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Le Laiteron




Étymologie :

Étymol. et Hist. 1550 laicteron (G. Guéroult, Hist. des plantes, p. 459). Dér. du lat. lactarius « qui a rapport au lait » ; suff. -(er)on*. On trouve à côté les formes lasseron (dep. 1393), encore vivantes essentiellement en Flandre, Normandie et Centre. Cf. FEW t. 5, p. 123b et lasson (dep. la fin du xive s., E. Deschamps), encore vivantes essentiellement en Lorraine, cf. FEW, loc. cit.), elles-mêmes dér. du lat. lacteus « laiteux, gonflé de lait ». V. aussi Bl.-W.5.


Lire également la définition du nom laiteron afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Sonchus Arvensis ; Crève z'yeux ; Florent ; Laceron ; Laiteron vivace ; Roi des champs

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Botanique :


D'après Van Tieghem auteur d'un Traité de Botanique : « aucune espèce végétale ne s'étend sur toute la surface du globe. Une seule espèce de phanérogame semble être constituée de manière à se trouver, pour ainsi dire, sous tous les climats : c'est le Laiteron (Sonchus oleraceus) . »

Anne-Marie Alliot, dans Dialogue avec les végétaux : 74 méthodes d'harmonisation et de guérison par les plantes (Éditions Essénia, 2014) propose une courte présentation du Laiteron :


Présentation :

Le Laiteron des champs est une vivace de la famille des Composées ou Astéracées. Elle est considérée comme une mauvaise herbe, originaire d'Eurasie, qui s'est répandue sur toute la terre. Elle peut atteindre 1,50 m de haut, possède une tige dressée et peu ramifiée, couverte de poils espacés dans sa partie supérieure. La cassure de cette tige creuse provoque un abondant écoulement de suc blanchâtre dont l'aspect laiteux justifie le nom du Laiteron.

Les feuilles glabres, plutôt grandes, vert brillant sur le dessus, lancéolées, embrassent la tige par deux lobes. On peut voir les capitules jaune doré de cette fleur de l'été à l'hiver si le temps est clément. Les fruits sont des akènes elliptiques striés, de couleur brune, prolongés d'une aigrette comme ceux du pissenlit. Grâce à sa partie souterraine qui forme des rhizomes horizontaux, la plante émet de nouvelles pousses qui forment rapidement des colonies pour se multiplier.


Usages :

Le laiteron des champs, le Laiteron maraîcher et le Laiteron rude sont comestibles. Les petites racines des jeunes plantes et feuilles ainsi que les jeunes pousses se consomment crues, en salades ou cuites. Ainsi préparé le Laiteron rentre dans la confection de salades, d'omelettes, de soupes, potées, pâtés végétaux ou sert de légume d'accompagnement. Les feuilles peuvent e conserver par lacto-fermentation pour la choucroute. Les inflorescences crues servent à égayer un dessert ou une salade. La racine torréfiée rappelle le goût du café.

Comme pour l'espèce humaine, les laiterons constituent de bons fourrages pour les animaux. Les lapins en raffolent et on dit des vaches qui en consomment qu'elles produisent un bon lait.

On reconnaît au Laiteron quelques propriétés médicinales peu usitées. Il est adoucissant, laxatif, émollient, cholagogue, diurétique, stomachique, dépuratif. Il peut rendre service en cas de maladie hépatiques et d'obstructions intestinales.

