La Diatomée
- Anne
- il y a 5 jours
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Étymologie :
Étymol. et Hist. 1834 (A.-J.-L. Jourdan, Dict. (...) des termes usités dans les sc. nat., Paris). Formé sur le gr. δ ι α ́ τ ο μ ο ς « coupé en deux, séparé par le milieu » prob. p. allus. au fait que cette algue unicellulaire se reproduit par déduplication.
Pierre Avenas, dans un article intitulé "Clin d'oeil étymologique" (In : L'Actualité chimique n° 498, octobre 2024) développe l'histoire des mots diatomée et diatomite :
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Psychopathologie :
Eva Burbaud dans sa thèse intitulée Diatomées et tissus organiques humains : évaluation d’un protocole d’extraction. (Université de Bordeaux, Sciences du Vivant [q-bio]. 2022) rappelle l'importance des diatomées en médecine légale :
L’utilisation des diatomées dans le diagnostic de noyade.
Notion de diffusion active et passive : Suivant l’immersion du corps dans un milieu aquatique, les mouvements respiratoires pendant le processus de noyade vont provoquer l’inhalation de l’eau et des diatomées qu’elle contient. Lors de la rupture de la membrane alvéolo-capillaire, les diatomées passent alors dans la circulation sanguine (par diffusion active), et vont se déposer dans diverses parties du corps telles que les poumons, le cerveau, les reins, le foie, et la moelle osseuse.
A l’inverse, toute absence de circulation sanguine empêchera la colonisation des tissus par les diatomées en cas d’immersion d’un cadavre. Le principe du test de la diatomée repose sur la recherche de diatomées dans ces différents tissus. Ce test est considéré comme un gold standard dans ce domaine depuis plus d’un siècle.
Le test le plus fiable repose sur le prélèvement de la moelle osseuse, car lors d’une immersion prolongée du corps dans l’eau, les autres tissus sont inévitablement colonisés par les diatomées en raison du processus de décomposition du corps qui devient de plus en plus perméable (on parle alors de diffusion passive). Considérée comme une cavité fermée (car protégée par sa corticale osseuse), la moelle osseuse serait ainsi plus protégée vis-à-vis des phénomènes de diffusion passive.
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Symbolisme :
Sabina Pettitt, autrice de Médecine vibratoire - La Guérison par les essences de la nature (Édition originale, 1999 - Traduction française Ariane Éditions Inc., 2007) propose des remèdes censés transmettre l'essence des Esprits de la Nature :
L’essence est la manifestation de Esprit dans chaque forme physique. Elle se révèle comme une vibration ou fréquence unique dans chaque être vivant. C’est le schéma énergétique distinguant la rose de Nootka de la grande marguerite, ou l’escargot lunaire de l'étoile de mer. C’est l’infini prenant corps dans le fini. Une essence c’est, par définition et par sa nature même, la valeur intrinsèque d’un être, son état inhérent.
Entre le « sans-forme » et la forme, il existe un écart où le spectre entier de la différentiation s’exprime en nuances subtiles. C’est dans cet espace que repose le schème qui sous-tend la manifestation physique. ‘Tel le plan d'ADN qui détermine la réalité physique, il contient le code qui différencie tous les êtres vivants. C’est là où réside l'interface entre le monde tridimensionnel et l'Esprit.
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Diatomée - Amphipleura pellucida
Dharma/dessein.
Je suis lumière.
Je suis le « sans-forme » et toutes les formes.
Ma vibration incitera chaque cellule de votre corps
à se souvenir de son plan divin.
Reprogramme la mémoire cellulaire - Laisse entrer la lumière.
Signature : Etres unicellulaires qui ressemblent à de la lumière et qui sont responsables de la phosphorescence chatoyante des océans de par le monde. Observées au microscope, les diatomées sont semblables à d’exquis mandalas tridimensionnels.
Les diatomées sont immortelles. Les organismes unicellulaires ne meurent pas. Les diatomées se reproduisent en copies exactes de la diatomée originelle. Ainsi, elles ont le potentiel infini que leur accorde l’adaptabilité.
Elles possèdent diverses formes et dimensions — spirales, triangles, cercles doués de motifs complexes. Aucune n’est pareille à l’autre. Impossible de les voir à l’œil nu, on ne perçoit que leur miroitement. L'essence de diatomée servira lorsque le dharma, ou rôle, de la cellule a été oublié, comme dans le cas de cancers ou de maladies dégénératives. La diatomée éclairera la cellule et la secondera dans son retour à la normale, si c’est là l’intention de l’âme.
