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  • Anne

Le Pou




Étymologie :

Étymol. et Hist. 1. 1re moit. xiie s. püil «insecte parasite du cuir chevelu» (Psautier Cambridge, 104, 31 ds T.-L.) ; ca 1275 poouz (J. de Meun, Rose, éd. F. Lecoy, 17815) ; dernier quart xiiie s. pous (Gloss. Douai 62 ds Roques t. 1, I, 1896) ; ca 1393 plur. poux (Ménagier, II, 325 ds T.-L., s.v. pëoil) ; 1798 laid comme un pou (Ac.) ; 1790 chercher des poux à la tête (Le Père Duchesne président de section, in Braesch, Le Père Duchesne d'Hébert, p.285 ds Quem. DDL t. 19) ; 2. 1558 p. ext. (Rondelet, Hist. des poissons ds Rich. t. 2 1688 : Pou. Insecte de mer. Insecte d'étang de mer qui tourmente le poisson) ; 1690 pou aquatique (Fur.) ; 1694 poux de bois (Corneille) ; 3. 1873 en parlant d'une personne (Verlaine, Corresp., t. 1, p. 106) ; 4. [1933 d'apr. Rob.] 1936 pou-du-ciel (Catal. jouets [Louvre]). Issu, avec généralisation au sing. de la forme pou issue du plur., d'un lat. pop. peduculus (FEW t. 8, p. 148 et sqq.) pour pediculus dimin. du lat. class. pedis «pou», att. en lat. d'époque impériale comme terme désignant le pou, parasite de l'homme, et le pou de mer.


Lire également la définition du nom pou afin d'amorcer la réflexion symbolique.




Expressions populaires :

Claude Duneton, dans son best-seller La Puce à l'oreille (Éditions Balland, 2001) nous éclaire sur le sens d'expression populaires bien connues :


Fier comme un pou : être fier comme un pou est une expression incompréhensible au premier abord, et qui comme beaucoup d'autres doit son succès à son absurdité. Les poux sont des petites bêtes pleines de pattes qui se promènent parfois sur les mèches de cheveux, assez gravement sans doute, mais sans aucune fierté. Ils se sauvent dès que l'on approche le doigt, ils s'enfuient lâchement dans l'épaisseur de la chevelure comme un cafard sous un balai. Que l'on dise "moche comme un pou", cela se comprend, mais fier ?...

En réalité, le "pou" en question - ou poul, ou pol - est l'ancienne dénomination du coq, le mâle de la "poule" précisément, et le papa du "poulet ! En fait, fier comme un pou veut dire "fier comme un coq". Un petit coq même, un coquelet fringant, tout en plumes et en crête arrogante. Cela à une époque où le coq adulte s'appelait aussi jal, ou gai, du latin gallus, alors que la vermine des coiffures étaient encore un pouil, ce qui explique les "pouilleux". L'expression se rattache donc légitimement à la panoplie du cocorico national ; le mot "coq" vient d'ailleurs de "cocorico", imitation de son cri.

Quant au coq gaulois, l'emblème, il résulte d'un jeu de mots en latin entre gallus, coq, et Gallus, Gaulois, sans que nos ancêtres bien connus aient marqué une préférence particulière pout cet oiseau de basse-cour !

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Symbolisme :


Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


« C'est pour faire travailler la peau des fainéants que les poux furent créés, bien des années après le commencement du monde », dit la légende. Dans un récit du Morbihan, Dieu rencontra un jour de mai un homme allongé dans l'herbe : « "Que fais-tu là ? lui demanda-t-il " - N'ayant rien faire, je me chauffe au soleil". Notre Seigneur ramassa une poignée de poussière, la lui jeta dans le sein et la changea en poux. » En Picardie, on raconte que Dieu envoya des poux, des puces et des punaises, à une femme qui s'ennuyait.

Les poux, loin d'inspirer de la répugnance, étaient jadis considérés comme des signes de bonne santé dans la croyance qu'ils absorbaient le « mauvais sang ». Dans certaines régions française, notamment dans la Nièvre, où on faisait un rapprochement entre la chétivité et l'absence de poux, on en prenait sur la tête des enfants vigoureux pour les mettre sur celle des malingres. Dans le Poitou, « quand ils n'en ont pas, on leur en donne, et on choisit toujours les plus gros ».

Les Américains croient qu'en voir sur la tête d'un ami est signe qu'ils vont recevoir très prochainement de l'argent mais ils craignent d'en trouver sur leurs propres vêtements : un pou est signe de maladie, deux aggravent le présage, trois condamnent à mort. Outre-Manche, n'avoir qu'un seul pou sur la te^te est un présage de décès et si c'est une infirmière qui le porte, elle perdra un de ses patients.