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Symbolisme :


Selon Marcel Coquillat, auteur d'un article intitulé "Les Herbes de la Saint Jean (suite)." et paru dans les Publications de la Société Linnéenne de Lyon, 1946, vol. 15, n°8, pp. 54-56, le laiteron fait partie des herbes de la Saint-Jean :


Cinquième groupe. — Vous me permettrez de grouper rapidement ci-après, les Herbes de la Saint-Jean qui se recommandent du saint pour des raisons hétéroclites :

24. Laiteron commun (Sonchus oleraceus L.). — » Le Mémorial du Naturaliste nous fait connaître que cette plante a été dédiée à la Saint-Jean d'été, et Mme Marie Gevers de s'écrier : « Ah ! Je me souviens, c'est une plante jaune d'œuf et la tige en est gonflée de lait, comme un sein. »

[…]

On emploie l'expression « Toutes les Herbes de la Saint-Jean » comme une image signifiant « tous les moyens possibles ». Ceci nous indique bien que la liste est imprécise et élastique et en tous cas, en voie d'oubli. M. Demont signale qu'en Artois, il ne reste plus de toutes les coutumes qui existaient jadis, le jour de la Saint-Jean, que la suivante : les vaches reviennent, le soir, des pâturages la tête ornée de fleurs des champs.

Quoi qu'il en soit, il faut retenir qu'on pensait autrefois, que les herbes cueillies la veille ou le jour de la Saint-Jean possédaient des vertus merveilleuses. En fait, l'efficacité des simples est accrue par le ramassage par temps sec et beau. En outre, c'est vers le solstice d'été qu'il existe le plus grand nombre de plantes médicinales à cueillir.

Les propriétés de ces herbes ont tenu du merveilleux au temps de ce que le Dr Bouquet appelle le stade magique. Mais l'homme ne tarde pas à atteindre le stade religieux, qui convient davantage à son intelligence, et qu'il s'efforce tout de même de circonscrire en élargissant sans cesse ses connaissances scientifiques.

Cependant, malgré la science, ou peut-être à cause d'elle, il restera toujours une place pour la poésie des mythes et des légendes qui bercent nos esprits ignorants et inquiets, mais optimistes et enthousiastes.

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Dans Le Livre des superstitions, Mythes, croyances et légendes (Éditions Robert Laffont S.A.S., 1995, 2019) proposé par Éloïse Mozzani, on apprend que :


Cette plante, à latex blanc et à fleurs jaunes, servant de nourriture aux porcs et aux lapins, protège de la sorcellerie. Outre ses propriétés pour la vue, on dit qu'elle permet à celui qui la porte à la boutonnière de courir sans se fatiguer, "cependant, gardez-vous de courir en compagnie d'une telle personne car la plante puisera vos forces à son profit".

Anne-Marie Alliot, dans Dialogue avec les végétaux : 74 méthodes d'harmonisation et de guérison par les plantes (Éditions Essénia, 2014) propose l'article suivant :


Astre : Soleil.

Eléments : Terre, Air.

Genre : Masculin.

Archange : Ouriel


Message de l'âme :

« Je suis une fleur du Soleil d'Ouriel.

Profusion et joie, j'enchante les prairies de mon nectar sucré.

Je bénis la terre de mes graines légères.

Je suis abondance pour les êtres du ciel

Comme pour ceux de la terre qui se régalent de moi.

Sur l'autel de mon ami l'homme, j'offre des concentrés de vigueurs

que mes racines transforment au contact des gnomes.

Je suis celui qui donne sans retour comme le Soleil.

Je suis le prolongement de ses rayons sur la Terre.

Je réchauffe celui qui se rapproche de moi pour distribuer la vie.

Bénédiction à l'escargot et à notre union bienheureuse.

Je me réjouis de participer à l'œuvre de sa maison de pierre. »


Interprétation du message de l'âme :

Le Laiteron des champs porte une énergie équivalente à celles de ses proches cousins le Laiteron maraîcher et le Laiteron rude. Il est d'une grande simplicité. Sa mission est de donner son corps pour qu'il soit digéré, assimilé et transformé en pierre, c'est-à-dire en œuvre de vie, en harmonie avec l'univers et au service d'une intelligence supérieure solaire. Sa vibration est beaucoup moins intense que celle du Pissenlit auquel il ressemble, mais il a une mission analogue de mère nourricière.

Il participe à perpétuer les cycles de la vie en constituant un nutriment dans la chaîne du grand Tout, à l'image de l'être sage de l'escargot et sa spirale de pierre sur le dos.

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