manger de la viande de chat. Sa violation pouvait provoquer des maladies - aliénation mentale, perte de la vue, comme suite de ce contact non autorisé avec l’au-delà (Kowalski 1998 : 243). En même temps on croyait aussi qu’en faisant du mal sans raison à un chat, en le tuant, on pouvait être atteint par une punition. En raison de ses rapports obscurs, le chat était souvent considéré être un ennemi de l’homme. “Le peuple affirme que le chat s’approche sept fois de l’homme au cours de la nuit pour le manger, mais à chaque fois en commençant à prier (à ronronner), il oublie cette résolution” (Kolberg 1964a : 180). On le rendait même coupable des insuccès pendant la cuisson du pain. La pâte levait mal si un chat (ou un chien) flairait le pétrin (Dworakowski 1964 : 227). Par divers moyens, il était néanmoins quelquefois possible d’affaiblir cette influence nuisible. L’un d’eux consistait à couper le bout de la queue, qui devait renfermer le poison ou la colère (Dworakowski 1964 : 203). En tant qu’être démoniaque il pouvait être fautif de certaines maladies. On croyait que la tuberculose était causée par le fait de renverser sans le vouloir de l’eau sur un chat, ou bien d’avaler un de ses poils. D’un autre côté en tant qu’animal médiateur il pouvait aider à se débarrasser de certaines indispositions. Il fallait faire passer la maladie sur le chat, par exemple en l’arrosant avec l’eau qui avait servi à laver le malade, ou bien en enlevant les sortilèges en sa présence (Kowalski 1998 : 244). Tout aussi efficaces étaient les médicaments préparés en utilisant des éléments du corps d’un chat, surtout d’un chat noir, roux ou tué à minuit. Connaissant des secrets inaccessibles aux hommes, il pouvait prédire des événements à survenir. Tout particulièrement le chat noir était un mauvais augure. Rencontré à minuit – en un temps appartenant au domaine des puissances malfaisantes – il signalait l’approche de la mort (Kowalski 1998 : 244). Sa rencontre exigeait d’entreprendre des moyens de protection. A sa vue “ils font le signe de la croix, et puis ils le poursuivent en criant “va donc dans les bois, dans les forêts”” (Kolberg 1962b : 131). Jusqu’à nos jours un chat noir traversant la route signale un échec. Il faut alors au plus vite faire demi-tour ou chercher une autre route pour ne pas traverser la limite établie par l’animal."

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Symbolisme :

Selon Hildegarde de Bingen dans Physica, Le Livre des subtilités des créatures divines (XIIe siècle, trad. P. Monat, 2011) :

"Le chat est plus froid que chaud, il attire en lui les humeurs mauvaises et n'a pas horreur des esprits aériens, pas plus que ceux-ci ne l'ont en horreur. Il a également une sorte de parenté naturelle avec le crapaud et le serpent. Au plus fort des mois d'été, quand la chaleur est la plus élevée, le chat demeure sec et froid : alors il a soif, si bien qu'il lèche le sol et les serpents, de façon à se réconforter grâce à leur suc et à en tirer un réconfort sans lequel il ne pourrait pas vivre, mais périrait : tout comme un homme a plaisir à goûter du sel pour en tirer un bon goût. Le suc qu'il en tire forme en lui une sorte de poison, si bien que son cerveau et sa chair sont vénéneux. Il ne se plaît pas en compagnie de l'homme, sauf de celui qui le nourrit. Et, à l'époque où il lèche la terre et le serpent, sa chaleur est nocive et dangereuse pour l'homme. Et quand la chatte porte des petits, sa chaleur excite l'homme à la volupté ; le reste du temps, sa chaleur ne sera pas nocive pour l'homme."

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Dans le Dictionnaire des symboles (1969 ; édition revue et corrigée Laffont, 1982) de Jean Chevalier et Alain Gheerbrant, on peut lire que :

"Le symbolisme du chat est très hétérogène, oscillant entre les tendances bénéfiques et maléfiques ; ce qui peut s'expliquer simplement par l'attitude à la fois douce et sournoise de l'animal. C'est, au Japon, un animal de mauvais augure, capable, dit-on, de tuer les femmes et d'en revêtir la forme. Le célèbre et paisible chat de Jingôro, à Nikko, paraît n'avoir de valeur autre que décorative. dans le monde bouddhique, on lui reproche d'avoir été le seul, avec le serpent, à ne s'être pas ému de la mort du Bouddha, ce qui pourrait toutefois, d'un autre point de vue, être considéré comme un signe de sagesse supérieure.