La maladie ou la mort guettent également celui que les poux ont déserté de plein gré. En Hainaut, où on disait que tous les enfants portaient à la base du crâne une poche à poux - ils envahissaient la tête lorsque le peigne crevait cette poche -, ils quittent les jeunes filles aux premiers signes de puberté.

En Bretagne, un enfant qui n'a pas de poux est en danger de mort « car, au lieu de rester sur sa tête, ces insectes ont fait une trouée dans sa chair et menacent de descendre jusqu'à son cœur ». En Belgique, celui qui a sur la tête un pou rouge n'a plus que sept ans à vivre.

Les sorciers, dont les bons éléments étaient récompensés par des « poux d'argent », distinction que leur remettait le diable, peuvent envoyer des poux par maléfice. La Gazette des tribunaux du 4 juin 1835 rapporte que, dans un village près d'Arcis-sur-Aube, deux personnes avaient été accusées d'avoir ce pouvoir. Pour se débarrasser de ces poux, il faut les enfiler sur une aiguillée de fil et les suspendre dans la cheminée : à mesure qu'ils sèchent, le sorcier coupable dépérit et il annule alors le sort. En Angleterre, en cas d'infestation de poux due à un maléfice, on recommande d'enfoncer des épingles dans un morceau de flanelle qu a été au contact du patient et de la brûler à minuit. Aux enfants qui autrefois refusaient de se peigner, on disait que les poux feraient avec leurs cheveux des cordes pour les entraîner dans une mare, un puits, une rivière, ou la mer, ou, des cordes qui serviraient au diable pour les attirer en enfer (Doubs).

Vus en songe, les poux sont en général un présage d'argent, sauf en quelques endroits : en Auvergne, ils prédisent une mort dans la famille et en Angleterre, une maladie.

Pour soigner la jaunisse, il faut manger des poux. En Lorraine, on les faisait frire dans du beurre, dans la région de Metz et dans le Dorset (sud-ouest de l'Angleterre), on les tartinait sur des tranches de pain beurré et dans le Westmorland (nord-ouest de l'Angleterre), on prenait une cuillère à soupe de poux vivants. On peut également faire une neuvaine, et avaler le premier jour un pou (dans du lait caillé), le deuxième jour deux poux et ainsi de suite pour arriver à neuf poux le neuvième jour. Puis, on diminue d'un pou par jour jusqu'au dix-huitième jour où soit survenir la guérison.

Dans la Sarthe, celui qui souffre d'une fluxion de poitrine doit manger cinq poux vivants mélangés à un jaune d’œuf car la mixture fait cracher. En Bretagne, on appliquait des poux sur les impétigos.

Selon une croyance du XVIIe siècle, « les gouttes de rosée sont des poux d'argent tombés au matin de la tête du soleil qui se peigne » (Cyrano de Bergerac).

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Littérature :


Voici la vision étrange de Lautréamont dans Les Chants de Maldoror, chants II, strophe 9, 1869 :


Il existe un insecte que les hommes nourrissent à leurs frais. Ils ne lui doivent rien ; mais, ils le craignent. Celui-ci, qui n’aime pas le vin, mais qui préfère le sang, si on ne satisfaisait pas à ses besoins légitimes, serait capable, par un pouvoir occulte, de devenir aussi gros qu’un éléphant, d’écraser les hommes comme des épis. Aussi faut-il voir comme on le respecte, comme on l’entoure d’une vénération canine, comme on le place en haute estime au-dessus des animaux de la création. On lui donne la tête pour trône, et lui, accroche ses griffes à la racine des cheveux, avec dignité. Plus tard, lorsqu’il est gras et qu’il entre dans un âge avancé, en imitant la coutume d’un peuple ancien, on le tue, afin de ne pas lui faire sentir les atteintes de la vieillesse. On lui fait des funérailles grandioses, comme à un héros, et la bière, qui le conduit directement vers le couvercle de la tombe, est portée, sur les épaules, par les principaux citoyens. Sur la terre humide que le fossoyeur remue avec sa pelle sagace, on combine des phrases multicolores sur l’immortalité de l’âme, sur le néant de la vie, sur la volonté inexplicable de la Providence, et le marbre se referme, à jamais, sur cette existence, laborieusement remplie, qui n’est plus qu’un cadavre. La foule se disperse, et la nuit ne tarde pas à couvrir de ses ombres les murailles du cimetière.


Mais, consolez-vous, humains, de sa perte douloureuse. Voici sa famille innombrable, qui s’avance, et dont il vous a libéralement gratifié, afin que votre désespoir fût moins amer, et comme adouci par la présence agréable de ces avortons hargneux, qui deviendront plus tard de magnifiques poux, ornés d’une beauté remarquable, monstres à allure de sage. Il a couvé plusieurs douzaines d’œufs chéris, avec son aile maternelle, sur vos cheveux, desséchés par la succion acharnée de ces étrangers redoutables. La période est promptement venue, où les œufs ont éclaté. Ne craignez rien, ils ne tarderont pas à grandir, ces adolescents philosophes, à travers cette vie éphémère. Ils grandiront tellement, qu’ils vous le feront sentir, avec leurs griffes et leurs suçoirs.