La moire phosphorescente de l’océan Indien a un jour permis le retour sur Terre d’une navette spatiale. L’essence de diatomée est capable de guider les terriens vers les cieux ou de restaurer le paradis sur terre.
Chakra : Cœur.
Méridien : Cœur.
Mots clefs : Source - Amour - Conscience - Grâce.
Défis : Obscurité - stagnation
Affirmation : Le cœur est mon centre.
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Littérature :
Jacques Rougerie et Hugo Verlomme signent un roman intitulé Les Enfants du capitaine Némo (Les Éditions Arthaud, 1986) dans la lignée des romans didactiques de Jules Verne :
A présent Nadia se lève et va taper quelques données sur le clavier de l'ordinateur du bord, que nous appelons « Manta ». L'enfant se place devant l'écran. Peut-il lire le mot qui s'inscrit devant lui ?
DIATOMÉES
Voici des photographies microscopiques qui apparaissent. Il tend le doigt avec délicatesse et dit : « des brins d'algues ! ». Il connaît donc aussi les diatomées ?
Diatomées est un mot qui revient très souvent dans la bouche de Nadia. Aussi souvent que le mot « herbe » dans les poèmes de Walt Whitman. Pour elle, la passion des algues commence par les diatomées, la forme végétale du plancton. Une masse organique qui compose les prairies marines, ce que Arthur C. Clarke appelait « les prairies bleues » dans l'un de ses premiers romans de science-fiction. Chaque diatomée est un organisme unicellulaire à peine long de 1/500 000 de millimètre et il en existe plus de 50 000 espèces, vivantes ou fossiles.
Le spectacle des diatomées est hallucinant, toujours recommencé, plus varié encore que celui des flocons de neige. C'est un incessant kaléidoscope irisé de parfaits mandalas, de figures géométriques, d'échelles entrecroisées, de chapelets enchâssés, de colliers de perles, d'ellipses brisées, de rosaces incrustées de nacre, autant de joyaux finement ciselés, ornés de points, de frises ou de granulations, qui réinventent sous nos yeux tout l'art du monde. On peut y voir des pictogrammes primitifs ou des vitraux de cathédrale, des visions dignes du LSD ou des motifs d'art tantrique, des symboles celtiques ou du Pop'Art, de l'art cubiste ou surréaliste, du Klimt, du Picasso, et surtout du Miro.
Les algues sont la clef de la vie. Les algues bleues, les cyanophycées, ont été les premières formes de vie sur la planète. Ces petites merveilles unicellulaires ont inventé la photosynthèse, elles se sont nourries du soleil et ont produit, par l'intermédiaire de la chlorophylle, des sucres dont dépend toue la chaîne alimentaire qui s'ensuit.
Nadia repense à une amie qui lui est très chère, une femme qui a voué sa longue existence à la recherche océanographique, à la connaissance des chaînes alimentaires marines, au comportement des requins ; c'est Anita Conti, qui parle souvent des diatomées et les appelle « algues libres, innombrables, errantes dans toutes les mers, invisibles, insaisissables à l'unité ». Voici ce qu'elle écrit à leur propos :
« Tous les chercheurs qui ont choisi de se spécialiser dans l'étude de ces êtres considérés comme simples puisqu'ils sont formé d'une seule cellule, font remarquer à quel raffinement de complexité atteignent des individus qui réunissent, justement, dans une seule cellule, les fonctions de respiration, nutrition, excrétion, et aussi reproduction. Tout cela rendu plus saisissant encore lorsqu'on voit, aux limites des classifications, des formes qui possèdent à la fois des caractères animaux et des caractères végétaux, et sont ne même temps douées de moyens actifs de déplacement. »
Chaque diatomée est un « brin d'algues » de l'immense pâturage qu'est le phytoplancton, servant à nourri aussi bien les plus petits copépodes que les plus grosses baleines. L'enveloppe d'une diatomée est constituée d'une dure carapace de silice, et au hasard des courants ces bulles de vie dans l'immense océan s'accolent ou se divisent. Durant le printemps marin, en mars, la prairie bleue est si épaisse qu'on peut en trouver 14 000 tonnes par kilomètre carré !
Et lorsque les diatomées qui ne sont pas mangées meurent, leur enveloppe constitue sur le fond des mers ce qu'on appelle des « boues à diatomées », milliard de fossiles microscopiques qui nous donnent une image du passé le plus lointain.
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