On trouve, en Inde, des statues de chats ascètes qui représentent la béatitude du monde animal ; mais le chat est aussi, à l'inverse, la monture et l’aspect de la yogînî Vidâli. Dans la Chine ancienne, le chat était plutôt considéré comme un animal bienfaisant, et on mimait son attitude, en même temps que celle du léopard, dans les danses agraires.

De nos jours encore, au Cambodge, un chat en cage est transporté de maison en maison, au cours d'une procession chantante, dans l'intention d'obtenir la pluie : chaque villageois arrose le chat dont les cris, dit-on, émeuvent Indra., dispensateur de l'ondée fécondante. Ce qu peut s'entendre de diverses manières, compte tenu du symbolisme de la pluie. Le chat est donc lié à la sécheresse, laquelle évoque la notion de chaos primordial, de materia prima, non fécondée par les eaux supérieures.

Il est au moins curieux de noter que, dans la Kabbale comme dan le Bouddhisme, le chat est associé au serpent : il indique le péché, l'abus des biens de ce monde. Il est parfois figuré, dans ce sens, aux pieds du Christ.

L'imagerie populaire satirique vietnamienne fait du chat l'emblème du mandarin, somme toute l'exact équivalent de notre chat fourré.

L'Egypte ancienne vénérait, sous les traits du Chat divin, la déesse Bastet, comme une bienfaitrice et une protectrice de l'homme. De nombreuses œuvres d'art le représentent, un couteau dans une patte, tranchant la tête du serpent Apophis, le Dragon des Ténèbres, qui personnifie les ennemis du Soleil et qui s'efforce de faire chavirer la barque sacrée au cours de sa traversée du monde souterrain. Le chat symbolise ici la force et l'agilité du félin, qu’une déesse tutélaire met au service de l'homme, pour l'aider à triompher de ses ennemis cachés.


Dans la tradition celtique : [voir l'article suivant]

Dans la tradition musulmane, le chat (qatt) est au contraire plutôt favorable, sauf s'il est noir. D'après la légende, comme les rats incommodaient les passagers de l'Arche, Noé passa la main sur le front du lion qui éternua, projetant un couple de chats ; c'est pourquoi cet animal ressemble au lion. Le chat est doué de baraka. Un chat parfaitement noir possède des qualités magiques. On donne sa chair à manger pour être délivré de la magie ; la rate d'un chat noir, accrochée à une femme qui a ses menstrues, les arrête. On se sert de son sang pour écrire des charmes puissants. Il possède sept vies. Les Djîn apparaissent souvent sous la forme de chats. En Perse, quand on tourmente un chat noir, on risque d'avoir affaire, sous cette apparence, à son propre hemzâd (génie né en même temps que l'homme pour lui tenir compagnie) et de se nuire à soi-même. Suivant d'autres, un chat noir est un Djîn malfaisant qu'il faut saluer, quand il entre de nuit dans une chambre.

Dans beaucoup de traditions, le chat noir symbolise l'obscurité et la mort.

Le chat est parfois conçu comme un serviteur des Enfers. Les Nias (Sumatra) connaissent l'arbre cosmique qui a donné naissance à toutes choses. Les morts, pour monter au ciel, prennent un pont : sous le pont, c'est le gouffre de l'enfer. Un gardien est posté à l'entrée du ciel avec un bouclier et une lance ; un chat lui sert à jeter les âmes coupables dans les eaux infernales.

Chez les Indiens Pawnees d'Amérique du Nord, le chat sauvage est un symbole d'adresse, de réflexion, d'ingéniosité, il est observateur, malin et pondéré, et il arrive toujours à ses fins. De ce fait, c'était un animal sacré, qui ne pouvait être tué que pour des fins religieuses, et en observant certains rites.

De l'adresse et de l'ingéniosité, on passe au don de clairvoyance ; ce qui fait que nombre de sacs à médecine sont faits de peau de chat sauvage, en Afrique centrale."

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Selon Ted Andrews, auteur de Le Langage secret des animaux, Pouvoirs magiques et spirituels des créatures des plus petites aux plus grandes (Édition originale, 1993 ; traduction française, Éditions Dervy, 2017), le Chat répond aux caractéristiques suivantes :


Points clés : Mystère, magie et indépendance.

Cycle de puissance : La nuit.