Vous ne savez pas, vous autres, pourquoi ils ne dévorent pas les os de votre tête, et qu’ils se contentent d’extraire, avec leur pompe, la quintessence de votre sang. Attendez un instant, je vais vous le dire : c’est parce qu’ils n’en ont pas la force. Soyez certains que, si leur mâchoire était conforme à la mesure de leurs vœux infinis, la cervelle, la rétine des yeux, la colonne vertébrale, tout votre corps y passerait. Comme une goutte d’eau. Sur la tête d’un jeune mendiant des rues, observez, avec un microscope, un pou qui travaille ; vous m’en donnerez des nouvelles. Malheureusement ils sont petits, ces brigands de la longue chevelure. Ils ne seraient pas bons pour être conscrits ; car, ils n’ont pas la taille nécessaire exigée par la loi. Ils appartiennent au monde lilliputien de ceux de la courte cuisse, et les aveugles n’hésitent pas à les ranger parmi les infiniment petits. Malheur au cachalot qui se battrait contre un pou. Il serait dévoré en un clin d’œil, malgré sa taille. Il ne resterait pas la queue pour aller annoncer la nouvelle. L’éléphant se laisse caresser. Le pou, non. Je ne vous conseille pas de tenter cet essai périlleux. Gare à vous, si votre main est poilue, ou que seulement elle soit composée d’os et de chair. C’en est fait de vos doigts. Ils craqueront comme s’ils étaient à la torture. La peau disparaît par un étrange enchantement. Les poux sont incapables de commettre autant de mal que leur imagination en médite. Si vous trouvez un pou dans votre route, passez votre chemin, et ne lui léchez pas les papilles de la langue. Il vous arriverait quelque accident. Cela s’est vu. N’importe, je suis déjà content de la quantité de mal qu’il te fait, ô race humaine ; seulement, je voudrais qu’il t’en fît davantage.

Jusqu’à quand garderas-tu le culte vermoulu de ce dieu, insensible à tes prières et aux offrandes généreuses que tu lui offres en holocauste expiatoire ? Vois, il n’est pas reconnaissant, ce manitou horrible, des larges coupes de sang et de cervelle que tu répands sur ses autels, pieusement décorés de guirlandes de fleurs. Il n’est pas reconnaissant… car, les tremblements de terre et les tempêtes continuent de sévir depuis le commencement des choses. Et, cependant, spectacle digne d’observation, plus il se montre indifférent, plus tu l’admires. On voit que tu te méfies de ses attributs, qu’il cache ; et ton raisonnement s’appuie sur cette considération, qu’une divinité d’une puissance extrême peut seule montrer tant de mépris envers les fidèles qui obéissent à sa religion. C’est pour cela que, dans chaque pays, existent des dieux divers, ici, le crocodile, là, la vendeuse d’amour ; mais, quand il s’agit du pou, à ce nom sacré, baisant universellement les chaînes de leur esclavage, tous les peuples s’agenouillent ensemble sur le parvis auguste, devant le piédestal de l’idole informe et sanguinaire. Le peuple qui n’obéirait pas à ses propres instincts de rampement, et ferait mine de révolte, disparaîtrait tôt ou tard de la terre, comme la feuille d’automne, anéanti par la vengeance du dieu inexorable.


Ô pou, à la prunelle recroquevillée, tant que les fleuves répandront la pente de leurs eaux dans les abîmes de la mer ; tant que les astres graviteront sur le sentier de leur orbite ; tant que le vide muet n’aura pas d’horizon ; tant que l’humanité déchirera ses propres flancs par des guerres funestes ; tant que la justice divine précipitera ses foudres vengeresses sur ce globe égoïste ; tant que l’homme méconnaîtra son créateur, et se narguera de lui, non sans raison, en y mêlant du mépris, ton règne sera assuré sur l’univers, et ta dynastie étendra ses anneaux de siècle en siècle. Je te salue, soleil levant, libérateur céleste, toi, l’ennemi invisible de l’homme. Continue de dire à la saleté de s’unir avec lui dans des embrassements impurs, et de lui jurer, par des serments, non écrits dans la poudre, qu’elle restera son amante fidèle jusqu’à l’éternité. Baise de temps en temps la robe de cette grande impudique, en mémoire des services importants qu’elle ne manque pas de te rendre. Si elle ne séduisait pas l’homme, avec ses mamelles lascives, il est probable que tu ne pourrais pas exister, toi, le produit de cet accouplement raisonnable et conséquent. Ô fils de la saleté ! dis à ta mère que, si elle délaisse la couche de l’homme, marchant à travers des routes solitaires, seule et sans appui, elle verra son existence compromise. Que ses entrailles, qui t’ont porté neuf mois dans leurs parois parfumées, s’émeuvent un instant à la pensée des dangers que courrait, par suite, leur tendre fruit, si gentil et si tranquille, mais déjà froid et féroce. Saleté, reine des empires, conserve aux yeux de ma haine le spectacle de l’accroissement insensible des muscles de ta progéniture affamée. Pour atteindre ce but, tu sais que tu n’as qu’à te coller plus étroitement contre les flancs de l’homme. Tu peux le faire, sans inconvénient pour la pudeur, puisque, tous les deux, vous êtes mariés depuis longtemps.


