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  • Anne

La Coupe de l'elfe




Étymologie :

  • ELFE, subst. masc.

Étymol. et Hist. 1. 1561 (Hist. des pays septentrionaux, écrite par Olaus le Grand, fol. 52 ro [traduc. de l'Historia de gentibus septentrionalibus, Rome, 1555, chap. XI], Arveiller ds Fr. mod., t. 18, p. 234 : Les habitants de la [la Scandinavie] appellent ce jeu la de ces farfadets ou lutins la dance des Elves [choream Elvarum]) ; 1595 (même syntagme en référence à ce même texte de 1561, cité par Barbier ds Rom. Philol., t. 1, 1947-48, p. 291), ex. isolés ; 2. 1605 (P. Le Loyer, Hist. des Spectres, p. 201, ibid., p. 290 : Les Escossois Albins ... ont esté diffamez ... d'avoir eu des nymphes ... appelees elfes ou fairs, foles qui aiment les hommes) ; à nouv. 1822 elf (Nodier, Trilby, p. 115). 1 empr. à l'a. suéd. älf (par l'intermédiaire de sa forme latinisée en 1555 par Olaus le Grand), de l'a. nord. alfr auquel correspond l'ags. aelf (Falk-Torp, s.v. Alv), d'où l'angl. elf (dep. Beowulf ds NED), empr. par 2.

  • PE()ZIZE,(PEZIZE, PÉZIZE), subst. masc.

Étymol. et Hist. 1803 pézise (Boiste); 1811 pezize (Wailly). Du gr. π ε ́ ζ ι ς «sorte de champignon sans stipe» (cf. encore André, s.v. pezica).


Lire également la définition des noms elfe et pézize afin d'amorcer la réflexion symbolique.


Autres noms : Sarcoscypha occidentalis ; Coupe écarlate ; Pézize occidentale.

Sarcoscypha coccinea ; Pézize écarlate.

Sarcoscypha austriaca ; Pézize d'Autriche.

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Symbolisme :


Dans l'imaginaire occidental, la coupe renvoie immanquablement au Graal de la culture celtique. Associée à l'elfe, elle confirme donc l'hypothèse d'une appellation populaire ancienne de ce champignon remarquable, comestible quoique sans goût.

Selon le blog de l'Association Nature Alsace Bossue (ANAB) :


"Habitat Elle apparaît sur le bois pourrissant et les débris ligneux enfouis ou non dans le sol et souvent couverts de mousse, dans les zones humides des bois de feuillus, appréciant particulièrement les branches des noisetiers.

Habituellement court, le pied peut parfois atteindre des proportions inhabituelles, allant chercher son support, le bois en décomposition, enfoui dans le sol. Ce champignon passe bien souvent inaperçu, sous les feuilles mortes ou les friches difficilement accessibles."


Ainsi, son apparition sur le noisetier, arbre sacré de la mythologie druidique, ainsi que sa préférence pour les zones humides donc potentiellement des zones de passage entre le monde visible et l'Autre Monde attirent mon attention sur le caractère sacré de ce champignon, d'autant que ses couleurs rouge et blanche sont également celles des signes du monde invisible pour les Celtes.




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