Bien que le chat soit un animal domestique, il serait injuste e ne pas au moins mentionner brièvement ses énergies et essences en tant que totem. Nombre de félins plus grands sont abordés séparément dans ce dictionnaire, mais les chats en général - sauvages ou domestiques - ont certaines qualités en commun.

Le chat est un animal qui prédomine dans les mythes et les traditions. Dans l'Égypte ancienne, il occupait une position privilégiée. La déesse Bastet était souvent représentée soir sous la forme d'un chat, soir avec une tête de chat. Dans la tradition scandinave, le chat était associé à la déesse de la fertilité, Freya. Dans la tradition hindoue, Shakti, la déesse de la naissance, est représentée sur un chat. Les chats apparaissent souvent dans les contes des frères Grimm et de nombreux autres contes populaires du monde entier.

Une grande variété de traits caractéristiques a été attribuée aux chats - des traits souvent contradictoires. Pour n'en citer que quelques-uns : la curiosité, les neuf vies, l'indépendance, l'intelligence, l'imprévisibilité et la guérison. Le chat était fréquemment considéré comme le compagnon familier des sorciers et sorcières - un esprit familier ayant pris la forme d'un chat. On croyait d'ailleurs fréquemment que les sorciers et magiciens eux-mêmes pouvaient se métamorphoser en chats.

Les chats sont chez eux et donc actifs après la tombée de la nuit. Pourtant, la plupart des humains voudraient les voir comme des animaux de compagnie traditionnels pendant la journée. Mais comme ils ne se comportent pas de cette manière, on leur prête une réputation d'indépendance et d'asociabilité Comme la nuit et les ténèbres sont les antres de toutes les peurs et de ces choses que les les humains ne voudraient et ne peuvent voir, les chats ont fini par être essentiels à la magie et au mystère. La vérité, c'est que la rétine de leurs yeux contient davantage de bâtonnets, ce qui amplifie leur perception de la lumière et leur permet de voir efficacement dans l'obscurité.

La proie traditionnelle du chat est la souris, mais elle ne s'y limite nullement. Ils chassent aussi très bien les oiseaux et les lapins. En revanche, l'ennemi traditionnel du chat est le chien, mais, là non plus, il n'est pas le seul. Pour tous ceux qui ont un chat totem, l'étude de la souris et du chien sera néanmoins très utile pour comprendre la magie et l'équilibre des énergies chez le chat.

Examinez les couleurs, le caractère, les comportements de votre chat. Tout sera signifiant. Quantité de livres existent sur les traditions et les caractéristiques des chats. Qu'il soit sauvage (chat de gouttière...) ou domestique, chaque fois qu'un chat se fait remarquer et devient prédominant, attendez-vous que de la magie et du mystère se manifestent, alors guettez-les.

Canalisation de Caroline Leroux qui communique avec les devas des animaux.

Sur le site http://artifexinopere.com/ on trouve un rappel de l'analyse du tableau La Chute de l'Homme de Albrecht Dürer, inspirée des travaux de Panofsky qui montre l'association du chat et de la théorie médiévale des humeurs (en l'occurrence le chat symbolise la cruauté bilieuse) au même titre que le lapin, le bœuf et l'élan.

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Pour Nicki Scully, auteure de Méditations de l'animal pouvoir, Voyages chamaniques avec les alliés esprits (1991 et 2001 pour l'édition originale ; Guy Trédaniel Éditeur, 2002),


"Les Chats sont indépendants et ne peuvent être contrôlés, ce qui leur donne un air de mystère qui corrobore leur réputation de bons familiers des sorcières. Les familiers sont des créatures, le plus souvent des animaux, qui servent d'aide et de compagnon à quelqu'un dans les travaux magiques. A la différence d'autres animaux, les Chats n'ont pas peur des esprits invisibles, et ils ont une excellente communication télépathique avec les humains. Les Chats domestiques sont souvent attirés par l’énergie spirituelle, surtout quand cette énergie est utilisée pour la guérison ou dans des cérémonies. Leur ronronnement est une vibration curative, qui est spécialement efficace quand ils s'allongent sur la partie souffrante. Le lien qui unit un Chat à une sorcière, ou à un besoin curatif, est l'amour, et le voyage du Chat dans le Chaudron concerne l'amour de soi.

Les Chats sont extrêmement psychiques, et, au XIXe siècle, en Angleterre, les gens faisaient en sorte que leurs enfants jouent avec des Chats pour développer leurs facultés clairvoyantes. Il est une croyance invétérée, selon laquelle les Chats sont de forts pouvoirs médiumniques, qualité associée avec la beauté de leurs yeux. Mais on peut aussi penser que leur domestication leur a donné le temps de développer leurs pouvoirs psychiques naturels.