Pour moi, s’il m’est permis d’ajouter quelques mots à cet hymne de glorification, je dirai que j’ai fait construire une fosse, de quarante lieues carrées, et d’une profondeur relative. C’est là que gît, dans sa virginité immonde, une mine vivante de poux. Elle remplit les bas-fonds de la fosse, et serpente ensuite, en larges veines denses, dans toutes les directions. Voici comment j’ai construit cette mine artificielle. J’arrachai un pou femelle aux cheveux de l’humanité. On m’a vu se coucher avec lui pendant trois nuits consécutives, et je le jetai dans la fosse. La fécondation humaine, qui aurait été nulle dans d’autres cas pareils, fut acceptée, cette fois, par la fatalité ; et, au bout de quelques jours, des milliers de monstres, grouillant dans un nœud compacte de matière, naquirent à la lumière. Ce nœud hideux devint, par le temps, de plus en plus immense, tout en acquérant la propriété liquide du mercure, et se ramifia en plusieurs branches, qui se nourrissent, actuellement, en se dévorant elles-mêmes (la naissance est plus grande que la mortalité), toutes les fois que je ne leur jette pas en pâture un bâtard qui vient de naître, et dont la mère désirait la mort, ou un bras que je vais couper à quelque jeune fille, pendant la nuit, grâce au chloroforme. Tous les quinze ans, les générations de poux, qui se nourrissent de l’homme, diminuent d’une manière notable, et prédisent elles-mêmes, infailliblement, l’époque prochaine de leur complète destruction. Car, l’homme, plus intelligent que son ennemi, parvient à le vaincre. Alors, avec une pelle infernale qui accroît mes forces, j’extrais de cette mine inépuisable des blocs de poux, grands comme des montagnes, je les brise à coups de hache, et je les transporte, pendant les nuits profondes, dans les artères des cités. Là, au contact de la température humaine, ils se dissolvent comme aux premiers jours de leur formation dans les galeries tortueuses de la mine souterraine, se creusent un lit dans le gravier, et se répandent en ruisseaux dans les habitations, comme des esprits nuisibles. Le gardien de la maison aboie sourdement, car il lui semble qu’une légion d’êtres inconnus perce les pores des murs, et apporte la terreur au chevet du sommeil. Peut-être n’êtes-vous pas, sans avoir entendu, au moins, une fois dans votre vie, ces sortes d’aboiements douloureux et prolongés. Avec ses yeux impuissants, il tâche de percer l’obscurité de la nuit ; car, son cerveau de chien ne comprend pas cela. Ce bourdonnement l’irrite, et il sent qu’il est trahi. Des millions d’ennemis s’abattent ainsi, sur chaque cité, comme des nuages de sauterelles. En voilà pour quinze ans. Ils combattront l’homme, en lui faisant des blessures cuisantes. Après ce laps de temps, j’en enverrai d’autres. Quand je concasse les blocs de matière animée, il peut arriver qu’un fragment soit plus dense qu’un autre. Ses atomes s’efforcent avec rage de séparer leur agglomération pour aller tourmenter l’humanité ; mais, la cohésion résiste dans sa dureté. Par une suprême convulsion, ils engendrent un tel effort, que la pierre, ne pouvant pas disperser ses principes vivants, s’élance d’elle-même jusqu’au haut des airs, comme par un effet de la poudre, et retombe, en s’enfonçant solidement sous le sol. Parfois, le paysan rêveur aperçoit un aérolithe fendre verticalement l’espace, en se dirigeant, du côté du bas, vers un champ de maïs. Il ne sait d’où vient la pierre. Vous avez maintenant, claire et succincte, l’explication du phénomène.


Si la terre était couverte de poux, comme de grains de sable le rivage de la mer, la race humaine serait anéantie, en proie à des douleurs terribles. Quel spectacle ! Moi, avec des ailes d’ange, immobile dans les airs, pour le contempler.

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