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  • Anne

Le Bec-de-Grue



Étymologie :

  • CICUTAIRE, subst. fém.

Étymol. et Hist. 1555 (Jun., Nomencl., p. 101 ds Gdf. Compl.). Dér. du rad. du lat. cicuta « ciguë », v. ce mot ; suff. -aire*.

  • CIGUË, subst. fém.

Étymol. et Hist. Vers 1210 [ms. A 1re moitié xiiie s.] ceguë [ : cornue] (Guillaume Le Clerc, Bestiaire, 1662) ; ca 1265 siguë (Brunet Latin, Trésor, 224 ds T.-L.) ; 1611 ciguë (Cotgr.). Réfection semi-savante d'apr. le lat., de l'a. fr. cëue (1180-90, Alexandre de Paris, Alexandre, Elliott Monographs, II, 97), issu du lat. class. cicuta « id. ».

Lire également les définitions de la ciguë vireuse et de la cicutaire afin d'amorcer la réflexion symbolique.

Autres noms : Erodium cicutarium ; Bec-de-grue à feuilles de ciguë ; Bec-de-grue commun ; Cicutaire ; Ciguë vireuse ; Érodium à feuilles de ciguë ; Érodium commun.

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Botanique :


Dans Les Langages secrets de la nature (Éditions Fayard, 1996), Jean-Marie Pelt évoque les différents modes de communication chez les animaux et chez les plantes :

Une petite herbe, proche du géranium, l'Erodium cicutarium, fait mieux encore [que l'avoine stérile] : ses fruits sont surmontés d'une longue arête courbée qui, par ses contorsions, peut les « vriller » dans le sol, comme le ferait un vilebrequin ou quelque animal à bec fouisseur. Voilà donc une plante qui, à proprement parler, se plante elle-même !





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Symbolisme :


Eliot Cowan, auteur de Soigner avec l'Esprit des Plantes, Une voie de guérison spirituelle (Édition originale ; traduction française : Éditions Guy Trédaniel, 2019) raconte plusieurs histoires de guérison dont il a fait l'expérience et explicite les vertus des plantes en fonction de l'Esprit qui les habite :


"Une autre catégorie de remèdes basés sur l'esprit des plantes est constituée de ceux qui apportent quelque chose à l'esprit, sans avoir une correspondance précise avec tel ou tel élément. Il existe une variété d'effets de ces remèdes. Je vais mentionner certains de mes préférés.

[...]

Une autre plante m'a aidé à découvrir comment délivrer le remède des esprits. Au début de ma pratique, j'vais des préparations homéopathiques faites à partir de chacune des plantes que j'utilisais comme remède, et ces préparations me servaient de support de transmission aux patients des esprits guérisseurs. Par la suite, j'ai commencé à utiliser pour cela Erodium cicutarium, connu également sous les noms de "bec-de-grue" ou "cicutaire". Le bec-de-grue est une jolie petite plante que l'on trouve souvent dans les sols perturbés des zones tempérées, un peu partout dans le monde. Il a des feuilles dentelés, pennées, et des fleurs magenta en forme d'étoiles. L'esprit de cette plante s'est offert à moi comme une sorte de service de messagerie spirituelle. Je ne pouvais pas imaginer d'avoir besoin d'un tel messager jusqu'à ce que la Food and Drug Administration supprime la disponibilité de mes remèdes homéopathiques. Je revins alors vers l'esprit du bec-de-grue et je lu ai demandé s'il pourrait invoquer les esprits d'autres plantes dont je pourrais avoir besoin pour soigner mes patients. L'esprit du bec-de-grue a répondu qu'il serait ravi de le faire. C’était difficile pour moi de croire que cela pouvait marcher, mais ou bien je le prenais au mot ou bien je devais renoncer à soigner avec l'esprit des plantes. J'ai donc accepté son offre, et j'ai découvert que l'esprit du bec-de-grue fournit des remèdes plus purs et plus spécifiques que les laboratoires pharmaceutiques.

Depuis lors, j'ai expérimenté différentes méthodes de préparation du bec-de-grue pour son utilisation en soins : dynamisation homéopathique, radionique, élixirs floraux, etc. J'ai aussi demandé à mon messager d'amener l'esprit des plantes jusqu'à mes patients à travers mes mains. Toutes ces méthodes marchent. Depuis des années maintenant, j'utilise exclusivement la méthode d'imposition des mains, tout en demandant à mon messager d'invoquer l'esprit de la plante qui est nécessaire à cet instant."

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Littérature :


Yves Paccalet, dans son magnifique "Journal de nature" intitulé L'Odeur du soleil dans l'herbe (Éditions Robert Laffont S. A., 1992) évoque ainsi le Bec-de-grue :

28 octobre

(Beaulieu-sur-Mer)


Sur le chemin du thalweg, le bec-de-grue fausse-mauve étale encore ses feuilles arrondies-lobées et ses fleurs roses, dont le style à cinq stigmates pourpres s'allonge en épée magique après la fécondation.

C'est dans la famille des géraniacées que j'ai rencontré le plus de fleurisseuses perpétuelles. Certaines corolles ne s'ouvrent que quelques jours par an. D'autres paraissent en toute saison. Ce sont deux modes opposés d'existence, deux emplois du temps contradictoires. Si l'on combine cette division temporelle à la division spatiale classique des écologistes, on obtient quatre catégories passionnelles de végétaux.

  1. Les modestes, ou fugitifs (peu de temps, peu d'espace).

  2. Les envahisseurs, ou pompe-l'air (beaucoup de temps, beaucoup d'espace).

  3. Les teigneux, ou gagne-petit (beaucoup de temps, peu d'espace).

  4. Enfin, les enflammés, ou explosifs (peu de temps, beaucoup d'espace).

Je dédie cette humble idée à la mémoire de Charles.

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