Les Chats ont été d'abord domestiqués par les Égyptiens, et ils furent admis dans les temps et les maisons où ils étaient choyés. En retour, ils gardaient les greniers contre les souris, et tenaient les serpents à l'écart. On en vint à considérer les Chats comme tellement sacrés que, quand ils mouraient, on les momifiait, et on les brûlait dans des cimetières pour Chats, avec des rites funéraires élaborés.

La déesse Chatte du panthéon égyptien est Bast, une déesse de la fertilité et de la sexualité, ainsi que de la maternité et de l'amour. Elle est aussi célébrée pour ses qualités de guérisseuse... Bastet est une manifestation de Bast, et c'est elle qui nous guide dans ce voyage du Chaudron. Quand elle a apporté ce voyage dans le Chaudron, Bastet est apparue sous la forme d'une grande Chatte mince, gris foncé, avec des oreilles pointues. Elle portait un collier serti de joyaux, et semblait très contente d'elle-même. Son voyage concerne l'amour de soi, et elle vous apprend à vous aimer vous-même comme elle s'aime elle-même. Elle dit que tant que vous ne pouvez vous aimer, vous ne pouvez aimer personne. Vous pouvez être dépendant, luxurieux, attaché, ou même dominant, mais vous ne pouvez, sur une base d'égal à égal, aimer un autre, tant que vous n'avez pas appris à vous aimer vous-même.

Bastet vous emmènera en un lieu où il y a des miroirs magiques, et vous montrera des aspects particuliers de vous-même. Après avoir fait ce voyage, et à mesure que vous y êtes plus à l'aise, vous pouvez explorer d'autres images dans vos miroirs. Faites-le avec votre vieux et sage moi, votre moi d'enfant, votre moi sexuel, et d'autres. Demandez à Thoth de vous aider interpréter ces reflets.


Le Voyage du Chat fait partie des "Voyages d'éveil. Ces voyages éveillent votre potentiel pour une conscience étendue, ouvrent les portes pour laisser entrer une nouvelle compréhension dans votre conscience. Savourez ces moments, et continuez à pratiquer ces voyages comme des méditations, pour catalyser encore de l'action et de la croissance dans votre vie.

Voyage du Chat

[Faites l'alchimie du Chaudron...]

Thoth est là, caressant Bastet enroulée autour de ses pieds. Thoth lui donne une dernière caresse et vous sourit.

Suivez Bastet quand elle vous conduit par le chemin qui remonte le long d'un ru rapide. Ce sentier est bien battu, mais étroit, et vous savez qu'elle le parcourt souvent, jusqu'à l'endroit où elle vous conduit. Vous arrivez à la base d'une cascade, et d'un côté il y a un bassin d'eau calme et sombre. Bastet regarde dedans, et touche d'une griffe son image. Après vous être assis au bord et avoir regardé dans l'eau, voyez clairement votre reflet - de la façon dont vous voudriez vous voir. L'image ondule et ne s'immobilise pas. Lentement, elle s'évanouit dans l'image de vous-même, tel que vous êtes vraiment...

Tandis que vous continuez de regarder dans le bassin, les eaux calmes commencent à faire un mouvement spiralé, engloutissant votre image, faisant descendre votre vision sous les eaux...

Bastet saute dans l'eau, jusqu'au centre du tourbillon... Suivez-la, et à votre grande surprise, vous réaliserez qu'il n'y a pas d'eau. Vous verrez que ce n'est qu'illusion, et vous tombez doucement sur le sol de la caverne sous l'illusion.

Bastet attend dans l'entrée d'un tunnel, sa tête tournée vers vous, son corps prêt à continuer. Levez-vous et suivez-la, dans le tunnel qui devient de plus en plus sombre. Quand l'obscurité devient totale, vous rencontrez une surface dure, lisse.

Il commence à faire plus clair, et vous voyez que vous êtes dans une salle aux miroirs. Tandis que Bastet se pavane d'un miroir à l'autre, vous réalisez que ce ne sont pas des miroirs ordinaires. Ils reflètent beaucoup plus profond que l'extérieur de votre corps.

Il y a sept miroirs. Chacun reflète des images différentes. Prenez le temps nécessaire pour vous regarder dans chacun des sept miroirs, inspectant chaque vision :

La première vous montre ce que vous pensez de votre apparence....

La deuxième vous montre votre apparence véritable...

La troisième vous montre la vision qu'a l'âme de vous-même...

La quatrième vous montre la vision du cœur...

La cinquième vous montre la vision votre système de chakra en couleur...

La sixième vous montre la vision votre soi véritable, le meilleur soi potentiel que vous puissiez être...

La septième est votre soi unifié, uni à l'univers...


Suivez Bastet tandis qu'elle entre et traverse le dernier miroir, arrivant dans une clairière où vos amis et votre famille attendent. Allez les voir un par un et touchez-les. voyez-vous vous-même comme ils vous voient. Expérimentez chaque vision dans sa plénitude... [Longue pause]

La Grande Mère entre dans le bosquet et vous tend ces mains. Quand vous la touchez, éprouvez l'amour qu'elle a pour elle-même, qui est le même amour qu'elle a pour vous. Réalisez que en vous aimant, vous pouvez aimer tous les êtres de la création, comme une partie de vous, et que vous pouvez être aimé par tous en retour, comme partie de la création.

Bastet s'enroule autour de vos jambes. Baissez-vous pour caresser son doux poil. vous pouvez lui faire un présent...

Elle vous reconduit v ers Thoth. Passez un moment avec Thoth, pour obtenir une compréhension plus profonde des images...

[Thoth vous aidera à rentrer dans votre corps quand vous serez prêt...]

Mot-clef : Amour de soi."

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D'après Madonna Gauding, auteure de Animaux de pouvoir, Guides, protecteurs et guérisseurs (Octopus Publishing Group 2006 ; traduction française Éditions Véga, 2006) :


"Guide d'interprétation

En tant que symbole onirique

Mystère ; Maternage ; Indépendance ; Curiosité ; Égocentrisme ; Aisance ; Enjouement.


En tant que gardien ou protecteur

Protège les femmes et les enfants ; Garde contre les incendies domestiques.


En tant que guérisseur

Détoxifie grâce à son champ énergétique ; Soigne la solitude.


En tant qu'oracle ou augure

Chance ou malchance ; Y a-t-il un prédateur dans votre vie ?

Mythes et contes

Bast (Bastet), déesse égyptienne à tête de chat, est la protectrice des chats, des femmes et des enfants. Dans la tradition européenne, le chat est l'esprit familier des sorcières, qu'il aide à accéder aux autres dimensions.


Si le chat est votre animal de pouvoir

Soit vous fascinez, soit vous rebutez. Nocturne par nature, vous créez le mieux la nuit. Beaucoup vous trouvent égocentrique et distant, mais s'ils sont disposés à travailler très tard dans la nuit ils constateront que vous êtes bien plus drôle. Le soir tombé, vous aimez jouer à des jeux, écouter de la musique et chanter. Vous êtes séduisant, mais vos partenaires sont frustrés car vous êtes difficile à vivre, avez des goûts alimentaires compliqués et changez d'avis en un clin d’œil. D'autres feraient bien d'apprendre de votre capacité à vous relaxer à fond et à méditer, qui permet d'entrer facilement en un état spirituel profond.


Demandez au chat de vous aider :

  • à vous débarrasser de la tension du corps ;

  • à devenir plus maître de vous ;

  • à vous aimer vous-même.

Accéder au pouvoir du chat en :

  • faisant un somme au soleil, sur le plancher ;

  • restant éveillé toute la nuit ;

  • achetant des sous-vêtements sexy.

Élément Terre."

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Diana Cooper, auteure du Guide des archanges dans le monde animal (édition originale 2007, traduction française, Éditions Contre-dires, 2018) nous délivre un :

Message des chats (message commun à celui de tous les félidés) :

Nous voyons et savons tout, car nous

sommes des êtres initiés. Nous veillons sur vos foyers

et sur la planète, et nous maintenons la fréquence à un niveau

élevé. Quand nous nous prélassons au soleil, nous sommes

peut-être en train de réaliser un important travail d'aide.

Vous faites souvent, vous aussi, du travail spirituel quand vous

vous détendez, alors soyez attentif à notre enseignement

et reposez-vous davantage.


Tous les félidés viennent d'Orion, la constellation de l'éveil spirituel et de la sagesse, et ils nous enseignent et démontrent de nombreuses qualités d'illumination. Orion s'est élevée et, par conséquent, tous les êtres d'Orion sont dans la cinquième dimension. La connaissance ne sert à rien si vous ne savez pas l'appliquer judicieusement, et toutes les créatures qui viennent d'Orion sont capables de prendre des informations et de les utiliser avec sagesse.

Les félidés répandent la sagesse par leur présence même et leurs auras font apparaître notre propre sagesse innée. Ces animaux apportent également des qualités d'éveil spirituel sur Terre. Ils répandent la paix et l'apaisement, et ils nous montrent comment nous détendre profondément au niveau cellulaire, puis nous déplacer avec des mouvements merveilleusement fluides.

Les félidés sont des guérisseurs et ils travaillent avec l'archange Raphaël.

Depuis le moment cosmique en 2012 - un instant à 11 h 11 le 21 décembre 2012 qui a marqué la fin de la civilisation de l'Atlantide, durant lequel l'énergie de la Source a touché le cœur de tout être sensible dans l'univers et a provoqué l'ascension de tout -, ils se sont connectés à l'archange Mariel, qui procure une guérison de l'âme supérieure à travers eux, afin d'élever plus rapidement le niveau de la fréquence de la planète.

Tous les félidés, qu'il s'agisse de petits chats domestiques ou de gros lions et tigres, sont des êtres indépendants, détendus quand il convient de l'être. Ils n'ont pas besoin des humains, mais ils sont ici pour nous servir.


Les chats domestiques, qui sont arrivés durant l'âge d'or de l'Atlantide, ont assumé le rôle de service consistant à garder les foyers ou les temples dans lesquels ils vivent libres de toutes énergies inférieures. A cette époque, chaque maison ou chaque bâtiment abritait un chat, et ils étaient très respectés. Tous les chats de cette époque étaient noirs. Cette couleur symbolisait le féminin divin, le mystérieux et le psychique. Quand l'énergie dorée d'une fréquence élevée de l'Atlantide a commencé à dégénérer, la première chose que les mages ont faite a été de demander à Orion d'envoyer plus de chats pour essayer de maintenir la fréquence. Malheureusement, il était trop tard. Depuis et encore maintenant, les chats domestiques aident les gens à interpréter et à comprendre les situations avec les yeux de la sagesse. Cela se fait d'une façon très subtile, et nous, les humains, n'avons aucune idée de l'aide que nous recevons de nos amis félins. Les chats sont des créatures très psychiques. Ils savent précisément et en tout temps ce qui se passe et où se trouvent les gens. Tous les propriétaires de chat (même si j'utilise le mot « propriétaires » avec circonspection) le savent. Je suis un jour entrée dans mon garage après avoir été absente de la maison pendant dix semaines, et je n'ai pas été surprise en voyant mon gros matou qui m'attendait près de la portière pour me saluer quand je suis sortie de la voiture. Lorsque les chats ronronnent, ils signalent généralement qu'ils sont satisfaits et heureux ou ils disent peut-être qu'ils sont des amis. Les chats peuvent ronfler pour vous apaiser, vous ou un ennemi potentiel. Cependant, ils peuvent également ronronner pour se rassurer et se calmer. Quand ils ronronnent, des endorphine sont libérées, qui peuvent aider à gérer la douleur. Il est fascinant qu'un chat ronfle à une fréquence de 25-150Hz, ce qui est également la fréquence qui est bénéfique pour la guérison physique et la consolidation des os. Donc, votre chat peut se guérir lui-même ou même vous transmettre cette capacité de guérison.


Les chats sauvages ne sont pas connectés aux humains et leur travail d'aide est destiné à la planète et aux autres animaux. Ils contribuent à veiller sur l'espace dans lequel ils vivent et à le libérer des énergies non désirées. *

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Pour David Carson, auteur de Communiquer avec les animaux totems, puisez dans les qualités animales une aide et une inspiration au quotidien (Watkins Publishing, 2011 ; traduction française Éditions Véga, 2011), le chat appartient à la famille des Qualités intérieures, au même titre que le serpent, la taupe, la tortue, le faucon, le singe, le phénix, le jaguar, l'éléphant, l'araignée, le loup, le lion, l'ours grizzly, le corbeau et la corneille, le gorille, le crocodile, le bison et le dragon.


"Qualités intérieures :

Le rythme effréné du monde dans lequel nous vivons - exigences du travail, évolution technologique et pressions financières - nous fait aisément oublier notre parenté aux animaux. Il est encore plus facile de négliger notre esprit animal, personnel et intérieur, où nous pouvons puiser force, sagesse et cons